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  • S5- 40 Expériences pour le projet

TD APV Art-Recherche : habitabilité

Semestre 5

Groupe 11 : Liliane Viala

Enseignant(s) : Liliane Viala

  • Année : 3
  • Semestre : 5
  • Affilié à un groupe : non

Objectifs pédagogiques

Titre : Explorer, relier, se situer

 

Le système de classification et de hiérarchie de genre et de sujets qui se décline à travers les cinq genres1 que sont la nature morte, le paysage, la scène de genre, le portrait, la peinture d’histoire, est largement questionné dans les pratiques contemporaines de l’art, comme le sont d’autres systèmes hiérarchiques de classification. Qu’il s’agisse du vivant et de la séparation entre nature et culture2 héritée de la vision naturaliste de la Renaissance ou encore de la différenciation des sexes3, dont les théories féministes sur le genre ont montré qu’elle reposait sur des constructions sociales. On assiste, aujourd’hui, à une véritable remise en question de notre compréhension et de nos représentations du monde et de ces systèmes hiérarchiques de classification.

 

Actuellement, le Mac-Val de Vitry-sur-Seine célèbre les 20 ans de l’institution par une exposition intitulée « Le genre idéal ». Chacun des cinq genres identifiés y est ici traité de manière décalée et rebaptisé respectivement : « les biens » afin de questionner nos manières de vivre et d’être en relation avec les choses et le vivant  ; « les horizons » afin de convoquer la diversité de regards sur la nature à l’aune de ses enjeux contemporains; « les gestes » afin de questionner la dimension éthique de nos manières de faire et nos usages ; « les gens » afin de questionner notre humanité et notre identité et enfin « les heures », afin de revisiter la manière dont les artistes font œuvre d’historiens , c’est-à-dire pour citer Walter Benjamin, « s’emparent d’un souvenir, tel qu’il surgit à l’instant d’un danger, plutôt que de décrire comment les choses se sont réellement passées».

 

La visite de cette exposition agit comme un déclencheur. Parmi les cinq genres et les questions qu’ils soulèvent, l’étudiant.e.s choisit une ou plusieurs œuvres, de façon à élaborer une thématique qui l’intéresse. Suite à la visite de l’exposition, chacun.e se constitue une documentation personnelle — photographies, archives, prélèvements, objets, textes —, en relation avec son sujet et elle choisit simultanément un médium — un film ou le synopsis d’un film, un travail de dessin ou de peinture, de gravure, de sculpture, une installation, une performance, etc., ainsi qu’un protocole qui lui permettent de développer à une proposition plastique qui lui est propre.

 

Au cours des cinq séances de 4 h, l’étudiant.e apprends à se construire un corpus personnel et à élaborer une proposition plastique à partir des relations entre les œuvres vues dans l’exposition et ses questionnements d’architecte, en lien avec des enjeux contemporains. C’est également une manière de se situer dans le monde. Au final, l’étudiant.e se forge des outils personnels pour la recherche.

 

1. Théorisé par André Félibien

2. Mise en lumière par l’anthropologue Philippe Descola

3. Voir notamment les écrits de la philosophe Judith Butler.

Contenu

Séance 1 visite de l’expo « Le genre idéal » (prévue le 29 septembre) au cours de laquelle l’étudiant.e constitue des notes d’exposition sous la forme notamment d’une carte mentale dessinée. Partant de sa propre sensibilité aux œuvres exposées, l’étudiant.e en sélectionne quelques-unes en fait une analyse approfondie.

Séance 2

— Cours  1 h sur les méthodologies d’artistes — 1. L’atlas d’Aby Warburgh 2. L’Oulipo, Exercices de style, Rémond Queneau

— À partir des matériaux produits la semaine précédente, notamment la carte, chaque étudiant.e poursuit un travail de documentation (photos personnelles, articles, images, film, etc.), puis définit un angle de travail  et un médium, c’est-à-dire une manière spécifique de s’emparer d’un sujet, pour, à son tour, décaler, transgresser, l’un des cinq genres. puis définit un protocole et un médium (choix de matériaux à prévoir pour le cours suivant).

Séance 3

Expérimentation, fabrication, recherche

Séance 4

— Finalisation

Séance 5

— Chacun.e présente les éléments de sa recherche et ce à quoi il ou elle a abouti.

Travaux

Une documentation composée des notes et cartes produites lors de la visite de l’exposition et qui se complexifie au fil des séances. Une production plastique spécifique qui questionne l’un des 5 genres choisi par l’étudiant.e

Bibliographie

— Le genre idéal. En principe, une tentative d’épuisement. Catalogue de l’exposition de la collection pour les 20 ans du MAC VAL. Textes de Olivier Bonfait, Yuan-Chih Cheng, Anaïs Linares, Margaut Segui et Nicolas Surlapierre. 2025, éditions du MAC VAL, 248 pages, 260 reproductions, 17 × 21 cm, 15 euros.

— Raymond Queneau, Exercices de style, éditions Gallimard, coll Folio, 2012

— Georges Perec, Les Choses, Paris, éditions Julliard, coll Lettres nouvelles, 1965 ; Tentative d’épuisement d’un lieu parisien, éditions Bourgois, 2024

Informations supplémentaires

Visite de l’expostion « Le genre idéal », CM, références d’artistes

Informations annexes

Titre : Explorer, relier, se situer

 

Le système de classification et de hiérarchie de genre et de sujets qui se décline à travers les cinq genres1 que sont la nature morte, le paysage, la scène de genre, le portrait, la peinture d’histoire, est largement questionné dans les pratiques contemporaines de l’art, comme le sont d’autres systèmes hiérarchiques de classification. Qu’il s’agisse du vivant et de la séparation entre nature et culture2 héritée de la vision naturaliste de la Renaissance ou encore de la différenciation des sexes3, dont les théories féministes sur le genre ont montré qu’elle reposait sur des constructions sociales. On assiste, aujourd’hui, à une véritable remise en question de notre compréhension et de nos représentations du monde et de ces systèmes hiérarchiques de classification.

 

Actuellement, le Mac-Val de Vitry-sur-Seine célèbre les 20 ans de l’institution par une exposition intitulée « Le genre idéal ». Chacun des cinq genres identifiés y est ici traité de manière décalée et rebaptisé respectivement : « les biens » afin de questionner nos manières de vivre et d’être en relation avec les choses et le vivant  ; « les horizons » afin de convoquer la diversité de regards sur la nature à l’aune de ses enjeux contemporains; « les gestes » afin de questionner la dimension éthique de nos manières de faire et nos usages ; « les gens » afin de questionner notre humanité et notre identité et enfin « les heures », afin de revisiter la manière dont les artistes font œuvre d’historiens , c’est-à-dire pour citer Walter Benjamin, « s’emparent d’un souvenir, tel qu’il surgit à l’instant d’un danger, plutôt que de décrire comment les choses se sont réellement passées».

 

La visite de cette exposition agit comme un déclencheur. Parmi les cinq genres et les questions qu’ils soulèvent, l’étudiant.e.s choisit une ou plusieurs œuvres, de façon à élaborer une thématique qui l’intéresse. Suite à la visite de l’exposition, chacun.e se constitue une documentation personnelle — photographies, archives, prélèvements, objets, textes —, en relation avec son sujet et elle choisit simultanément un médium — un film ou le synopsis d’un film, un travail de dessin ou de peinture, de gravure, de sculpture, une installation, une performance, etc., ainsi qu’un protocole qui lui permettent de développer à une proposition plastique qui lui est propre.

 

Au cours des cinq séances de 4 h, l’étudiant.e apprends à se construire un corpus personnel et à élaborer une proposition plastique à partir des relations entre les œuvres vues dans l’exposition et ses questionnements d’architecte, en lien avec des enjeux contemporains. C’est également une manière de se situer dans le monde. Au final, l’étudiant.e se forge des outils personnels pour la recherche.

 

1. Théorisé par André Félibien

2. Mise en lumière par l’anthropologue Philippe Descola

3. Voir notamment les écrits de la philosophe Judith Butler.