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  • S8-P2 PROJET ARCHITECTURAL ET URBAIN

DE 1 : La Tour métropolitaine -N. Régnier-Kagan et L. Beaudouin

Semestre 8

Responsable(s) : Nathalie Regnier-Kagan, Laurent Beaudouin

Enseignant(s) : Bruno Thomas, Pierre Léger

  • Année : 4
  • Semestre : 8
  • E.C.T.S : 13
  • Coefficient : 5,00
  • Compensable : non
  • Stage : non
  • Session de rattrapage : non
  • Mode : option
  • Affilié à un groupe : non

Objectifs pédagogiques

Les orientations principales:

Il s’agit d’envisager dans Paris, la possibilité d’une extension verticale: c’est l’objectif de l’exercice de la « tour métropolitaine », en contrepoint d’une réflexion sur une extension horizontale de la ville: il s’agit de proposer une figure urbaine capable de conquérir et d’urbaniser les territoires sans limites de la « citta diffusa » du Grand Paris, dans un équilibre ville/nature indispensable à l’harmonie du développement humain.

La tour urbaine est à la fois matrice structurante et puissance signalétique dans son mode de transformation de la ville sur la ville. Elle répond à des objectifs de développement durable donnant à la question de la densité et du développement en hauteur, une nouvelle actualité. Construire en hauteur dans des zones urbaines particulières semble pertinent, pour marquer un lieu, un évènement urbain, une entrée de ville, une place…

La condensation d’éléments sur une verticale provoque le rapport en coupe entre l’horizontale et la verticale. Les points de vue entre le proche et le lointain engendrent une dualité de conception entre l’échelle territoriale de la ville en relation avec l’échelle du quartier, pour renouveler la « fabrique urbaine » et modifier un tissu en affirmant une potentialité urbaine inédite.

Contenu

Les contenus et les sujets:

Les expérimentations de ce module s’appliquent à une zone urbaine identifiée: le projet s'inscrira dans le cadre de l'Appel à projets innovants : 'Réinventer Paris' de la ville de Paris, sur le terrain situé à côté de l'école, le long de l'allée Paris-Ivry, sur la rue Antoine de Baïf, dans le secteur Massena-Bruneseau.

Le programme, sera un programme mixte, associant programmes universitaires, et logement.

 

Le processus du projet est divisé en plusieurs étapes, établissant un aller-retour entre une approche « théorique » et une compréhension « plastique » du paysage, fondée sur la culture du projet, le sens et la signification de l’espace architectural et urbain contemporain, de sa poétique, de sa rationalité, de sa structuration fonctionnelle, constructive et architectonique, et de son usage. La pertinence d’une architecture doit être développée au travers d’un appareil critique, à partir de multiples inter-relations : le site, la géographie, le climat, le proche et le lointain, les questions de l’espace et de la lumière, de l’économie, de la construction, le contexte culturel et social, le rapport à la ville ancienne…

 

La structure et la spatialité du projet devront répondre à une mise en forme d’espaces intérieurs en résonance avec les espaces publics extérieurs, liés à la prise de possession d’un lieu et sa transformation, et à une recherche sur les types. Une programmation est à proposer : il s’agit de proposer des modes de vie, des mixités, de nouvelles typologies adaptées au contexte et au bâtiment.

Structure spatiale, structure constructive et structure plastique devront trouver une cohérence formelle, avec une réflexion sur les matériaux structurels, les enveloppes, en prenant la lumière comme matériau d’architecture. Il s’agit d’un travail sur les trois termes suivants : usage / structure / site.

 

Il s’agir de réaliser un immeuble de grande hauteur, pour répondre à une situation urbaine particulière : la conception de ce projet est un va-et-vient entre un programme, un site, une hypothèse spatiale, et un parti constructif : le but étant de les combiner en tant qu’unité.

 

la méthode de travail

Hypothèse territoriale :

- Une première étape élaborée sous forme de « workshop » et d’un travail de groupe, permettra, à l’aide d’une analyse urbaine sous forme de maquette, d’élaborer une hypothèse territoriale : une maquette conceptuelle évoquera en volume et matière, l’ « idée » du projet, à partir d’une compréhension fine du contexte et de son échelle.

Analyse architecturale :

- Une deuxième étape consistera à réunir et à analyser les références de tours métropolitaines prototypes, découvertes nécessaires à une culture préalable au projet.

Recherche sur la verticalité :

- Une troisième étape consistera à élaborer une recherche abstraite sur l’espace vertical : il s’agit de développer un travail sensible sur l’espace vertical, en fonction de la vision de l’homme, et à partir d’un travail en maquettes. Une mise à l’échelle de maquettes expérimentales sur l’espace et la structure fera la synthèse de ce passage de l’horizontalité à la verticalité.

Prise en compte du réel :

- La quatrième étape, sera la prise en compte du réel : la confrontation au site doit provoquer une transformation du projet théorique, qui prend en compte l’orientation, le contexte immédiat, la fabrique urbaine, la relation au territoire, les nécessités fonctionnelles pour imprimer une direction au projet, pouvant remettre en cause le projet théorique, le déformer, l’inverser.

Il s’agit de proposer des modes de vie, des activités, des mixités, de nouvelles typologies adaptées au contexte : comment vivre, habiter, travailler, se détendre dans une tour ? Comment pratiquer au quotidien les distributions, stationnements, halls en relation avec le contexte ? Le choix structurel sera essentiel : devant la multiplicité des techniques, plutôt que de parler de « vérité constructive », il importe aujourd’hui de s’attacher à la cohérence du choix constructif, à l’utilisation juste d’un matériau, à son adéquation à répondre à des besoins fonctionnels, et émotionnels.

Le site détermine les échelles d’intervention : Figure spatiale/figure urbaine : 1/500e Elaboration du projet : 1/200e Développement du projet, détails : 1/100e, 1/50e

Travaux

l’organisation des séances

jour(s) de la semaine et horaire : selon Emploi du temps de l’Ecole

salle(s) : 603/605/608 (détail communiqué ultérieurement)

modes pédagogiques : correction à la table, cours de méthodologie, expérimentation avec corrections collective et individuelle, exercices sur place, exposés...

Un travail important et continu en maquette à différentes échelles (du 1/500° au 1/20°) sera exigé, noté isolément comme un élément spécifique du contrôle continu du semestre de l’étudiant.

 

les corrections

Le travail pédagogique se répartit sur les deux plages horaires indiquées dans l’emploi du temps, l’après-midi étant structuré principalement sur la critique à la table, par demi-groupes, du travail de l’étudiant exposé à la totalité du groupe. La critique sur le projet s’adresse à la totalité du groupe, au-delà du projet individuel, et les thématiques associées aux différents types de proposition sont débattues sous forme de séminaire ouvert.

Bibliographie

Eléments de bibliographie :

- Campi Mario , Skyscrapers, an architectural type of modern urbanism , ETH Zürich, Department of architecture, Bâle :Birkhäuser, 2000.

- Frampton Kenneth, Megaform as urban landscape, Raoul Wallenberg lecture, University of Michigan, 1999, (traduction Française: la mégaforme comme

paysage urbain, in L’architecture et la ville : mélanges offerts à Bernard Huet, Paris, Editions du Linteau, 2000)

- Koolhaas Rem, Bigness ou le problème de la grande taille, in Criticat n°1, Paris, janvier 2008

- Régnier-Kagan Nathalie (dir.), La tour métropolitaine, une recherche pédagogique de Michel Kagan, Paris, éditions Recherches/ENSAPB, 2012

- Lucan Jacques Marchand Bruno (dir), Steinmann Martin, Forme forte, Bâle, Birhauser, 2003

- Taillandier Ingrid et Namias Olivier (dir.), Pousse Jean-François, L’invention de la tour européenne, Paris : Editions du Pavillon de l’Arsenal, Picard, 2009.

Informations supplémentaires

Visites, cours, conférences:

Le travail du projet sera associé à des cours pour apporter les connaissances nécessaires à l’élaboration du projet : Connaissances sur les systèmes structurels, « solidité, stabilité », Principes de sécurité incendie et accessibilité d’un immeuble IGH, conférences et visite d’opérations dans Paris.

 

les relations avec les autres disciplines :

Les contenus sont articulés avec le cours de Théorie, Histoire, Urbanisme, Construction, Sciences sociales, Art Plastiques, Informatique…et chaque étudiant doit mettre en œuvre la définition d’une bibliographie personnelle en fonction du programme retenu par lui.