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  • S9-P3 PROJET ARCHITECTURAL ET URBAIN

DE 1 : Architecture générique / Sol spécifique (partiellement en anglais) - M. Weissmann, Jean Mas et Paolo Amaldi

Semestre 9

Responsable(s) : Jean Mas, Martine Weissmann

Enseignant(s) : Paolo Amaldi

  • Année : 5
  • Semestre : 9
  • E.C.T.S : 14
  • Coefficient : 5,00
  • Compensable : non
  • Stage : non
  • Session de rattrapage : non
  • Mode : option
  • Affilié à un groupe : non

Objectifs pédagogiques

ARCHITECTURE GENERIQUE / SOL SPECIFIQUE

 

Domaine A-LTO

 

M2-S9

Grille programme

Temps : 16 semaines Heures encadrées : 120 h – Heures étudiants : 170 h – Total des heures : 290 h.

Effectif : étudiants Heures pondérées :

 

Enseignants : Jean Mas et Martine WEISSMANN

 

Apports théoriques : Paolo Amaldi

Apports représentation : Christian Morandi

Apports méthodologiques : Dimitri Toubanos

 

 

ORIENTATIONS PRINCIPALES

 

Dans une perspective d’innovation et de recherche sur l’espace urbain où sont convoqués les éléments de permanence et les questions de l’époque, ce semestre engage les étudiants à définir l’espace urbain à partir de projets d’architecture très concrets.

La ville est aussi un projet, pour nous architectes.

Un projet qui engage le projet architectural de chacun de ses édifices pensés dans la cohérence du projet global.

 

Le défi est de taille. Dans un monde qui se transforme à la vitesse grand V, où les certitudes ont été remplacées par des remises en causes permanente, nous devons plébisciter les solutions innovantes autant que les expériences audacieuses. Avoir une vision de la ville qui ne s'appuie pas sur la croissance mais sur une économie de recyclage et de requalification interne, engagée dans un processus continue.

 

« C’est une prise de position pour une architecture responsable, une architecture à la discrétion de la ville, une architecture fédératrice pour son site d’accueil. Une architecture qui affirme qu’il existe entre l’architecture objet, icône et l’architecture proliférante une autre voie.

C’est aussi l’affirmation de la densité comme composante majeure de la ville. Une densité maîtrisée, positive, capable de procurer de l’intensité. Une densité pondérée par la perméabilité des édifices et par la recherche d’une symbiose avec le végétal, sous toutes ses formes, d’agrément ou agro. » 1

 

 

 

CONTENUS ET SUJETS

 

Les thématiques architecturales et urbaines pourront être déterminées par l’étudiant ainsi que le site et le programme. Pour autant, l’étudiant se situe dans le cadre d’une réflexion partagée qui doit contribuer à enrichir le projet de recherche collectif mené désormais par A-LTO sur la Ville Paysage.

Le groupe de projet « Latitude(s) » se propose d’accompagner les étudiants qui souhaiteraient se saisir d’un sujet en S9 et le poursuivre en PFE, cependant le semestre S9 est un semestre d’enseignement à part entière et à ce titre, il fera l’objet d’un projet architectural réalisé par l’étudiant.

 

THÈME PROPOSÉ : ARCHITECTURE GÉNÉRIQUE / SOL SPÉCIFIQUE

 

Faire la ville de demain c’est accompagner les mobilités des populations, sortir d’une logique d’urgence pour mettre en place une logique de la flexibilité, du mutable. Inventer un urbanisme temporaire à la fois flexible, adaptable, modulable. Une ville en perpétuel mouvement, une ville générique.

Dans un contexte d’incertitude, chacun est à la recherche de mots et concepts nouveaux pour tenter de comprendre et d’expliquer les changements du monde, trouver les moyens de les accompagner ou de leur faire face. La réversibilité fait partie des mots convoqués pour tenter de faire face à un futur de plus en plus incertain.

 

CONSTRUIRE REVERSIBLE

 

L’idée d’habiter, travailler, se former ou se divertir successivement dans un même lieu engage à dissocier programme et procédé constructif dès la conception, au bénéfice d’une souplesse d’usages dans une géométrie libérée. Penser réversible c’est anticiper l’évolution d’un édifice avant même sa construction, pour alléger au maximum les adaptations et leur coût, lors de sa transformation.

De la Maison Domino de Le Corbusier conçu en 1914 aux 40 logements de LAN dans la ZAC des Batignolles qui offrent une réversibilité complète en plateaux de bureaux, quelles sont les avancées architecturales et structurelles sur lesquelles nous pouvons nous appuyer ?

 

NOUS VOUS PROPOSONS D’EXPLORER LES NOTIONS DE FLEXIBILITÉ,MODULARITÉ, TRANSVERSALITÉ, OUVERTURE ET DIVERSITÉ au travers de projets d’architecture, dans une démarche qui convoque simultanément les questions de structure et d’enveloppe et celles de nature de sol, quand celui-ci fabrique la ville.

 

ARCHITECTURE GENERIQUE

 

« Alors que la question de la ville performante, intelligente et générique et des bâtiments pouvant s'adapter aux mutations fonctionnelles en cours de vie est un acquis incontestable des recherches de ces vingt dernières années, se pose aujourd'hui une question pressente qui relève à la fois du politique et de l’architectural : qui dessine le sol de la ville ? A qui appartient-il ? Depuis la pensée progressiste et réformatrice des années 1920 portée par des intellectuelles comme Silvio Gesell, en Allemagne la réflexion sur le sol a accompagné le nouveau langage de l'architecture comme le montre l'émergence à cette époque des Siedlungen, les coopératives de logement. Le paysagiste Leberecht Migge invente dans ce cadre et pendant l’effervescence de la république de Weimar, des jardins intégrés dans une nouvelle pensée urbaine. Ces postures renvoient plus en amont au 'Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité 'de Rousseau : ' Vous êtes perdus si vous oubliez que les fruits sont à tous et que la terre n'est à personne'. Cette idée fondamentale d’appartenance à tous du sol et de son exploitation optimale pour le bien d’une communauté est très éloignée de la pensée de Le Corbusier pour qui la forme urbaine venait avant toute réflexion sur la propriété privée.

 

Pourtant, force est de constater qu’aujourd’hui, les entités publiques qui gèrent les villes contemporaines, ont tendance aujourd'hui à vendre le sol à des aménageurs qui opèrent par construction de lots successifs attribués à des concepteurs dont les bâtiments reposent sur un sol répondant à des logiques d'ingénieurs.

 

La qualité de ce sol est donc un impensé de la ville contemporaine ou est traité comme entité indépendante des pièces architecturales. Et ce alors que tout bâtiment devrait prendre naissance du sol, de la topographie, comme l'enseigne l'histoire de l'urbanisme et l'histoire des établissements humains depuis le haut moyen-âge. »3

 

NOUS VOUS PROPOSONS DE CONCEVOIR UN PROJET DE SOL pensé à partir d’un projet d’espace public de référence harmonieux et désirable,

C’est-à-dire de trouver la juste mesure des bâtiments et la bonne distance qui les séparent pour former places, rues et jardins dans le travail simultané des différentes échelles nécessaires du projet. Le projet de sol tel que nous l’entendons convoque les questions architecturales afin de qualifier l’espace public, de mettre en place des continuités, des seuils, des transparences, des limites entre l’espace public et le bâti.

Lier le proche et le lointain, le détail et l’ensemble, sublimer l'emboitement des échelles, articuler, emboîter, prolonger, continuer, afin que le processus de conception traverse l’ensemble des échelles du projet

 

LE SITE: LA VILLE NÉGOCIÉE

 

NOUS VOUS PROPOSONS DE TRAVAILLER À ROMAINVILLE, UN DES SITES d'EUROPAN 15, site majeur de la métropole, et qui fait l'objet d'une réelle demande de la Ville. Ce site pourrait devenir un quartier de vie à haute qualité environnementale .

 

Au sud de la ville, à proximité de l’Autoroute A3, sur les traces d’infrastructures routières obsolètes, le site aujourd’hui constitué de délaissés urbains en attente de l’arrivée du tramway (T1), constitue une formidable opportunité foncière, un levier majeur pour le développement d’un nouveau « morceau de ville » relié au centre ville.

 

La ville affiche une politique volontaire en faveur de la co-construction avec les habitants, la biodiversité et la nature en ville, elle est précurseur en matière d’agriculture urbaine avec le projet de Cité Maraîchère, et engagée dans une démarche de sensibilisation et de pédagogie. Elle mène une action prioritaire sur les quartiers d’habitat social par une recherche de diversification en matière d’habitat et d’activités.

 

Si nous choisissons ces territoires en fonction de leurs intérêt pédagogique nous souhaitons également qu’ils soient l’objet d’une réelle demande des pouvoirs publics, afin d’inscrire notre démarche dans un échange sur les phénomènes métropolitains.

Des contacts ont été pris sur place afin d’organiser des échanges, des débats, qui auront lieu avec la Ville ET EUROPAN, qui participeront aux différents jurys au cours du semestre

 

Ce type d’échanges, entre élus, étudiants et techniciens sont très fructueux. Ils permettent aux étudiants de se confronter aux réalités et aux acteurs de la ville d’apprécier la force de proposition et d’exploration d’une école. C'est également une manière de pratiquer et comprendre les spécificités du concours Europan, un concours majeur pour les jeunes architectes.

 

 

METHODES ET ORGANISATION

 

Le travail en groupe est encouragé

 

Avant d’élaborer le projet proprement dit nous vous proposons un temps de réflexion et de recherche afin de mettre en place la problématique qui viendra nourrir votre projet architectural et urbain.

Dans ce semestre du cursus, la dimension particulière du thème de projet nécessite une structuration pédagogique particulière, autonome de la part de l'étudiant, où la forme d’un « séminaire de projets » doit amener les étudiants, au-delà de leur propre travail sur le projet architectural, à prendre en compte la dimension réactive que le travail de tous les étudiants du groupe et la diversité des propositions doit impliquer dans la conduite de ses réflexions sur son propre projet.

 

Cela implique une présence régulière et un investissement qui va au-delà de l'investissement sur son propre projet, afin de participer à une réflexion en cours d'élaboration qui se nourrit des interventions de chacun pour enrichir le projet de recherche collectif mené par Alto depuis plusieurs années, sur différents sites métropolitains tel Sarcelles ou Bagneux, ou même sur une autre Métropole comme Marseille ou Berlin.

 

1 : Manifeste A-lto

2 : Construire Réversible Canal Architecture

3 : Paolo Amaldi

Travaux

Ecrits, dessins, maquettes adaptés au développement spécifique et itératif du projet