RECLAIM HERITAGE propose de traiter la thématique des transformations des bâtiments et infrastructures aujourd’hui obsolètes dans le département de l’Isère. Qu’il s’agisse de la station de ski du col de l’Arzelier, le barrage EDF de Treffort, les fortifications du site sommital de la Bastille de Grenoble, les forts Vauban de Comboire ou encore de Monseigneur, le tremplin de saut à ski de Saint Nizier, les gares SNCF … Parmi tant d’autres pièces remarquables des Alpes iséroises, ces lieux abandonnés, porteurs d’imaginaires collectifs depuis des décennies suscitent aujourd’hui la question de leur recyclage, transformation et réactivation. Nous nous attacherons à explorer leurs potentiels de transformation devenus extraordinaires, à travers la construction de projets-fiction, articulant les possibilités de genèse d’imaginaires des outils d’intelligence artificielle et la rencontre du territoire in-situ.
À l’heure des grands changements (énergétiques, numériques, écologiques…) et autres crises (sanitaire, économique, immobilière…), le monde contemporain pose la question de la pérennité de notre modèle anthropocène et, en particulier, de son adaptabilité au changement de contexte.
Nous nous attacherons à la question de la transformation de l’existant. Des infrastructures aujourd’hui obsolètes ou à l’obsolescence programmée qui ont été, à une époque, porteuses d’imaginaires collectifs et d’avenir.
L’enjeu est d’adopter une ou des stratégies de réponse architecturale pour engager le recyclage de ce patrimoine en sommeil.
Infrastructure obsolète
En France, avant 2000, un bâtiment est considéré comme faisant partie du parc ancien et, avant 2010, des édifices qui ne répondent plus aux normes actuelles.
Le parc immobilier français est majoritairement ancien avec 17 % de constructions datant d’avant 1950, 30 % construites entre 1950 et 1980 près de 40 % construites dans la période 1980-2010 et moins de 10 % qui ont été édifiées à partir de 2012.
Nous pouvons constater que le majeur parti des constructions en France ont un degré d'obsolescence plus ou moins avancer.
Comment prolonger la durée de vie de ces édifices, dans un contexte d'épuisement des ressources ? Comment réutiliser ces bâtiments entre guillemets obsolètes et construits à des époques ou ressources et contraintes n’étaient pas celle d'aujourd'hui ?
Contexte isérois
Le département Isérois et plus particulièrement les territoires de la métropole Grenoble, abrites un bassin de vie particulière, entre une urbanisation contenue et un paysage montagnard aux portes de la ville. Entre fortification militaire, monastère et autre architecture historique du XVe et XVIIIe, les infrastructures d’hydroélectricité et le tourisme des sports d’hiver qui se sont développés à partir des Jeux olympiques de 1968, en passant par l'expo universelle de la houille blanche et le développement des industries Vicat, le bassin Grenoble isérois connaît aujourd'hui un patrimoine culturel bâti important dont la majeure partie reste en inactivité et/ou à l'abandon.
Reclaim Heritage
Nous faisons ici l’hypothèse, au regard de l’obsolescence des installations et autres infrastructures, qui pour certaines sont déjà engagées et pour d’autres vont arriver, de « Ré-rouvrir » ces lieux dans un nouveau contexte actuel ou futur.
Un contexte alors fantasmé, utopique ou dystopique, où les ressources, les moyens de communication et les capacités du monde numérique changent la donne ?


