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  • S10-PFE option session février PROJET ARCHITECTURAL ET URBAIN

Contrôle continu PFE session février

Semestre 10

DE 3 : Eco-systèmes - C. Rannou - V. Laureau

  • Année : 5
  • Semestre : 10
  • Affilié à un groupe : non

Objectifs pédagogiques

Postulat :

 

Nous posons comme préalable que la période « moderne » est désormais refermée. Le parti pris de notre démarche implique par conséquent d’assumer pleinement cette condition « non-moderne » (Latour, 1991). Il s’agit d’une véritable opportunité pour innover. Cette condition invite à créer des continuités et des liens à travers les temps pour renouer avec certaines évidences d’autrefois. Ces évidences peuvent être de plusieurs nature : matériaux (naturels/ locaux), entraide solidaire, liens systémiques, agriculture vivrière,… Il ne s’agit pas de proposer un retour en arrière, bien au contraire, il convient d’avancer de manière critique tout en étant conscient que les solutions d’autrefois demeurent à notre portée. C’est précisément dans ce sens que nous invitons à développer une architecture vernaculaire contemporaine.

 

Les questions :

 

Quelles sont ainsi les démarches contemporaines soutenables pour un architecte dans des périodes troublées et instables?

Comment la démarche et la production de l'architecte est transformée dans des situations d'économies faibles, productrices d'énergies et collaboratives?

Comment peut-il trouver sa place, et comment ses compétences particulières à sa formation sont utiles ?

Comment autoriser l'expérimentation dans « le réel » des étudiants et avoir ainsi une action pérenne, partagée et installée sur un site?

 

Quelques Principes :

 

- Penser l’espace comme un écosystème (complémentarité, interaction, métabolisme urbain) et prendre conscience que tout projet architectural questionne la consommation des terres agricoles et pose donc indirectement des questions d'alimentation et d'équilibres des écosystèmes existants.

- Placer la conception bioclimatique au cœur du projet, et créer plus d’énergie que l’on en consomme

- Concevoir avec une économie de moyens, favoriser une économie faible et appliquer les principes d’un « urbanisme faible » (Andréa Branzi)

- Exploiter les ruines de la modernité comme un gisement de dispositifs spatiaux disponibles et favoriser l’emploi-ré-emploi de matériaux locaux et/ou naturels

- Faire avec le réel et participer à un mouvement ascendant de type bottom up (apprendre du terrain)

- Considérer le contexte comme une ressource et non comme une contrainte.

Contenu

Thème de travail : LE REFUGE

 

Le thème du refuge est envisagé de manière ouverte dans sa diversité programmatique : refuge de biodiversité, refuge de randonnée, réfugiés bioclimatiques, réfugiés politiques, cité refuge,… La notion de refuge nous semble particulièrement intéressante à questionner dans la mesure où elle exacerbe, de façon critique, les caractéristiques de notre condition contemporaine. Elle permet, en outre, de générer des hétérotopies ou des utopies concrètes. Elle suggère également le renouveau d’une proximité avec : la matière, les éléments, le climat, le contexte,… La notion de refuge nécessite des démarches pragmatiques, économes et efficaces. Enfin, le refuge invite les concepteurs à des études résolument expérimentales qui réinterrogent les ingrédients de l’architecture de manière fondamentale : Qu’est-ce qu’un toit ? Qu’est-ce qu’un sol ? etc.

 

Sujets :

 

Les sujets de projets se situent précisément aux frontières de l’architecture. Nous explorons les limites avec d’autres univers : sociologie, agriculture, géographie, urbanisme, paysage, auto-constructions,… Cette exploration de la frontière avec d’autres champs a le mérite d’interroger la place et le rôle de l’architecte dans le monde contemporain, de manière à proposer une redéfinition du métier d’architecte. Par ailleurs, nous pensons que l’architecte est un citoyen et doit devenir force de proposition sur de nombreux sujets émergents qui sont à la pointe de notre actualité : décroissance, désindustrialisation, migrants, autogestion,…

 

Sites :

 

- Le choix du site est libre. Chaque étudiant doit choisir un site en fonction des gisements qu’il recèle, ouvrant ainsi sur des potentiels. Le choix d’un site impliquera le choix d’une communauté de personnes, animaux, végétaux ou disons d’un écosystème précis pour faire un projet pour des « gens ».

Le choix du site effectué en S9 sera poursuivi en S10, durant le PFE.

- Les sites de projet peuvent être ruraux et/ou urbains. L’essentiel étant de privilégier un travail dans/sur/avec l’existant. Nous avons une affection particulière pour les sites en situation d’interface : infrastructures, interstices, entre-deux,… L’interface peut également nous amener à choisir des sites qui révèlent des situations de crises : décroissance, désindustrialisation, héritage moderne, glissement d’usage,…

- L’architecte construit avant tout pour donner un espace à la société. Par conséquent, au fondement de chaque projet, il doit y avoir une communauté, avec des interlocuteurs exprimant des demandes.