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  • S7-P1 PROJET ARCHITECTURAL ET URBAIN

DE 5 : « Après la ville moderne – La ville nouvelle de Marne-la-Vallée »- Jean-Marc Bichat et M.H. Simonpoli

Semestre 7

Responsable(s) : Jean-Marc Bichat

Enseignant(s) : Mathieu-Ho Simonpoli

  • Année : 4
  • Semestre : 7
  • E.C.T.S : 14
  • Coefficient : 6,00
  • Compensable : non
  • Stage : non
  • Session de rattrapage : non
  • Mode : option
  • Affilié à un groupe : non

Objectifs pédagogiques

L’offre pédagogique de cet enseignement de projet pour le premier semestre du cycle de Master porte sur l’apprentissage du projet d'architecture à l’échelle du territoire. A partir du cas francilien, que notre époque moderne aura façonné à partir de multiples modèles (la ville nouvelle, la zone d’activités, le centre d’affaires, le grand ensemble, etc.), l’approche cherchera, non pas à imaginer l’émergence de nouveaux paradigmes, mais bien à approfondir et faire atterrir ce qui ont déjà été définis.

 

L’enseignement aura comme objet d’étude la ville nouvelle de Marne La Vallée (secteurs 2 et 3). Des rendus d’étape seront organisés en lien avec les ateliers de projet dirigé par Etienne Lenack et Antoine Viger Kohler (DE Territoires).

 

L’enseignement est articulé avec le Cours Magistral intitulé « Après la ville moderne : théories, héritage et perspective » coordonné par Jean-Marc Bichat

Contenu

Marne la Vallée est un archétype de la « ville moderne » planifiée aux portes de Paris. Irriguée par les infrastructures de l’A4 et du RERA, théorisée comme une « ville archipel », « ville nature » influencée par les expériences scandinaves, c’est aujourd’hui une « ville territoire linéaire » qui, « secteur » après « secteur » s’étire le long de la Marne dans un cadre paysager exceptionnel. Laboratoire de l’architecture depuis les grands ensembles jusqu’au New Urbanisme en passant par le Post modernisme, la ville nouvelle compose avec des bourgs, les châteaux, les fermes, les cités ouvrières et des « intérieurs naturels » (parcs, bois, forêts, prairies, champs, ruisseaux, rivières, chaine de plans d’eau …) que le développement urbain a englobés

 

Si le territoire est encore très dynamique, les nouvelles conditions de la fabrication de la ville, celles de la crise climatique, des impératifs environnementaux qui dessinent une nouvelle urbanité, une nouvelle architecture marquée par l’exigence énergétique et bas carbone, d’un contrat social et économique où l’économie devient celle de la ressource etc… conduit désormais à un développent intensif à l’opposé du processus extensif imaginé par les fondateurs.

 

En s'appuyant sur l’histoire et les qualités héritées, l’atelier cherchera à explorer les possibilités d’évolutions et de renouvellement des secteurs 2 et 3 de la ville nouvelle en interrogeant les grands paradoxes de son urbanisme :

 

1- L’urbanisation des infrastructures vs l’urbanisme de flux et de réseau qui a produit le cloisonnement fonctionnel et un urbanisme de secteur et d’unités de voisinage.

 

2- L’articulation des sites urbanisées avec le grand paysage (lisière) et le renouveau de la relation ville et « nature » vs la ville des espaces verts qui multiplie les situations de franges et d’arrières.

 

3- Les transformations des « pièces urbaines » le plus souvent monofonctionnelles (zones d’activités, zones pavillonnaires, grands ensembles, urbanisme de dalle…) aux multiples situations construites : villageoises, péri métropolitain, site de gare …

 

L’enseignement s’appuiera sur plusieurs thématiques exploratoires :

 

- L’expérience de l’existant comme préalable à tout acte de transformation avec l’identification de ses multiples formes de ressources (matérielles et immatérielles). L’apprentissage des modes de représentations liés à la conceptualisation et la formalisation du projet urbain et ce, à différentes échelles.

 

- La constitution de l’espace public comme réponse première aux défis qui conditionnent le futur de la métropole (construction de la vie en commun et de la civilité, continuité et cohésion des territoires, accueil et disponibilité pour des usages en constante mutation).

 

- La transformation des infrastructures de la métropole produite par la modernité. Ces grands « équipements » forment en quelque sorte l’épaisseur du socle métropolitain et leur métamorphose ouvre la perspective de nouveaux modèles de développement humain.

 

-L’évolution des tissus urbains dans les nouvelles conditions de renouvellement et écologique.

 

- les impératifs environnementaux et bas carbone dans la conception urbaine et architecturale.

 

-La prise en compte du temps avec la définition simultanée d’un projet et d’une démarche capables d’intégrer les incertitudes, et, in fine, d’atteindre les objectifs qui ont été fixés au départ.

 

Déroulé

 

Le semestre est structuré en 3 grandes étapes faisant chacune l’objet d’une restitution lors d’un jury commun regroupant les enseignants précités.

 

 

Première étape (4 semaines) : Compréhension et stratégies

 

Réalisée par groupe de 3 à 4 étudiants, cette étape s’appuie sur l’analyse et la compréhension de l’existant. Elle vise à faire émerger les spécificités et les caractéristiques fondamentales du territoire d’étude. Il suppose l’arpentage du territoire et un travail d’analyse qui renforce les acquisitions de la L3 (S5 et surtout S6).

 

 Savoir analyser l’histoire et les étapes de formation d’un territoire ;

 Savoir identifier, représenter et analyser aux différentes échelles les éléments constitutifs fondamentaux de la ville en tant que formes, constructions, structure et systèmes ;

 Savoir analyser les perspectives d’évolution d’un contexte urbain à partir d’une lecture critique des processus de transformation et des dynamiques territoriales à l’œuvre, des données, des potentialités ou dysfonctionnements et des logiques d’acteurs. Avec comme conclusion l’identification et la formalisation des enjeux.

Représentations privilégiées : cartographie, photographie, généalogie, corpus de références, maquette conceptuelle des intentions

 

Jury intermédiaire 1

 

Deuxième étape (8 semaines) : Formalisation – Structure d’ensemble

 

- Définition des invariants, élaboration du programme ;

- Mise en œuvre de la stratégie : structure d’ensemble pouvant ordonner les transformations urbaines

- Premiers tests et déclinaisons morphologiques et typologiques.

 

Représentations privilégiées : cartographie, axonométrie, plan guide, plan et coupe, maquette.

 

Jury intermédiaire 2

 

 

Troisième étape (4 semaines) : Finalisation et rendu

 

- Approfondissements à l’échelle architecturale

- Représentations et maquette architecturale d’un ou des éléments caractérisés du projet.

Travaux

Les étudiants sont amenés à privilégier différents modes de représentation et de restitution :

- la cartographie territoriale et urbaine ;

- la photographie ;

- l’axonométrie ;

- le plan guide décomposé (éch. 1/2000°) ;

- le plan et la coupe (éch. 1/500°) ;

- les documents rédactionnels ;

- les maquettes (échelles multiples avec au moins 2 échelles).

Bibliographie

Les références bibliographiques sont identifiées et transmises pendant le semestre en lien avec la démarche personnelle élaborée par l’étudiant.

Informations supplémentaires

Des mini cours seront diffusés en appui des séances et en lien avec l'avancement des projets -L’enseignement est articulé avec le Cours Magistral intitulé « Après la ville moderne : théories, héritage et perspective » coordonné par Jean-Marc Bichat