Retour

  • S6- 10 La fabrique du projet

Projet 6

Semestre 6

Groupe 04 - Bruno Tonfoni, Marie-Hélène Badia, Jean-Marc L'Anton [E0611040]

Responsable(s) : Bruno Tonfoni

Enseignant(s) : Jean-Marc l'Anton, Marie-Hélène Badia

  • Année : 3
  • Semestre : 6
  • Affilié à un groupe : non

Objectifs pédagogiques

Enseignants : Marie Hélène BADIA - Jean-Marc L'ANTON - Bruno TONFONI –

 

 

 

 

OBJECTIFS PEDAGOGIQUES : ARTICULER PROJET URBAIN ET PROJET ARCHITECTURAL

 

En réponse à l’appel à projet du CFVE cinq groupes de projet se mobilise pour partager un certain nombre d’objectifs et d’attendus pédagogiques en lien avec l’énoncé du semestre « projet architectural et urbain » :

 

_L’articulation de l’analyse et du projet,

_L’articulation des échelles,

_L’espace public comme projet,

_Le tissu urbain entendu comme interaction entre édifices parcelle et espace public,

_La question architecturale constituée et ordonnée par la problématique urbaine,

 

La matière première du projet sera ici le logement’ matière première des villes, inscrite dans des figures de projet, (paysagère, urbaine, architecturale, programmatique) ordonnées pour ne pas dire dessinées par l’espace public conforté souvent par sa dimension élargie à l’institution/ équipement.

 

Sur ce socle commun qui conduit à des méthodes et à un calendrier coordonné des études et des rendus (séquences et exercices partagés, analyse urbaine comme vecteur de projet, projet urbain comme figure d’ensemble, projet architectural comme résolution, vérification et illustration de cette figure, jurys croisés, TD transversal, intensif inaugural, site ou sites ...), les cinq groupes de projet proposeront des visions et des préoccupations diversifiées et complémentaires, comme l’atteste les fiches synthétiques de projet disponibles dans le présent document.

 

Les cinq groupes de projet qui souhaitent coordonner leur enseignement sont :

 

Groupe 2 : Jean Francois Laurent, Léo Legendre, Jean-Marc Bichat

 

Groupe 4 : Marie Hélène Badia, jean-Marc Lanton, Bruno Tonfoni

 

Groupe 5 : Sabine Moscati, Philippe Maillols

 

Groupe 7 : Philippe Roussel, Ludovic Vion

 

Groupe 10 : Dana Joulin, Thierry Cazals

 

OBJECTIFS GENERAUX

L’objectif pédagogique principal du Semestre 6 est de transmettre aux étudiants les bases d’une connaissance de la forme urbaine ainsi que les clefs des processus contemporains de fabrication de la ville, afin de définir des modes d’interventions architecturales critiques et opératoires. En conclusion du cycle licence, il s’agit d’acquérir les savoir-faire fondamentaux de l’analyse urbaine et du projet urbain en privilégiant l’approche spatiale à partir d‘une triple articulation :

_Articulations de l’analyse et du projet : Apprendre à construire une problématique à partir de la lecture critique d’un contexte au regard des enjeux urbains contemporains en déployant l’analyse comme projet et le projet comme analyse.

_Articulations des échelles : Reconnaitre, représenter et articuler les différentes échelles du territoire, de la ville et de l’édifice.

_Articulations édifice et ville : sédimenter et approfondir les acquis des semestres précédents sur le projet d’édifice (logements et équipements) en les déployant à l’échelle urbaine et en interrogeant l’édifice comme élément d’un tissu urbain.

 

COMPETENCES EN TERMES D’ANALYSE

_Savoir analyser l’histoire et les étapes de formation d’un territoire

_Savoir identifier, représenter et analyser aux différentes échelles les éléments constitutifs fondamentaux de la ville en tant que formes, constructions, structure et systèmes :

-Structure urbaine et espace public (maillage, hiérarchies, figures) : voirie, infrastructures, espaces publics, centralités et équipements, parcs et jardins

-Structure géographique et du paysage : topographie, hydrologie, espaces naturels et agricoles, systèmes plantés et structures paysagères,

-systèmes du tissu urbain (découpages et typologies) : voirie, parcellaire, bâti et espaces privés non bâtis

_ Savoir analyser les perspectives d’évolution d’un contexte urbain à partir d’une lecture critique des processus de transformation et des dynamiques territoriales à l’œuvre, des données, des potentialités ou disfonctionnements et des logiques d’acteurs.

 

COMPETENCES EN TERMES DE PROJET

Les notions principales à maitriser en termes de conception spatiale sont :

-Domanialité public/privé,

-Maillage et tracés

-Découpages

-Statut, orientation et hiérarchies spatiales

-Distribution

-Typologie, types bâtis

-Densité, mixité

-Temporalités

-Processus de transformation

 

Savoir concevoir un petit projet urbain.

En articulant à l’échelle d’un périmètre large de réflexion (ech.1/25000) et d’un périmètre d’intervention local (ech.1/2000) :

- Les différentes échelles territoire/ville/partie de ville/édifices

- ce qui relève d’un projet sur l’espace public d’une part, d’un projet sur l’espace privé d’autre part, en en raisonnant les interactions.

L’Espace public : voirie et infrastructures, espaces publics et paysagers, équipements et édifice publics

L’espace privé : mutabilité, découpages fonciers, système bâti et typologies, espaces non bâtis.

 

Savoir raisonner et concevoir a l’échelle urbaine.

Les articulations de l’édifice et de la ville en privilégiant les problématiques de l’habitat et des édifices publics (typologies, épannelages généraux, espaces bâtis et non bâtis, logiques d’orientation et de distribution, principes de densité et de mixité,)

_Maitriser une faisabilité architecturale au 1/500éme et au 1/200éme mettant en œuvre des principes typologiques, de découpage parcellaire et de distribution des espaces argumentés

_Le cas échéant, engager un propos argumenté par le projet urbain sur la matérialité et la consistance architecturale du projet

 

Appréhender, en corrélation avec les dynamiques territoriales analysées, les processus d’évolution de la ville du point de vue spatial, du point de vue des temporalités et du point de vue des modalités opératoires, afin de développer une problématique de transformation argumentée.

 

COMPETENCES ACQUISES DURANT LE SEMESTRE EN TERMES DE REPRESENTATION

_Expérimenter la représentation de la grande échelle et la cartographie

_Savoir représenter un contexte urbain et architectural en identifiant clairement les objets à décrire en rapport aux échelles de représentation pertinentes (échelles de base ; 1/25000, 1/2000, 1/500, 1/200).

_Savoir manipuler, convoquer à bon escient et combiner dessin à la main et dessin informatique.

_Maitriser les différents niveaux de représentation : cartes/plans et coupes/schémas/maquettes/3D.

_Savoir mettre en forme des documents (dessins, titres, légendes, commentaires) dans des échelles et des mises en page pertinentes.

 

COMPETENCES THEORIQUES A MAITRISER EN FIN DE SEMESTRE

_Se situer dans l’histoire des villes.

_Se situer dans les doctrines de l’urbanisme moderne et contemporain.

_Se situer dans les enjeux et les débats sur la ville européenne contemporaine (environnementaux, territoriaux, sociaux).

_Développer une compréhension des questions architecturales articulées aux problématiques urbaines et maitriser un corpus et une culture de projets architecturaux croisés des enjeux ou doctrines urbaines.

 

COMPETENCES AUTRES :

_Être capable de construire une problématique en articulant texte et représentations graphiques

_Être capable de développer un propos argumenté et structuré en termes d’expression écrite et orale.

 

 

COMPETENCES PREALABLES :

_Savoir concevoir et représenter un projet de logements, de la maison jusqu’à l’ensemble collectif (40/60 lgts). Avoir une connaissance large sur la question du logement et plus largement de l’habitat.

_Savoir concevoir et représenter un équipement quel que soit sa dimension. Avoir une connaissance large sur la question des équipements et plus largement du « commun ».

_Avoir aborder les questions écologiques comme matrice incontournable de la fabrication des villes et bien sur de l’art de bâtir.

Contenu

UN SITE DE PROJET A LA DIMENSION DES OBJECTIFS PEDAGOGIQUES ET DES ATTENDUS DU S6 ET ACCESSIBLE.

La commune de Verneuil-en-Halatte sera le support d’études. Son territoire conjugue de nombreux atouts qui permette de mettre en œuvre les objectifs et les attendus du S6 :

_Accessible en transport en commun, permettant le travail de relevé et de vérification in situ.

_La petite dimension de la commune [5000 habitants] qui facilite la compréhension des logiques urbaines, architecturales et paysagère.

_Sa situation géographique et paysagère particulière.

 

Situé dans le périmètre du PNR Oise pays de France, le site proposé relève d’une palette de problématiques qui interrogent ses spécificités et questionne son identité : évolution de l’agriculture, diversification des parcours résidentiels, émergence des questions environnementales, nouvelles formes d’habiter, de mobilités et de travail, gestion et valorisation des paysages, vigilance accrue à l‘économie de sol et de ressources, ainsi qu’invention de nouveaux circuits de production et de commercialisation. Des initiatives voient le jour, qui tentent de diversifier les points de vues en contextualisant les réponses.

 

Cette situation de « bourg » dans un contexte paysager remarquable de surcroît convenablement reliée au grand territoire confère à Verneuil-en-Halatte un potentiel de développement résidentiel dont les formes et la localisation sur le territoire communal peuvent contribuer à un développement raisonné et accordé à ses spécificités, tout en constituant une réponse efficace à l'étalement urbain. Cette dynamique reste cependant à explorer sur un territoire communal marqué par des ruptures et des dysfonctionnements que l’analyse devra faire apparaitre et caractériser.

VERNEUIL EN HALATTE : ENTRE VILLE ET NATURE.

La commune retenue s’inscrit dans le cadre d’une réflexion portant sur la mutation des territoires ruraux et péri-urbain. Ces territoires ont subi et subissent encore de profondes transformations. Au cours des quatre dernières décennies, les couronnes périurbaines des villes françaises se sont étendues. L'Île-de-France a joué un rôle de précurseur, ces phénomènes y étant apparus dès la fin des années 1960. Depuis dix ans, la périurbanisation reprend, à des rythmes variables d'une région à l'autre. Une partie des zones agricoles ou naturelles des périphéries urbaines se transforment en zones dites « artificielles », principalement sous l'effet de la construction de logements individuels et des infrastructures nécessaires à leurs développements : voies, zones commerciales. La France artificialise de 40 à 70 000 hectares de terre par an, soit l’équivalent en quatre ans de la surface agricole d’un département.

 

La crise actuelle tend à reconsidérer ces territoires de campagnes accessibles depuis la métropole parisienne. La croissance des 'couronnes périurbaines' est continue depuis les années 1960. Bien qu'elle ait eu lieu à des rythmes différents selon les décennies et selon les régions considérées. Cette évolution soulève de nombreuses interrogations.

 

D’un coté La lutte contre la consommation des espaces agricoles est un enjeu fondamental pour l’agriculture d’un autre l'espace périurbain notamment en Ile-de-France brouille les catégories de 'rural' et d''urbain', pour fabriquer des produits « génériques » et normalisées.

Travaux

Pour les raisons précédemment évoqué l’exercice proposé articule projet urbain et projet architectural sous la forme d’un atelier qui s’organise en deux séquences :

 

Séquence 1

Projet urbain par groupe de 4 étudiants [environ 6 semaines].

Les étudiants devront proposer un projet urbain organisant la mutation du site d’intervention et cela en fondant leurs propositions sur une analyse des lieux et des enjeux spécifiques à la situation proposée.

 

La dimension raisonnable des sites retenu comme « support », leurs situations suffisamment « constituées » [entre parcelles mitoyennes et rues] permet d’aborder des problématiques propres au projet urbain : organisation et usages des espaces libres, articulation avec le contexte, traversée des échelles, mode de groupement des édifices, distribution et typologie.

Cet exercice a pour objectif la manipulation d’échelles et de problématiques spécifiques au projet urbain. Il vise aussi à l’acquisition d’une méthodologie structurée passant notamment par un temps d’analyse et de diagnostic.

 

Si le projet architectural a été largement débattu depuis la première année, cet exercice constitue une initiation au projet urbain ainsi qu’aux savoirs et savoir-faire qui lui sont associés.

 

Nous attendons donc des différentes équipes une démarche argumentée, qui articulera une analyse explorant les lieux et le socle d’études qui sera mis à leur disposition, « un état de la question » portant sur les principales problématiques qui caractérisent le site d’études et que l’analyse aura fait émerger.

 

À ce titre une attention particulière sera portée sur l’articulation entre analyse, constat et orientation, projet.

 

Séquence 2

Projet architectural, individuel [environ 6 semaines].

À l’issu du premier temps, les groupes constitués développeront le projet urbain validé en étudiant l’architecture des logements ou équipement [20 logements environ par étudiant] et précisant l’aménagement de l’espace public.

Pour ce faire ils s’appuieront sur l’étude déjà engagée. Si à ce stade des ajustements devaient être encore nécessaires, ils seront à réaliser en concertation et de manière à s’assurer de la cohérence d’ensemble.

 

 

Revues de projet et évaluations.

La mise en situation proposée ne se limite pas simplement au site. Cette mise en situation implique aussi les acteurs du territoires, élus et organismes associés, Parc naturel régional des pays de l’Oise, CAUE qui participent au temps fort du semestre :

_Visite de site, prise de contact visite et discussion avec les élus

_Restitution des travaux du semestre

_Mais aussi revue de projet

 

Organisation des séances

Jour(s) de la semaine et horaire : mercredi de 9h à 14h, et certains vendredi.

Salle(s) : 406

Bibliographie

_PANERAI Philippe, Élément d’analyse urbaine, éditions parenthèses, 1999.

_MANGIN David, PANERAI Philippe, Projet Urbain, éditions parenthèses, 1999.

_BONNET Frédéric, Architecture des milieux, Le Portique, 2010

_ CORAJOUD Michel, Le paysage, c’est l’endroit ou le ciel et la terre se rencontre, Actes Sud, 2010.

_ CHEMETOV Alexandre, Patrimoine commun Leçon inaugurale de l’école de Chaillot

Silvana éditoriale, 2012

_CORBOZ André, Le territoire comme palimpseste, 'Diogène' 121 janvier-mars 1983 pp 14-35

¬_ FRAMPTON Kenneth « Vers un régionalisme critique pour une architecture de résistance »

Paru dans 'Art Architecture Recherche' Edition de l’Espérou [2016] pp 11-39

Informations supplémentaires

les relations avec les autres disciplines :

Théorie, Histoire, Ville et société, Sciences sociales, construction, arts plastique, informatique,…