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  • S4- 10 La fabrique du projet - Habiter : espace, usage, ambiance

Projet 4 - Habiter

Semestre 4

Groupe 06 - Clément Bertin, Stéphane Thomasson (partiellement en anglais)

Enseignant(s) : Michel Jacotey,Stéphane Thomasson,Clément Bertin

  • Année : 2
  • Semestre : 4
  • Affilié à un groupe : non

Objectifs pédagogiques

FICHE PÉDAGOGIQUE / GROUPE 6 (S3) / UEL 3.11

STRUCTURES / MATIÈRES (LOGEMENT ET ÉQUIPEMENT)

 

L’équipe pédagogique est constituée de :

 

- Michel JACOTEY, architecte DPLG et enseignant titulaire responsable (15 H) ;

- Stéphane THOMASSON, architecte DPLG et enseignant contractuel (65 H) ;

- Clément BERTIN, architecte HMONP et maître de conférence associé (80 H).

 

Relations transdisciplinaires :

 

Une articulation étroite est recherchée entre le projet à l’étude et les enseignements théoriques et pratiques tels que :

- le travail de structure et de construction avec Sébastien MÉMET (élaboration et vérification des schémas structurels et des détails des projets des étudiants regroupés par familles) ;

- le travail sur les ambiances avec l’enseignant concerné (étude des principes énergétiques ; lumière, chaleur, isolation, ventilation, etc. ; et des fluides dans le cadre des projets des étudiants regroupés par familles) ;

- Antony GUITTON assurera le suivi du travail informatique (familiarisation avec les techniques de conception et de représentation assistées ; CAO et DAO ; du projet de chaque étudiant) ;

- le travail d’arts plastiques avec Florence GILLET (insertion de recherches plastiques ; couleur, graphisme, composition, matière, etc. ; dans le projet en cours).

 

Orientations principales

 

Le semestre est l’occasion d’aborder la transition entre les premiers outils de conception et les notions d’usage acquis en première année et des programmes plus complexes abordés dans la suite du cursus. En s’insérant dans le cadre du programme d’études du groupe 6 et de l’école en L2 « CONSTRUIRE / MATÉRIALISER / VALIDER », le semestre articule les questions du logement et de l’équipement à partir d’un même territoire d’étude en articulation avec les thématiques semestrielles. Le projet se développe de manière dynamique pendant l’ensemble du semestre et permet d’aborder conjointement la conception à différentes échelles, de l’espace habité au bâtiment et au territoire.

 

Le semestre 3 s’articule autour de la thématique « STRUCTURES, MATIÈRES », appliquée à une problématique urbaine et architecturale :

 

Sujet S3

 

GÉOGRAPHIES HABITÉES — Butte Bergeyre

 

Habitat, équipement et transformation d’un territoire constitué.

 

Le travail porte sur trois situations de projet distinctes de la Butte Bergeyre, associant réhabilitation, transformation et construction. Les programmes articulent différentes formes de logement, des équipements collectifs, des activités productives, culturelles et de loisirs. Les interventions sont développées comme les composantes d’un même projet architectural et urbain et interrogent les relations entre habitat, usages, formes bâties, géographie, sols et paysage.

 

Dans le cadre d’un projet centré sur la thématique de l’habitat, la volonté pédagogique est :

 

- d’insister sur l’expérimentation encadrée d’une méthode de projet faisant une large part au rationnel et à la recherche de sens à chacune des étapes de l’étude ;

- de donner les outils de conception du logement ;

- d’aborder les notions de valeur d’usage dans le logement avec ses premières règles normatives et techniques. C’est aussi le moment de s’interroger sur la conception du logement d’aujourd’hui et de demain, sur son évolutivité et sur notre capacité, en tant qu’architectes, à proposer des espaces modulables et « capables », susceptibles d’accompagner l’évolution des usages, des besoins et des modes de vie.

 

Le travail sur des programmes d’équipements de proximité, à l’échelle du quartier, permet :

 

- de donner les premiers réflexes conceptuels pour la réalisation d’équipements ouverts au public : image, valeur d’usage, relations entre les locaux, contraintes dimensionnelles, lumière, acoustique, accessibilité, rapports entre espaces intimes, collectifs et publics, organisation des accès et des flux ;

- d’associer la conception à la structure et à la matière (pierre, bois, béton, métal, terre, paille…), et d’introduire les notions de conception bioclimatique : rapport au soleil, au vent, aux précipitations, au sol et à la végétation, ainsi que l’usage des espaces extérieurs ;

- d’interroger la possibilité de faire coexister et de mutualiser, au sein d’un même projet, différentes fonctions liées à l’habitat, au travail, à la production, à la culture et aux loisirs.

 

L’objectif pédagogique est :

 

- d’aborder la représentation architecturale sous l’ensemble de ses aspects : croquis et schémas d’intention, dessin d’étude et de vérification, maquette et dessin de présentation ;

- d’insister sur l’expérimentation encadrée d’une méthode de projet faisant une large part au rationnel et à la recherche de sens à chacune des étapes de l’étude ;

- d’initier les étudiants à la pratique du projet sous certains de ses aspects opérationnels ; méthode de travail, techniques de construction, insertion dans le réel ; en considérant la réalité du construire comme moteur de la conception ;

- d’installer, aussi souvent que possible, l’étudiant/e dans une perspective professionnelle en renforçant le lien entre les deux dimensions de l’architecture, discipline et métier.

 

Les projets, développés pendant tout le semestre, engagent chaque étudiant/e à :

 

- aborder des programmes liés aux évolutions contemporaines de la ville et des manières d’habiter l’espace urbain, en travaillant à partir d’un territoire existant et de ses capacités de transformation : adaptation du bâti, intensification mesurée des usages, réemploi des ressources existantes, évolution des modes de vie et nouvelles relations entre habitat, équipements et espaces collectifs ;

- renouveler les typologies du logement et de l’équipement en introduisant des degrés de liberté et des possibilités d’évolution absents des programmes courants ;

- réfléchir au statut de l’occupant, à l’échelle du corps et aux relations entre l’organisation du lieu de vie, les usages individuels, les pratiques collectives et les comportements sociaux ;

- étudier des références historiques et contemporaines de logements et d’équipements à travers une analyse encadrée de réalisations ;

- s’initier, en pratique, aux principales réglementations applicables à ces programmes et aux différentes situations de projet ;

- explorer, dans une démarche écoresponsable, les différentes dimensions du projet sous l’angle du développement durable et de ses cadres d’évaluation : transformation de l’existant, économie de matière et de moyens, structure, enveloppe, climat, ressources et capacité d’évolution ;

- amorcer, dans le champ architectural, un travail sur l’espace urbain à partir d’un site aux contraintes variées, en prenant notamment en compte sa topographie, ses sols et sous-sols, son patrimoine bâti et paysager, ses ressources existantes et les relations entre constructions existantes et nouvelles interventions.

OBJECTIFS

 

Le semestre interroge les conditions contemporaines de l’habiter à partir d’une situation urbaine constituée : la Butte Bergeyre, dans le 19e arrondissement de Paris. L’espace domestique en constitue le fil rouge, depuis la pièce jusqu’à l’édifice et au quartier. Une attention particulière sera portée à la qualité du logement, au patrimoine ordinaire, aux possibilités de transformation et de micro-extension, ainsi qu’au travail rigoureux du plan pour produire des formes d’habiter diverses, généreuses et capables d’évoluer.

 

L’enseignement construit une connaissance précise et située de l’espace urbain par l’arpentage, le relevé, le dessin, la photographie, le son, la cartographie et la maquette. Ces outils permettront de mettre en relation géographie, formes urbaines, typologies bâties, usages et manières d’habiter, et d’aborder le projet à partir des caractéristiques propres de chaque situation.

 

Le logement sera étudié depuis ses situations les plus élémentaires : une pièce, une fenêtre, un seuil, une circulation, un espace extérieur, une relation entre deux usages. Distribution, orientation, lumière, vues, épaisseur, structure, matière et construction seront considérées ensemble. L’étude de références permettra d’identifier des principes architecturaux précis, non pour les reproduire mais pour comprendre comment ils peuvent être déplacés et réinterprétés.

 

Le semestre privilégie les allers-retours entre les échelles plutôt qu’une progression linéaire de l’espace urbain au détail. Une observation faite dans une pièce peut modifier la compréhension d’un édifice ; une condition topographique peut déterminer une distribution ; un détail de façade peut engager une manière d’habiter. Espace urbain, édifice et espace domestique seront ainsi étudiés conjointement.

 

Les projets prendront appui sur ce qui existe et sur ses capacités d’évolution et interrogeront les besoins contemporains de l’habitat parisien. Réhabiliter, réparer, transformer, prolonger, surélever, compléter ou construire seront différentes manières de poursuivre une situation déjà constituée. À l’échelle de la Butte, logement, activités productives, équipements de proximité et espaces collectifs seront envisagés comme les composantes d’un même milieu habité.

Tout au long du semestre, le dessin à la main, le plan, la coupe et la maquette resteront les instruments fondamentaux du Groupe 6. Ils ne serviront pas seulement à présenter un projet, mais à le chercher, le mesurer, le comparer et le construire.

 

La Butte Bergeyre

 

Le semestre prend pour terrain d’étude la Butte Bergeyre, dans le 19e arrondissement de Paris. Les étudiants, réunis par groupes de deux ou trois, travailleront sur trois situations distinctes. Les trois interventions seront développées comme les parties d’un même projet : chacune possède ses propres conditions, mais toutes participent à une réflexion commune sur les manières contemporaines d’habiter et de transformer Paris tout en répondant aux évolutions de la société parisienne.

 

À proximité des Buttes-Chaumont, la Butte Bergeyre constitue une situation urbaine singulière. Son relief et sa topographie, sa géographie artificielle, son sol, ses accès limités et son relatif isolement ont favorisé un tissu résidentiel hétérogène où maisons, petits immeubles, jardins, murs, escaliers, vignes et espaces partagés entretiennent une relation étroite avec le sol et le paysage. Cette forme d’insularité, au cœur d’un territoire métropolitain dense, en fait un lieu privilégié pour observer comment géographie, architecture et usages se déterminent mutuellement.

 

La forme actuelle de la Butte est étroitement liée à l’histoire de son sol et de son sous-sol. Comme les Buttes-Chaumont voisines, elle appartient aux reliefs gypseux du nord-est parisien, longtemps exploités pour fournir les matériaux nécessaires à la construction de Paris. Carrières, excavations et remblais ont ainsi progressivement transformé cette géographie. À partir du XIXe siècle, les trajectoires des deux buttes se différencient : les anciennes carrières des Buttes-Chaumont deviennent un grand parc public, tandis que la Butte Bergeyre connaît successivement des usages de loisirs, l’installation du stade Bergeyre puis, après sa démolition en 1926, son lotissement à partir de 1927. Le quartier actuel est ainsi relativement récent, installé sur un sol dont l’histoire et les transformations sont beaucoup plus anciennes.

 

Cette histoire conduit à considérer la topographie de la Butte au-delà de sa seule forme visible. Pentes, ruptures de niveau, murs de soutènement, jardins et constructions reposent sur un sol complexe, marqué par les anciennes exploitations, les remblais et les transformations successives du terrain. Le sol et le sous-sol constituent ainsi une composante à part entière de sa géographie. Leur épaisseur, leur composition et leurs éventuelles fragilités permettent de comprendre autrement la forme urbaine actuelle, les différences de niveaux, la présence des murs et des escaliers, mais aussi la manière dont les constructions se sont implantées sur le relief.

 

Cette géographie particulière produit également des conditions très concrètes. La Butte est caractérisée par des constructions généralement basses, une échelle domestique, des parcelles de dimensions réduites et une forte relation entre bâti et terrain. Ses rues étroites et pentues, ses accès limités et la nature de certains sous-sols imposent par ailleurs des contraintes de charge, de circulation et d’acheminement. Poids des constructions, fondations, stabilité des sols, soutènements, accès des véhicules et conditions de chantier constituent ainsi des données indissociables de la géographie visible de la Butte. Le territoire peut dès lors être lu autant dans son épaisseur et sa constitution matérielle que dans son relief et son paysage.

 

La Butte sera d’abord considérée comme un objet de connaissance. Dans une approche qui emprunte autant aux inventaires de l’Atelier Bow-Wow qu’aux pratiques documentaires d’Ila Bêka et Louise Lemoine, de Francis Alÿs, de Formafantasma ou aux relevés de Viollet-le-Duc, il s’agira d’observer ce qui existe sans établir a priori de hiérarchie entre architecture remarquable et architecture ordinaire. La photographie et le film prolongeront cette enquête en considérant l’image et le son comme des instruments d’observation, dans la continuité notamment des missions photographiques de la DATAR.

 

Cartes, relevés, dessins, récits, sons, images et maquettes composeront progressivement un atlas commun de la Butte. Il fera apparaître les différentes strates du lieu : histoire et géographie, sol et sous-sol, formes urbaines, architectures, habitants, typologies de logement, usages, végétation et formes de vie humaines et non humaines. L’existant constituera ainsi la première matière du projet : une ressource spatiale, constructive, matérielle et culturelle.

À partir de cette connaissance commune, chaque groupe développera trois projets sur trois sites différents. Réhabilitation et surélévation, construction neuve, équipement collectif, logement, activité productive, culture et loisirs permettront d’éprouver différentes relations entre architecture et déjà-là. Les trois projets conserveront leur autonomie tout en construisant entre eux des complémentarités d’usages et de fonctionnement.

 

Les évolutions contemporaines de l’habitat constitueront une matière essentielle du travail : transformation des structures familiales, vieillissement, nouvelles formes de cohabitation et de travail, besoin d’espaces partagés et extérieurs, adaptation et accessibilité du logement. Ces questions seront confrontées aux conditions concrètes de la Butte et à des enjeux plus larges : raréfaction des ressources, changement climatique et nécessité de construire davantage avec ce qui existe. La notion de spécificité constitue un fil conducteur du semestre. Les transformations de la société ou du climat ne produisent pas partout les mêmes réponses : elles prennent une forme particulière lorsqu’elles rencontrent une géographie, une construction, des habitants et des usages. Il s’agira de partir de ces différences plutôt que de chercher à les réduire.

 

Transformer la Butte suppose enfin de considérer la portée de petites interventions. Une surélévation, une extension, quelques logements, un jardin, un équipement ou un nouvel usage peuvent modifier des relations qui dépassent largement leur emprise. L’architecture sera envisagée comme une transformation précise du réel, capable de poursuivre une situation sans en effacer les qualités.

 

Habiter une situation en transformation

 

Le semestre interroge la capacité de l’architecture à produire aujourd’hui des logements désirables à Paris, dans un contexte dense, contraint et largement constitué : retrouver de la générosité, de la diversité et des qualités d’usage tout en transformant avec mesure ce qui existe.

 

Les évolutions de la société ; structures familiales, vieillissement, travail à domicile, cohabitation, besoin d’espaces partagés ; invitent à reconsidérer les formes conventionnelles du logement et leur capacité à évoluer dans le temps.

 

Chaque projet partira d’une situation habitée précise. Géographie, formes bâties, usages, habitants, sol, végétation, climat et vivant seront considérés comme des ressources susceptibles de produire de l’architecture.

 

Construire mieux avec moins constitue à la fois une nécessité et une position de projet. Les contraintes foncières, économiques, constructives et spatiales pourront devenir le point de départ d’une architecture précise et généreuse, capable de tirer parti des ressources disponibles.

 

Il s’agira ainsi de produire des architectures suffisamment précises pour appartenir à leur situation et suffisamment ouvertes pour accompagner l’évolution des usages, des habitants et du milieu.

Contenu

Préambule

 

Comprendre l’espace urbain et ses transformations

 

PLU bioclimatique de Paris . règlement, OAP, protections, prescriptions environnementales et documents graphiques.

APUR, données urbaines et démographiques, habitat, morphologie, végétation, climat et transformations de Paris et du Grand Paris.

Cadastre, plans historiques et photographies aériennes.

Archives de Paris et ressources cartographiques de la Ville de Paris, cartes.gouv.

Données INSEE, IGN remonter le temps, Archiwebture centre d’archives de la Cité de l’architecture et du patrimoine.

 

Écouter, observer, inventorier, représenter

 

Atelier Bow-Wow — Made in Tokyo, Pet Architecture Guide Book, Architectural Ethnography

Ila Bêka et Louise Lemoine — Homo Urbanus, Moriyama-San, Barbicania…

Mission photographique de la DATAR

Formafantasma — Cambio, enquête, matière et ressources

Eugène Viollet-le-Duc — Le Massif du Mont-Blanc

Les Buttes-Chaumont — Quatre paysages — France Culture

Reconstruction de la Villa Zilveli : un chantier qui divise — France Culture

Comment faire de Paris une ville moderne ? Débat avec Henry Bernard et André Chastel en 1965 — France Culture

Ondario de Ryoko Sekiguchi — France Culture

La ville et la cité — Richard Sennett, France Culture

Aguirre, la colère de Dieu — Werner Herzog

Cycle « Logement » — Cité de l’architecture et du patrimoine

 

Lire

 

Nicolas Bouvier — L’Usage du monde

Sylvain Tesson — Dans les forêts de Sibérie

Sei Shōnagon — Notes de chevet

Jacques Lucan — Habiter. Ville et architecture

Inventorier la Butte

 

Le premier travail du semestre consiste à constituer un inventaire commun de la Butte Bergeyre. Une carte et une coupe topographique au 1/500 (format A0), une maquette au 1/500, un récit sous forme d’un podcast de 3 minutes et d’un film documentaire en plan fixe de 3 minutes participeront à cette construction. Aucun de ces outils n’a vocation à résumer les autres : chacun rend visible une dimension différente de l’espace urbain.

 

La carte établit des relations ; la maquette révèle relief, masse et distance ; le dessin mesure ; la photographie cadre ; le film observe une durée ; le son rend perceptible ce qui échappe au regard ; le récit articule des situations et des temporalités et permet d’en proposer une interprétation. Ensemble, ils construisent moins une image générale de la Butte qu’un ensemble de connaissances comparables et partageables.

 

Chaque groupe choisira progressivement ce qu’il souhaite regarder avec plus d’attention. Sous-sol, formes bâties, habitants, objets, usages, sols, végétation, lumière, air, chaleur, vent et eau pourront être observés conjointement. Il s’agira notamment de comprendre comment comportements humains, phénomènes naturels et formes construites agissent les uns sur les autres.

 

Notre objectif sera de comprendre la réalité physique de ce que nous voyons : les structures bâties, leurs transformations, la vie telle qu’elle se déroule dans ces structures.

 

Le dessin sera au centre de cette connaissance. Plans, coupes, façades, relevés et dessins d’observation permettent de décrire l’architecture et ses usages avec précision. Dessiner suppose de mesurer, sélectionner et comparer : la représentation est un instrument d’analyse avant d’être un mode de restitution.

 

Cette pratique appartient à une longue histoire de la connaissance par le dessin. Chez Sebastiano Serlio, la mise en série des plans, coupes, élévations et perspectives permet de comparer des architectures différentes à partir de conventions communes. L’atlas collectif de la Butte poursuivra cette logique : les documents de chaque groupe devront pouvoir être rapprochés, confrontés et lus ensemble. Dès cette première phase, l’inventaire sera mis en regard d’une généalogie de l’habitat parisien : des architectures de différentes époques seront redessinées selon des conventions communes afin de comparer distributions, rapports au sol, épaisseurs, façades, structures et manières d’habiter.

 

À une autre échelle, les relevés d’Eugène Viollet-le-Duc dans Le Massif du Mont-Blanc montrent comment le dessin rend intelligible la formation d’un territoire. Relief, géologie et phénomènes naturels y sont isolés puis remis en relation. Ce déplacement entre observation et abstraction constitue également un modèle pour le Groupe 6 : observer la Butte, la comparer à d’autres situations et replacer ses architectures dans une histoire plus large de l’habitat deviennent trois opérations simultanées.

 

Cartes, dessins, maquettes, photographies, sons, récits et références formeront ainsi un atlas commun dans lequel pourront coexister différentes échelles et temporalités : géographie et espace domestique, permanence des formes et instabilité des usages, architectures ordinaires et modèles savants, traces du passé et transformations présentes. Le projet apparaîtra progressivement à l’intérieur de cette connaissance. Il ne sera pas demandé de produire immédiatement une vision générale de la transformation de la Butte : les premières hypothèses naîtront au contraire de situations concrètes observées et des possibilités qu’elles révèlent.

 

Temps 1 — 21 septembre

 

Introduction

 

Ce premier temps ouvre le travail sur la Butte Bergeyre et prépare la visite du site. Chaque groupe commence à construire une première connaissance de l’espace urbain à partir des documents disponibles et à identifier les sujets qui orienteront son regard.

 

Cartes et plans historiques, archives, photographies, données démographiques, documents d’urbanisme, articles et récits constituent une première matière de travail. Cette collecte amorce l’atlas collectif du semestre et permet de faire émerger les premières curiosités, questions et situations à observer sur place.

 

Documents à réunir : cartes et plans historiques, archives, photographies aériennes, données démographiques, documents d’urbanisme, articles, récits et premières références.

 

Temps 2 — 25 septembre

 

Observer et relever — L’expérience du site

 

La visite confronte cette première documentation à l’expérience directe du lieu. Marcher, regarder, mesurer, dessiner, photographier, écouter : la découverte de la Butte passe par ses espaces, ses usages et les situations qui la composent. Chaque groupe portera son attention sur les relations qui s’y établissent : relief, constructions, sols, jardins, seuils, circulations, vues, usages, habitants, végétation, lumière et climat.

 

Construire un point de vue

 

Les premières recherches et l’expérience du site permettront à chaque groupe de construire progressivement son propre regard. Qu’est-ce qui fait la qualité et la spécificité de cette situation, et comment pourrait-elle évoluer ?

 

L’observation portera sur des situations choisies pour révéler l’ordinaire, les récurrences, les variations et ce qui singularise la Butte. Leur comparaison permettra de mettre en relation formes bâties, usages, habitants, sol, végétation et phénomènes naturels, et d’ouvrir les premières pistes de projet.

 

Déroulé

 

8h30 · Point de départ

Fontaine Wallace, 1 rue Simon-Bolivar.

 

9h–13h · Parcours, observations et relevés

Découverte collective de la Butte, puis travail par groupes. Points de rencontre avec les enseignants au cours de l’après-midi.

 

13h–14h · Table commune

Présentation et confrontation des premières observations par groupe.

Pavillon Puebla, parc des Buttes-Chaumont.

 

27 / 28 septembre · Les vignes de la Butte — 14h–19h

Visite des vignes de la Butte Bergeyre. Observation du sol, de la végétation, des usages productifs et des formes de gestion collective du lieu.

 

Jusqu’au 2 octobre · Poursuivre l’observation

Chaque groupe retourne librement sur la Butte pour préciser et compléter son travail de terrain.

 

Documents à produire

 

Relevés sur site : cartes annotées, coupes annotées, dessins et mesures, série photographique (verticales droites), textes, enregistrements sonores et vidéos.

 

Cartographie : construction des cartes aux différentes échelles en croisant relevés sur site, fonds cartographiques, données publiques et LIDAR.

 

Atlas collectif : classement et mise en commun des documents produits et collectés afin de constituer une connaissance partagée de la Butte.

 

Temps 3 — 2 octobre

 

Mettre en relation

 

Le travail de terrain est maintenant confronté aux différentes formes de représentation. Cartes, maquette, dessins, relevés, photographies, sons, films et récit ne doivent pas produire une description exhaustive, mais permettre de découvrir des relations jusque-là peu visibles.

 

La carte, la coupe au 1/500 et la maquette au 1/500 rapprochent géographie, formes bâties, usages, habitants, sols, végétation et phénomènes naturels. Les informations ne seront pas simplement superposées : leur sélection et leur hiérarchie devront faire apparaître ce qui caractérise le regard de chaque groupe.

 

La représentation devient ainsi progressivement une forme de projet. Dessiner une continuité, rapprocher deux situations ou isoler un phénomène revient déjà à formuler une hypothèse sur la manière dont la Butte fonctionne et pourrait évoluer.

 

Écrire une situation

 

Le récit accompagne cette enquête sans devenir un programme de transformation. À partir des lieux, des personnes, des usages et des situations rencontrées, il introduit le temps, l’expérience et le point de vue dans la connaissance de l’espace urbain.

 

Il pourra décrire une journée, un parcours, une transformation, un usage existant ou possible. Sa fonction est de rendre perceptible une manière d’habiter et de révéler ce que les représentations géométrales ne montrent pas.

 

Ce travail permettra à chaque groupe de préciser ce qu’il considère comme essentiel dans la Butte : ce qui mérite d’être conservé, ce qui peut évoluer et ce qui manque aujourd’hui.

 

Documents à produire

 

Espace urbain — cartes et maquette

Carte et coupe au 1/500, format A0, associant les données recueillies, leur interprétation et les premières hypothèses de transformation. Elles mettent en relation le bâti, la topographie et les sols : différences de niveaux, remblais, soutènements et, lorsque cela est pertinent, données liées au sous-sol et aux anciennes carrières.

Première version de la maquette collective de la Butte au 1/500, format A0.

 

Récit — situation et transformation

 

Atlas sonore — écouter

Premiers enregistrements et classement des matières sonores recueillies sur la Butte : paroles, activités, ambiances et phénomènes naturels.

 

Atlas vidéo — observer dans le temps

Première série de plans fixes, construite autour de situations choisies et permettant d’observer usages, mouvements et transformations dans la durée.

 

Atlas architectural — observer, comparer et situer

Constitution d’un atlas des architectures de la Butte à partir d’axonométries typologiques, plans, coupes, relevés de façades et dessins d’observation, suivant le gabarit commun. Cet inventaire sera mis en regard des premières références de la généalogie de l’habitat parisien, redessinées selon les mêmes conventions. Chaque étudiant étudiera au minimum six bâtiments ou ensembles bâtis de la Butte et amorcera l’étude comparative des références attribuées.

 

Généalogie de l’habitat parisien

 

XVIIe–XIXe siècles

Hôtel de Beauvais — Antoine Le Pautre, Paris 4e, 1656

Maison de Balzac, ancienne dépendance de la folie Bertin — Passy, Paris 16e, XVIIIe–XIXe siècles

Cité Napoléon — Marie-Gabriel Veugny, 58–60 rue de Rochechouart, Paris 9e, 1849–1851

Un Immeuble haussmannien — référence à préciser

 

1900–1930

25 bis rue Franklin — Auguste Perret, Paris 16e, 1903

Immeubles de la rue Agar et rue Jean-de-La-Fontaine — Hector Guimard, Paris 16e, 1911

Maison-atelier Ozenfant — Le Corbusier et Pierre Jeanneret, Paris 14e, 1922

Maison La Roche — Le Corbusier et Pierre Jeanneret, Paris 16e, 1923–1925

Villa Cook — Le Corbusier et Pierre Jeanneret, Boulogne-Billancourt, 1926

Studio Building — Henri Sauvage, Paris 16e, 1926–1928

Maison de verre — Pierre Chareau et Bernard Bijvoet, Paris 7e, 1928–19321930–1990

Pavillon Suisse — Le Corbusier et Pierre Jeanneret, Cité internationale universitaire, Paris 14e, 1930–1933

Immeuble Molitor — Le Corbusier et Pierre Jeanneret, Paris 16e, 1931–1934

10 boulevard Barbès — référence à compléter

Logements rue de Meaux — Renzo Piano Building Workshop, Paris 19e, 1987–1991

 

1990–aujourd’hui

Rue des Suisses — Herzog et de Meuron, Paris 14e, 1996–2000

Logements étudiants et sociaux, rue de l’Ourcq — Lacaton et Vassal, Paris 19e

Résidence pour chercheurs Julie-Victoire Daubié — Bruther, Cité internationale universitaire, Paris 14e, 2018

 

Temps 4 — 9 octobre

 

Confronter et déplacer le regard

 

L’atlas est désormais suffisamment constitué pour être confronté à d’autres situations. Cette étape ne cherche pas à ouvrir un nouveau récit de l’espace urbain, mais à éprouver les observations faites sur la Butte par la comparaison. Les références deviennent des instruments de mesure et de déplacement : elles permettent de préciser ce qui relève d’une condition locale, d’un type, d’une convention ou au contraire d’une singularité.

 

Chaque groupe mettra ainsi les situations observées sur la Butte en relation avec d’autres architectures, d’autres formes d’habitat et d’autres représentations. Comparer une distribution, un rapport au sol, une façade, une cour, un jardin, une structure ou une manière d’habiter doit permettre de revenir au site avec un regard plus précis et de faire émerger des principes susceptibles d’être transformés par le projet.

 

Deux registres déjà engagés dans l’atlas seront approfondis conjointement : une exploration culturelle et sensible, et une généalogie architecturale de l’habitat parisien. Leur intérêt tient moins à l’accumulation de références qu’à la possibilité de construire des rapprochements précis avec les situations observées sur la Butte.

 

Les références culturelles choisies hors du champ strict de l’architecture ; photographie, cinéma, peinture, littérature ou autres formes de représentation ; permettront d’aborder atmosphère, temporalité, usage, perception et manières de raconter un lieu. Elles accompagneront l’atlas sans constituer un imaginaire autonome : chaque référence devra être reliée à une situation concrète observée sur la Butte.

 

La généalogie de l’habitat parisien, amorcée dès l’inventaire, sera développée par le dessin. Réunies à travers différentes époques et formes d’habitat, les références permettront de comparer des manières de construire et d’habiter Paris. Plans, coupes, façades et axonométries seront redessinés selon des conventions communes afin de rendre visibles les continuités, les écarts et les transformations.

 

L’étude cherchera à identifier, au-delà de la singularité de chaque référence, des principes architecturaux et des dispositifs spatiaux : une relation entre intérieur et extérieur, une profondeur de façade, un système distributif, une pièce particulière, un rapport au collectif, une manière de construire avec une parcelle contrainte.

 

Ces deux approches viendront enrichir les cartes, la maquette et le récit. L’exploration sensible ouvre un imaginaire ; l’étude comparative construit un répertoire architectural. Leur mise en relation permettra à chaque groupe de préciser sa position et les principes qui pourront guider les trois situations de projet.

 

Documents à produire pour le 9 octobre

 

Espace urbain — cartes et maquette

Finalisation de la carte et de la coupe au 1/500, format A0. Les informations recueillies, le récit et les premières transformations doivent désormais être représentés dans un même document.

Finalisation de la maquette de site au 1/500, sur support A0.

 

Récit — situation et transformation

Finalisation du récit atlas sonore et atlas vidéo. Montage du mini-podcast et de la vidéo à partir des matériaux recueillis (GarageBand, Reaper ou Edits).

 

Atlas architectural — dessiner et comparer

Finalisation de l’atlas : axonométries typologiques, plans, coupes, relevés de façades et dessins, suivant le gabarit commun. Chaque étudiant présente au minimum six bâtiments ou ensembles bâtis.

 

Temps 5 — 16 octobre

 

Jury 1 — Inventaire et espace urbain

 

Ce premier jury clôt un temps de connaissance de la Butte. Il ne s’agit pas encore de présenter un projet urbain, mais de montrer ce que le groupe a appris de l’espace urbain et ce que cette connaissance permet désormais d’interroger.

 

Cartes, maquette, atlas, récit, son et film seront considérés comme des documents complémentaires. Leur confrontation doit faire apparaître les qualités, contradictions et possibilités de transformation identifiées par chaque groupe. Le jury ouvre ensuite le travail architectural : les trois sites sont introduits comme trois situations à partir desquelles cette connaissance sera mise à l’épreuve.

 

Ce jury ouvre le travail architectural. Les positions construites collectivement servent de cadre à l’étude des trois situations de projet, non comme l’application d’un scénario général, mais comme trois mises à l’épreuve d’une même connaissance de la Butte.

 

Livrables du jury

 

Espace urbain — carte et coupe au 1/500, format A0 ; axonométrie au 1/500, format A0 ; maquette de site au 1/500 format A0.

 

Récit — version finale, son et image — mini-podcast et vidéo finalisés.

 

Atlas — atlas architectural finalisé intégrant les références culturelles et généalogique.

De l’atlas à la pièce habitée

 

Rendre habitable

 

Le travail au 1/20 prolonge directement l’enquête et en constitue une première matérialisation architecturale. Chaque étudiant choisira dans l’atlas une situation, une relation ou un dispositif observé ; une fenêtre, un seuil, une pièce, une cour, une loggia, un escalier, une circulation, une épaisseur ; pour en faire le point de départ d’une expérimentation à l’échelle du dispositif spatial.

 

Sans prendre place dans un site précisément défini, le travail devra proposer une manière d’habiter organisée par quelques principes architecturaux : une façade qui règle les relations entre intérieur et extérieur, une circulation qui structure les usages, un élément central et actif ; cheminée, escalier, meuble ou structure ; autour duquel l’espace s’organise. Le dispositif conserve ainsi une part d’abstraction, tout en intégrant certaines conditions choisies de la Butte Bergeyre ; orientation, lumière, pente, vues, climat ou rapport au dehors. Il ne s’agit donc pas encore de dessiner un projet situé, mais de construire une proposition spatiale suffisamment précise pour répondre à certaines conditions réelles du territoire.

 

Une question simple accompagne ce travail : qu’est-ce qui rend un espace habitable ? Au 1/20, dimensions, usages, matière, lumière et construction deviennent directement observables et permettent de passer d’une connaissance du lieu à une proposition architecturale.

 

Dans La Maison d’Adam au paradis, Joseph Rykwert revient sur la recherche récurrente d’une maison originelle. Habiter y apparaît comme une manière de donner une mesure, une organisation et une signification à un lieu. La maison établit des relations entre un corps, des usages, une construction et un milieu.

 

Le workshop partira de cette relation élémentaire. Le dispositif sera conçu comme une règle spatiale susceptible d’être déplacée, agrandie, répétée ou transformée dans les trois architectures du semestre.

 

Cette réflexion constitue le point de départ du workshop. L’espace habitable est exploré à travers les relations qui le construisent : entre les pièces et les usages, entre le dedans et le dehors, entre la matière et la lumière, entre l’architecture et son environnement.

 

Une fenêtre, un seuil, une pièce, une cour, une loggia, un escalier, une circulation ou une épaisseur construite participent à ces relations. Ils organisent des usages, des transitions et des degrés d’intimité : entre intérieur et extérieur, individuel et collectif, lumière et ombre, ouvert et protégé, proche et lointain.

 

Préparation du workshop — 23 octobre

 

Workshop — du 2 au 6 novembre

 

Confort, espace et milieu

 

Rendre un lieu habitable engage une relation avec les conditions qui l’entourent. Lumière, orientation, température, air, ombre, humidité ou saisons participent directement à l’expérience d’un espace et à la manière dont il est occupé. Le confort devient ainsi une question architecturale : il se construit autant par la forme, les dimensions et les usages que par les dispositifs techniques qui les accompagnent.

 

Le workshop propose d’explorer cette relation par une série de variations typologiques et spatiales. À partir d’une même situation, plusieurs réponses pourront être testées afin d’observer comment une modification de profondeur, d’orientation, de distribution, d’ouverture ou de relation à l’extérieur transforme les qualités d’un espace.

 

Cette expérimentation doit permettre de questionner la qualité du logement contemporain et de retrouver, à partir de dispositifs architecturaux simples, une forme de générosité domestique. Une pièce bien proportionnée, une fenêtre profonde, une circulation habitée, un seuil, une loggia, une cour ou un espace partagé peuvent ainsi produire des qualités fortes avec une économie de moyens.

 

Le domestique devient alors un terrain d’expérimentation architecturale, où des dispositifs ordinaires peuvent acquérir une intensité particulière. Leur mise en relation permet d’interroger conjointement le logement, l’espace collectif et la ville, et de rechercher une architecture à la fois simple, généreuse et spécifique.

 

Le dispositif spatial d’habitat

 

L’espace domestique ne se définit pas seulement par ses dimensions, son organisation ou son programme. Il résulte d’un ensemble de relations entre construction, matière, lumière et usages. Une structure, une fenêtre, un seuil, un sol ou un meuble ne constituent pas des éléments secondaires de l’architecture : ils participent directement à la manière dont un espace est construit, perçu et habité.

 

Le travail au 1/20 propose d’observer précisément cette réalité matérielle. À cette échelle, les éléments ordinaires de l’habitat ; structure, menuiseries, huisseries, sols, appuis de fenêtre, garde-corps, éclairage ou mobilier ; deviennent des instruments du projet. Leur position, leur dimension et leurs relations peuvent produire des situations spatiales spécifiques : une fenêtre devient une épaisseur habitée, un meuble organise une pièce, un seuil construit une transition, un changement de sol établit une limite.

 

Les maisons de Kazuo Shinohara constituent à ce titre une référence importante. Elles montrent comment des dispositifs très simples peuvent déterminer profondément le caractère d’un espace. Dans la House in White, la présence du poteau central ne relève pas uniquement d’une nécessité constructive : sa position introduit une mesure, une tension et une organisation particulière de la pièce. Un élément constructif devient ainsi une condition spatiale.

 

L’exercice cherchera cette même capacité à produire de la richesse à partir de dispositifs simples et précisément situés. Il ne s’agit pas d’accumuler des solutions ou des détails, mais d’identifier les quelques éléments capables de donner à chaque espace sa logique propre. Le projet sera ainsi envisagé comme un système de relations dans lequel construction, matière et usage se déterminent mutuellement, et à partir duquel peut émerger la spécificité de chaque situation habitée.

 

Du dispositif aux trois architectures

 

Le dispositif construit au 1/20 devient un instrument pour aborder les trois sites. Il ne s’agit pas de reproduire une forme, mais de tester comment une relation spatiale ; entre pièce et extérieur, structure et usage, seuil et circulation, matière et lumière ; peut changer lorsqu’elle rencontre des programmes et des situations différentes.

 

Chaque groupe développera plusieurs hypothèses d’implantation et d’organisation pour les trois sites. Elles permettront de comparer les conséquences de choix différents : conserver ou remplacer, prolonger ou détacher, occuper la pente ou la libérer, construire en hauteur ou en profondeur, concentrer ou répartir les programmes.

 

Les relations entre les trois sites seront également précisées : usages partagés, parcours, espaces collectifs, activités productives et relations avec les habitants de la Butte. La cohérence de l’ensemble ne reposera pas sur une forme commune, mais sur des principes, des complémentarités et des continuités.

 

Le travail collectif consiste ainsi à établir quelques choix communs suffisamment précis pour mettre les trois projets en relation, sans leur imposer une écriture architecturale identique.

 

Temps 6 — 6 novembre

 

Correction 2 — Pièce habitée et trois architectures

 

Documents à produire

 

Espace urbain — cartes

Carte et coupe au 1/500, reprises dans la continuité du travail précédent.

 

Dispositif spatial — analyser et expérimenter

Étude d’un dispositif spatial de référence afin d’identifier les éléments et les relations qui construisent ses qualités d’usage et d’espace : distribution, circulation, seuils, ouvertures, épaisseurs, prolongements extérieurs, espaces communs, rapport au sol et matérialité.

Réalisation d’une maquette de dispositif spatial d’habitat au 1/20.

 

Trois sites — construire une stratégie

Élaboration de 1 à 2 hypothèses, représentées par des diagrammes au format A4, permettant de comparer différentes hypothèses de transformation et les relations programmatiques et spatiales entre les trois sites.

La définition du programme

 

Le programme du semestre se construit à partir de trois situations distinctes de la Butte Bergeyre. Elles appartiennent à une même géographie mais présentent des conditions très différentes : un immeuble de logements existant et une parcelle voisine à reconstruire, un site exceptionnel en forte pente associé aux vignes et au jardin partagé, enfin une dent creuse inscrite dans le tissu résidentiel de la Butte.

 

Ces trois situations seront considérées ensemble. Le programme constitue un moyen d’établir des relations entre elles, en associant logement, espaces collectifs et activités productives au sens large. Les interventions développées sur chacun des sites formeront ainsi les différentes parties d’un même projet, dont les usages et les ressources pourront se compléter à l’échelle de la Butte. Cette organisation conduit à considérer le programme comme une matière de projet susceptible d’évoluer. Les surfaces, les relations entre les fonctions et certaines affectations seront précisées au cours du semestre, à partir de la connaissance du site, des scénarios élaborés collectivement et des échanges avec les habitants et acteurs rencontrés.

 

9–19 rue Georges-Lardennois — Transformer et compléter

 

Le premier site se situe au 9–11 rue Georges-Lardennois, dans la partie basse de la Butte. Le 9 est un immeuble de logements construit en 1935, quelques années après le lotissement de l’ancien stade Bergeyre. La parcelle a été préemptée par la Ville de Paris en 2024 et fait aujourd’hui l’objet d’un projet porté par Paris Habitat portant sur l’acquisition-amélioration de 18 logements sociaux.

 

Cette situation introduit une première question essentielle du semestre : comment transformer un bâtiment de logements existant tout en prolongeant son histoire ? Le projet portera sur sa réhabilitation énergétique, son adaptation à de nouveaux usages et la possibilité d’une surélévation mesurée. Les 18 logements existants seront envisagés comme des logements inclusifs destinés notamment à des personnes âgées ; leur transformation intégrera les questions d’accessibilité, de confort, d’espaces partagés. La surélévation permettra la création d’un logement supplémentaire. La parcelle voisine du 11 rue Georges-Lardennois, aujourd’hui libérée de sa construction (chantier en cours), offre une situation complémentaire. Son caractère ouvert et son contexte paysager permettent d’interroger la manière dont une construction nouvelle peut prendre place auprès d’un bâtiment existant sans constituer simplement son extension. Elle accueillera une petite résidence destinée aux étudiants, chercheurs et œnologues, composée d’environ 18 logements T1, accompagnés d’un hall, de locaux communs et de service, d’un local vélo et d’espaces partagés. Une cuisine collective largement ouverte pourra constituer une pièce commune à la résidence et établir une relation avec les habitants du quartier.

 

Le 9 et le 11 formeront ainsi un premier ensemble dans lequel réhabilitation et construction neuve, générations et formes d’habitat différentes sont mises en relation.

 

La résidence est localisée dans un secteur de Maisons et Villas, entre l’Avenue Mathurin Moreau et la rue Philippe Hecht.Principales caractéristiques de l’ensemble immobilier : Cet immeuble datant des années 1930, est édifié sur la parcelle cadastrée section EV, N°8 et N°9 d’une superficie d’environ 362m² et 581m². Construit sur un niveau partiel de sous-sol, l’immeuble est en forme de H avec 2 cours latérales et une circulation centrale qui s’élève à R+3 côtés rue, surmonté d’une maison en retrait (attique). Côté cour/jardin, le bâtiment s’élève à R+4. La parcelle N°9 est considérée libre de toute construction. Ce bâtiment accueille aujourd’hui 18 logements et 1 loge gardien, le tout pour 790 m² SHAB. L’entrée principale est située au 9 rue Georges Lardennois. La typologie des 18 logements se répartit comme suit :

 

- 10 T2

- 8 T3

- 1 loge gardien (vide)

 

Le groupe est orienté Est, côté jardin et Ouest, côté rue. Les logements bénéficient d’une disposition traversante via les deux courettes de services. L’immeuble est construit en béton, il semble en bon état général, bien que nécessitant des travaux d’isolation thermique. En effet, il n’y a pas d’isolation, ni en façade, ni entre logement, sous-sol et toiture. Des dégradations sont tout de mêmes constatées, davantage sur les façades donnant sur cour: Eléments bétons partiellement dégradés, noircis et écaillements.

 

Les menuiseries sont en bois simple vitrage dans les cages d’escaliers. Les menuiseries sont disparates, certaines sont en bois simple vitrage et d’autres sont en PVC double vitrage (changées au fil de la relocation). Les menuiseries présentent des dégradations dans la plupart des logements : anciens bâtis bois souvent dégradés. Certains joints n’assurent plus une étanchéité correcte. Présence de persiennes métalliques sur la façade rue et cour principale, à l’exception des courettes. Les garde-corps en façade sont réalisés avec des modénatures.

 

Les toitures ne sont pas isolées. Une première toiture terrasse gravillonnée, accessible par les parties communes du dernier étage, où se situe un logement en attique en retrait. La seconde est une toiture en double pente en tuiles (attique). Les toitures terrasses du groupe et de l’immeuble mitoyen peuvent facilement être communicantes. Un filet est disposé au niveau de la courette de gauche (repérage placement face bâtiment), visible depuis la toiture terrasse du groupe. Absence de filet sur la courette droite, côté travaux bâtiment mitoyen (repérage placement face bâtiment). Porte accès toiture terrasse double vantaux, bois simple vitrage dégradée avec auvent scellé au bâti.

 

Les logements bénéficient d’une disposition traversante via les deux courettes de services. Cette caractéristique est un point fort en ce qui concerne la circulation de l’air dans les logements. Chaque halls dessert l’accès à 4 logements (2 à gauche et 2 à droite), excepté au 4 ème étage où sont présents deux logements. Les typologies actuelles sont les suivantes : 10 T2 et 8 T3. Particularités : L’ensemble des pièces disposent de fenêtres, dont les salles d’eau. Certaines chambres sont commandées par le séjour et les cuisines sont indépendantes. Des cheminées sont encore présentes, situées dans les séjours. Les portes d’entrées des logements sont à double vantaux bois, non isolées.

 

La production de chauffage est assurée par une chaudière gaz collective (LT situé en sous-sol) remplacée en janvier 2023. L’émission dans les logements se fait par des radiateurs en aciers avec robinets manuels. L’eau chaude sanitaire, est assurée par des ballons électriques individuels situés dans les salles d’eau ou dans les cuisines. Les logements et leur équipement sont dans un état disparate. Une réfection complète des logements est à prévoir. Les conduits d’EV/EU circulent à travers les logements. Certains logements n’ont pas de radiateurs dans les pièces humides. La ventilation est naturelle en façade (courettes) avec des prises d’air au niveau des parties communes. Le mauvais renouvellement d’air couplé à une faible performance thermique génère des pathologies : Humidité, pont thermique et traces de moisissures. En effet, les déperditions sont importantes, avec un débit qui n’est pas adapté au taux d’humidité de la pièce. Les installations électriques sont hétérogènes, selon la date de remise en état.

 

Les parties communes sont en bon état général, cependant, les murs ne sont pas isolés. Il n’y a pas d’ascenseurs sur le groupe. Porte d’entrée du groupe avec emmarchement et système de digicode. Puis SAS d’entrée avec boîte aux lettres et seconde porte avec interphone. L’accessibilité est réduite. Escalier forme colimaçon, en demi-palier, avec tapis disposé sur l’ensemble des parties communes.

 

Le groupe comporte une réserve de 80m², accessible via une entrée indépendante. Il n’y a pas de caves sur le groupe. Les planchers bas ne sont pas isolés, ce qui participe à l’inconfort thermique des logements du rez-de-chaussée. Des fissures se sont créées et sont sous surveillance, en sous-sol, au niveau de la courette et contre terre côté du 7 rue Georges Lardennois. Des témoins ont été posés. L’origine n’est pas encore connue. Une surveillance minutieuse est à réaliser. Pour rappel, l’immeuble se développe sur un site d’anciennes carrières et de gypse. Des travaux seront à mener sur le gros œuvre avec des reprises lourdes. Le groupe dispose d’une loge. La loge située à rez-de-chaussée est vacante et sera mise à disposition du projet. Ce local donne accès au jardin végétalisé, côté cour. Présence d’un espace très restreint et non adapté pour les ordures ménagères au niveau du rez-de-chaussée de la courette gauche. Le site bénéficie d’un jardin, d’environ 53 m², accessible depuis la loge.

 

PROGRAMME DES ETUDES

 

Le programme de travaux portera essentiellement sur une réhabilitation thermique, restructuration/réfection des logements et une amélioration de la qualité de service, des espaces communs et extérieurs (Création/réaménagement de locaux communs vélos et OM…).

 

Travaux type plan climat Isolation du plancher haut des caves et des combles, isolation des logements et parties communes : ITI (rue) et ITE (cour et pignon). Changement de toutes les menuiseries extérieures, rénovation des protections solaires (rue et jardin).

 

Travaux parties communes

Création locaux vélos et OM en lieu. Mise en conformité électrique et changements des portes palières.

 

Travaux logement

Réfection complète des logements (appareillage SDE/cuisine/peintures). Déclassement : T2 en T1 bis / T3 en T2bis (soit 9 T1bis et 9 T2bis). Amélioration de la ventilation. Mise en conformité électrique

 

ATTENDUS

 

Habitabilité

 

En parallèle de l’aspect technique de l’opération, la qualité d’usage doit être mise au cœur du projet dans les hypothèses de transformations qui seront menées sur les logements. L’objectif est d’améliorer de façon substantielle le confort d’usage. Il s’exprime par :

 

- La restructuration intérieure des logements dans le cadre du changement des typologies,

- La nouvelle disposition des pièces doit permettre l’intégration de rangements, placards techniques et équipements.

Démarche environnementale, certification et label

L’étudiant appliquera une démarche engagée et organisée, une réflexion sur les questions de rénovation durable du bâtiment. La conduite de projet se doit d’intégrer les exigences et compétences bas carbone aux différentes phases de projet :

-Choix de matériaux et de mise en œuvre au regard de leur impact environnemental,

-Revalorisation des déchets, (Recyclage, Tri, compostage),

-Réemploi et réutilisation

 

Il conviendra de privilégier des produits à haute performance environnementale, en particulier le recours à des matériaux de réemploi, locaux ou issus des ressources renouvelables. La question des matériaux biosourcés et géosourcés en façade sera interrogée au regard des contraintes économiques, techniques et règlementaires du bâtiment. L’étudiant devra intégrer une démarche de réemploi de matériaux issus ou non du site dans la conception.

 

Programme indicatif — 9–19 rue Georges-Lardennois

 

9 rue Georges-Lardennois — Réhabilitation

Réhabilitation énergétique de 18 logements inclusifs — surfaces existantes conservées

Adaptation des logements et des parties communes aux enjeux d’accessibilité et de vieillissement

Création d’un logement supplémentaire en surélévation — environ 45 à 55 m²

Espace commun/salon des habitants à RDC — 30m²

Local vélos / mobilités — 15 m²

Local poussettes — 8 m²

Local déchets — 8 m²

Locaux techniques — 10 m²

 

19 rue Georges-Lardennois — Résidence étudiants, chercheurs et œnologues

Environ 18 logements individuels — 18 × 18 m²

Hall / espace d’accueil — 20 m²

Grande cuisine / salle à manger collective — 45 m²

Salon / espace de travail partagé — 30 m²

Buanderie / laverie commune — 10 m²

Bureau personnel / gestion — 10 m²

Sanitaire personnel — 4 m²

Local vélos — 20 m²

Local déchets — 8 m²

Rangements / locaux techniques — 12 m²

Circulations et distributions — environ 80 m²

 

Espaces partagés entre le 9 et le 19

Jardin commun entre les deux bâtiments

Cuisine / salle commune du 11 pouvant ponctuellement s’ouvrir aux habitants du 9 et au quartier avec possibilité de liaisons entre les deux bâtiments

 

70 rue Georges-Lardennois — Habiter une géographie

 

Le deuxième site occupe une situation exceptionnelle de la Butte, au contact des vignes et du jardin partagé. Sa forte pente met en relation la rue Georges-Lardennois avec les terrains situés en contrebas et ouvre des vues lointaines sur Paris. Sol, végétation, orientation et topographie donnent ici au projet des conditions très différentes des deux autres sites. Le terrain, aujourd’hui libre de toute construction, correspond à la parcelle cadastrée 000 EV 65, d’une superficie d’environ 212 m². Le périmètre de projet pourra s’étendre ponctuellement au-delà de la parcelle sur une partie du terrain des vignes.

 

La parcelle est également porteuse d’une histoire architecturale singulière. Elle accueillait la Villa Zilveli, construite en 1933 par Jean Welz pour Athanase Zilveli. Implantée dans la pente et portée par une structure légère, la maison établissait une relation particulièrement forte entre architecture, sol et paysage. Sa disparition laisse aujourd’hui un vide dans lequel la mémoire de cette construction et de sa manière d’habiter la pente reste présente.

 

Le projet cherchera à construire une nouvelle relation avec cette géographie à travers un équipement collectif ouvert sur le quartier, associant le bain, le paysage et les usages communs. Un bain public de quartier constituera le programme spécifique du site. Vestiaires, douches, bains chaud et froid, sauna, espaces de repos et bassin de nage composeront un lieu consacré au corps, au soin, au loisir et au temps libre, en relation étroite avec le jardin, la pente et les vues sur Paris. Le parcours du corps, les variations de température, de lumière et d’humidité, ainsi que les passages entre intérieur et extérieur, constitueront la matière architecturale du bain.

 

À ce programme sera associée une grande salle libre et polyvalente, dédiée aux loisirs et à la vie collective. Elle pourra accueillir successivement pratiques sportives, danse, repas, fêtes, concerts, projections, événements culturels ou activités associatives. Un bar-restaurant et espace de dégustation, directement associé à la salle, ainsi que les espaces servants nécessaires à son fonctionnement accompagneront ces différents usages. La mutualisation permettra à un nombre limité d’espaces d’accueillir une grande diversité de situations et d’évoluer au cours de la journée, de la semaine et des saisons.

 

Le bar et le restaurant pourront notamment devenir le lieu de dégustation des productions issues des vignes et du chai installé rue Philippe-Hecht, établissant ainsi une relation programmatique directe entre les deux sites.

 

Le projet intégrera enfin les vignes et le jardin partagé dans son périmètre de réflexion. Les cheminements dans la pente, la relation avec la rue basse, les espaces de travail extérieur et les petits locaux nécessaires aux jardiniers et aux viticulteurs participeront à la définition d’un ensemble où bâtiment, jardin et paysage sont pensés conjointement.

 

Programme indicatif — Bain public, espace culturel et sportif

 

Le bain public

Accueil / contrôle / bar-restaurant / dégustation, avec cuisine intégrée et réserve — 50 m²

Vestiaires / casiers / préparation / laverie — 30 m²

Espace commun douches et bains — 80 m², comprenant bain chaud et bain froid

Sauna — 10 m²

Zone de repos intérieure — 15 m²

Plages et circulations autour des bains — 20 m²

Bassin de nage, dans un espace distinct — 50 m²

Local technique / traitement d’eau — 30 m²

 

Espace culturel et sportif — Grande salle libre

Grande salle multifonctionnelle culture / sport / événements / bal / concert / fête — 200 m²

Rangement matériel sportif, culturel et mobilier — 15 m²

Vestiaires / sanitaires — 15 m²

Services et fonctionnement

Bureau / accueil personnel — 8 m²

Vestiaire / sanitaire personnel — 8 m²

Local ménage / entretien — 5 m²

Locaux techniques complémentaires — 12 m²

Circulations et distributions générales — 35 à 45 m²

 

Espaces extérieurs

Terrasses et espaces de repos associés aux bains — 60 à 100 m²

Jardin extérieur associé au bain et bain extérieur

Terrasse du bar-restaurant

Cheminements dans la pente et liaison avec la rue basse

Espaces liés aux vignes et au jardin partagé, cinéma champêtre

Cabanon pour outils, matériel viticole et jardinage — 15 à 20 m²

 

6 rue Philippe-Hecht — La dernière pièce

 

Le troisième site est une dent creuse de la rue Philippe-Hecht, inscrite dans un tissu résidentiel déjà constitué (R+3 à gauche et un immeuble d’environ R+7 à droite). Sa petite dimension et sa position dans la continuité des constructions existantes invitent à envisager une intervention compacte, à l’échelle d’une maison : une dernière pièce capable de compléter le quartier tout en introduisant de nouveaux usages.

 

Le terrain correspond aux parcelles cadastrées 000 EV 25, 000 EV 151 et 000 EV 152, représentant une superficie totale d’environ 309 m².

Le projet prendra la forme d’une maison productive et commune, associant dans une même architecture des espaces de travail, de production, de transmission et d’habitation. Le chai lié aux vignes de la Butte pourra en constituer l’un des éléments, accompagné d’espaces de stockage et de transformation, d’un atelier partagé consacré aux savoir-faire, à la fabrication et à la réparation, ainsi que d’une pièce commune ouverte aux habitants.

Cette proximité entre activités productives et vie domestique permettra d’explorer une typologie hybride, entre maison, atelier et petit équipement de quartier. Un logement temporaire pourra accueillir un artiste, un artisan, un chercheur ou une personne invitée à travailler sur la Butte, mettant en relation résidence, production et transmission.

 

La maison productive pourra ainsi devenir un lieu où les ressources et les savoir-faire du quartier sont partagés : produire, réparer, fabriquer, apprendre, stocker ou se réunir. Son programme sera précisé au cours du semestre, notamment en concertation avec les habitants, afin de conserver une architecture ouverte à différents usages et capable d’évoluer dans le temps.

 

À l’échelle des trois sites, elle constituera le versant productif et collectif du projet et entretiendra des relations directes avec les vignes, le jardin partagé et les programmes développés rue Georges-Lardennois.

 

Programme indicatif — Maison productive et commune

 

Le chai — produire et transformer

Réception, tri et pressurage du raisin — 20 m²

Chai de vinification / cuves — 35 m²

Chai d’élevage et stockage des bouteilles — 25 m²

Lavage, préparation et petit laboratoire — 10 m²

Stockage du matériel viticole — 15 m²

 

La maison commune — fabriquer et transmettre

Atelier partagé / fabrication / réparation — 35 m²

Pièce commune / réunions / transmission — 25 m²

Cuisine / transformation des productions — 12 m²

Bureau / espace de travail partagé — 10 m²

Habiter — résidence temporaire

Logement T2 artiste / artisan / chercheur en résidence — 45 m²

Services

Sanitaires / vestiaire — 8 m²

Local technique / entretien — 7 m²

Circulations et distributions — 20 à 25 m²

 

Espaces extérieurs

Cour productive et espace de travail extérieur — 60 à 100 m² : réception des récoltes, lavage, stockage temporaire, ateliers et activités collectives.

 

Trois sites, un projet

 

Les programmes proposés constituent un cadre commun de travail, plutôt qu’une succession d’objets indépendants. Logements sociaux, résidence pour étudiants et chercheurs, agriculture urbaine, chai, maison productive, bain public, espaces de travail, de loisirs, de culture, de sport et de restauration composent un ensemble de fonctions dont les relations devront être construites par chaque groupe.

 

Le projet cherchera ainsi à comprendre ce que chaque situation peut accueillir et ce qu’elle peut apporter aux deux autres. Certaines fonctions pourront être mutualisées, certains espaces changer d’usage au cours de la journée, de la semaine ou des saisons, et certains programmes trouver leur sens dans les relations qu’ils établissent à l’échelle de la Butte : les vignes avec le chai et le lieu de dégustation ; la maison productive avec les savoir-faire et les espaces collectifs ; les logements avec les lieux partagés ; le bain, le sport, la culture et les loisirs avec les espaces ouverts au quartier.

 

La programmation devient ainsi une stratégie de transformation de la Butte. Les trois architectures pourront être différentes dans leur forme, leur échelle et leur rapport à l’existant, tout en appartenant à une même structure de relations. C’est dans cette tension entre la spécificité de chaque situation et la cohérence de l’ensemble que se construira le projet du semestre.

 

L’ensemble des documents graphiques est déposé sur le Teams.

Construire une architecture

 

Le travail entre maintenant dans le développement des trois situations architecturales. La stratégie élaborée collectivement se précise à travers des projets capables de répondre aux conditions particulières de chaque site. Programme, bâti existant, topographie, orientation, végétation, voisinage et accès deviennent les matières à partir desquelles l’architecture se construit.

 

Chaque projet devra établir une relation précise entre programme, forme bâtie et situation. Plusieurs hypothèses seront développées et comparées : implantation et hauteur des constructions, rapports entre pleins et vides, distributions, relations au sol, espaces extérieurs et collectifs. Ces choix permettront progressivement de déterminer ce qui doit être commun aux trois interventions et ce qui, au contraire, relève de la singularité de chaque lieu.

 

Cette réflexion s’appuiera sur plusieurs dimensions du projet : les programmes existants et introduits, les usages et leurs évolutions, les sols et le paysage, les densités, les espaces partagés et les relations entre les trois sites. Leur confrontation permettra d’établir une structure commune suffisamment précise pour orienter les projets tout en laissant à chacun sa propre expression architecturale.

 

Le changement d’échelle est permanent. Les dispositifs spatiaux expérimentés au 1/20 sont désormais confrontés à l’organisation d’un bâtiment : assemblage des pièces, distributions, répétitions et variations, structure, enveloppe et espaces communs. En retour, ces choix architecturaux permettent de vérifier et d’ajuster la stratégie définie à l’échelle de la Butte.

 

Temps 7 — 13 novembre

 

Rez-de-chaussée, sols et espaces communs

 

Cette séance se déroule sur les trois sites. Le projet est abordé depuis le niveau du sol, en observant précisément les conditions dans lesquelles chaque bâtiment prend place : rue, pente, jardin, limites parcellaires, constructions voisines, accès et usages existants.

 

Le rez-de-chaussée est étudié comme l’espace où se nouent ces relations. Entrer dans un logement, traverser une parcelle, rejoindre un jardin, accéder à un équipement, partager un espace ou mettre en relation intérieur et extérieur sont autant de situations à dessiner. Le plan devra rendre lisibles les différentes qualités de sol ; construit, planté, minéral, perméable, cultivé ou partagé ; et la manière dont elles participent à l’architecture.

 

L’observation in situ, la photographie et le relevé permettront de préciser les dimensions, niveaux, limites et relations nécessaires au développement des projets. Le plan et l’axonométrie mettront ensuite en relation les trois interventions afin d’en comprendre les proximités, les différences et les complémentarités à l’échelle de la Butte.

 

Documents à produire sur site

 

Rez-de-chaussée — sols et usages

Plan des rez-de-chaussée au 1/500

 

Trois sites — relations et implantation

Axonométrie générale au 1/500

 

Observation et relevé

Appareil photographique

Relevés, mesures et dessins sur site

 

Temps 8, 9 et 10 — 20 novembre, 27 novembre et 4 décembre

 

Systèmes et variations

 

À ce stade, le projet est envisagé comme un système de relations entre organisation intérieure, structure, enveloppe et situation. Le travail vise à identifier les principes capables d’organiser chaque édifice, d’en assurer la cohérence et d’en préciser progressivement le caractère.

 

Le travail sur le type interroge les relations entre pièces, distributions, orientations et espaces extérieurs. Dans le logement, la répétition d’une même organisation devient le support de variations liées à la position, à l’orientation, aux vues ou aux situations particulières. Dans les équipements, la recherche porte davantage sur des organisations spatiales capables d’accueillir différents usages et leurs évolutions.

 

Les plans et les coupes au 1/200 permettent de rendre lisibles ces systèmes et leurs variations. Une attention particulière est portée au rez-de-chaussée, là où l’architecture rencontre le sol, les espaces collectifs et la géographie particulière de la Butte. Accès, seuils, distributions et prolongements extérieurs précisent la manière dont chaque édifice prend place dans sa situation.

 

La façade est développée au 1/100. Elle traduit l’organisation du bâtiment : répétition des pièces, structure, orientations et usages produisent des rythmes, des ouvertures, des profondeurs et des épaisseurs spécifiques. Son étude permet de préciser les relations entre intérieur et extérieur, entre répétition et situations singulières, mais aussi la matérialité et le caractère de l’édifice. Type, construction et expression architecturale sont ainsi pensés conjointement.

 

Les maquettes accompagnent cette définition progressive. Elles permettent d’observer les volumes, les répétitions et leurs variations, ainsi que la manière dont chaque édifice établit une relation particulière avec son environnement. Plans, coupes, façades et maquettes construisent ensemble une lecture du projet, de l’espace habité à l’édifice et de l’édifice à la Butte.

 

Documents à produire

 

Architecture — plans et usages

Plans des rez-de-chaussée et des étages courants au 1/200

Coupes significatives au 1/200

 

Façade — rythme, épaisseur et matérialité

Coupe perspective au 1/100, précisant sols, structure et distribution de l’étage courant développement d’une façade significative précisant ouvertures, profondeurs, structure, matérialité et relation aux espaces intérieurs et au rez-de-chaussée

 

Trois sites — sols et relations

Plan des rez-de-chaussée au 1/500

Axonométrie générale au 1/500

 

Maquettes — systèmes et variations

Insertion des projets au 1/500 dans la maquette collective de site

Maquette de chaque projet au 1/200

 

Temps 11, 12 et 13 — 8, 15 et 22 janvier

 

Cohérence et variations

 

Les dernières semaines sont consacrées à la mise au point des trois projets. Organisation, structure, enveloppe, matérialité, usages et relation au site sont précisés conjointement. Il s’agit de construire une cohérence entre les différentes échelles du projet et d’affirmer les positions développées au cours du semestre. Chaque projet constitue une prise de position dans une situation donnée. Il s’appuie sur les conditions existantes autant que sur les références et cultures architecturales mobilisées. Continuité, déplacement ou réinterprétation deviennent ainsi des modes possibles de transformation du réel.

 

L’architecture se précise par la mise en ordre et la variation de dispositifs simples. De faibles écarts au sein d’un système commun permettent d’articuler répétition et singularité, unité et diversité. La représentation participe directement de cette mise au point. Plans, coupes, dessins, images et maquettes décrivent les principes du projet et rendent perceptibles ses qualités spatiales : lumière, matière, profondeur, usages et relation au paysage.

 

Documents à produire

 

Architecture — plans, coupes et usages

Plans des rez-de-chaussée et des étages courants au 1/200

Coupes significatives au 1/200

 

Façade — construction et espace

Coupe-perspective au 1/100, mettant en relation structure, enveloppe, épaisseur, matière, lumière, usages et mobilier.

 

Dispositif spatial — reprise et précision

Reprise de la maquette au 1/20

 

Trois sites — sols et relations

Plan des rez-de-chaussée au 1/500

Axonométrie générale au 1/500

 

Maquettes — édifices et espace urbain

Insertion des projets au 1/500 dans la maquette collective de site

Maquette de chaque projet au 1/200

 

Espace urbain — retour aux hypothèses initiales

Reprise de la carte et coupe développées au début du semestre

Reprise et finalisation du récit vidéo et podcast

 

Correction finale, 28 janvier

 

La correction finale rassemble les différentes échelles développées au cours du semestre, de l’espace urbain au dispositif spatial. Les documents collectifs rendent compte de la stratégie construite à l’échelle de la Butte et des relations entre les trois interventions. Le travail individuel précise l’architecture de chaque projet, son organisation, sa construction et les situations d’usage qu’il propose.

 

Espace urbain et trois projets

 

Cartes — espace urbain et transformation

Carte au 1/500, reprise

Coupe au 1/500, reprise

 

Sols — trois situations

Plan des rez-de-chaussée au 1/500, intégrant les trois projets, les sols, les espaces extérieurs et leurs relations

Axonométrie générale au 1/500, reprise et précisée

 

Maquettes — projets et espace urbain

Maquette collective du site au 1/500, reprise et finalisée

Maquettes des trois projets au 1/200

 

Synthèse — récit et projet

Un catalogue de synthèse selon le gabarit commun, associant textes, dessins et images

 

Architecture et usages

Plans et coupe — organisation spatiale

Plans du rez-de-chaussée et de l’étage courant au 1/200

Coupe significative au 1/200

 

Façade — construction et espace

Coupe-perspective 1/100, précisant structure, enveloppe, épaisseur, matière, lumière et usages.

 

Dispositif spatial — habitat et usages

Maquette au 1/20 d’un dispositif spatial d’habitat et d’usage

Travaux

CONTENUS ET SUJETS

 

Le semestre développe un travail architectural et urbain continu à partir d’un même territoire d’étude : la Butte Bergeyre, dans le 19e arrondissement de Paris.

 

Le travail s’organise autour de trois temps complémentaires :

 

- un premier temps d’enquête et d’inventaire de la Butte, fondé sur l’arpentage, le relevé, le dessin, la photographie, le son, la cartographie et la maquette. Il conduit à la constitution d’un atlas collectif permettant de mettre en relation géographie, formes bâties, usages, habitants, sols, végétation et phénomènes naturels ;

 

- un second temps consacré à l’espace habité et au dispositif spatial. À partir des situations observées, les étudiants développent au 1/20 une expérimentation architecturale portant sur les relations entre espace, usage, construction, matière, lumière et milieu ;

 

- un troisième temps consacré au développement de trois situations de projet distinctes sur la Butte Bergeyre, associant réhabilitation, transformation et construction neuve. Les programmes articulent logements, équipements collectifs, activités productives, culturelles et de loisirs. Les trois interventions sont développées comme les composantes d’un même projet architectural et urbain.

 

Le travail théorique est directement associé au développement du projet. Il comporte :

 

- des synthèses collectives issues des corrections et portant sur la méthode de projet, la représentation, le plan, la coupe, la structure, la matérialité et les différentes échelles de conception ;

 

- l’étude de références historiques et contemporaines de logements et d’équipements, ainsi qu’une généalogie de l’habitat parisien, permettant de comparer typologies, distributions, rapports au sol, façades, structures et manières d’habiter ;

 

- des apports portant sur la réglementation, la construction, les ambiances, la conception bioclimatique, la transformation de l’existant, le réemploi et les différentes dimensions techniques et environnementales du projet ;

 

- des projections, lectures, visites et débats autour de références architecturales, urbaines, photographiques, cinématographiques et artistiques.

 

ORGANISATION DES SÉANCES

 

Le semestre est organisé selon un calendrier progressif alternant travail de terrain, séances d’atelier, corrections, workshop et évaluations.

 

Les séances comprennent principalement :

 

- des corrections individuelles ou par groupe autour de l’avancement des projets ;

 

- des temps de travail collectif consacrés aux cartes, maquettes, atlas et documents communs ;

 

- des synthèses thématiques sur les questions rencontrées au cours du projet ;

 

- des séances spécifiques consacrées aux enseignements transversaux — structure, construction, ambiances, arts plastiques et outils de représentation ;

 

- trois temps d’évaluation principaux : inventaire et espace urbain, pièce habitée et hypothèses, puis projet architectural final.

 

Le travail s’effectue par groupes de deux ou trois étudiants pour les dimensions collectives et urbaines, tout en maintenant une implication et une production individuelles dans le développement architectural.

 

Les séances sont organisées selon un rythme soutenu, avec chaque semaine :

 

- le vendredi, à l’école, de 8h30 à 13h30, une correction individuelle de 20 à 30 minutes du projet de chaque étudiant, assurée par l’un des enseignants du groupe ;

 

- le mardi matin, en fonction du calendrier du semestre, une séance complémentaire de questions-réponses.

Bibliographie

BIBLIOGRAPHIE

 

Ouvrages généraux

 

- ATELIER BOW-WOW, Made in Tokyo, Kajima Institute Publishing, Tokyo, 2001.

- ATELIER BOW-WOW, Pet Architecture Guide Book, World Photo Press, Tokyo, 2001.

- BACHELARD Gaston, La Poétique de l’espace, Presses Universitaires de France, Paris, 1957.

- BERQUE Augustin, SAUZET Maurice, Le Sens de l’espace au Japon : vivre, penser, bâtir, Arguments, Paris, 2004.

- BONICCO-DONATO Céline, Heidegger et la question de l’habiter. Une philosophie de l’architecture, Parenthèses, Marseille, 2019.

- CHOAY Françoise, L’Allégorie du patrimoine, Seuil, Paris, 1992.

- CHOAY Françoise, L’Urbanisme, utopies et réalités, Seuil, Paris, 1965.

- CHOAY Françoise, Pour une anthropologie de l’espace, Seuil, Paris, 2006.

- DRUOT Frédéric, LACATON Anne, VASSAL Jean-Philippe, Plus. Les grands ensembles de logements, territoire d’exception, Gustavo Gili, Barcelone, 2007.

- FORTIER Bruno, La Métropole imaginaire. Un atlas de Paris, XIXe–XXe siècles, Mardaga, Bruxelles, 1989.

- HERTZBERGER Herman, Lessons for Students in Architecture, 010 Publishers, Rotterdam, 1991.

- KOOLHAAS Rem, Junkspace, Payot, Paris, 2011.

- LACATON Anne, VASSAL Jean-Philippe, Freedom of Use, Sternberg Press, Berlin, 2015.

- LUCAN Jacques, Habiter. Ville et architecture, EPFL Press, Lausanne, 2021.

- LUSSAULT Michel, BRUGÈRE Fabienne, FORT Francine, JACQUES Michel, LE BLANC Guillaume (dir.), Constellation.s. Nouvelles manières d’habiter le monde, Actes Sud, Arles, 2017.

- LYNCH Kevin, The Image of the City, MIT Press, Cambridge, 1960.

- Formes et structures de la ville contemporaine, Éditions de la Villette, Paris, 2004.

- PALLASMAA Juhani, Le Regard des sens, Éditions du Linteau, Paris.

- PIANO Renzo, La Désobéissance de l’architecte.

- POUILLON Fernand, Les Pierres sauvages, Seuil, Paris, 1964.

- RIEGL Aloïs, Le Culte moderne des monuments. Son essence et sa genèse, Seuil, Paris, 1984 [1903].

- ROSSI Aldo, L’Architecture de la ville, L’Équerre, Paris, 1981.

- RUSKIN John, Les Sept Lampes de l’architecture, Denoël, Paris, 1987 [1849].

- RYKWERT Joseph, La Maison d’Adam au Paradis, Parenthèses, Marseille.

- SERLIO Sebastiano, écrits sur l’architecture domestique, XVIe siècle.

- SHINOHARA Kazuo, Residential Architecture, 1964–1982.

- TANIZAKI Jun’ichirō, Éloge de l’ombre, Verdier, Lagrasse.

- TESSENOW Heinrich, Autour de la maison, Éditions de la Villette, Paris.

- THIBAUD Jean-Paul, En quête d’ambiances. Éprouver la ville en passant, MétisPresses, Genève, 2015.

- VIOLLET-LE-DUC Eugène, Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle, Bance / Morel, Paris, 1854–1868.

- VIOLLET-LE-DUC Eugène, Histoire d’une maison, Bibliothèque d’éducation et de récréation, Paris, 1873.

- VIOLLET-LE-DUC Eugène, Le Massif du Mont-Blanc, Paris, 1876.

- VOGT Günther, Miniature and Panorama. Vogt Landscape Architects Projects 2000–2012, Lars Müller Publishers, Zürich, 2012.

- ZUMTHOR Peter, Penser l’architecture, Birkhäuser, Bâle.

- Nouveaux logements à Zurich. La renaissance des coopératives d’habitat.

- ZEVI Bruno, Apprendre à voir l’architecture, Éditions de Minuit.

- LE CORBUSIER, Vers une architecture, Champs Arts.

- ARAVENA Alejandro, Reporting from the Front, Biennale d’architecture de Venise, 2016.

- KOOLHAAS Rem, MAU Bruce, WERLEMANN Hans, SIGLER Jennifer, S, M, L, XL, The Monacelli Press.

- KOOLHAAS Rem, New York Délire. Un manifeste rétroactif pour Manhattan, Parenthèses.

- PANERAI Philippe, CASTEX Jean, DEPAULE Jean-Charles, Formes urbaines, de l’îlot à la barre, Parenthèses.

- POUILLON Fernand, Mémoires d’un architecte, Seuil, 2019.

- VENTURI Robert, SCOTT BROWN Denise, IZENOUR Steven, L’Enseignement de Las Vegas.

- GRAFMEYER Yves, JOSEPH Isaac (dir.), L’École de Chicago. Naissance de l’écologie urbaine, Champs Essais.

- FORMAFANTASMA, Cambio, Serpentine Galleries, Londres, 2020.

 

Pavillon de l’Arsenal

 

- PAVILLON DE L’ARSENAL, Habiter mieux, habiter plus, Paris.

- PAVILLON DE L’ARSENAL, Paris Habitat. Cent ans de ville, cent ans de vie, Paris.

- PAVILLON DE L’ARSENAL, Parties communes, une aventure collective, Paris.

- PAVILLON DE L’ARSENAL, Sports, portrait d’une métropole, Thierry Mandoul, NP2F, Paris.

- PAVILLON DE L’ARSENAL, Hôtel Métropole. Depuis 1818, Catherine Sabbah et Olivier Namias, Paris.

- PAVILLON DE L’ARSENAL, Matières grises. Matériaux / Réemploi / Architecture, Paris.

- PAVILLON DE L’ARSENAL, Capitale agricole, 3e édition, décembre 2019, Paris.

- PAVILLON DE L’ARSENAL, Homy. Coliving, cohabiter, Christelle Gautreau et Stéphanie Morio, Bond Society, Paris.

- PAVILLON DE L’ARSENAL, Cycle de conférences et débats : www.pavillon-arsenal.com/fr/conferences-debats

 

AMC / Le Moniteur

 

- AMC, Hors-série Logement, novembre 2011 — ALOG11.

- AMC, Hors-série Habitat, octobre 2019 — AHAB2019.

- AMC, Hors-série Lumière, 2017 — ALUM2017.

- PLATZER Michel, Concevoir et construire des logements sociaux, Éditions Le Moniteur.

- MUSSIER Julien, FUCHS Matthieu, Construire avec le bois, Éditions Le Moniteur.

- PHILLIPS David, YAMASHITA Megumi, Nouveaux détails de maisons contemporaines, collection Plans, coupes, élévations, Éditions Le Moniteur.

- McLEOD Virginia, Détails de maisons contemporaines, collection Plans, coupes, élévations, Éditions Le Moniteur.

 

RESSOURCES ET DOCUMENTATION

 

- PLU bioclimatique de Paris — règlement, OAP, protections, prescriptions environnementales et documents graphiques.

- Atelier parisien d’urbanisme — APUR — données urbaines et démographiques, habitat, morphologie, végétation, climat et transformations de Paris et du Grand Paris.

- Cadastre, plans historiques et photographies aériennes.

- Archives de Paris et ressources cartographiques de la Ville de Paris.

- cartes.gouv.fr

- Données INSEE.

- IGN — Remonter le temps.

- ArchiWebture — Centre d’archives de la Cité de l’architecture et du patrimoine.

 

Écouter, observer, inventorier, représenter

 

- ATELIER BOW-WOW — Made in Tokyo, Pet Architecture Guide Book, Architectural Ethnography.

- BÊKA Ila et LEMOINE Louise — Homo Urbanus, Moriyama-San, Barbicania…

- Mission photographique de la DATAR.

- FORMAFANTASMA — Cambio, enquête, matière et ressources.

- VIOLLET-LE-DUC Eugène — Le Massif du Mont-Blanc.

- Les Buttes-Chaumont — Quatre paysages — France Culture.

- Reconstruction de la Villa Zilveli : un chantier qui divise — France Culture.

- Comment faire de Paris une ville moderne ? Débat avec Henry Bernard et André Chastel en 1965 — France Culture.

- Ondario de Ryoko Sekiguchi — France Culture.

- La ville et la cité — Richard Sennett — France Culture.

- HERZOG Werner — Aguirre, la colère de Dieu.

- Cycle « Logement » — Cité de l’architecture et du patrimoine.

- Cité de l’architecture et du patrimoine — Le logement, toujours un laboratoire d’architecture : www.citedelarchitecture.fr/fr/evenement/le-logement-toujours-un-laboratoire-darchitecture

 

Lire

 

- BOUVIER Nicolas, L’Usage du monde.

- TESSON Sylvain, Dans les forêts de Sibérie.

- SEI SHŌNAGON, Notes de chevet.

- LUCAN Jacques, Habiter. Ville et architecture.

Informations supplémentaires

Documentation sur Teams : ENSAPVS 26.27 G6.S3

 

La documentation mise à disposition constitue une première base de travail. Elle rassemble des ressources permettant de comprendre l’espace urbain, observer les formes de l’habitat et construire progressivement une culture commune du Groupe 6. Elle sera complétée au cours du semestre par les recherches et les références apportées par les étudiants.