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  • S9-P3 PROJET ARCHITECTURAL ET URBAIN

DE 2 : Métabolismes urbains - Au fil de l'eau - X. Lagurgue, Sonia Cortesse, Pierre Léger et A. Maufay

Semestre 9

Responsable(s) : Xavier Lagurgue

Enseignant(s) : Antoine Maufay, Pierre Léger, Gilles-Antoine Langlois, Sonia Cortesse

  • Année : 5
  • Semestre : 9
  • E.C.T.S : 14
  • Coefficient : 5,00
  • Compensable : non
  • Stage : non
  • Session de rattrapage : non
  • Mode : option
  • Affilié à un groupe : non

Objectifs pédagogiques

ECOLE NATIONALE SUPERIEURE D’ARCHITECTURE

PARIS-VAL DE SEINE

FICHE PROGRAMME 2019-2020

 

Projet d’architecture urbaine ouvert aux étudiants de S9 et de S7

Domaine d’étude n°2 : Ecologies

 

Titre de l’enseignement: Studio Métabolismes urbains, projet: 'Au fil de l'eau'

 

Enseignants projet :

Sonia Cortesse,

Xavier Lagurgue

Gilles-Antoine Langlois

Pierre Léger

 

Suivi des parcours « recherche » : Professeur HDR Gilles Langlois

 

Partenariats internes et parcours recherche

- Avec le séminaire de S8-S9 du DE2 : risques majeurs et urbains

- Avec le séminaire de S8-S9 du DE2: Technologies Nouvelles pour l’architecture urbaine et l’environnement (TNAUE)

- Avec les deux laboratoires CRH et EVCAU

Partenariats externes

- Avec le master URBABIO cohabilité ENSAPVS/Muséum National d’Histoire Naturelle

- Avec l’université Paris Nanterre: master « Aménagement, urbanisme et études urbaines » co habilité avec l’Ecole nationale supérieure d’architecture Paris Val de Seine (ENSAPVS)

- Avec l’université technique de Wuhan (HUST)

 

 

 

Orientations principales du studio 'métabolismes urbains'

 

La ville ne peut être considérée comme un organisme vivant au même titre qu’un récif de corail ou qu’une forêt de houx. Mais la tentation de l’analogie entre le fonctionnement métabolique d'un organisme vivant et celui de la ville est encore vivace aujourd’hui. Bernardo Secchi (Secchi, 2011) avance que cette comparaison du tissu urbain avec le corps humain relève en fait d’une figure traditionnelle de l’histoire de l’urbanisme. Cette histoire, qui connut un point d’orgue avec les métabolistes japonais des années 60 et dont Kenzo Tange fut une des plus éminents représentants, est désormais convoquée par l’échelle des flux métropolitains et par les nécessités du développement soutenable. C'est dans ce contexte que s'inscrivent les recherches du studio 'métabolismes urbains'.

 

A mi-chemin entre les milieux aqueux et lithiques, le monde urbain est traversé de flux de matières et de multiples échanges énergétiques qui configurent d’incessantes mutations. Leurs rythmes et leurs temporalités désormais accélérées (Rosa, 2010), tout autant que leurs matérialités, sont déterminants et entraînent Ecologie et Urbanisme dans un rapprochement historique. Le milieu bâti artificiel est ainsi considéré avec ses populations humaines et leurs complexités organisationnelles mais aussi ses populations d’animaux et de végétaux, naturellement commensaux, ou volontairement introduits, qui viennent y constituer des ensembles vivants que le paysagiste Gilles Clément à décrit comme autant de figures d'un jardin planétaire.

 

Dans ce studio, l’écologie urbaine est ainsi envisagée comme discipline d’analyse et méthode de pensée. Elle considère les ordres de grandeur des quantités mises en jeux dans les métabolismes observés. Les flux d’énergie, de données, d’eau, de matières, de populations, d’argent, constituent des critères mesurables et donnent lieu à la détermination d’indicateurs de changement. Parallèlement à cette technicité, l’architecte travaille à l’appréhension sensible des situations, à la caractérisation des ambiances et des paysages, à la compréhension des appartenances culturelles.

 

A l’échelle de la ville et du territoire cette dualité typique entre l’objectif et le subjectif fonde le travail et la légitimité de l’architecte-urbaniste. Elle conditionne l’émergence d’une pensée sociale et écologique de l’espace en devenir. Elle met en regard la performance et l’aménité, le sensible et le quantifiable, l’esthétique et l’utile.

Contenu

Contenus de l'enseignement 2019-2020 « Au fil de l’eau ».

 

 

Dans ce projet de S9 2019-2020, nous proposons un territoire d’étude d’abord constitué par la vallée de la Seine considérée de Paris au Havre mais qui peut s’élargir à d’autres situations urbaines pour autant qu’elles considèrent une proximité avec l’eau. Les étudiants, seuls ou en groupe choisiront des sites d’étude qui auront en commun de se situer au fil de l’eau, sur une berge, ou sur un rivage. L’ensemble des travaux du groupe participera à la fabrication d’une vision commune de la ville face au risque de submersion, à la nécessité de protection et d’adaptation à ces milieux qui historiquement accueillirent la plupart des fondations urbaines.

 

Le travail des étudiants s'adossera aux analyses et aux études menées l'an passé par le studio de S9 puis de S10 sur la partie du fleuve située entre Paris et Bonnières, avec la liberté d'explorer de nouveaux territoires ou bien d'approfondir les connaissances produites à la découverte de nouvelles problématiques.

 

La construction de territoires écologiques et esthétiques caractéristiques des berges d’aujourd’hui passe par quatre axes d’observation : celui du maillage culturel et patrimonial (croisement synchronique et diachronique), celui du rôle des représentations, des récits, des imaginaires, celui des écologies fabriquant le paysage et enfin celui de son appropriation physique et visuelle qui réinstalle des relations directes et poétiques à l’eau.

 

La Seine pourrait-elle ainsi être considérée comme le monument éco-esthétique, construit dans un temps long, des territoires qu’elle traverse ?

Dans ce contexte, le double regard porté par le studio sur les métabolismes urbains, analytique et quantitatif et aussi, sensible et esthétique, aura pour objet d’aboutir à des propositions de projets urbains et (ou) architecturaux qui pourront prendre les formes les plus diverses en fonction des enjeux locaux mis au jour.

Travaux

Les étudiants pourront travailler seuls ou en groupes, et ce, dès les phases d’analyse et de programmation.

 

C’est l’ensemble des situations, des échelles et des cultures, qui créera la richesse pédagogique du studio. Les séances collectives viendront, par la diversité des cas, enrichir les travaux individuels.

 

Les apports thématiques effectués par les enseignants alterneront avec le passage en revue des productions hebdomadaires. Ces productions feront l’objet d’une définition précise, équipe par équipe, cas par cas.

 

L’étude du projet de S9-S7 consistera premièrement à mener une analyse urbaine des métabolismes sociaux, économiques, environnementaux à l’œuvre sur les sites choisis.

 

Cette phase d’analyse débouchera sur une programmation très libre mais soucieuse de qualités urbaine, sociale et environnementale.

 

L’élaboration du projet urbain qui découlera de ces deux premières phases d’analyse et de programmation mettra l’accent sur l’apprentissage d’outils de conception et de représentation adaptés aux exigences mis à jour.

 

Dans la perspective de son PFE en S10 ,ou de son S8 en M1, chaque étudiant pourra développer durant le semestre suivant un projet architectural qui s’inscrira dans l’un des projets urbain ainsi développé.

Bibliographie

Bibliographie (extrait)

BOUCHIER Martine et CHOMARAT-RUIZ Catherine (sous la direction de). Nature urbaine en projets, Paris, ed. Archibboks et Sautereau, collection crossborders, 2014.

CLERGEAU Philippe et BLANC Nathalie (sous la direction de). Trames vertes urbaines. De la recherche scientifique au projet urbain. Paris, ed. du Moniteur, 2013.

COUTARD Olivier et LEVY Jean Pierre (sous la direction de), Ecologies urbaines, Paris, ed. Economica, Anthropos, 2010.

CYRULNIC Boris. L’ensorcellement du monde. Paris : Ed. Odile Jacob, 2001. 304p.

DESCOLA Philippe. Par-delà nature et culture. Paris, éd. Gallimard, 2007.

ELOI Laurent. Social-écologie. Paris, ed. Flammarion, 2010

GAUSA Manuel, GUALLART Vicente, MULLER Willy. HICAT: Hipercatalunya Research Territories. Barcelona, éd. Actar, 2004.

LELOUP Michèle, BERTONE Marion. Le Grand Paris, les coulisses de la consultation. Paris , ed. Archibooks, 2009

MARTY VIVIEN, LEPART, LARRERE. ARNOULD P. Biodiversité, quelle histoire ? « Les biodiversités, objets, théories, pratiques ». Paris, CNRS éditions, 2005

PAQUOT Thierry. Les faiseurs de villes. Paris, ed. infolio, collection Archigraphy Poche, 2010.

ROGERS Richard, GUMUCHDJIAN Philip. Des villes pour une petite planète. Paris, ed. Le Moniteur 2000.

ROSA Hartmut .Accélération, une critique sociale du temps. Paris, éd. La découverte, 2010.

VAQUIN Jean-Baptiste (dir.). Atlas de la nature à Paris . Paris, édition Le passage, Paris New York, 2006, 283 p.

Informations annexes

Annexe au diplôme (Français)

Le studio « métabolismes urbains » traite d’écologie. L’architecte y aborde les milieux construits par l’étude objective des phénomènes observables. Parallèlement, il travaille à l’appréhension sensible des situations urbaines. Le projet urbain et sa programmation naissent sous l’effet de la tension produite par la mise en relation de ces deux approches.

Annexe au diplôme (Anglais)

The 'urban metabolism' studio deals with ecology. The architect will address the built environment by objective studies of observable phenomena. Meanwhile, he worked at the sensitive apprehension of urban situations. The development project and its programming are born under the frictions produced by the linking of these two approaches.