HABITER LE PAYSAGE, CONSTRUIRE LE TERRITOIRE
« Rien n’est à inventer, tout est à réinventer » (Luigi Snozzi)
Master 2, S10-PFE à l’ENSA Paris Val-de-Seine, D.E. « Alto »
Enseignants-architectes :
Emmanuelle SARRAZIN
Cyrille FAIVRE-AUBLIN
Hervé DUBOIS
Avec la participation, pour des critiques intermédiaires, de:
Laurent BEAUDOUIN, Platane BÉRÈS, François DEFRAIN, Pierre-Louis FALOCI, Yann FRAYSSE, Jasmine KENNICHE, Dominique MACHABERT, Renato MAGGINETTI, Alexandra MARTIN.
Le travail de PFE porte sur les rapports entre l’architecture et le paysage naturel ou urbain.
Nous considérons la ville comme un paysage à part entière.
Nous explorons la réversibilité du rapport au territoire : l’édifice comme moyen de construire un paysage, et la capacité du paysage à rentrer dans l’édifice.
Question : Comment révéler la nature du site en le construisant, par une démarche à la fois abstraite (figure), intuitive et tactile ?
Méthode : Acupuncture territoriale. Trouver les points névralgiques et les lignes de force du site considéré, identifier son problème et l’exacerber pour le résoudre.
SITE
Les étudiants peuvent proposer un site et un sujet déjà explorés ou analysés. Ils devront en formuler la problématique, liée si possible à celle de leur mémoire de S9.
Pour les étudiants qui n’ont pas choisi de site, nous proposons de travailler sur un site: cette année, comme l'an dernier, ce sera en Camargue, à La Grande-Motte et autour de ce site, et dans d'autres lieux au choix dans cette région.
Le territoire du projet, le projet de territoire.
Travail sur les LIMITES d’un littoral: nous avons travaillé, depuis 8 ans, sur la Camargue, l’Estuaire de la Gironde, Royan, Le Havre, les Alpilles, la Provence (Marseille), Roquebrune-Cap-Martin. Des territoires plats, pentus, sableux/rocailleux, agraires, sont arpentés, mesurés, projetés.
Les questions bio-climatiques, de mémoire et de traces sont centrales.
Tous les projets ont un rapport actif à l’eau (sources, aqueducs, canaux, lagunes, plages), avec ses forces, ses qualités et ses dangers (corrosion, montée du niveau de la mer), et à l’existant : valorisation du rapport au paysage, à la topographie et aux usages contemporains (archéologie/architecture de La Grande-Motte).
La question du Littoral est abordé de manière plus spécifique.
C'est la dernière frontière:
'Le littoral pose aujourd'hui une série de questions cruciales puisqu'il est devenu l'élément clé du peuplement de notre planète: les deux tiers de la population urbanisée se retrouvent en effet à moins de cent kilomètres des seuils littoraux; A mon sens, le littoral est devenu notre dernière frontière, notre ultime frontière. Et il faut prendre ce terme au sens littéral: le littoral, c'est l'endroit où chacun veut être, que chacun cherche à atteindre. Les frontières artificielles sont désormais toutes dépassées, en premier lieu par la mondialisation qui implique pour moi le primat conjugué du temps réel, de l'immédiateté, de l'instantanéité et de l'ubiquité, sur l'espace réel et donc sur les distances.' Paul Virilio


