- DE 9 Transformations
- PFE
Cassandra BOUSSERT
Alice MORIN
Itinéraire d'une guérison : la reconversion de l'hôpital Jean Verdier à Bondy
2026
Directeur(s) d'étude(s) : Laurence VEILLET
Enseignants : Etienne LÉNA, Francesca CONTRADA, Volker EHRLICH, Yaneira WILSON
Comment repenser un lieu qui ne peut plus accueillir sa fonction d’origine ?
Face à la fermeture de nombreux ensembles hospitaliers du XXe siècle, ce PFE démontre, sur le cas de l’hôpital Jean Verdier à Bondy, qu’une reconversion d’un programme massif est possible. Ici, la reconversion est un geste à la fois écologique et politique : elle laisse la mémoire du lieu guider le projet.
Le travail sur l’existant est de plus en plus présent dans le métier d’architecte. Cela suppose de comprendre la bâti, ses pathologies comme son histoire et les intentions de son architecte. C’est réduire l’empreinte carbone du projet, mais aussi honorer un bâtiment qui fait partie de la ville. Ce sont ces convictions qui ont orientées ce PFE.
La fermeture programmée de cet hôpital pose la question du devenir de cette parcelle de trois hectares, aujourd’hui fermée sur elle-même et tournée vers la voiture. Le projet se déploie en trois temps : diagnostiquer l’existant, prendre soin des futurs usages par le programme, prendre soin du bâtiment. Logements, foyer de jeunes travailleurs, centre socio-culturel et locaux d’activités en rez-de-chaussée transforment la parcelle en véritable morceau de ville : on passe de l’hôpital à l’hospitalité urbaine.
Il faut adapter le site aux usages du XXIe siècle : régénérer les sols pour absorber la chaleur, dés-imperméabiliser et offrir une déambulation inclusive. La même exigence climatique guide les logements : la trame hospitalière devient trame d’habitation, avec des circulations ventilées et éclairées naturellement, des typologies traversantes et modulables.
Ces nouveaux usages amènent à une écriture architecturale qui prend en compte les enjeux thermiques et de mémoire propres au site. Deux stratégies de greffe viennent ainsi répondre au bâti existant. Au nord, une greffe thermique associe une isolation en matériaux biosourcés à la trame d’origine, pour améliorer le confort des logements sans dénaturer la façade. Au sud, où la façade avait déjà été isolée en 2011, des balcons reprennent la trame et l’écriture de l’architecte Henri Colboc, réinterprétées pour de nouveaux usages. Les teintes d’origine sont retrouvées et associées à des matériaux contemporains, une façon de conserver la mémoire du site.









