Retour

  • S8-P2 PROJET ARCHITECTURAL ET URBAIN

DE 3 : Prothèses et mémoires vives (Post-Ecologie - Post-Urbanisme) - S. Maupin et P. Zourgane

Semestre 8

Responsable(s) : Philippe Zourgane, Stéphane Maupin

  • Année : 4
  • Semestre : 8
  • E.C.T.S : 13
  • Coefficient : 5,00
  • Compensable : non
  • Stage : non
  • Session de rattrapage : non
  • Mode : option
  • Affilié à un groupe : non

Objectifs pédagogiques

Pour commencer, peut être est il plus facile de vous expliquer ce que nous ne voulons pas faire ensemble :

Premièrement il ne s'agit pas d'appréhender par le projet la techno-nature qui s'impose chaque année un peu plus comme un nouveau paradigme universel. Il n'y a pas d'écosystème depuis que l'homme a dérégulé et administré l'ensemble des chaînes vivantes opérantes à l’échelle planétaire.

Deuxièmement il ne s'agit pas de réparer la ville, ni de créer de nouveaux fragments qui répondraient uniquement à des critères sociaux, technocratiques et esthétiques.

A l'image des défilés de mode de la fashion week, nous admettons que l'architecture est une partie de la société du spectacle.

 

 

 

.

Contenu

Aussi nous proposons de fabriquer dans ce laboratoire du S8 sur la base d’expériences déjà réalisées ou en cours de réalisation ou de nouvelles expériences, des greffes, des prothèses, des machines qui produisent de nouvelles énergies.

 

Ce travail de projet est établi depuis plusieurs années sur la même problématique : Travailler avec les données économiques et les utiliser architecturalement sur le territoire. Il s'agit de s’intéresser à la production de données, à l'utilisation de ces données et de travailler sur des prospectives et des scénarios urbains.

 

L'objectif est de travailler sur les flux économiques et de comprendre comment ces flux économiques et financiers produisent le paysage et l'architecture. Par exemple, un paysage de vignes n'existe que parce qu'il y a une demande forte et soutenue pour le vin, tout comme un port de céréales n'existe que parce que dans l'hinterland il y a la présence de champs de céréales. Il y a des chaînes qui existent entre l’immatériel, l’économie et le construit.

 

La question que l'on se pose ce semestre est simple : qu'est ce qui se passe avant le projet ? Comment cela se construit. Comment travailler avec ces données pour fabriquer des scénarios architecturaux et urbains.

 

L'idée est de partir des données économiques. Ce travail s'effectue aussi bien avec les données de marchandises, que de flux financiers, que des trajets humains : Combien de tonnes de marchandises, d’où elles viennent où elles vont ? Mais aussi combien de touristes, les sites fréquentés, le temps passé, les localisations du travail des habitants ...

Comprendre le dynamisme de certains processus en cours et les projeter dans le futur.

 

Une grosse partie du travail consiste à comprendre la production de datas et relier cette production à la fabrique de l'urbain et du paysage.

Ainsi qu'à produire des scénarios urbains et industriels comprenant le dessin de bâtiments et d'espaces urbains.

Travaux

Le site

 

Le site choisi se situe sur la mer méditerranée. Il s'agit de Port La Nouvelle. L'ensemble est constitué d'un port de petite taille en cours de développement et d'une petite ville juste à coté.

 

Nous travaillons depuis plusieurs année sur l'arc méditerranéen.

année 1 Marseille

année 2 Sète

année 3 Port la Nouvelle

C'est donc un travail sur un site de grande taille de plusieurs hectares ce qui n’empêchera pas dans la deuxième partie du semestre de choisir une petite partie pour des expériences projets architectural et urbain.

 

PORT LA NOUVELLLE : nouvelle ville / nouveau port

C'est une question que l'on peut se poser malgré la taille modeste des installations aujourd'hui. En effet nous sommes dans une Europe des régions au Sud la Catalogne en Espagne à un très grand port Barcelone, idem pour la région PACA avec Marseille (Toulon étant réservé quasiment aux activités militaires et Nice pour la Plaisance). La nouvelle région Occitanie a deux ports Séte et Port La Nouvelle qui sont tous les deux en transformation. Cette année nous travaillerons sur le plus petit des deux.

 

 

Temps 1

 

Le travail consiste non seulement à collecter ces données à les mettre en forme mais aussi à les connecter les unes avec les autres pour créer des assemblages.

Les rendre lisible cela veut dire exprimer avec des graphiques, des dessins, des icônes les données financières et économiques les plus importantes.

Les relier au territoire cela veut dire assembler les richesses ou les usage produits avec des zones spécifiques, des quartiers, des ports, des bâtiments.

 

 

Temps 2

 

La deuxième partie consiste à construire des scénarios de projet, des scénarios de territoire, à partir de ces données.

Dessiner des futurs possibles en fonction des flux qui fabriquent le territoire et le paysage. Cela inclut la fabrication de la ville, mais aussi le modelage du territoire à travers l'industrie, la logistique, les marchandises ...

 

L'objectif est de penser le paysage et l’urbain dans un réseau de connexions et d'échanges de flux. Cet échange de flux existe non seulement à une échelle locale mais aussi à une échelle régionale et internationale. Pour la zone qui nous concerne, à savoir Port La Nouvelle c'est d'une part une Interface ville/campagne/mer. Une stratification simple par couches successives. C'est d'autre part une interface plus large entre un hinterland, des ports lointains, la mer méditerranée (dans notre cas).

 

On sera aussi dans la question architecturale avec des mises en situation de ces scénarios. Là aussi considérer l'architecture, l'urbaine et le paysage comme une vaste base de données dans laquelle on peut essayer des scénarios déjà utilisés, en prendre des fragments ou les pousser plus loin. Jouer avec ces scénarios pour réaliser des tests et comprendre au mieux les effets produits de chaque situation.Les situations architecturales et urbaines produites sont au final montrées comme des prospectives territoriales et urbaines à horizons 20 / 30 années.