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  • S10- PFE PROJET ARCHITECTURAL ET URBAIN

Contrôle continu PFE

Semestre 10

DE 1 : Capolavori 3 : HABITER LE PAYSAGE - Emmanuelle Sarrazin et Cyrille Faivre Aublin, Laurent Beaudouin

Responsable(s) : Emmanuelle Sarrazin, Cyrille Faivre-Aublin

Enseignant(s) : Bruno Person, Laurent Beaudouin

  • Année : 5
  • Semestre : 10
  • Affilié à un groupe : non

Objectifs pédagogiques

HABITER LE PAYSAGE

« Rien n’est à inventer, tout est à réinventer » (Luigi Snozzi)

 

Master 2, S10-PFE à l’ENSA Paris Val-de-Seine, D.E. « Alto »

2020-2021

Enseignants :

Emmanuelle SARRAZIN

Laurent BEAUDOUIN

Cyrille FAIVRE-AUBLIN

 

 

Le travail de PFE portera sur les rapports entre l’architecture et le paysage naturel ou urbain.

Nous considérons la ville comme un paysage à part entière.

Nous explorerons la réversibilité du rapport au territoire : l’édifice comme moyen de construire un

paysage, et la capacité du paysage à rentrer dans l’édifice.

Les étudiants peuvent proposer un site et un sujet déjà explorés ou analysés. Ils devront en formuler la problématique.

Pour les étudiants qui n’ont pas choisi de site, nous proposons de travailler sur la ville de Firminy-Vert, dans la Loire, où il y a plusieurs interventions remarquables de Le Corbusier, et ses environs en direction de Saint-Étienne.

Contenu

LA NÉCESSITÉ DU PROJET. TRANSFORMER LE MONDE.

Le projet d’architecture est l’acte majeur par lequel l’architecte concourt à la civilisation. C’est une action pensée de transformation du paysage et de ses usages, à partir d’un état du monde que le projet dresse et contribue à clarifier.

Nous proposons d’aborder le projet architectural par la pratique théorique du projet, ou la “progettazione” (mot italien sans réelle traduction française) comme mode opératoire et de pensée.

C’est une pratique productrice de connaissance, s’appuyant à la fois sur des positions théoriques et des données empiriques qui, à leur tour, peuvent déboucher sur de nouvelles questions théoriques. La forme architecturale est ce par quoi l’architecte pense et agit.

 

LE PROJET COMME BOÎTE À OUTILS CONCEPTUELS

Le 'projet' dans la réalité et le 'projet' dans une école d'architecture ne participent pas du même objectif : le premier vise notamment à construire un bâtiment, le second a pour finalité de permettre à l’étudiant de se construire. Ainsi, l'apprentissage du projet se fonde dans un cadre fictif qui procède à des réductions du cadre réel (les contingences) pour faire émerger des notions essentielles. Ces notions sont théoriques en ce qu'elles sont de l'ordre du général et ne procèdent pas de l'accumulation de singularités (un client, un budget, les réglementations, etc.).

Il s'agit de faire naître par l'abstraction conceptuelle et plastique une approche critique de 'résistance', seule capable de fonder in fine le projet dans un contexte réel évoluant sans cesse. Résistance à l’aplatissement d’une culture devant la seule part marchande et médiatique de celle-ci, résistance au gaspillage énergétique des procédures normatives et au consumérisme de l’objet architectural.

Ce processus d'affranchissement suppose le projet comme une totalité annonciatrice supérieure aux éléments qui le composent (le programme etc.) et s'apparente ainsi à une démarche expérimentale où rien n'est connu a priori et où toute hypothèse doit en retour être validée. « Rien n’est à inventer, tout est à réinventer » (Luigi Snozzi).

Cet enseignement, nommé pratique théorique du projet, prend acte du caractère indissociable devant unir la recherche (spatiale, formelle, structurelle, urbaine, paysagère, conceptuelle) et les pratiques professionnelles (à défaut de métier) en direction desquelles il ouvre.

 

L'apprentissage du projet s'applique à toutes les échelles de conception (le territoire, le détail, la ville ou l'édifice, l’espace intime ou de représentation) puisque celles-ci questionnent tour à tour des problématiques spécifiques et complémentaires.

Après avoir graduellement abordé, en licence, des exercices et des programmes dans une « mise en situation » initiatique autant qu'inédite, le cycle de master est conçu pour donner aux étudiants la possibilité de revisiter la fabrication du projet afin d’y construire une posture et des affinités de recherche.

Chaque futur architecte doit, pour paraphraser Louis Kahn, être accompagné dans une recherche exigeante: « devenir l’architecte de ses propres aspirations ».

 

« Les bords de la nature sont toujours en lambeaux » (A.N. Whitehead, The Concept of Nature, 1920).

 

'Deux disjoints de se conjoindre font un monde.' Michel Deguy.

Travaux

LE TERRITOIRE DU PROJET, LE PROJET DE TERRITOIRE: TRAVAIL SUR LES LIMITES.

• Du paysage à l’édifice.

La réflexion portera sur les 3 actions projectuelles suivantes:

arpenter le sol, construire l’horizon, composer avec l’existant.

Le paysage sera exploré suivant les thèmes du point de vue, de l’étendue et des limites.

Ces limites sont de plusieurs ordres. Elles concernent les relations entre nature et artifice, entre dehors et dedans, entre plein et vide, entre figure et fond, entre privé et public.

 

Les étudiants font un diagnostic du site par le projet, et le programme fonctionnel en découle. Il s’agit de faire surgir d’un territoire donné des occasions de projet capables d’ouvrir le « champ des possibles » et de faire apparaître des formes urbaines et territoriales généralement interdites par les processus de fabrication de la ville contemporaine. En se confrontant au site, la forme architecturale ne vient pas donner forme illustrative à un parti ou à une analyse préalable mais constitue en soi un outil d'analyse. Ces interventions valorisent la complexité des situations pré-existantes par l’application d’un « droit d’inventaire ».

Des points de vue se construisent et s’assemblent, sur la ville et ses paysages, des intensités spatiales se mesurent et se parcourent. C’est une architecture de résistance à la consommation des territoires et de responsabilité quant à leurs transformations.

 

• Du dedans vers le dehors, croisements d’échelles.

Une attention particulière est portée aux croisements d'échelles, aux différentes limites sur lesquelles agit le projet: seuils public-privé, dedans-dehors, vide-plein, sombre-lumineux, minéral-végétal, naturel-artificiel, etc. Ainsi s’élaborent des espaces architecturaux qualifiés, c’est-à-dire du vide chargé de son gradient de lumière, de sa matérialité pesante, de ses parcours induits et de ses usages honorés.

 

LES MATÉRIAUX DU PROJET.

Les « matériaux de l’architecture » (la lumière, l’espace, la gravité, le parcours, le territoire, l’eau) avec lesquels s’élabore le projet sont questionnés et précisés par les modes de représentation qui entrent en jeu dans la construction de la forme.

La tectonique est un axe de travail qui permettra de confronter l’abstraction de la figure (spatiale, territoriale) à la matérialité des sols, des parois, des couvertures et de la structure.

L’élaboration d’une problématique se fait avec du texte, des documents graphiques et maquettes correspondants.

Chaque situation de projet donne lieu à un développement minutieux et précis jusqu’à une vision plus essentielle où il en va de la nature des choses architecturales. L’activité de projet, dans « une certaine émulation cognitive qui vient aiguiser le regard et la sensibilité de l’étudiant » (Michel Corajoud), devient instrument de connaissance, où chaque élément est décortiqué, démonté et remonté selon une méthode expérimentale et empirique.

 

Notre studio de PFE « Habiter le paysage » s’adresse donc à des étudiants cherchant à développer un propos à travers un travail raisonné et exigeant de la forme comme incarnation et développement d’une posture intellectuelle.

Bibliographie

Bibliographie

 

chateau-meudon.wifeo.com/les-jardins-.php

 

BESSE Jean-Marc, Le goût du monde. Exercices de paysage, Arles, Actes Sud / ENSP, 2009

BESSE Jean-Marc, La nécessité du Paysage, Marseille, éditions Parenthèses, 2018

BONNET Frédéric, «Extension du domaine de l’urbanisme», Grand Prix de L’urbanisme 2014, ss. la direct°de Ariella Masboungi, Ed. Parenthèses, 2014

BOUCHENOT-DÉCHIN Patricia et FARHAT Georges, André Le Nôtre en perspectives, 1613-20013, Paris, Hazan, 2013

BRETON David, Marcher. Éloge des chemins et de la lenteur, Paris, éd. Métailié, 2012

CIRIANI Henri et BEAUDOUIN Laurent, Vivre haut. Méditations en paroles et dessins, Paris, Archibooks, 2011

COLLOT Michel, La poésie moderne et la structure d’horizon, Paris, PUF, 1989 ;

Les enjeux du paysage. Littérature, arts et sciences humaines, Bruxelles, éd. Ousia, 1998

CORAJOUD Michel, Le paysage, c’est l’endroit où le ciel et la terre se touchent, Arles, Actes Sud / ENSP, 2010

Critique n° 613-614, 1998, « Jardins et Paysages »

DIAZ Isabel, FLEURY-JÄGERSCHIDT Émilie (s.la direct° de), L’horizon des lieux. Réparer par le paysage, Marseille, éditions Parenthèses, Collect° 'Territoires en projet', 2017

FLÉCHEUX Céline, L’horizon. Des traités de perspective au Land Art, Rennes, PUR, 2009 ;

L’horizon. 50 questions, Paris, Klincksieck, 2014

FOLLÉA Bertrand, L’Archipel des métamorphoses. La Transition par le paysage, Marseille, éditions Parenthèses, Collect° 'La nécessité du paysage', 2019

FOUCAULT Michel, « Des espaces autres », in Dits et Écrits, t.IV, Paris, Gallimard , 1994

GREGOTTI Vittorio, Le Territoire de l’Architecture, Milan, Feltrinelli, 1966

GROS Frédéric, Petite bibliothèque du marcheur, Paris, Flammarion-Champs classiques, 2011

GUBLER Jacques, Motion, émotions, « Notes sur la marche à pied et l’architecture du sol », Gollion, infolio, 2003

HERTZBERGER Herman, Leçons d’architecture, Gollion, infolio, 2010

LE CORBUSIER, Les Trois établissements humains, Paris, édit° de Minuit, 1959

LE CORBUSIER, Oeuvre Complète, vol.

MARIAGE Thierry, L’univers de Le Nostre, Bruxelles, Pierre Mardaga, 1990

MAROT Sébastien, L'art de la mémoire, le territoire et l'architecture, Paris, éd. de La Villette, 2010

PADOVAN Richard, Towards Universality. Le Corbusier, Mies and De Stijl. « The Pavilion and the Court », London et NY, Routledge, 2002

PRANLAS-DESCOURS Jean-Pierre, L’archipel métropolitain. Territoires partagés, Paris, Pavillon de l’Arsenal / éd. Picard, 2002

RAGOT Gilles, Le Corbusier à Firminy-Vert. Manifeste pour un urbanisme moderne, Paris, Centre des Monuments nationaux, Collect° Monographies d'édifices, 2011

ROGER Alain, Court Traité du paysage, Paris, Gallimard, 1997

La théorie du paysage en France (1974-1994), Seyssel, Champ Vallon, 1995

SIZA Alvaro, Imaginer l’évidence, Marseille, Parenthèses, 2012

SNOZZI Luigi, CROZET Pierre-Alain, Pour une école de tendance, Lausanne, PPUR, 1999

« Monte Carasso, à la recherche d’un centre », in Le Visiteur n°16, 2010

TIBERGHIEN Gilles A., Le paysage est une traversée, Marseille, éditions Parenthèses, Collect° 'La nécessité du paysage', 2020

VACCHINI Livio, Capolavori (Chefs-d’œuvre), Paris, éd ; du Linteau, 2006

VESCHAMBRE V., 'Firminy-Vert et le 'site Le Corbusier'. Vers une esthétisation du grand ensemble?', in Cahiers de la Méditerranée 2000, p.133-156, 'Paysages urbains (XVIe-XXe siècles)'. Tome II [Actes du colloque de Grasse, décembre 1998]

WEISS Allen S., Miroirs de l’infini (Le jardin à la française et la métaphysique au XVIIè siècle), Paris, Seuil, 1992

Informations supplémentaires

Firminy-Vert, de Le Corbusier.

'Firminy. Post-utopia, an architectural fiction.' Thème fédérateur de la session actuelle de diplômes à l'Accademia d'Archittetura de Mendrisio, Tessin, Suisse, regroupant 15 groupes de projets PFE, sur des problématiques diverses, pour 150 étudiants diplômants.

 

dossier-presse-sitelecorbusier.pdf

 

www.lemoniteur.fr/article/radio-architecture-sur-france-culture.1628204

 

www.lemoniteur.fr/article/architecture-du-nouveau.4549

 

www.liberation.fr/societe/1998/12/03/au-corbu-de-firminy-on-defend-l-ecole-sur-le-toit_254996

Informations annexes

LC.Firminy_Doss.Presse_sitelecorbusier copie.pdf

Le Corbusier Firminy - Saint-Étienne Métropole

Patrimoine mondial UNESCO

— firminy —

PREMIER SITE LE CORBUSIER EN EUROPE

DOSSIER DE PRESSE

www.ville-firminy.fr

| stade

| église

| unité d’habitation

ville de

Saint-Étienne Tourisme © Maison de la Culture, Stade et Unité d’Habitation : Gabriele Croppi © F.L.C/ADAGP (2016) - Église Saint-Pierre : Gabriele Croppi © Conception, Le Corbusier architecte, José Oubrerie assistant (1960-65). Réalisation, José Oubrerie architecte (1970-2006)

 

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p.7 p.12 p.13

p.14

p.15 p. 18 p.21

SOMMAIRE

Le Site en un clin d’œil

L’inscription sur la Liste du patrimoine mondial : récit d’une candidature

Découvrir le Site Le Corbusier à Firminy : 1er site en Europe

Le quartier de Firminy-Vert, histoire d’un projet urbain utopique

Les actualités 2016

Exposition Traverses - l’art d’aujourd’hui rencontre Le Corbusier en partenariat avec l’Institut d’Art Contemporain de Villeurbanne

Nouveau parcours d’interprétation

Un ensemble architectural hors norme sur un territoire tourné vers l’innovation et le design

Matériel réservé à la presse

Glossaire et biographies

Informations pratiques et contacts presse

CONTACTS PRESSE

anne samson communications

Andréa Longrais / Camille Delavaquerie

+33 (0)1 40 36 84 32 / +33(0)1 40 36 84 34 andrea@annesamson.fr / camille@annesamson.fr

TOURISME et CONGRES www.ville-firminy.fr

ville de

 

Editos

Firminy-Vert, 1er site

Le Corbusier en Europe !

Tout a été dit ou écrit sur le grand génie, parfois contro- versé, que fut Le Corbusier, architecte exceptionnel qui a marqué le XXe siècle de son empreinte si singulière.

Et si l’homme a parfois été critiqué, son œuvre, elle, est unanimement reconnue pour sa force et son originalité, pour sa dimension visionnaire, pour la beauté parfois austère qui s’en dégage.

Et nous avons la chance, de posséder ici, sur notre territoire, un des plus beaux ensembles architecturaux conçus par le maître, le quartier de Firminy-Vert, à Fir- miny. Il s’agit du 1er site Le Corbusier en Europe, le 2ème au monde après celui de Chandigarh en Inde, dont un des éléments, la Maison de la Culture, fait partie de la série d’œuvres inscrite sur le site du patrimoine mondial de l’humanité.

Ainsi, sur notre territoire, résolument tourné vers l’inno- vation et le design, se trouve une des réalisations archi- tecturales les plus importantes et les plus novatrices du siècle dernier.

Il s’agit là d’un atout inestimable pour l’image et la noto- riété de notre agglomération, un atout que nous vous présentons en détail dans ce dossier de presse. Vous y trouverez en effet l’histoire de ce projet urbain utopique.

Vous découvrirez aussi à sa lecture les nombreuses animations, les expositions-événéments et toutes les possibilités offertes au grand public, venu du monde entier pour découvrir et admirer ce chef d’œuvre excep- tionnel labellisé «Patrimoine du XXème siècle» et pro- tégé au titre des Monuments Historiques.

Vous avez à présent les clefs du site Le Corbusier à Firminy, les clefs d’un ensemble architectural extraordi- naire, les clefs de compréhension d’une vision moderne et humaniste de l’urbanisme.

Soyez les bienvenus sur le site Le Corbusier à Fir- miny.

Gaël PERDRIAU

Maire de Saint-Etienne, Président de Saint-Etienne Métropole

Une reconnaissance exceptionnelle !

Du 10 au 20 juillet 2016 s’est réu- ni à Istanbul, la 40ème session du Comité du Patrimoine Mondial au cours de laquelle a été exami- née la candidature sérielle de «L’œuvre architecturale de Le Corbusier : une contribution ex-

ceptionnelle au Mouvement Moderne», présentée au titre des biens culturels. Cette candidature transnatio- nale réunit sept états : l’Argentine, l’Allemagne, la Bel- gique, la France, l’Inde, le Japon et la Suisse. Elle est portée par la France et est constituée d’une série de 17 éléments construits par Le Corbusier à travers le monde.

Par cette candidature, il s’agissait de valoriser une œuvre exceptionnelle du Mouvement Moderne, fon- damentale par son influence car elle réoriente l’archi- tecture moderne vers une architecture sculpture. La particularité de cette candidature tient à son caractère transnational, comprenant une série d’œuvres et non un bien unique, ensemble qui revêt un caractère uni- versel exceptionnel.

A ce titre-là, la Maison de la Culture, prototype d’un équipement culturel type, fait partie de cette série.

Etre inscrit sur la liste du patrimoine Mondial de l’Unesco, permettra par la qualité et la mise en valeur de ce patri- moine témoin exceptionnel à Firminy de l’œuvre de Le Corbusier, à notre territoire d’être reconnu comme fac- teur d’attractivité et de dynamisme aux niveaux national et international.

Marc PETIT

Maire de FIRMINY, Président fondateur de l’Association des Sites Le Corbusier

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Le Site en un clin d’oeil

C’est à Firminy, à proximité de Saint-Étienne, sur le territoire de la Communauté Urbaine de Saint-Étienne Métropole, et au cœur de la nouvelle région Auvergne- Rhône-Alpes, que Le Corbusier a conçu son plus important ensemble architectural en France et en Europe. Le site construit par l’architecte à Firminy-Vert est unique. Il abrite le plus grand nombre d’œuvres modernistes du maître en Europe. Avec une Maison de la Culture, une Unité d’Habitation, un stade et une église, Firminy est l’exemple même de l’utopie corbuséenne.

La Maison de la Culture est inscrite sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis juillet 2016 pour son influence sur l’architecture moderne au même titre que 16 autres sites construits par Le Corbusier en France, Suisse, Belgique, Allemagne, Inde, Argentine et au Japon.

Le Corbusier à Firminy : habiter, travailler, se recréer, circuler

Le site résulte d’une rencontre forte entre la volonté d’Eugène Claudius-Petit, maire de Firminy et Ministre de la reconstruction et de l’urbanisme d’après-guerre, et l’ambition de Charles-Edouard Jeanneret dit Le Corbusier. Ensemble, ils veulent redonner dès 1953 à la ville un nouveau souffle et mettre en pratique les principes de l’architecture moderne.

L’ensemble, réalisé sur les plans originels de Le Corbusier, regroupe à Firminy :

► La Maison de la Culture, érigée entre 1961 et 1965. ► Le stade, construit entre 1966 et 1969, seul stade classé Monument Historique en France.

► L’Unité d’Habitation, inaugurée en 1967, dont la maîtrise d’œuvre est assurée par André Wogenscky, exécuteur testamentaire à la mort soudaine de l’architecte en 1965.

► L’église a été inaugurée en novembre 2006. Le projet architectural est l’œuvre de Le Corbusier, assisté de José Oubrerie qui est l’auteur du projet d’exécution et en a achevé le chantier.

► La piscine, intégrée au plan initial, construite par André Wogenscky.

L’aménagement avant-gardiste et novateur du quartier Firminy-Vert lui vaut en 1961 le Grand Prix d’Urbanisme. Construit selon les principes de la Charte d’Athènes (1933), le site prône un urbanisme répondant aux besoins du corps, de l’âme et de l’esprit, dans un cadre où soleil, espace et verdure dominent.

Saint-Étienne Métropole et la Ville de Firminy mènent une politique active de préservation du Site; la mise en valeur touristique est assurée par l’Office de Tourisme de Saint-Étienne Métropole, permettant ainsi aux habitants et à tout visiteur de profiter pleinement de cet héritage architectural hors normes.

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L’inscription sur la Liste du patrimoine mondial : récit d’une candidature

Lors de la 40e session du Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO qui s’est tenue du 10 au 20 juillet 2016 à Istanbul en Turquie, l’œuvre architecturale de Le Corbusier a intégré la liste du patrimoine mondial. Une véritable consécration et une reconnaissance universelle pour l’architecte qui est le premier du XXe siècle dont l’œuvre fait l’objet d’une inscription sérielle et transnationale, comprenant 17 sites dans 7 pays et sur 4 continents.

Parmi ces 17 sites se trouve la Maison de la Culture de Firminy et au regard du nombre des réalisations de l’architecte dans le monde, cette présence ne doit rien au hasard. Inscrite dans le programme culturel conduit par le Ministre André Malraux, elle est le dernier bâtiment de l’architecte inauguré de son vivant en 1965, quelques mois seulement avant sa mort. Au-delà de cette anecdote historique, la Maison de la Culture incarne à elle seule les théories et idéaux de Le Corbusier soit un équipement culturel au pied des immeubles de logement tel qu’il le conçoit dans la Charte d’Athènes et qui contribue au renouvellement des formes et conceptions spatiales de l’architecture moderne. Elle se caractérise aussi par une solution technique nouvelle : son impressionnante toiture incurvée, véritable prouesse architecturale, repose uniquement sur des câbles tendus entre deux façades.

Au même titre que les 16 autres sites répartis entre la France, la Suisse, l’Allemagne, la Belgique, l’Inde, l’Argentine et le Japon, la Maison de la Culture de Firminy est un prototype, une expérience unique, un chaînon dans le processus créatif mais aussi un maillon dans la chronologie des chantiers de restauration puisque chacun des bâtiments est une œuvre d’art en elle-

même et représente une performance exceptionnelle dans le champ de l’architecture. Une performance à « hauts risques », qu’il s’agisse de l’interprétation des programmes, comme de la conception expérimentale de ces bâtiments sur le plan architectural et technique. La démarche entreprise depuis plus de dix ans par les sept pays partenaires – auxquels s’est imposée d’emblée la nécessité d’une candidature sérielle – a été l’occasion d’une exceptionnelle prise de conscience de l’importance de cette œuvre comme référent incontournable, sur les plans théorique et artistique, de l’architecture des XXème et XXIème siècles et de l’urgence à mettre tout en œuvre pour qu’elle soit représentée – dans la matérialité concrète de ses réalisations – sur la liste du patrimoine mondial, meilleur garant à leurs yeux, de sa préservation sur le long terme.

Intégrer la liste des sites inscrits au patrimoine mondial est un enjeu majeur pour l’attractivité du territoire stéphanois aussi bien à l’échelle nationale qu’internationale. C’est aussi, pour la Maison de la Culture de Firminy, une accession au réseau international des sites reconnus par l’institution onusienne au même titre que la ville de Saint-Étienne déjà membre du réseau UNESCO Villes Créatives design.

« L’œuvre de Le Corbusier constitue la clé de notre modernité. Tout ce qu’il a construit continue à être une source d’émotions pour l’ensemble des générations et demeure un objet d’apprentissage irremplaçable. Il est indispensable de maintenir son œuvre dans toute sa

pluralité, où qu’elle se trouve. »

Alvaro Siza, architecte, Porto, avril 2011

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Liste des 17 sites de Le Corbusier inscrits sur la Liste du patrimoine mondial :

- 1923 Maisons La Roche et Jeanneret, Paris Île-de-France France

- 1923 Petite villa au bord du lac Léman, Corseaux Suisse

- 1924 Cité Frugès, Pessac Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes France

- 1926 Maison Guiette, Anvers Flandre Belgique

- 1927 Maisons de la Weissenhof-Siedlung, Stuttgart Bade-Würtemberg Allemagne

- 1928 Villa Savoye et loge du jardinier, Poissy Île-de-France France

- 1930 Immeuble Clarté Genève Suisse

- 1931 Immeuble locatif à la Porte Molitor, Boulogne-Billancourt Île-de-France France

- 1945 Unité d’habitation, Marseille Provence-Alpes-Côte d’Azur France

- 1946 Manufacture à Saint-Dié, Saint-Dié-des-Vosges Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine France - 1949 Maison du Docteur Curutchet, La Plata Province de Buenos-Aires Argentine

- 1950 Chapelle Notre-Dame-du-Haut, Ronchamp Bourgogne-Franche-Comté France

- 1951 Cabanon de Le Corbusier, Roquebrune–Cap-Martin Provence-Alpes-Côte d’Azur France

- 1952 Complexe du Capitole, Chandigarh Pendjab Inde

- 1953 Couvent Sainte-Marie-de-la-Tourette, Éveux Auvergne-Rhône-Alpes France

- 1955 Musée National des Beaux-Arts de l’Occident,Taito-Ku Tokyo Japon

- 1965 Maison de la Culture de Firminy, Firminy Auvergne-Rhône-Alpes France

LE CORBUSIER PatRImOInE mOndIaL

Maisons La Roche-Jeanneret, Paris, France

Maison Guiette, Anvers, Belgique

Villa Savoye et loge du jardinier, Poissy, France

Immeuble locatif à la Porte Molitor, Boulogne-Billancourt, France

Petite villa au bord du lac Léman, Corseaux, Suisse Cité Frugès, Pessac, France

L’œuvre

architecturale

de Le Corbusier une contribution exceptionnelle

au mouvement moderne.

Maisons de la Weissenhof-Siedlung, Stuttgart, Allemagne

Immeuble Clarté, Genève, Suisse

Unité d’habitation, Marseille, France

Manufacture à Saint-Dié, Saint-Dié-des-Vosges, France

Chapelle Notre-Dame-du-Haut, Ronchamp, France

Cabanon de Le Corbusier, Roquebrune–Cap-Martin, France

Musée National des Beaux-Arts de l’Occident,Taito-Ku, Japon

Maison du Docteur Curutchet, La Plata, Argentine

Complexe du Capitole, Chandigarh, Inde

17 SItES

7 PayS allemagne, argentine, Belgique, France, Inde, Japon, Suisse.

Couvent Sainte-Marie-de-la-Tourette, Éveux, France

Maison de la Culture de Firminy, France

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© photographique : Cemal Emden - Olivier Martin Gambier - FLC/ADAGP - Service communication ville de Firminy - 2016.

 

Découvrir le Site Le Corbusier

à Firminy :

1er site en Europe

Premier site en Europe, deuxième site mondial après Chandigarh (Inde), le site Le Corbusier à Firminy est l’incontournable illustration des principes d’une architecture sans égale, qui a fait entrer cet art dans la modernité. Il incarne aussi un des éléments forts de la pensée corbuséenne, un espace où les habitants peuvent avoir accès à la culture, au sport et à la spiritualité. Cet espace, Eugène Claudius-Petit le nomme « centre de recréation du corps et de l’esprit ».

La réalisation de l’ensemble de ce projet de maturité de Le Corbusier nécessitera, après la mort du maître en 1965, l’intervention de trois autres architectes : André Wogenscky nommé exécuteur testamentaire, José Oubrerie et Fernand Gardien. Tous formés dans les ateliers de l’architecte moderniste, ils parachèveront fidèlement l’ouvrage et donneront vie à la Ville Radieuse chère à Le Corbusier. Aboutie en 2006, celle-ci est aujourd’hui adoptée par les quelques 20 000 habitants de la ville.

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1. La Maison de la Culture

- Construite entre 1961 et 1965

- Classée Monument Historique en 1984

- 112 ml de long

- Seul bâtiment réalisé du vivant de Le Corbusier

à Firminy

- Inscrite sur la Liste du patrimoine mondial

de l’Humanité depuis juillet 2016

Véritable temple de la culture et du savoir, la Maison de la Culture est le premier bâtiment construit par Le Corbusier à Firminy. Le bâtiment est classé Monument Historique depuis 1984 et recensé au patrimoine mondial de l’UNESCO en tant que symbole de l’architecture moderne depuis le XX juillet 2016.

« Les œuvres de la culture étant, par essence, le bien

de tous, et notre miroir, il importe que chacun y puisse

mesurer sa richesse, et s’y contempler. »

André Malraux, extrait du discours de l’ouverture de la 1ère Maison de la Culture au Havre en 1961.

Pour son financement, le bâtiment a bénéficié de la Loi Malraux instituant les Maisons de la Culture à partir de 1961. Ce projet est lié au mouvement historique d’éducation populaire et à la décentralisation culturelle : il représente le prototype d’un équipement culturel tel que Le Corbusier le conçoit aux pieds des immeubles de logement dans la Charte d’Athènes. Inauguré le 21 mai 1965 en présence de Le Corbusier, le bâtiment ouvre ses portes au public en 1966 sous la dénomination «Maison de la Culture et de la Jeunesse».

La Maison de la Culture s’appréhende pleinement dans son rapport au site, surplombant le stade situé dans l’ancienne carrière, s’appuyant sur la roche laissée à nu. Sa façade inclinée répond à la couverture des gradins du stade située en face. Rythmée par une composition alternant montants colorés et ouvertures vitrées – due aux dessins de Iannis Xenakis alors collaborateur de Le Corbusier, la Maison de la Culture dispose d’une architecture remarquable par sa toiture incurvée.

Les espaces intérieurs se répartissent entre une salle de théâtre, une bibliothèque, un auditorium, une salle d’arts plastiques, un foyer-bar... Toutes ces activités culturelles se retrouvent représentées à l’extérieur du bâtiment sur le pignon Sud dans un bas-relief comme sculpté dans le béton.

Dans un esprit de création totale, mobiliers, équipements et aménagements intérieurs ont été confiés à l’architecte d’intérieur Pierre Guariche, qui les réalise tout spécialement pour le lieu. Il a été nommé à Firminy par Eugène Claudius-Petit et est dirigé par Georges Garby, premier directeur de la Maison de la Culture. La fonction du mobilier de la Maison de la Culture est à l’image de la préoccupation fonctionnelle de l’architecture de Le Corbusier. Le bâtiment sert à l’accueil du public, de lieux d’ateliers, de bureaux et de rencontres. Le mobilier comprend donc : des bureaux, des étagères, des fauteuils, des tables de bibliothèques, du mobilier de spectacle, des luminaires... toujours visibles actuellement.

Toujours en activité selon son programme initial, la Maison de la Culture qui abrite le service culturel de la ville de Firminy, accueille de nombreux spectacles, des activités culturelles, ainsi qu’un centre d’interprétation, point d’entrée du Site Le Corbusier.

La restauration du bâtiment

En procédant entre 2009 et 2013 à la restauration de la Maison de la Culture, la ville de Firminy a voulu, avec la Direction Régionale des Affaires Culturelles Rhône-Alpes et la Fondation Le Corbusier, réussir un double pari :

► Respecter cette œuvre, à la fois dans son audace technologique et son objet social.

► Assurer à cet équipement sa nécessaire adaptabilité à l’évolution de la règlementation et lui garantir sa pérennité, pour que la Maison de la Culture reste un lieu de création et de diffusion culturelle à l’échelle régionale, répondant aussi aux attentes de la population.

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2. L’Unité d’Habitation

- Construite entre 1965 et 1967

- Façades, toit-terrasses et école maternelle classés Monuments Historiques en 1993

- Appartement témoin et hall d’entrée classés Monuments Historiques en 2010

- 6 types d’appartements différents orientés Est et Ouest

- Ville verticale de 130m de long abritant 414 logements soit 1 500 personnes à l’origine - Une école maternelle

- Un toit-terrasse abritant un théâtre

« L’architecture actuelle s’occupe de la maison, de la maison ordinaire et courante pour hommes normaux et courants. Elle laisse tomber les palais. Voilà un signe des temps. »

Le Corbusier, Vers une architecture, 1923.

Les Unités d’Habitation de Le Corbusier se basent sur une nouvelle organisation spatiale alliant avantages de l’habitat collectif et de l’habitat individuel selon le modèle de la Chartreuse de Galluzzo près de Florence en Italie. Chaque espace est adapté aux besoins de l’homme moderne, le mobilier est réduit à son rôle fonctionnel, l’inutile est évacué.

« Une maison est une machine à habiter » : sur ce précepte, Le Corbusier conçoit ainsi les Unités d’Habitation et, parmi les cinq bâties dans le monde (Marseille, Rezé les Nantes, Briey-en-Fôret, Berlin et Firminy), celle de Firminy est la dernière édifiée. Elle est le fruit d’un second plan d’urbanisme pensé par Eugène Claudius-Petit. Ce plan, qui prévoyait la construction de 3 Unités, ne sera jamais totalement achevé. Le 21 mai 1965, Le Corbusier effectue son dernier voyage à Firminy pour inaugurer la Maison de la Culture et profite de cette occasion pour poser la première pierre de l’Unité d’Habitation. L’appartement témoin, situé dans la « première rue », est préservé : il est équipé et meublé par Pierre Guariche et demeure la preuve vivante de la justesse des vues de Le Corbusier.

Cet appartement, partie intégrante du parcours de visite aujourd’hui, permettait à l’époque aux futurs locataires de se projeter dans ces nouveaux espaces baignés de lumière. Pierre Guariche, pour la création du mobilier, suit les mêmes idées que Le Corbusier avec une recherche sur la matière, la couleur et la lumière. Mobilier présent : lits, bureaux, chaises, table, meuble passe-plat, luminaires...

L’orientation est déterminée pour procurer un maximum d’ensoleillement, les larges baies vitrées s’ouvrant sur la nature environnante. L’Unité de Firminy est

déclinée sur des calculs et mesures précises basées sur le concept du Modulor : le bâtiment fait 131 m de long pour 21 de large et 57 de haut pour 20 niveaux. Il est composé de 414 logements et propose 6 types d’appartements, du studio au six pièces.

Le Corbusier conçoit cet édifice comme un véritable village dans lequel on doit trouver non seulement des logements mais également une école maternelle de 3 000 m2 et un théâtre sur le toit-terrasse pensé comme la place du village. L’école – conservée avec son mobilier – ferme en 1998 après 30 ans d’utilisation. Des trois écoles que réalise Le Corbusier, celle-ci est la plus vaste et sans doute la plus aboutie.

Aujourd’hui, une aile de l’école est dévolue à l’accueil de la section Patrimoine de l’Université Jean Monnet. Firminy est ainsi devenu le 6e campus de l’université stéphanoise. Une centaine d’étudiants sont accueillis sur le site chaque année.

Ouverts pour partie à la copropriété, certains appartements ont été fusionnés afin de mieux convenir à la demande actuelle d’espaces plus grands.

Un vaste programme de restauration et de réhabilitation a également permis la réouverture du tiers Nord de l’Unité, fermé pendant 20 ans. Quant à la partie Sud, elle reste la propriété de l’Office Public d’Habitat de Firminy. Actuellement, environ 1 000 personnes résident dans l’Unité d’Habitation.

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3. L’église Saint-Pierre de Firminy-Vert

- Construite entre 1973 et 2006 selon les plans de Le Corbusier

- Classée Monument Historiqueen 2012

- Pyramide à base carrée évoluant en un cône

tronqué culminant à 33m de haut

- Église en partie haute

- Centre d’interprétation dans la partie basse

- Particularité : co-création avec José Oubrerie,

assistant de Le Corbusier et auteur du projet d’exécution et de l’achèvement du chantier.

Inauguré le 25 novembre 2006, quelques 40 ans après la disparition de Le Corbusier, cet édifice exceptionnel constitue l’un des derniers bâtiments pensé par Le Corbusier dans le monde. Après la chapelle Notre-Dame du Haut de Ronchamp (1955) et le Couvent Sainte-Marie de La Tourette (1959), il est le 3e édifice religieux de Le Corbusier. Classé au titre des Monuments historiques en 2012, il est labellisé « Patrimoine du XXe siècle ».

« J’ai lutté avec les matériaux, les formes, l’entreprise. [...] Je me sens plus lié que jamais par cette œuvre qui est nôtre... Et je ne peux envisager autre chose à présent que l’ouverture du chantier, pour la plus grande joie spirituelle de tous. »

Lettre de Le Corbusier à l’abbé Tardy du 28 janvier 1965.

Un premier projet est conçu en 1961. À son décès en 1965, l’architecte ne laisse qu’un avant-projet sommaire, tandis que la mise au point du projet d’exécution et sa réalisation sont confiées à José Oubrerie qui a dessiné et suivi les plans de l’édifice au sein de l’atelier de Le Corbusier. Les travaux de construction débutent en 1973, sont stoppés dès

1978 pour ne reprendre qu’en 2004 après que la Communauté Urbaine de Saint-Étienne Métropole en devienne le maître d’ouvrage. L’église est finalement terminée en novembre 2006 et devient ainsi le bâtiment qui vient achever le site pensé par l’architecte.

Vraie « promenade architecturale », l’architecture de Le Corbusier, est conçue pour être appréciée en mouvement et non depuis un point de vue privilégié. Ainsi, l’utilisation de la rampe permet de multiplier les points de vue sur l’objet architectural.

Malgré quelques modifications apportées au projet initial, la réalisation de José Oubrerie reste conforme à l’esprit corbuséen. En revanche le socle de l’édifice a changé d’affectation abritant aujourd’hui une partie du parcours d’interprétation du Site Le Corbusier. L’église est également un lieu de séminaireset une scène de spectacles.

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Pour Le Corbusier, la culture du corps est aussi indispensable que la culture de l’esprit. Aussi, il conçoit le stade en face de la Maison de la Culture.

Voulu par le maire de Firminy dès 1953, pensé par Le Corbusier dès 1954, le stade est réalisé d’après ses plans entre 1966 et 1969. Achevé après la disparition de l’architecte en 1965, la continuité du projet a été assurée par André Wogenscky et Fernand Gardien tous deux collaborateurs de Le Corbusier. Le chantier sera conforme aux intentions premières de Le Corbusier. Depuis 2014, un chantier de restauration est engagé par la Ville de Firminy.

Pour sa conception Le Corbusier tire parti du terrain. En choisissant d’implanter le stade dans une carrière,

La piscine André Wogenscky

Bien que prévu dans le plan général d’urbanisme par Le Corbusier, l’avant-projet de la piscine est réalisé par André Wogenscky, dans l’esprit du maître en 1966. La construction commence en 1969 et l’établissement ouvre officiellement le 5 mars 1971. Elle a été restaurée entre 2004 et 2006.

Verre et béton dominent la conception architecturale du lieu : les façades Sud, Est et Ouest sont largement vitrées par des pans de verre ondulatoires dont les séparations sont faites par des raidisseurs en béton préfabriqués. Les façades vitrées sont voulues par André Wogenscky identiques du point de vue de l’exécution et du rendu à celles de la Maison de la Culture afin de créer une harmonie architecturale. Il répétera souvent avoir voulu faire un bâtiment « silencieux » par rapport à l’œuvre de son maître.

Elle est inscrite à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques depuis 2005 et est, aujourd’hui encore, un cadre unique pour ses nombreux usagers. André Wogenscky a également réalisé le foyer de Clairvivre à Saint-Étienne (voir page14.).

il en épouse ainsi la forme de cuvette et permet de contenir aisément l’étendue du terrain de football, la piste d’athlétisme de 400 m et les gradins. L’usage total du béton, propre à l’architecte, règne en maître des gradins à l’auvent, prouesse technique en béton armé de 16 mètres de profondeur et 32 mètres de long qui vient les couvrir pour partie. Ici, le toit terrasse cher à Le Corbusier devient le « boulevard des spectateurs », rampe permettant l’accès aux gradins par le haut.

Le stade demeure toujours un patrimoine vivant très fréquenté par les scolaires, les associations sportives et accueille des manifestations d’envergure.

4. Le stade

- Le seul stade de l’architecte en France - Construit entre 1966 et 1969

- Classé Monument Historique en 1984 - En cours de restauration

- 4 180 places dont 500 abritées

- Implanté sur une carrière de pierres

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Le quartier

de Firminy-Vert : histoire

d’un projet urbain utopique

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, la France est en pleine reconstruction et l’économie retrouve un nouvel élan avec le début des «Trente Glorieuses». C’est dans ce contexte que l’idée de Firminy-Vert germe dans l’esprit du maire de l’époque.

« Il faut bâtir la ville dans le soleil, il faut la bâtir dans la lumière. Il faut la bâtir avec la nature retrouvée autour des villes. Cela commande notre urbanisme. Il faut la construire avec dignité et cela commande notre architecture. Il faut la construire dans la simplicité puisque nous sommes pauvres. »

Eugène Claudius-Petit

Lorsqu’Eugène Claudius-Petit prend ses fonctions à la tête de la municipalité en 1953, Firminy est une ancienne ville minière. Elle vit de l’industrie, de la sidérurgie et doit faire face à une forte augmentation de sa population. L’insalubrité des logements est au cœur des préoccupations.

Il décide de lancer une vaste opération de réhabilitation de la ville avec la création d’un nouveau quartier :

Firminy-Vert. Il confie à une équipe d’architectes urbanistes, Charles Delfante, Jean Kling, André Sive et Marcel Roux, l’étude d’un plan directeur.

Construit selon les principes de la Charte d’Athènes (1933) ce quartier prône un urbanisme répondant aux besoins du corps, de l’âme et de l’esprit, dans un cadre où soleil, espace, verdure dominent.

C’est tout naturellement et pour compléter l’ensemble qu’Eugène Claudius-Petit fait appel à son ami Le Corbusier. En 1955, le Conseil municipal de la Ville de Firminy vote à l’unanimité le choix de Le Corbusier.

« Firminy-Vert » est et reste le nom du programme pilote d’extension de la ville où Eugène Claudius-Petit cherche à mettre en œuvre ses théories urbaines. Humaniste convaincu du génie social de Le Corbusier et des théories du Mouvement Moderne, il n’a de cesse de les appliquer à la ville et à Firminy-Vert. Après la mort soudaine de Le Corbusier le 27 août 1965, la maîtrise d’œuvre est assurée par ses disciples.

Un modèle d’urbanisme

Récompensé en 1961 par le Grand Prix de l’Urbanisme en France, le quartier de Firminy-Vert représente à cette époque un modèle national. Il constitue un véritable manifeste pour un urbanisme moderne. Le quartier est protégé par une Zone de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager (ZPPAUP), les édifices conçus par Le Corbusier sont tous protégés au titre des Monuments Historiques. À ce titre, ils sont l’objet de restaurations depuis les années 2000.

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Les actualités 2016

EXPOSITION TRAVERSES – l’art d’aujourd’hui rencontre Le Corbusier

28 mai - 6 novembre 2016 - Œuvres de la collection Institut d’Art Contemporain, Villeurbanne / Rhône- Alpes

Site Le Corbusier, église Saint-Pierre, Firminy

Alighiero E Boetti, Wang Du, Jean-Louis Elzéard, Anne-Valérie Gasc, Toni Grand, Anish Kapoor, Bernard Pagès

Sous le titre « Traverses », les œuvres de sept artistes internationaux de différentes générations, ont été choisies, lesquelles, sans se revendiquer ni procéder directement de Le Corbusier, recoupent par des chemins de « traverse », le parcours artistique du célèbre architecte, peintre et théoricien.

Ainsi, à partir des années 30, cette question qui - avec les tableaux « à réaction poétique » ou l’apparition dans son vocabulaire architectural d’éléments d’inspiration biomorphique ou organique - va déboucher sur la création d’œuvres complexes associant la rationalité et la technicité du modernisme aux formes, en apparence aléatoires, dictées par la nature chez certains animaux, minéraux ou végétaux. L’idée du Musée à croissance ininterrompue, le pavillon Philips, la chapelle de Ronchamp... en seraient les meilleures illustrations. Tout comme l’église Saint-Pierre de Firminy-Vert articulant au carré de sa base le volume irrégulier de sa superstructure, l’ensemble parcouru et unifié par un cheminement intérieur spiralé...

Un autre aspect de l’œuvre de Le Corbusier, sa référence constante au classicisme de l’architecture grecque et aux grands exemples de l’antiquité, rejoint un questionnement récurrent chez les artistes contemporains, nombreux à interroger, au tournant des XXe et XXIe siècles, le rapport modernité/tradition. Comme Le Corbusier, fasciné par la colonnade du Parthénon, plusieurs le feront à travers une réflexion sur un élément symbolique et transhistorique du vocabulaire architectural : la colonne.

NOUVEAU PARCOURS D’INTERPRETATION

Dès fin 2016, les visiteurs du Site Le Corbusier pourront découvrir le nouveau parcours d’interprétation de l’œuvre de l’architecte. Une nouvelle façon d’arpenter ce lieu moderne sera proposée : un parcours numérique et ludique, des maquettes tactiles, des photos d’archives... 13 salles sont rénovées pour offrir une expérience 100% architecture moderne et découvrir Le Corbusier sous toutes ses formes. Amateurs, professionnels, familles, enfants seront invités à parcourir autrement le Site Le Corbusier.

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Un ensemble architectural hors norme sur un territoire tourné vers l’innovation et le design

La Communauté Urbaine Saint-Étienne Métropole est la première collectivité française à avoir intégré une fonction design management dans la conception et le déploiement de ses politiques publiques. Avec sa ville centre, membre du réseau UNESCO Villes Créatives design, la métropole se positionne comme la référence en Europe en termes d’innovation par les usages (user-centred innovation). Saint-Étienne Métropole a été primée par le Design Management EuropeAwarddanslacatégorie«PublicorNonprofit organization ». Recevoir ce DME Award, c’est obtenir la reconnaissance par des experts internationaux de l’action innovante engagée par une collectivité territoriale française.

Au coin d’une rue, sur une place de quartier, dans un commerce, une école ou un bâtiment public, les designers, artistes, plasticiens, urbanistes et architectes s’installent, interrogent, expérimentent et proposent de mieux « habiter la ville ». Saint-Étienne a adopté le design comme agent de transformation urbaine et levier de développement économique. La ville se positionne comme le laboratoire du design français, innovante, durable et solidaire. Des projets participatifs dans l’espace public, avec les quartiers, les écoles, les associations et les bailleurs sociaux améliorent le cadre de vie des habitants.

Le réseau des villes créatives a été conçu par l’UNESCO pour promouvoir le développement culturel, social et économique des villes. Il encourage la mise en valeur des pôles de création et des partages de savoir-faire, d’expériences et de compétences. En novembre 2010, Saint-Étienne faisait son entrée dans le réseau des villes créatives design de l’UNESCO et devenait ainsi, la première ville française membre de ce réseau dans le champ du design. Grâce à des initiatives concrètes telles que la création de la Cité du design et la Biennale Internationale Design. Riche d’une histoire liée à la modernité industrielle, terre de créateurs et d’inventeurs, Saint-Etienne est une ville en constante mutation animée par une dynamique liant l’innovation et l’industrie.

Une nouvelle reconnaissance de l’UNESCO avec l’inscription de la Maison de la Culture de Firminy sur la Liste du patrimoine mondial réaffirme l’importance de

la métropole de Saint-Étienne dans le développement culturel de la région et contribue à améliorer encore plus l’attractivité du territoire au niveau national mais également international.

Le foyer Clairevivre d’André Wogenscky à Saint- Étienne : Un bâtiment avec une forte identité

Depuis 1962, le Foyer de jeunes Travailleurs Clairvivre, maintenant renommé Habitats Jeunes Clairvivre, répond aux besoins en hébergement des jeunes à Saint-Étienne. Le bâtiment situé au Crêt de Roc à Saint-Étienne est l’œuvre de l’architecte André Wogenscky et est identifié au patrimoine du XXe siècle. En 2010, la réhabilitation du lieu est lancée avec pour objectif la création d’une auberge de jeunesse et le maintien du Foyer de jeunes Travailleurs. L’Association « Auberge de Jeunesse André Wogenscky » (AJAW) est membre du Réseau « Ethic Etapes », union volontaire de centres internationaux de séjour. Ce réseau affiche un certain nombre de valeurs fortes : rencontres, économie sociale et solidaire, développement durable, éducation populaire, brassage, mixité, et citoyenneté qui constituent les valeurs que les Centres Internationaux de Séjour « Ethic Etapes » s’engagent à décliner au quotidien.

Une chambre témoin a été préservée, avec son aménagement d’origine pensé par l’architecte. À ce titre AJAW s’inscrit comme étape du «parcours Design» proposé par l’Office de Tourisme de Saint Etienne et la Cité du Design.

Pour tout savoir sur l’offre touristique de Saint- Étienne et de sa région :

La Plateforme de Saint-Étienne Tourisme et Congrès reflète le positionnement fort du territoire d’innovation par le design. Elle repense l’accueil du visiteur, au cœur d’un espace d’information sans cesse renouvelé en fonction de l’actualité et d’une boutique proposant des produits de design.

Contact :

Saint-Étienne Tourisme et Congrès /

Office de Tourisme de Saint-Étienne Métropole 16 avenue de la Libération - 42000 Saint-Étienne www.saint-etiennetourisme.com

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Matériel réservé à la presse

VISUELS LIbRES DE DROIT DISPONIbLE POUR LA PRESSE (videos sur demande)

Mentions légales :

Sources Fondation Le Corbusier :

Fondation Le Corbusier, L’œuvre architecturale de Le Corbusier, une contribution exceptionnelle au mouvement moderne, candidature à

l’inscription sur la Liste du patrimoine mondial, juin 2015 Portrait de Le Corbusier ©FLC – ADAGP

Images concernant la Maison de la Culture, Stade et Unité d’Habitation :

Saint Etienne Tourisme / Gabriele Croppi / Saint Etienne Métropole / Hubert Genouilhac © F.L.C/ADAGP (2016) Images concernant l’église Saint-Pierre :

Saint Etienne Tourisme / Gabriele Croppi / Saint Etienne Métropole / Hubert Genouilhac © Conception, Le Corbusier architecte, José

Oubrerie assistant (1960-65). Réalisation, José Oubrerie architecte (1970-2006)

La Maison de la Culture

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L’église Saint-Pierre de Firminy-Vert

Le stade et la piscine André Wogenscky

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L’Unité d’habitation

HASHTAGS

#firminycorbusier #lecorbusier #unescorbusier

Portrait de Le Corbusier et vues aériennes

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Glossaire et biographies

Modulor :

Il s’agit d’un mot-valise composé de « module » et de « nombre d’or » inventé par Le Corbusier pour désigner un système de proportions architecturales basé sur le nombre d’or et la suite de Fibonacci. Ce système est d’ailleurs breveté depuis 1945.

Le Corbusier élabore un système de proportions « Le Modulor » fondé sur la mesure du corps humain : une silhouette humaine standardisée servant d’unité de mesure à la conception des structures et des proportions des espaces de vie des Unités d’Habitation, le Modulor doit permettre, selon l’architecte, un confort maximal dans les relations entre l’homme et son espace vital.

Ce Modulor sert de référence lors de la conception de l’Unité d’Habitation de Firminy. Avec cette nouvelle unité de mesure, Le Corbusier pense créer un système plus adapté que le système métrique, car directement lié à la morphologie humaine.

Promenade architecturale :

Cet élément, essentiel pour Le Corbusier, appelle au déplacement du public. Il invite le visiteur à imaginer l’espace au delà de sa configuration actuelle. Il s’agit d’une chorégraphie lumineuse, un parcours constant fonctionnant en boucle, dans lequel la balade répétée permettra des expériences sans cesse renouvelées.

LE CORbUSIER

Architecte bâtisseur, urbaniste, mais aussi écrivain, théoricien, designer, peintre et sculpteur, Charles- Edouard Jeanneret dit Le Corbusier est reconnu dans le monde entier, de Firminy à Chandigarh, de Berlin à Sao Paulo, de la chapelle de la colline Notre-Dame Du Haut de Ronchamp au siège new-yorkais de l’ONU ou à l’Unité d’Habitation de Marseille connue sous le nom de Cité radieuse. Il est aujourd’hui considéré comme l’un des fondateurs, après la première guerre mondiale, de l’architecture moderne.

Le Corbusier définit en cinq points ce qu’il considère comme une architecture moderne :

► Les pilotis, qui libèrent le rez-de-chaussée pour les piétons assurant une distribution et une meilleure répartition de la circulation des personnes au niveau du sol. Les motivations les plus sérieuses sont d’ordre purement esthétique : “le pilotis est un élément architectural précieux, il libère la vue du piéton”.

► Le plan libre, où les colonnes de béton permettent de s’affranchir des murs porteurs et d’aménager le cloisonnement intérieur en toute liberté car le plan n’est plus soumis aux cloisonnements.

► La fenêtre en longueur qui permet l’entrée de l’air et de la lumière de manière abondante.

► La façade libre, sans mur porteur, qui permet un modelage libre pour l’architecte. « Désormais la paroi peut s’ouvrir toute à la lumière ».

► Le toit-terrasse, qui offre un espace libre, qui bénéficie d’air et de lumière. Avec l’espace “libéré” au sol grâce aux pilotis, et le jardin accessible en terrasse, il y a finalement plus de terrain libre après construction qu’auparavant.

75 édifices dans 12 pays et 4 continents dont 28 en France 42 projets d’urbanisme

8 000 dessins

400 tableaux

44 sculptures

31 cartons de tapisserie

34 livres

6 500 lettres

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Apparue au début du XXe siècle, l’architecture du Mouvement moderne se caractérise par un décor minimaliste, des lignes géométriques pures et une rationalité dans la construction, grâce aux techniques et matériaux nouveaux. Mais outre la simplicité des formes, l’organisation et la rigueur qui président aux choix architecturaux, la réalisation est bâtie sur une utopie qui place l’homme au centre, pour son bonheur et son bien-être.

L’action de Le Corbusier s’appuie sur une analyse

constante de la ville et de ses transformations et aussi de l’histoire de l’architecture. Ses théories se diffusent par l’écrit, ce qui fait de lui un novateur reconnu. Son action rencontre aussi la politique. Son but : convaincre les décideurs les plus divers de la justesse et de la nécessité de ses thèses afin que l’architecture apporte une réponse aux problèmes de la cité.

Dates clés :

1887

Naissance le 6 octobre à La- Chaux-de-Fonds (Suisse).

1908-1909

Il travaille dans l’agence des frères Perret et étudie la technique du béton armé.

1917

Il fonde le mouvement pictural du Purisme avec le peintre Amédée Ozenfant.

1920

Publication de la revue d’avant- garde L’Esprit nouveau.

1923

Il publie Vers une architecture, véritable « bible » de l’architecture moderne.

1931

Achèvement de la Villa Savoye à Poissy.

1945

Mise au point du Modulor, établissant les proportions architecturales à partir de l’échelle humaine.

1952

Achèvement de l’Unité d’Habitation de Marseille.

1954

Première visite de Firminy

1955

Achèvement de la chapelle Notre- Dame du Haut à Ronchamp.

1960

Achèvement du couvent dominicain Sainte-Marie de la Tourette à Eveux-sur-l’Arbresle.

1955-1965

Construction de Chandigarh, capitale du Pendjab (Inde).

1961-1965

Construction de la Maison de la Culture de Firminy.

21 mai 1965

Dernière visite de Le Corbusier sur le chantier de Firminy : visite du gros œuvre de la Maison de la Culture et pose de la première pierre de l’Unité d’Habitation.

1965

Décès le 27 août à Roquebrune Cap Martin.

1966-1969

Construction du Stade de Firminy.

1968

Création de la Fondation

Le Corbusier à Paris, qui se consacre à la conservation, à la connaissance et à la diffusion de l’œuvre de Le Corbusier.

1973-2006

Construction en 2 temps de l’église Saint-Pierre conçue avec José Oubrerie.

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Quelques associés et partenaires de Le Corbusier

ANDRÉ WOGENSCky 1916 - 2004

Après des études aux Beaux-Arts, il est embauché en 1936 comme dessinateur dans l’atelier Le Corbusier, 35 rue de Sèvres à Paris.

Inscrit à l’ordre des architectes en 1944, il est nommé adjoint de Le Corbusier en 1945. Il donne en 1949 une série de conférences en France et en Europe sur les conceptions de Le Corbusier avant de démissionner de l’atelier en 1955 pour ouvrir son propre cabinet l’année suivante. En 1965, il est désigné comme l’exécuteur testamentaire après la mort de Le Corbusier afin d’achever les œuvres de l’architecte à Firminy.

On lui confie :

► L’aménagement intérieur de la Maison de la Culture, avec Pierre Guariche (1965-1966).

► La construction du Stade et de ses gradins (1966- 1969).

► La construction de la piscine (1969-1971).

► Le chantier de l’Unité d’Habitation débutée par Le Corbusier (1965-1967).

► La construction du Foyer de jeunes Travailleurs Clairvivre à Saint-Étienne (1962-1963).

Il installe ses bureaux dans l’ancien appartement de Le Corbusier, rue Nungesser et Coli à Paris en 1973. Il meurt en 2004.

Né en 1916, nous célébrerons le 3 juin le centenaire de sa naissance.

EUGèNE CLAUDIUS-PETIT 1907- 1989

Né le 22 mai 1907 à Angers. Ebéniste de formation, il part pour Paris (faubourg Saint-Antoine), avant de revenir à Lyon enseigner le dessin. C’est dans cette ville qu’il rejoint les réseaux de la Résistance qui le conduisent à Alger. Proche du Général De Gaulle, il est ministre de la Reconstruction et de l’Urbanisme de 1948 à 1952, Député du département de la Loire à plusieurs reprises, et Maire de la ville de Firminy de 1953 à 1971.

JOSÉ OUbRERIE 1932

Architecte français, d’abord assistant de Le Corbusier puis ancien collaborateur de l’agence de Le Corbusier, il exerce ensuite son métier au sein de l’Atelier Wylde- Oubrerie. Il est également Professeur à la Austin Knowlton School of Architecture, de l’université d’Ohio à Columbus.

José Oubrerie a réalisé l’achèvement de l’église Saint- Pierre de Firminy-Vert après avoir été l’assistant de Le Corbusier sur ce projet avant 1965. Il avait effectué en 1962 la première ébauche et maquette d’étude de l’église.

PIERRE GUARICHE 1926 - 1995

Designer français, il étudie à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris et obtient son diplôme en 1949. Il travaille ensuite au sein de l’atelier de Marcel Gascoin et présente ses premiers modèles au Salon des Artistes Décorateurs et au Salon des Arts Ménagers. En 1953, il conçoit pour Steiner la mythique chaise « Tonneau » en plastique (1953) puis en contreplaqué plié (1954) visible à Firminy. Il fonde avec Joseph-André Motte et Michel Mortier l’Atelier de Recherche Plastique en 1954. En 1957, il est nommé Directeur Artistique de l’entreprise de fabrication de meuble Meurop. Par la suite, il partagera ses connaissances auprès des étudiants de l’Ecole Supérieure d’Architecture de Tournai et de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris.

IANNIS XENAkIS 1922 - 2001

Ingénieur de formation, Iannis Xenakis est également compositeur. Installé en France à partir de 1947 il intègre l’agence de Le Corbusier comme ingénieur. Sa formation scientifique lui a permis d’établir une relation entre la musique et les mathématiques et de formuler un système de composition qu’il nomme musique stochastique. De ce rapport, il crée les « pans ondulatoires » de la Maison de la Culture de Firminy, véritable lien entre architecture et musique.

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Informations pratiques et contacts presse

ACCèS

En voiture et autocar (parking gratuit à la Maison de la Culture) Par autoroute, depuis Lyon – Saint-Etienne

N88 direction Firminy

Sortie n°32

Par autoroute, depuis la Haute- Loire

N88 direction Firminy

Sortie n°34

En train

Trains directs à destination de Firminy depuis les gares : Lyon, Saint-Etienne et Le Puy-en-Velay

En bus

De Saint-Etienne : Ligne 1 – terminus « église Le Corbusier »

HORAIRES

Site ouvert tous les jours

de 10h à 12h30 et de 13h30 à 18h (sauf le mardi de septembre à juin)

Renseignements/Réservations +33(0)4 77 61 08 72 www.sitelecorbusier.com

TARIFS

Tarifs

En visite libre :

Entrée plein tarif : 6,50€

Entrée tarif réduit : 5,50€ Gratuit pour les moins de 8 ans

En visite guidée :

Entrée plein tarif : de 8,50 € à 12€ Entrée tarif réduit : de 7€ à 11€ Gratuit pour les moins de 8 ans

Visites des 4 sites / Parcours d’interprétation / Expositions temporaires

Visites guidées en français et en anglais sur réservation

Le Corbusier Firminy - Saint-Étienne Métropole

Patrimoine mondial UNESCO

— FIrmINy —

PREMIER S ITE LE CORBUS IER EN EUROPE

4 MONUMENTS HIS TORIQUES > À 10 MINUTES

DE S AINT-ÉTIENNE

VISITE GUIDÉE

TOUTE L’ANNÉE

Expositions permanentes et temporaires

À découvrir avec la nouvelle Saint-Étienne City Card

CONTACTS PRESSE

anne samson communications

Andréa Longrais / Camille Delavaquerie andrea@annesamson.fr / camille@annesamson.fr +33 (0)1 40 36 84 32 / +33(0)1 40 36 84 34

www.ville-firminy.fr

* dans le cadre d’une candidature transnationale de 17 sites répartis sur sept pays, représentative du caractère universel de l’oeuvre de Le Corbusier

Contact : 04 77 61 08 72 Le Corbusier à Firminy www.sitelecorbusier.com

information@sitelecorbusier.com

www.ville-firminy.fr

| STADE

PRÉPARER SON VOyAGE

www.saint-etiennetourisme.com

| ÉGLISE

| UNITÉ D’hAbITATION

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ville de

ville de

Saint-Étienne Tourisme © Maison de la Culture, Stade et Unité d’Habitation : Gabriele Croppi © F.L.C/ADAGP (2016) - Église Saint-Pierre : Gabriele Croppi © Conception, Le Corbusier architecte, José Oubrerie assistant (1960-65). Réalisation, José Oubrerie architecte (1970-2006)