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  • S9-P3 PROJET ARCHITECTURAL ET URBAIN

DE 2 : Métabolismes urbains - Au fil de l'eau - X. Lagurgue, Sonia Cortesse, Pierre Léger et A. Maufay

Semestre 9

Responsable(s) : Xavier Lagurgue

Enseignant(s) : Vladimir Mladenovic, Antoine Maufay, Pierre Léger, Gilles-Antoine Langlois, Sonia Cortesse

  • Année : 5
  • Semestre : 9
  • E.C.T.S : 14
  • Coefficient : 5,00
  • Compensable : non
  • Stage : non
  • Session de rattrapage : non
  • Mode : option
  • Affilié à un groupe : non

Objectifs pédagogiques

ECOLE NATIONALE SUPERIEURE D’ARCHITECTURE

PARIS-VAL DE SEINE

FICHE PROGRAMME 2020-2021

 

Projet d’architecture urbaine ouvert aux étudiants de S9 et de S7

Domaine d’étude n°2 : Ecologies

 

Titre de l’enseignement: Studio Métabolismes urbains, projet: 'Au fil de l'eau'

 

Enseignants projet :

Sonia Cortesse,

Xavier Lagurgue

Gilles-Antoine Langlois

Pierre Léger

 

Suivi des parcours « recherche » : Professeur HDR Gilles Langlois

 

Partenariats internes et parcours recherche

- Avec le séminaire de S8-S9 du DE2 : risques majeurs et urbains

- Avec le séminaire de S8-S9 du DE2: Technologies Nouvelles pour l’architecture urbaine et l’environnement (TNAUE)

- Avec les deux laboratoires CRH et EVCAU

Partenariats externes

- Avec le master URBABIO co-habilité ENSAPVS/Muséum National d’Histoire Naturelle

- Avec l’université Paris Nanterre: master « Aménagement, urbanisme et études urbaines » co habilité avec l’Ecole nationale supérieure d’architecture Paris Val de Seine (ENSAPVS)

- Avec l’université technique de Wuhan (HUST)

 

 

Orientations principales du studio 'métabolismes urbains'

Face au dérèglement climatique, à l’effondrement de la biodiversité, aux urgences sociales, à la pandémie Covid19, « la présence de la nature en ville n’est pas le problème mais la solution » (Cesco, 2020). Sortir de l’aporie : « construire c’est détruire » implique pour l’architecture de reconsidérer l’objectif cartésien « se rendre maître et possesseur de la nature » pour rechercher de nouvelles modalités d’entraides, de connivence (Kenneth White, Berque, Latour) avec notre environnement ». C'est dans ce contexte et dans cette perspective que s'inscrivent les recherches du studio 'métabolismes urbains'.

Le monde urbain est traversé de flux de matières et de multiples échanges énergétiques qui configurent d’incessantes mutations. Leurs rythmes et leurs temporalités désormais accélérées (Rosa, 2010), tout autant que leurs matérialités, sont déterminants et entraînent Ecologie et Urbanisme dans un rapprochement historique. Le milieu bâti artificiel est ainsi considéré avec ses populations humaines et leurs complexités organisationnelles mais aussi ses populations d’animaux et de végétaux, qui viennent y constituer des ensembles vivants que le paysagiste Gilles Clément à décrit comme autant de figures d'un jardin planétaire.

Dans ce studio de M2 du DE2, l’écologie urbaine est ainsi envisagée comme discipline d’analyse et méthode de pensée. Elle considère les ordres de grandeur des quantités mises en jeux dans les métabolismes observés. Les flux d’énergie, de données, d’eau, de matières, de populations, d’argent, constituent des critères mesurables et donnent lieu à la détermination d’indicateurs de changement. Parallèlement à cette technicité, l’architecte travaille à l’appréhension sensible des situations, à la caractérisation des ambiances et des paysages, à la compréhension des appartenances culturelles. Il considère son activité comme inscrite dans un cycle et non dans un segment de l’histoire. A l’échelle de la ville et du territoire cette dualité typique entre l’objectif et le subjectif fonde le travail et la légitimité de l’architecte-urbaniste. Elle conditionne l’émergence d’une pensée sociale et écologique de l’espace en devenir. Dans le contexte de la crise sanitaire, l’architecte situe ainsi son action dans les temporalités de sa discipline, œuvrant à la projection d’un futur commun.

Contenu

Contenus de l'enseignement 2020-2021

 

« Au fil de l’eau ».

Le bord de l’eau, la berge et le rivage sont proposés comme territoire caractéristique à fort enjeux métaboliques pour les socio-écosystèmes.

Dans ce projet de S9 2020-2021, sans être obligatoires ou limitatifs, nous proposons trois territoires d’étude :

-la vallée de la Seine considérée de Paris au Havre, à l’ouest de Paris

-la vallée du Grand Morin, affluent de la Marne, à l’est de Paris

-la vallée de la Somme, d’Amiens à la baie de Somme, au nord de Paris

 

Les étudiants, seuls ou en groupe choisiront des sites d’étude qui auront ainsi en commun de se situer au fil ou au bord de l’eau. L’ensemble des travaux du groupe « métabolismes urbains » participera à la fabrication d’une vision commune de la ville face au risque de submersion, à la nécessité de la restauration écologique et de l’adaptation de ces milieux, qui accueillirent historiquement la plupart des fondations urbaines de ces régions.

La construction de territoires écologiques et esthétiques caractéristiques des berges d’aujourd’hui passe par le croisement à priori de quatre axes d’observation paradigmatiques:

-celui du maillage culturel et patrimonial (croisement synchronique et diachronique),

-celui du rôle des représentations, des récits, des imaginaires,

-celui du paysage en train de se construire par les actions qui révèlent la présence du fleuve

-et enfin celui de son appropriation physique et visuelle, qui réinstalle des relations directes et poétiques à l’eau.

 

Dans ce contexte, le double regard porté par le studio sur les métabolismes urbains, analytique et quantitatif et aussi, sensible et esthétique, aura pour objet d’aboutir à des propositions de projets urbains et/ou architecturaux, qui pourront prendre les formes les plus diverses en fonction des enjeux locaux mis au jour.

Travaux

Modalité de travail

Dans le contexte de la crise sanitaire, trois modalités de travail seront adoptées en fonction de l’avancement du travail:

- des séances sur le terrain, hors les murs, pour aborder des thématiques précises

- des séances en salle,

- des séances en visio-conférences, sous Teams

 

Les étudiants pourront travailler seuls ou en groupes et ce, dès les phases d’analyse et de programmation.

C’est l’ensemble des situations, des échelles et des cultures, qui créera la richesse pédagogique du studio. Les séances collectives viendront, par la diversité des cas, enrichir les travaux individuels.

Les apports thématiques effectués par les enseignants alterneront avec le passage en revue des productions hebdomadaires. Ces productions feront l’objet d’une définition précise, équipe par équipe, cas par cas.

L’étude du projet de S9 consistera premièrement à mener une analyse urbaine des métabolismes sociaux, économiques, environnementaux à l’œuvre sur les sites choisis.

Cette phase d’analyse débouchera sur une programmation très libre mais soucieuse de qualités urbaine, sociale et environnementale.

L’élaboration du projet urbain qui découlera de ces deux premières phases d’analyse et de programmation, mettra l’accent sur l’apprentissage d’outils de conception et de représentation adaptés aux exigences mis à jour.

Dans la perspective de son PFE, chaque étudiant pourra développer durant le semestre 10 un projet architectural qui s’inscrira dans l’un des projets urbain ainsi développé

Bibliographie

Extrait:

 

BOUCHIER Martine et CHOMARAT-RUIZ Catherine (sous la direction de). Nature urbaine en projets, Paris : Archibboks et Sautereau, coll. Crossborders, 2014.

CLERGEAU Philippe et BLANC Nathalie (dir.), Trames vertes urbaines. De la recherche scientifique au projet urbain, Paris : Ed. du Moniteur, 2013.

COUTARD Olivier et LEVY Jean Pierre (sous la direction de), Ecologies urbaines, Paris : Economica - Anthropos, 2010.

CYRULNIC Boris. L’ensorcellement du monde, Paris : Odile Jacob, 2001. 304p.

DESCOLA Philippe. Par-delà nature et culture, Paris : Gallimard, 2007.

ELOI Laurent. Social-écologie, Paris : Flammarion, 2010

GAUSA Manuel, GUALLART Vicente, MULLER Willy, HICAT: Hipercatalunya Research Territories, Barcelona : Actar, 2004.

IZEMBART Hélène, LE BOUDEC Laurent, Le canal de la Somme, un ouvrage d’art comme invitation à découvrir le paysage, Amiens, CG Somme, 2005.

LELOUP Michèle, BERTONE Marion, Le Grand Paris, les coulisses de la consultation. Paris : Archibooks, 2009

MARTY, LEPART, LARRERE, ARNOULD, Biodiversité, quelle histoire ? « Les biodiversités, objets, théories, pratiques ». Paris : CNRS éditions, 2005

PAQUOT Thierry, Les faiseurs de villes. Paris : Infolio, coll. Archigraphy Poche, 2010.

ROGERS Richard, GUMUCHDJIAN Philip, Des villes pour une petite planète, Paris, Ed. du Moniteur 2000.

ROSA Hartmut, Accélération, une critique sociale du temps, Paris : La découverte, 2010.

VAQUIN Jean-Baptiste (dir.), Atlas de la nature à Paris, Paris : Le passage, Paris - New York, 2006.

Informations annexes

Annexe au diplôme (Français)

Le studio « métabolismes urbains » traite d’écologie. L’architecte y aborde les milieux construits par l’étude objective des phénomènes observables. Parallèlement, il travaille à l’appréhension sensible des situations urbaines. Le projet urbain et sa programmation naissent sous l’effet de la tension produite par la mise en relation de ces deux approches.

 

Annexe au diplôme (Anglais)

The 'urban metabolism' studio deals with ecology. The architect will address the built environment by objective studies of observable phenomena. Meanwhile, he worked at the sensitive apprehension of urban situations. The development project and its programming are born under the frictions produced by the linking of these two approaches.