Dans un contexte récent marqué par la multiplication des épisodes de fortes chaleurs et des situations d'inconfort, les étudiants sont invités à porter un nouveau regard sur leur environnement quotidien. À travers la visite du bâtiment de l'école et, selon les possibilités, d'autres établissements d'enseignement ou bâtiments publics à proximité, ils quitteront temporairement leur posture d'usagers pour adopter celle d'enquêteurs.
Cette enquête s'appuiera sur plusieurs approches complémentaires :
• une observation sensible des espaces et des ambiances ;
• des entretiens avec les usagers afin de recueillir leurs perceptions du confort ou de l'inconfort ;
• des relevés architecturaux et techniques (orientation, protections solaires, ventilation, inertie, matériaux, végétation, dispositifs passifs et actifs, etc.) ;
• une mise en relation entre les caractéristiques du bâtiment, les usages et les phénomènes climatiques observés.
À partir de ces éléments, les étudiants développeront une expérimentation graphique originale visant à représenter les phénomènes environnementaux qui influencent le confort des occupants. Ce travail explorera différentes formes de narration graphique (cartographie sensible, coupe habitée, diagrammes, bandes dessinées, atlas, carnet d'enquête, visualisation de données, etc.) afin de rendre perceptibles des phénomènes généralement invisibles.
À la frontière entre les sciences et techniques de l'architecture, les sciences humaines et les pratiques de représentation, ce TD questionne les manières de représenter les interactions entre le climat, le bâtiment et les usages. Il invite les étudiants à réfléchir autant au comment qu’au pourquoi de la représentation de l'invisible environnemental comme outil de compréhension, d'analyse et de projet.