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  • S6- 40 Expériences pour le projet

Cours optionnels (2 cours de 2h ou 1 cours de 4h ou 1 cours de 2h + parcours libre)

Semestre 6

option 12 (4h) - Ce qui nous tient - Liliane Viala

Enseignant(s) : Liliane Viala

  • Année : 3
  • Semestre : 6
  • Affilié à un groupe : non

Objectifs pédagogiques

CE QUI NOUS TIENT

 

« Voici une humble requête aux architectes d'aujourd'hui et de demain : notre planète brisée, a besoin d'une architecture du ménagement. Au-delà de « ce que veut le client », au-delà de l'architecture « verte » ou « durable », au-delà de construire un bel objet, nous avons dorénavant besoin d'une architecture qui s'acquitte de son rôle élémentaire dans notre responsabilité partagée de prendre soin du monde, une architecture qui soit sensible, au mérite de la réparation, de la préservation, du maintien de toutes les formes de vie et de la planète elle-même. »

Joan C. Tronto, Vers une architecture du ménagement, in Soutenir, ville, architecture et soins, pavillon de l'Arsenal, 2022

 

Cet enseignement optionnel s’inscrit dans un contexte où les notions de « care » et de « soin », notions à la fois politiques et éthiques, héritées de la pensée féministe des années 1970 apparaissent au centre des réflexions des philosophes, des sociologues, des architectes, des designers et des artistes contemporains.

 

L’entrée dans l’ère géologique de l’anthropocène nous a fait prendre conscience que les relations sociales et environnementales affectent tous les milieux de vie et qu’il était urgent de repenser notre relation aux autres, humains et non humains, mais également aux objets et aux choses qui nous entourent. Replacer le soin, au centre de nos vies humaines* , plutôt que la production et ses logiques économiques mortifères, s’impose aujourd’hui comme une nécessité vitale.

 

Comment les pratiques du soin s’expriment-elles au sein de notre école : qui prend soin, de qui, comment et pourquoi ? À partir d’un corpus de références artistiques, sociologiques et philosophiques ainsi qu’un ensemble d’éléments d’enquête produits en amont par le groupe « Maintenance » de l’Ensa Paris Val de Seine créé à la rentrée 2025-2026, nous proposons d’expérimenter des pratiques, artistiques et sociales, capables, sous des formes plastiques diverses, de mettre en lumière, de questionner et de transformer, les relations de soin qui s’expriment quotidiennement à l’école — le soin compris comme s’appliquant autant à soi et aux autres, qu’aux objets et à l’environnement.

 

*« Les pratiques du soin contribuent à maintenir, perpétuer et réparer notre écosystème, de sorte que nous puissions y vivre aussi bien que possible », Joan TRONTO, extrait de Un Monde vulnérabe, Pour une politique du care, La Découverte, 2009

Contenu

— Présentation et discussions autour de textes et de pratiques d’artistes — Maintenance Art, écoféminisme, art contextuel.

 

— Temps d’immersion et de collecte, chaque étudiant.e va suivre une personne au travail dans ses tâches quotidiennes et collecter des observations, des récits sous des formes libres — dessins, photos, vidéos, enregistrements sonores, etc. Il pourra s’agir d’un.e étudiant.e; d’un membre du personnel administratif ou du service technique d’un.e enseignant.e ou encore d’une personne de l’équipe de gardiennage et de ménage.

 

Pour nourrir la réflexion, d’une semaine sur l’autre, chacun.e présente l’état de son enquête et partage à tour de rôle, une lecture, une actualité ou toute autre réflexion en lien avec l’expérimentation et les notions explorées.

 

— Temps de mise en commun et de discussions collégiales de façon à construire des pistes d’actions et des outils collaboratifs

 

— Réalisation d’une action spécifique qui viendra s’inscrire dans les espaces et la vie de l’école (installation, action, performance).

 

 

— Documentation

 

Le premier cours le 3 mars sera exceptionnellement un cours de 4 h

Travaux

Collecte, fabrication in situ et documentation du process sous lune forme à définir

Bibliographie

• Paul Ardenne, Un art contextuel, Flammarion, 2002

• Ila Bêka et Louise Lemoine, Koolhaas Houselife, éditions, BêkaPartners, 2013 (DVD)

• Nicolas Bourriaud, Esthétique relationnelle, Les Presses du réel, 2001

• Claire Carriou, Pauline Guinard, Martin Olivera, Pratiques d’émancipation urbaine, Collection Devenirs urbains, Éditions Le Manuscrit, Paris 2023, hal.science/hal-04165140v1

• Michel de Certeau, L’invention du quotidien, Gallimard, 1990

• Matthew B. Crawford, Éloge du carburateur. Essai sur le sens et la valeur du travail, Paris, La Découverte, series: « Poche / Essais », 2016

• Jérôme Denis et David Pontille, Le Soin des choses. Lauréat du prix de l'architecture 2023

• John Dewey (1934), L’art comme expérience, Paris, Gallimard, folio essai, 2012.

• Marcel de Hubsch, une chronique de la vie bordelaise, Atlantic film, Archives Bordeaux Métropole, archives.bordeaux-metropole.fr/data/files/bordeaux.diffusion/images/FR-ABM243300316_audio_video/FR-ABM243300316_BORDEAUX_1038_W_0079_R.mp4

• Ivan Illich, La convivialité, Point, 2003

• Jacques Rancière, La Nuit des prolétaires, Fayard 1981

• Jacques Rancière, Le Spectateur émancipé, La Fabrique, 2008

• Yves Schwartz et Eliza Echternacht, Le corps-soi dans les milieux de travail : comment se spécifie sa compétence à vivre ?, 2019, Pages 31 à 37

• shs.cairn.info/revue-corps-dilecta-2009-1-page-31

• Joan C. Tronto, Vers une architecture du ménagement, in Soutenir, ville, architecture et soins, pavillon de l'Arsenal, 2022, P. 251 ; Un monde vulnérable , Pour une politique du Care. Trad. de l'anglais par H. Maury. La Découverte, 2009 

 

Références artistes

 

• ­Sylvie Balestra, encyclopédie des gestes du travail, encyclopediedugesteautravail.fr

• Mierle Laderman Ukeles, Manifesto for maintenance Art, 1969 shs.cairn.info/revue-cahiers-du-genre-2019-1-page-157sarahroshem.com

Informations supplémentaires

Textes, films, références plastiques et théoriques, archives.

Informations annexes

CE QUI NOUS TIENT

 

Cet enseignement optionnel s’inscrit dans un contexte où les notions de « care » et de « soin », notions à la fois politiques et éthiques, héritées de la pensée féministe des années 1970 apparaissent au centre des réflexions des philosophes, des sociologues, des architectes, des designers et des artistes contemporains.

 

L’entrée dans l’ère géologique de l’anthropocène nous a fait prendre conscience que les relations sociales et environnementales affectent tous les milieux de vie et qu’il était urgent de repenser notre relation aux autres, humains et non humains, mais également aux objets et aux choses qui nous entourent. Replacer le soin, au centre de nos vies humaines* , plutôt que la production et ses logiques économiques mortifères, s’impose aujourd’hui comme une nécessité vitale.

 

Comment les pratiques du soin s’expriment-elles au sein de notre école : qui prend soin, de qui, comment et pourquoi ? À partir d’un corpus de références artistiques, sociologiques et philosophiques ainsi qu’un ensemble d’éléments d’enquête produits en amont par le groupe « Maintenance » de l’Ensa Paris Val de Seine créé à la rentrée 2025-2026, nous proposons d’expérimenter des pratiques, artistiques et sociales, capables, sous des formes plastiques diverses, de mettre en lumière, de questionner et de transformer, les relations de soin qui s’expriment quotidiennement à l’école — le soin compris comme s’appliquant autant à soi et aux autres, qu’aux objets et à l’environnement.

 

*« Les pratiques du soin contribuent à maintenir, perpétuer et réparer notre écosystème, de sorte que nous puissions y vivre aussi bien que possible », Joan TRONTO, extrait de Un Monde vulnérabe, Pour une politique du care, La Découverte, 2009

 

 

Le premier cours le 3 mars sera exceptionnellement un cours de 4 h