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  • S9-P3 PROJET ARCHITECTURAL ET URBAIN

DE 2 : Architecture, culture, espaces publics - A. Sompairac, C. Blanchet

Semestre 9

Responsable(s) : Arnaud Sompairac

Enseignant(s) : Clément Blanchet

  • Année : 5
  • Semestre : 9
  • E.C.T.S : 14
  • Coefficient : 5,00
  • Compensable : non
  • Stage : non
  • Session de rattrapage : non
  • Mode : option
  • Affilié à un groupe : non

Objectifs pédagogiques

Master - Domaine d'études « Ecologies »

ARCHITECTURE, CULTURE ET ESPACES PUBLICS

 

 

Enseignant responsable : A.Sompairac

 

Enseignants :

Arnaud Sompairac, Clément Blanchet : TPCAU

 

Organisation de l’enseignement

Salle :

Modes pédagogiques : Encadrement du projet = TD

Rythme : une séance par semaine, le mercredi de 15h à 19h00.

 

 

CONNEXIONS AVEC D’AUTRES ENSEIGNEMENTS :

 

Dans le DE Ecologies :

- Cours de S.Bresson : villes alternatives

 

Dans un autre DE : Alto

- Groupe de projet de Hervé Dubois : Villes émergentes

 

OBJECTIFS ET MÉTHODES DE TRAVAIL

 

Le travail de ce groupe de projet est centré sur la question de l’espace public du XXIème siècle, espace dont nous postulons que la culture y occupe un rôle prépondérant, mais que ce dernier est à questionner et à interroger de façon critique, tant les expériences sont fragiles et souvent décevantes.

 

Alors que les lieux du collectif sont de plus en plus pénétrés par les logiques marchandes des grands lieux de consommation de masse que sont les parcs d’attraction, les complexes de cinéma, les stades ou les malls commerciaux qui parfois colonisent les lieux d’intérêt public au point d’en compromettre la lisibilité et l’usage (cf gares), l’espace public et les espaces culturels que nous visons, en interrogeant la mémoire collective ou en induisant des activités partagées, revendiquent un accès démocratique à la connaissance et à l’expression, qu’elle soit artistique ou politique.

L’espace public que nous viserons saura s’affranchir des questions normatives et sécuritaires liées aux espaces de transport et à ceux des rassemblements de masse d’aujourd’hui. Il saura dépasser les vocations commerciales et touristiques absolument prévalentes dans les métropoles centres d’aujourd’hui. Même si le projet interroge aussi les limites et le sens du partage entre espace public et espace privé, partage qui a évolué dans l’histoire et qui est sans doute fortement en débat aujourd’hui. Les territoires bougent, les vocations aussi.

 

L’enseignement du projet se déroule sur deux semestres successifs qui s’articulent, S9 et S10, pour aboutir au PFE. Mais les semestres ont leur autonomie respective.

 

Le premier semestre visera à simultanément développer une réflexion programmatique sur les cultures artistiques et alternatives en milieu urbain, celles de la rue, et en prise avec les réalités sociales et populaires des quartiers spécifiquement étudiés, en prise également avec les alternatives économiques dans le développement métropolitain actuel : économie solidaire, réemploi, réseau de solidarités, green tech’… et dans le même temps mener une réflexion sur de nouvelles formes d’espaces publics, articulés autour de ces programmes, qui mêlent l’organisation des vides et les logiques d’édifice, l’espace pour la permanence, celui pour l’évènement, sans ignorer les logiques des réseaux de transports urbains.

 

La réflexion architecturale et urbaine prendra appui sur l’articulation des spatialités extérieures et intérieures en s’appuyant sur le cas précis de 2 espaces publics parisiens existants ( Place de la Nation et Place Denfert-Rochereau , c.f. « réinventons nos places » lancé par la Mairie de Paris) et unà créer (Porte de Vincennes), à forts enjeux sociaux et urbains : Chacune de ces places ont des enjeux spécifiques : un rapport à la circulation automobile, une question esthétique, une nécessité de liens entre les quartiers (et notamment entre Paris et banlieue), et chacune devra être considérée avec son « hinterland » où les questions sont parfois plus sensibles que sur la place même.

 

Les étudiants, qui travailleront en petits groupes au semestre 9, auront à choisir parmi ces places des programmations qui leur seront propres ; celles-ci devront révéler la part de la dimension locale et alternative et de la dimension métropolitaine.

 

Des exposés spécifiques des enseignants architectes (notamment sur l’espace public) et un suivi régulier de la gestion coordonnée de toutes ces dimensions du paysage urbain et de l'architecture caractérisent l'encadrement.

Contenu

Le travail du projet porte sur l'espace public dans son articulation avec les nouvelles cultures urbaines, il représente une opportunité concrète pour les étudiants de se positionner de manière critique au regard de trois plans de questionnement :

 

- le premier porte sur l’urbanité, les qualités, les rôles et le sens de l’espace public. Ce type d’équipements porte pour la communauté qui l’environne une dimension de l’espace commun à une population donnée, du partage à l’échelle d’une ville ou d’un territoire. Elle induit la production d’un espace spécifié dans sa différence avec les espaces du quotidien, du domestique, du privé.

 

- Le deuxième plan de questionnement ausculte la relation programme-projet. Travailler sur une dynamique culturelle est l’occasion de porter un regard précis sur la commande, le projet culturel, l’organisation de la maîtrise d’ouvrage et de ses assistants. C’est, en second cycle, le moment idoine pour prendre acte de la demande sociale réelle, comprendre ses attendus et ses mécanismes.

Le travail sur le programme, impossible à réduire au simple énoncé des besoins et fonctionnalités, est l’occasion de s’interroger sur l’accès populaire à la culture, des arts vivants à l’art contemporain et d’interroger des programmes plus « classiques ».

 

Il conviendra d’aller regarder certaines formes nouvelles d’équipements, telles par exemple le Lieu Unique à Nantes, la Belle de Mai à Marseille, la Maison-Folies de Wazemmes à Lille, ou encore la « condition publique » à Roubaix et le « 104 » à Paris, ainsi que de très nombreux exemples à l'étranger (Pays Scandinaves, Canada, notamment) ; ces lieux ont pu exister grâce à des volontés politiques fortes. Ces équipements offrent au public différentes propositions de spectacle ou d’activités, du cirque à la lecture, de la restauration au troc de livres, du théâtre à la performance et à la danse. Au-delà des éléments bâtis eux-mêmes, c'est particulièrement les espaces urbains qu'ils engendrent qu'il est intéressant de regarder.

 

Dans le même temps, au sein des pratiques artistiques mêmes, se produisent des questionnements qui donnent lieu à des expérimentations de type « métissage »; Par exemple : la chorégraphe Pina Bausch s’installait fréquemment dans une ambivalence entre danse, théâtre, voire Music-hall ; Olivier Cadiot pratique simultanément la lecture poétique, la danse et le théâtre dans une pièce comme le « mage en été », tandis que l'avant-dernier dernier spectacle d’Ariane Mnouchkine se proposait d’interroger les rapports du théâtre et du cinéma (les naufragés du Fol Espoir).

 

- un dernier plan de questionnement sera celui de l’habiter/construire. Dès les débuts de la conception du projet, on mettra l’accent sur l’architectonique entendue comme l’inscription de la logique constructive dans le développement des spatialités, et au service de ces spatialités, à l’échelle même du territoire. L’inscription du bâti fera l’objet d’une réflexion sur les lieux et rythmes de l’implantation et les modifications topographiques qui peuvent en résulter.

 

La réflexion architecturale et urbaine prendra appui sur cette dimension d’articulation des spatialités extérieures et intérieures en s’appuyant sur le cas précis de 3 places parisiennes, à forts enjeux sociaux et urbains (c.f. « réinventons nos places » lancé par la Mairie de Paris).

 

Le travail du semestre 9 questionnera, à des fins d'urbanité, l'évolution du site retenu sur la base de scénarii programmatiques et urbains différenciés.

 

Les sites, étendus, permettront une variété d’implantations et de configurations, en fonction de la stratégie urbaine, du projet culturel et du programme définis par chaque duo d’étudiant (ou éventuellement solo).

Travaux

TRAVAUX REQUIS

 

Présentations orales, graphiques et écrites collectives des étapes intermédiaires.

 

L'encadrement du projet sera assuré par C.Blanchet et A. Sompairac.

 

Le fondement pédagogique de cette offre réside dans la volonté de croiser les regards et critiques des deuxenseignants sur les propositions sur la base des méthodes suivantes :

- une séquence « workshop » initiale, travail sur la 'culture du sujet'

- un arpentage poussé du site d'implantation élargi, avec un voyage-visite du site,

- un travail collectif pour une partie du semestre : en particulier pour les phases de recherche et d’analyse (du contexte physique, politique, culturel, du projet urbain, des programmes, de référents, ….),

 

 

Ce déroulement et l'encadrement des propositions devront conduire, sur la base de référents et d’analyses, à la production individuelle ou en équipes :

- d'un concept paysager et urbain,

- d'une stratégie culturelle par rapport aux programmes du semestre et au projet paysager et urbain,

- d’un projet paysager, urbain et architectural abouti, structuré autour des espaces publics extérieurs.

 

En S9, deux phases intermédiaires de production sont organisées et façonnent la matière du contrôle continu.

 

ORGANISATION DE L'ENSEIGNEMENT

Modes pédagogiques : Encadrement du projet = TD

Les séances sont collectives : présence obligatoire

Rythme : une séance par semaine, de 15.00 à 19.00, le mercredi PM.

Les projets seront individuels ou en équipe (de deux).

 

NOMBRE D'ETUDIANTS

Mini : 8

Maxi : +/- 20

Bibliographie

ELEMENTS DE BIBLIOGRAPHIE

- « L’espace public », Jürgen HABERMAS, Paris, Payot, éditions 1990, 2006

- « Aménager les espaces publics », A.BOYER ; E.ROJAT- LEFEBVRE, collection techniques de conception, Le Moniteur, 1994

- « Les espaces publics modernes » situations et propositions, V.PICON-LEFEBVRE, collection architextes, Le Moniteur, 1997

- « L’esthétique de la rue », colloque d’Amiens, l’Harmattan, 1998

- « Espaces publics et cultures urbaines », actes du séminaire du CIFP de Paris, 2000-2001-2002, collection Michèle Jolé, collection débats N°38 du CERTU, IUP (Institut d’urbanisme de PARIS) 2002,

- « Anthropologie de l’espace », F.CHOAY, la couleur des idées, Seuil, 2006

- « L’espace public urbain : de l’objet au processus de construction », G.CAPRON, N.HASHARD-NOE, collection villes et territoires, Presses universitaires du Mirail, 2006

- « Le paysage urbain, représentation, significations, communication », P.SANSON, collection Eidos, l’Harmattan, 2007

 

- « Espaces publics en ville », A.QUERRIEN, Les Annales de la recherche urbaine n°57-58

 

- « L’espace public, modes sensibles », G.CHELKOFF, J.P.THIBAUD, Les Annales de la recherche urbaine n°57-58

 

- « De l’Agora à l’espace public » , P.GRESSET, Réflexions sur l’espace public, Paris Projet

- « Groupe de travail espaces publics », I.BILLIARD, Paris, La documentation française, 1988

- L’espace public, TH.PAQUOT, Paris, La découverte, 2009

- idee.paris.fr/reinventons-nos-placesen attente

Informations supplémentaires

SUPPORT DE COURS

 

En sus des exposés mentionnés dans les métodes de travail, sont effectuées diverses visites dont :

- visite des sites du projet

- visite d’aménagements urbains référents

 

Il conviendra d’aller regarder certaines formes nouvelles d’espaces publics (place de la République,…) et d’équipements, ceux qui mixent espace public extérieur et bâtiment, telles par exemple la « condition publique » à Roubaix, la Friche de la belle de Mai à Marseille, la fabrique à Nantes ou le « 104 » à Paris.

- visite du site du projet

- cours sur l'espace public

Informations annexes

Cet enseignement vise à travailler sur la durée pour, sur la base de programmes complexes, traiter toutes les dimensions de l'architecture (fonctionnelles, réglementaires, constructives -structures / ambiances / acoustique -, matérialités et écriture formelle).

Le travail du projet sur les nouvelles cultures urbaines et sur l'espace public, trois places parisiennes, représente une opportunité concrète pour les étudiants de se positionner de manière critique au regard de trois plans de questionnement : le premier sur l’urbanité, les qualités, les rôles et le sens de l’espace public, , le second ausculte la relation programme-projet, le troisième sur l’habiter/construire, sur l’architectonique.