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  • S8-P2 PROJET ARCHITECTURAL ET URBAIN

DE 1 : Ecologie par le projet - Jean Mas, Dimitri Toubanos, Giovanna Marinoni

Semestre 8

Responsable(s) : Jean Mas, Dimitri Toubanos

Enseignant(s) : Giovanna Marinoni

  • Année : 4
  • Semestre : 8
  • E.C.T.S : 13
  • Coefficient : 5,00
  • Compensable : non
  • Stage : non
  • Session de rattrapage : non
  • Mode : option
  • Affilié à un groupe : non

Objectifs pédagogiques

De l’architecture au paysage : explorations d’une écologie urbaine par le projet

DE1 A-lto / Semestre 8

encadré par Jean Mas, Dimitri Toubanos et la paysagiste Giovanna Marinoni,

 

 

NOTA: au-delà de cette fiche descriptive, vous pouvez accéder par le lien de téléchargement ci-dessous à un petit module video de quelques minutes de présentation complémentaire de l'enseignement par ses enseignants, ainsi qu’à un dossier de références graphiques de l’enseignement, notamment de nombre de projets d'étudiants de l'année dernière

 

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PRÉSENTATION GÉNÉRALE

 

Le principe de l’enseignement de ce semestre est d'explorer avec les étudiant(e)s, à l’échelle urbaine d’un site du Grand Paris comme à celle des édifices qui viendront y prendre place, la question des rapports entre l’Architecture et l’Ecologie, à l’origine par le PROJET lui-même, et non par quelque annexe que ce soit, qu’elle soit technique et/ou traduite dans des objectifs purement quantitatifs, attachés à une forme de doxa de référentiels ne visant qu’à l’obtention de labels de toute nature, trop éloignés du savoir de notre discipline, parce que dissociés de l’essentialité de l’architecture.

 

Nous, architectes, désirons tous ardemment contribuer à la lutte contre le dérèglement climatique par un engagement sans failles au service de cet objectif dans tous nos projets futurs, par une refondation en profondeur de nos « pratiques théoriques » de projet, et des problématiques spécifiques que posent désormais pour notre discipline les questions liées à l’écologie, traduites légitimement par des publications scientifiques incontestables mais à elles-seules insuffisantes pour fonder le projet.

 

Quantités versus Qualités / Savoirs et Outils

 

Car, dans le même temps, quel sens peut-il exister en effet pour tout projet d’architecture, aussi vertueux soit-il en termes de stricts objectifs de quantités atteintes (d’émissions de CO2/d’énergie fossile consommée/de matériaux recyclés/ de pourcentage de pleine terre/de nombre d’arbres/…), si dans le même temps le projet n’a pratiquement pas de qualités au plan de l’architecture ?

 

Avec pour conséquence que les hommes et les femmes en situation d’«habiter» ces projets, de les vivre de l’intérieur, n’éprouveraient, au-delà du sentiment vertueux de participer à l’effort de tous au service de cette cause planétaire indiscutable, aucun plaisir ni émotion particulière à VIVRE ces projets plus ou moins dépourvus des qualités ?

 

Ne devrions-nous pas poser comme objectif de saisir l’opportunité de cet engagement environnemental qui s’impose à tous, non pas pour continuer de faire des projets qui vont s’engager simplement sur des quantités, mais a contrario sur des projets qui vont s’engager dans cette démarche de projet(s) à inventer, avec encore plus de qualités architecturales ?

 

C’est là l’objectif que nous souhaitons partager avec les étudiant(e)s, convaincus que le moyen principal de l’atteindre est de poser comme postulat préalable pour l’architecture un projet d’écologie engagé dès l’origine PAR LE PROJET architectural et paysager, sur la base d’hypothèses traduites dans notre discipline, notamment par une recherche morphogénétique à partir d’un travail figural, puis d’une exploration visant à la définition de dispositifs inédits, appropriés aux problématiques spécifiques recensées tant à l’échelle de la ville, de son espace public et de son paysage « urbain », qu’à celle de l’édifice.

Il s’agira donc pour les étudiants de mettre en place des dispositifs inédits, des figures de conception qui traduisent leurs hypothèses de conception écologique à différentes échelles : territoriale, urbaine et architecturale. L’objectif sera de développer une démarche « low tech » de conception, en tirant parti des qualités du site, tout en imaginant de nouvelles perspectives pour le territoire étudié.

 

Une nouvelle place de la Nature en ville

 

« (...) because ignorant violations of nature are so quickly penalised by physical disorders » (McHarg, 1969)

 

Les villes européennes interrogent aujourd’hui le paradigme de la déminéralisation. La croissance des aires métropolitaines va conduire à de nouvelles formes de densité urbaine, auxquelles devra s’associer nécessairement une considération renouvelée de l’espace public et la recherche d’un nouveau rapport à la nature.

L’expansion des villes va de pair avec leurs embellissements depuis les Lumières, au développement économique, commercial et fonctionnel la recherche d’amélioration au sens esthétique des espaces urbains et collectifs, les parcs et promenades publiques participent à la scénographie et au décor de représentation et en même temps à la fonction hygiéniste et récréative du peuple. Les grandes villes modernes ont exploré des possibles et des utopies pour penser la cohabitation entre ville et nature pour l’épanouissement des habitants (la cité jardin, Prost, la ville parc, le Corbusier etc.), mais les logiques de développement effréné et l’économie du sol ont déconnecté le projet urbain de toute réalité physique.

 

Nous aborderons la question du paysage en termes « d’infrastructure verte ». Cette notion a été largement abordée et utilisée dans l’histoire de l’urbanisme notamment dans la planification des villes et la création d’infrastructures (autoroutes, voies ferrées, etc).

L’accélération des crises climatique et sanitaire nous invitent à nous engager dans le mouvement de renaturation des villes et à penser le projet urbain et projet de territoire à partir des composantes structurantes des écosystèmes, à commencer par les fleuves et le système hydrographique qui constituent la colonne vertébrale de ces infrastructures offrant des situations de projets favorables à accueillir le vivant.

 

Par ailleurs, si aujourd’hui la question de la mise en œuvre et/ou le renforcement de l’infrastructure verte dans la ville redevient une nécessité et une urgence, autrement dit un enjeu de santé publique, qui nous oblige à envisager dans tout projet urbain les conditions pour accueillir cette « nature en ville », il serait une erreur de ne considérer que son apport fonctionnel. Nous avons besoin de lieux pour la promenade et la découverte, pour le repos et l’attente, pour le ressourcement et la pause (le vide), pour exprimer de la créativité, la danse, le théâtre, la rencontre de l’autre. Quelles natures, typologies et échelles d’espaces pour accueillir le vivant d’une part, pour satisfaire les besoins récréatifs des citadins d’autre part, quels agencements, quelles interfaces, quel cadre pour envisager une architecture contemporaine comme paysage urbain ?

 

Densité / Intensité / Hauteur(s) / Orientations

 

Au sein de cette « infrastructure verte », nous allons étudier la problématique de la densité. En effet, le paradoxe qui aujourd'hui prône à la fois les vertus de la densité et du mode campus est au centre de cet enseignement de projet. Nous chercherons à explorer de nouvelles typologies d'édifices capables d'allier les vertus de ces deux extrêmes.

La densité fait son retour dans les discours d'urbanisme et d'architecture. En réponse aux préoccupations de développement durable, on ne la résume souvent qu'à la notion de concentration illustrée par la tour. Pourtant le mot densité revêt trois sens qui ne peuvent être dissociés, et lui donnent toute sa substance. Elle évoque à la fois une épaisseur, qui renvoie à la notion spatiale d'intervalle. Elle peut aussi se définir au sens physique (c'est la masse volumique), associé par là au sens de pression et à l'aspect négatif d'oppression. Envisagée en tant que fusion ou concentration, la densité est une intensité, valeur positive qui évoque la force, les potentialités d'échanges, valeur évoquée par les penseurs contemporains à travers la notion de réseau, celle qui aujourd’hui engendre une véritable esthétique architecturale. Nous retenons de ces définitions que la densité est intimement liée à la structuration de la ville et du territoire, avec comme finalité d'intensifier 'l'être ensemble', mais qu'elle doit être soupesée, selon qu'il est nécessaire d'affirmer une présence ou au contraire de la pondérer.

 

Démolir / Conserver et transformer ?

 

En relation avec la réflexion sur la densité et la place de la nature en ville, se pose la question fondamentale de l’acte de bâtir et le rapport à ce qui existe, nous précède et avec lequel nous devons composer. Faut-il conserver l’existant, le démolir pour le remplacer, ou le transformer ? En reprenant la réflexion de Bernard Stiegler, « (…) On détruit toujours pour construire autre chose. Je ne suis pas un passéiste qui affirme qu’il ne faut pas du tout détruire. J’affirme simplement que ce que l’on détruit maintenant doit nous permettre de reconstruire un monde viable. C’est un nouveau système qu’il faut construire qui sera à la fois solvable et soutenable.» (Stiegler, 2018) , nous allons proposer aux étudiants de composer avec l’existant, en démontrant les caractéristiques structurantes du tissu existant, ainsi que ses capacités à se transformer, ou bien à être remplacé par un nouveau tissu, qui se compose avec « l’infrastructure verte », en permettant la mise en place d’une nouvelle morphogenèse écosystémique qui place l’écologie au cœur même de la fabrique de l’urbain, jusqu’à l’intervention sur l’échelle de l’édifice.

 

Palimpseste et Résilience

 

Cette réflexion nous invite à aborder le territoire comme un palimpseste , en identifiant les différentes states de constitution du territoire, dans un travail « d’archéologie » du projet. Celui-ci permet d’identifier l’histoire sourde du lieu , ses richesses et ses qualités, mais aussi ses défauts et les enjeux de sa transformation. L’ensemble de ces caractéristiques deviennent des composantes intégrantes du projet urbain écosystémique, tout en se traduisant à toutes les échelles du projet. Ainsi, la nature des sols et de l’espace public se confronte à la morphologie urbaine existante et leurs transformations potentielles. Cela permet d’aborder la notion de résilience, soit la capacité d’un territoire à absorber un choc dans notre cas et s’adapter à celui-ci. Dans notre cas le choc sera celui de l’urbanisation croissante, de la minéralisation et de la pollution des sols, mais aussi du risque d’inondation, que les projets des étudiants vont adresser.

 

En continuité, nous souhaitons interroger le phénomène de l’Ilot de Chaleur Urbain, soit l’élévation de la température dans un ilot bâti en milieu urbain, induit par l’orientation des bâtiments, le choix des matériaux et l’absence de nature, entre autres. Pour répondre à cela les étudiants devront donc à la fois s’intéresser à la nature des sols et des enveloppes bâties, tout en travaillant sur la question de la matérialité.

 

Ressources et Cultures constructives

 

Dans le prolongement de cette réflexion, nous allons inviter les étudiants à poser la question des ressources et à s’intéresser au choix des matériaux et des cultures constructives qui s'appliquent au projet. On le repère dans la production architecturale contemporaine : l'utilisation de matériaux biosourcés devient l'apanage du bâtiment « responsable ». L'utilisation du bois dans la construction refait surface, accompagnée par la renaissance de la terre, de la paille et du chanvre, entre autres. Sans entrer dans une forme caricaturale d’utilisation d’un matériau pour avoir utilisé un matériau « responsable », cette réflexion a le mérite de poser la question de l'empreinte écologique d'un bâtiment, c'est-à-dire de la quantité de ressources naturelles nécessaires pour le produire, ainsi que de la quantité de déchets qui en émanent. Ce faisant, la provenance des matériaux de construction est interrogée, en s’intéressant au cycle de vie des matériaux de construction et du bâtiment. Comment réutiliser les matériaux d'un bâtiment lorsqu'il arrive à la fin de son cycle de vie ? Faut-il le rendre démontable ? Cela suppose la mise en place d’assemblages constructifs et l’utilisation de matériaux qui permettent de déconstruire le bâtiment en vue de sa transformation, de sa réutilisation ou du recyclage et du réemploi des matériaux qui le composent. Ce faisant, les notions de flexibilité, d’adaptabilité et de réversibilité seront interrogées dans notre enseignement, en posant la question du temps et de son impact sur le processus de conception et de réalisation.

Contenu

SITE DE PROJET

 

Le site de 25ha environ (échelle d’approche projectuelle large) se trouve sur la commune de Gennevilliers, dans les Hauts-de-Seine.

 

Situé en bords de Seine, face à l’extrémité Sud de l’île Saint-Denis, au pont de Saint-Ouen, entre la A86 et le débouché de la A15 au pont de Gennevilliers (Clichy, Paris) il s’agit d’un secteur industriel en mutation proche des sites des Jeux Olympiques (Saint-Denis), de la future gare du Grand Paris Express Les Grésillons, entre celle-ci et celle de Saint-Denis Pleyel, sur la ligne 15 Ouest (https://www.apur.org/sites/default/files/documents/monographie_quartier_gare_les_gresillons.pdf).

 

Un PLUI va être lancé sur le territoire de l’établissement public territorial de Boucle Nord Seine, dans lequel une multitude d’acteurs est partie prenante (Etat, Région, département, communes, métropole, …), remettant au cœur du débat les très forts enjeux liés à l’évolution de cet ancien tissus industriel, dans un territoire au foncier très tendu (zone inondable, sols pollués etc). Plus particulièrement, au niveau de la « première strate » entre l’ancien chemin de halage en rive gauche de la Seine, aujourd’hui occupé par la voie rapide RD7, est doublé « à l’intérieur des terres » par la RD9, route historique de Courbevoie à Saint Denis, via le bac de Villeneuve la Garenne, cet axe desservant les différents noyaux historiques, Asnières, Gennevilliers, autour desquels s’organisait le territoire agricole de la vallée. Or cet axe présente déjà des caractères d’urbanité (et de très haut niveau patrimonial avec le château d’Asnières et le noyau historique du pont de Clichy, le théâtre de Gennevilliers, la cité-jardin des Gresillons, référence en urbanisme, etc) qu’il conviendrait de conforter tout en renforçant le lien entre cet axe parallèle et la Seine.

 

Un projet de Jean Nouvel, par exemple, porte déjà sur ces terrains et pourra être interrogé tant dans sa morphologie que dans sa programmation (http://www.jeannouvel.com/projets/gennevilliers-jeuneville/).

D’autres opérations récentes valorisent cette même situation en bords de Seine, comme la ZAC « des bords de Seine » à Asnières, mais une stratégie de porosité maximale qui serait particulièrement pertinente au niveau de la première « strate » (entre la RD9 et la Seine), ne semble pas programmée de manière systémique (grosse opération rue Pierre Boudou, en travaux, à côté de la cité jardin, ou projet AJN.

 

Le site du projet (rectangle compris entre la RD9, la rue Henri Chapron, limite de commune Asnières/Gennevilliers, la rue de la Bongarde, limite de commune Villeneuve-la-Garenne/Gennevilliers au Sud du centre commercial du Quartzo), débouché et façade de Gennevilliers sur la Seine (au Sud), offre une dernière opportunité pour penser une relation renouvelée entre la ville et le fleuve. Ce secteur stratégique semble en effets concentrer aujourd’hui les plus forts enjeux en termes de programmation urbaine (zone d’activité mutable), et d’ailleurs tout le secteur d’activité le long de la D20, unique connexion à forte potentiel en termes de requalification urbaine, entre le centre-ville de Gennevilliers et la Seine au pont de Saint-Ouen.

 

DÉROULEMENT

 

L'enseignement se déroulera en différentes parties, sur 14 séances le vendredi après-midi. Les différentes séquences de l’atelier sont structurées selon les différentes échelles de projet. Pour chacune d’entre elles, différentes entrées adressant la problématique écologique seront convoquées.

 

1/ Dans un premier temps, par groupes de 3, les étudiants devront effectuer une analyse territoriale, afin de comprendre les caractéristiques particulières du territoire d’étude. Une compréhension du milieu et de ses caractéristiques géographiques, hydrologiques, topographiques, géologiques, climatiques et paysagères nourrira la mise en place d’un projet de territoire. La question des infrastructures et des tissus sera également investiguée, tout comme le rapport à la Seine et le rapport à l’eau, afin de donner naissance à projet de transformation du territoire.

Cette première étape sera initiée par un séminaire d’exploration du territoire, puis clôturée par un rendu intermédiaire.

La maquette de figure sera exploitée et accompagnée à un travail en coupe. En parallèle, les étudiants mettront en place des codes de représentation libres, conceptuels et innovants, afin d’illustrer leurs hypothèses de conception écologique à l’échelle territoriale. Une attention particulière sera apportée à la mise en exergue des continuités naturelles, à la question des cycles, des ressources et à la relation au milieu.

 

2/ Dans un deuxième temps, toujours par groupes de 3, les étudiants devront effectuer une proposition de projet urbain, sur une partie du projet de territoire préalablement établi. Les intentions territoriales devront alors être déclinées dans un projet urbain abouti.

Pour ce faire, les étudiants devront mettre en place des règles urbaines, en posant la question de la prise en compte de l’écologie dans la définition de la morphogenèse urbaine, celle-ci devenant écosystémique. Cela suppose d’interroger la relation entre formes urbaines et espaces publics, le rapport plein/vide, la question de la densité et la présence de nature, la nature des sols et des enveloppes, l’orientation et le rapport au climat, l’ilot de chaleur urbain, le rapport à la Seine et le rapport à l’eau, ou encore la prise en compte du milieu. A partir de ces règles urbaines, qui devront être illustrées sur une planche spécifique, les étudiants devront proposer un projet urbain. Il s’agit de traduire et situer les règles urbaines préalablement établies, tout en imaginant et en dessinant un tissu urbain qui prend en compte les indicateurs préalablement établis.

 

A l’image de l’étape précédente, la deuxième étape du projet fera l’objet d’un travail en maquette de figure et en coupe. Ils seront accompagnés par l’analyse de cas d’études iconiques illustrant la prise en compte des problématiques écologique dans des projets urbaines européens, voire internationaux. Aussi, les étudiants devront poursuivre leurs investigations sur les codes de représentation exprimant la problématique écologique par le projet. Il s’agira d’illustrer et de conceptualiser le règlement d’urbanisme à mettre en place, tout en mettant en exergue la question des cycles, de la relation au milieu et de la place de la nature dans le projet.

Cette deuxième étape fera également l’objet d’un rendu intermédiaire.

 

3/ Enfin, dans un premier temps, individuellement, les étudiants devront réaliser un projet d’édifice. Celui-ci prendra en compte les règles urbaines définies dans le projet urbain préalablement établi, lui-même prenant en compte le projet de territoire établi dans la première étape de l’atelier. Le travail à l’échelle de l’édifice fera l’objet d’une investigation particulière sur la question de la typologie, des logiques structurelles et du choix des matériaux, en prenant en compte la notion d’énergie grise et de bas carbone, du traitement de l’enveloppe bioclimatique, de la relation à la nature, de la densité et du rapport public-privé. Des références de projets réalisés exprimant ces intentions devront alors être confrontées aux projets proposés par les étudiants.

Cela fera l’objet d’un travail en maquette à des échelles variées, ainsi que d’un travail plus précis en coupe, à différentes échelles, allant jusqu’au détail constructif. En parallèle, un travail en plan, coupe, axonométrie et en maquette sur l’assemblage typologique et constructif sera attendu. Les étudiants devront également mettre en place des codes de représentations libres pour illustrer les points mentionnés, avec une attention particulière apportée à la question des ressources, du cycle et de l’énergie grise, des assemblages constructifs et typologiques, mais aussi de la place de la nature et de la relation public-privé.

Cette dernière étape fera l’objet du jury final, dans lequel les étudiants vont présenter l’ensemble de leur travail du semestre.

Bibliographie

1. BOISSONADE Jérôme (sous la direction de), La ville durable controversée - Les dynamiques urbaines dans le mouvement critique, Paris : éditions Petra, mars 2015, 486p.,

2. CORBOZ André, Le territoire comme palimpseste et autres essais, Paris : éditions de l'Imprimeur, 2001, 281p.

3. KOOLHAAS Rem, Junkspace : Repenser radicalement l'espace urbain, Paris : éditions Payot, 2011, 120p.

4. LUCAN Jacques, Ou va la ville aujourd'hui ? Formes urbaines et mixités, Paris : éditions de la Villette, 2012, 208p.

5. MAGNAGHI Alberto, La Biorégion urbaine, petit traité sur le territoire bien commun, Paris : éditions Eterotopia France, Collection rhizome, 2014, 176p.,

6. MANGIN David, La ville franchisée : formes et structures de la ville contemporaine, Paris : éditions de la Villette, 2004, 480p.

7. MAZRIA Edward, Le Guide de la Maison Solaire, Marseille: éditions Parenthèses, 2005, (1ère édition: Rodale Press, Inc., Emmaus, PA, USA - 1979 ; traduit en français aux éditions Parenthèses en 1981), 340p

8. MCHARG Ian, Design With Nature, New York : John Wiley et Sons, 1995 (1ère édition en 1969), 208p.

9. NORBERG-SCHULZ Christian, Genius Loci - paysage, ambiance, architecture, Sprimont : éditions Mardaga, 1981 (1ère édition : Milan : Gruppo editioriale Electa, 1979, traduit en français par Odile Seyler), 216 p.,

10. PEUPORTIER Bruno, Eco-conception des bâtiments et des quartiers, Paris : Presses de l’École des Mines, 2008, 336 p.

11. TOUBANOS Dimitri, Les projets de logements en Europe à l'aune du développement durable : adaptations, transformations, innovations et obstacles dans la conception architecturale, thèse de doctorat en architecture, sous la direction de Virginie Picon-Lefebvre, Université Paris Est, 25/05/2018, 498p.

12. VIGANO Paola, Les Territoires de l'Urbanisme : Le projet comme producteur de connaissance, éditions Métis Presses, 2016 (1ère édition 2010), 256p.

13. WRIGHT David, Manuel d'architecture Naturelle, Marseille : éditions Parenthèses, 2004, (1èreédition: Van Nostrand Reinhold Company, New York, USA - 1978, traduit en français aux éditions Parenthèses en 1979), 248p.