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  • S7-P2 Projet 2 architectural et urbain

DE 1 : Villes émergentes / architecture de la métropole - Hervé Dubois, Marie-Caroline Piot

Semestre 7

Responsable(s) : Hervé Dubois

Enseignant(s) : Marie-Caroline Piot-Asfar

  • Année : 4
  • Semestre : 7
  • E.C.T.S : 14
  • Coefficient : 6,00
  • Compensable : oui
  • Stage : non
  • Session de rattrapage : non
  • Mode : option
  • Affilié à un groupe : non

Objectifs pédagogiques

Domaine d’étude A-LTO

« VILLES EMERGENTES»

Saint-Laurent du Maroni, Guyane

Enjeux climatiques et migratoires d’une ville française en Amazonie

M1-S7 PROJET 1° semestre 2020-21

Grille programme

Temps : 16 semaines Heures encadrées : 120 h – Heures étudiants : 170 h – Total des heures : 290 h.

Effectif : étudiants

Enseignants: Hervé DUBOIS, Marie-Caroline PIOT, Sébastien BLONDOT

 

 

 

 

 

 

Située en rive ouest de la Guyane, la ville de Saint-Laurent du Maroni connait une situation

démographique exceptionnelle, accompagnée d’une croissance urbaine très forte. Sa situation

frontalière au bord du Fleuve Maroni en fait la principale porte d’entrée vers l’Europe depuis l’Amérique

du Sud, lui confèrant la situation inédite d’une ville moyenne en passe de devenir en une décennie la

première commune de Guyane du point de vue de la démographie.

Ce territoire appelle une réflexion sur le devenir de villes en fort développement, marquées par

l’urgence due à une rapide croissance démographique dans des territoires peu urbanisés, dans un

contexte de ressources locales limitées et de conditions climatiques extrêmes.

Cette réflexion est l’occasion d’aborder certaines questions fondatrices de la ville comme lieu de

communauté :

Quelle mutabilité la ville réserve-t-elle pour intégrer les populations migrantes et leur offrir un habitat

digne ? Comment accompagner l’habitat auto-construit ? Quelle densité urbaine pour une population

intégrant l’agriculture vivrière au coeur de la notion d’habitat ? Comment contenir la ville et maitriser

ses limites ?

Nous vous proposons d’étudier ces questions à deux échelles :

- Un premier travail sera réalisé à l’échelle urbaine, avec une analyse de la ville actuelle puis

d’un quartier en devenir.

- Un second travail à l’échelle architecturale visera à offrir des réponses aux problématiques du

logement, et notamment de l’accompagnement de l’habitat auto-construit. Ce second travail

s’intégrera dans les contraintes définies par le concours public de Maitrise d’oeuvre en cours

actuellement : « Un toit pour tous en Outre-Mer », bien que sur un site différent de ceux

proposés dans le cadre de cette consultation.

Ces objectifs seront poursuivis à travers une recherche par le projet et les outils de sa représentation

entendus comme support de l’analyse et vecteur de connaissances.

Les contenus et les sujets

A l’heure ou la guerre, les persécutions, le changement climatique génèrent des mouvements de migration de masse, sans doute les plus importants depuis la Seconde Guerre mondiale, une réflexion sur la mutabilité des villes pour l’accueil de ces populations déplacées est l’occasion d’aborder certaines questions fondatrices de la ville comme lieu de communauté.

Contenu

Workshop sur site :

Ce travail s’insère dans un partenariat avec la Direction des Affaires Culturelles de Guyane, qui propose

le financement d’un workshop sur site. Ce voyage se déroulera dans le courant du mois de novembre,

sous réserve d’une évolution favorable de la situation sanitaire. Dans tous les cas, des vidéos

conférences seront établies avec les services de la DAC à certains moments clés du projet urbain et

architectural.

Contexte culturel :

La population de cette ville-fleuve, mosaïque, transfrontalière, se caractérise par un morcellement de

communautés : amérindiens, bushinenge ou noirs marrons, hmongs, créoles, métropolitains, surinamais,

brésiliens... Les modes d’habiter de ces différentes populations varient (zones d’habitat informel, villages

coutumiers, ville ancienne coloniale), ainsi que l’organisation de leur communauté. Pour la majorité, le

rapport à la terre est très important, l’agriculture vivrière faisant partie intégrante du quotidien et des

ressources du foyer. La prégnance de la nature est ici, pour tous, intégrée dans la vie de tous les jours.

La question de la soutenabilité ou de la frugalité des modes d’habiter est déjà réelle par défaut.Situé en lisière de la ville coloniale, au sud de l’ancien Hôpital, le Village Chinois fait partie intégrante de

l’histoire de St-Laurent du Maroni et s’étend sur une surface triangulaire de 47000 m2 en bord de Fleuve.

D’abord habité par d’anciens forçats coloniaux indochinois libérés par l’administration pénitentiaire, il a

vu l’arrivée de familles chinoise venues du Suriname pour installer leurs petits commerces.

La transformation de l’ancien hôpital sur un site adjacent constituera un renouveau pour le centre-ville

de Saint-Laurent, nécessitant une réflexion sur la requalification de ce quartier central aux constructions

organiques et vétustes.

Le projet urbain sera situé sur le site du Village Chinois, intégrant les problématiques liées à la croissance

démographique et aux spécificités culturelles, climatiques et de ressources locales. L’implantation de

logements et d’équipements publics sera associée à un traitement des espaces urbains.

 

Echelle architecturale : basé sur les contraintes programmatiques du Concours PUCA « Un toit pour tous

en Outre-mer »

Conception de projets architecturaux intégrant l’usage de matériaux locaux biosourcés ou géosourcés

(notamment terre crue, bois, fibre végétale), ainsi qu’un travail abouti de conception bioclimatique,

intégrant un travail sur les modes constructifs.

Le travail intégrera également une réflexion et un positionnement de l’étudiant sur l’accompagnement

à l’auto-construction, avec la question de la modularité, de la réplicabilité mais aussi de la

personnalisation des ouvrages futurs.

 

L’organisation des séances

jour(s) de la semaine et horaire : tous les vendredis après-midi, et ponctuellement le mardi.

salle(s) : en attente

modes pédagogiques :

Un premier temps sera consacré à l’analyse de projets architecturaux remarquables réalisés en climat

tropical, projets d’habitat et équipements, d'autre part à l’étude de recherches et de documents

d’urbanisme révélatrices des spécificités du territoire.

Le mois d’octobre sera consacré à la réalisation d’un projet urbain associant bâtiment et espace

public.

Les mois de novembre et décembre permettront un re-questionnement du projet à l’issue du jury de

première phase et des échanges avec la DAC, ainsi que le développement du projet à l’échelle

architecturale sur ce même site.

Un second jury aura lieu fin décembre.

Le jury final aura lieu lors de la dernière semaine de janvier.

En début de semestre, une mutualisation du travail avec l’atelier Villes Emergentes de S9 sera proposée.

Des corrections croisées entre les deux ateliers seront également organisés.

Travaux

Ecrits, dessins, maquettes adaptés au développement spécifique et itératif du projet

Bibliographie

Le territoire de l'architecture - V. Gregotti

L'espace public - T. Paquot

Theoretical anxiety and design strategies R.Moneo 2004

Manual de vivienda incremental e disegno participativo - A.Aravena- Andrea Iacobelli 2012

Catalogue de la biennale de Venise 2016

La ville accueillante - C. Hannape 2018