- DE 9 Transformations
- PFE
Paul LEFEVRE
De l'école à l'atelier - Hôtel industriel et lycée des métiers sur l’ancien site de la Caisse des Dépôts à Arcueil (94)
2026
Directeur(s) d'étude(s) : Vincent BAUMANN, Volker EHRLICH
Enseignants : Xavier DOUSSON
L'ancien site occupé par la Caisse des Dépôts, à Arcueil, est aujourd'hui promis à la démolition. Le projet prend le parti inverse : conserver et transformer deux bâtiments qui se font face, l'ancien collège Albert-le-Grand construit en 1860 (Arcueil 1) et une barre de bureaux des années 1960 (Arcueil 2).
Le projet naît d'une collecte intense de données, issues de l'open data et des archives historiques, dont surgissent des problématiques et des solutions de projet. Deux qualités du territoire orientent le programme. Première qualité, la proximité d'Arcueil avec Paris et son bassin d'emploi ; le site profite d'un foncier encore relativement abordable et à moins de trente minutes en vélo-cargo de la capitale, de quoi y réinstaller une production urbaine. Deuxième qualité : le site est posé en haut d'un plateau et visible à plusieurs kilomètres à la ronde. Il peut donc porter ce programme de production de manière très visible. De ce constat est proposé un projet d’école-usine : un lycée professionnel des métiers de 7 500 m² dans l'ancien collège, un hôtel industriel de 12 000 m² dans la barre, le tout relié par une passerelle et une cour haute mutualisées.
Le projet procède par soustraction de matière, puis relie les deux bâtiments. L'enveloppe rapportée de la barre tertiaire est déposée pour dégager son ossature, l'enduit de l'ancien collège purgé pour retrouver la pierre et la brique, et les parkings de surface retirés pour reperméabiliser le sol. Dans la barre, libérer un plancher sur deux ouvre des ateliers de grande hauteur : la capacité portante du niveau retiré se reporte ainsi sur le plancher conservé, et la descente de charge vers les fondations reste identique, évitant ainsi d'éventuelles reprises en sous-œuvre. Conserver cette ossature soustrait au bilan environ 1 900 tonnes de CO₂ déjà émises. Rendue traversante et dotée d'une nouvelle peau, la barre retrouve un confort d'été passif, tirant profit de l'inertie du béton et d'une ventilation naturelle en partie haute assurée par des ventelles manuelles. « Apprendre », « produire » et « transmettre » se répondent autour de sols communs où le lycée et l'hôtel se nourrissent l'un de l'autre.







