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  • S8-P2 PROJET ARCHITECTURAL ET URBAIN

DE 1 : Habiter L'horizontale - T. Heuzé et J.M. Veillerot

Semestre 8

Responsable(s) : Jean-Michel Veillerot, Thomas Heuzé

Enseignant(s) : Bruno Person

  • Année : 4
  • Semestre : 8
  • E.C.T.S : 13
  • Coefficient : 5,00
  • Compensable : non
  • Stage : non
  • Session de rattrapage : non
  • Mode : option
  • Affilié à un groupe : non

Objectifs pédagogiques

HABITER L’HORIZONTALE

 

Cet enseignement aborde la question de l’espace métropolitain en interrogeant la notion de « nappe habitée » en référence à « l’unité d’habitation horizontale » de A. Libera à Rome et dans le sillage des recherches engagées par Team X ou Atelier 5 et poursuivies par Rem Koolhaas à Fukuoka ou Adriaan Geuze à Bornéo…

 

Si, pour remédier à l’étalement urbain, certains architectes s’intéressent à la grande hauteur avec des projets de tours et de villes verticales, d’autres élaborent des solutions alternatives en privilégiant des dispositifs urbains horizontaux plus compacts mais à forte densité. La notion de « nappe habitée » s’inscrit dans cette logique ; elle est à la fois issue des travaux sur l’immeuble villa, -dont elle serait la projection à plat-, et des projets de Team X autour du concept de « mat building », (« bâtiment tapis »), qui explorent dès les années soixante de nouveaux types urbains de villes denses horizontales comme en témoignent le projet de l’université libre de Berlin ou celui de l’orphelinat d’Amsterdam.

 

En pratique, il s’agit d’imaginer un projet de « faible hauteur à haute densité », associant des logements « intermédiaires », un équipement de proximité et des espaces extérieurs à une échelle plus domestique, favorisant le lien social en préservant l’intimité de chacun.

 

Naturellement, cela suppose des typologies de logements adaptées (logements à cours, logements à patios, logements imbriqués, individuels et collectifs), des modes d’assemblages appropriés (types, répétition, séries) et un travail sur la structure (grille, tissu, trame) … Et cela pose aussi la question de la limite et de la relation au contexte pour que cette épaisseur habitée ne devienne pas un lieu clos (à l’image des gated communities anglo-saxonnes). Enfin, par sa typologie caractéristique, la constitution de cette « masse creusée » génère une série de questions spécifiques : comment habiter la structure, où faire entrer la lumière, quid des surfaces et des sous-faces, du sol et des niveaux de références, de la 5ème façade, des distributions, du stationnement, du ciel ou de la nature en ville...

 

Au-delà, l’ambition du semestre est d’expérimenter et de manipuler tous les outils, toutes les échelles et tous les composants du projet, depuis la topographie du site jusqu’à la matérialité des ambiances, des espaces collectifs aux « confins de l’intimité »...

Contenu

Pour introduire le sujet, il est demandé l’analyse d’une étude de cas à valeur d’exemple à choisir parmi une liste fournie préalablement (travail par groupe de deux).

Le projet long concerne la conception d’un ensemble résidentiel sur un terrain libre en proche banlieue ; le programme est constitué de logements individuels et collectifs avec un équipement de proximité, un jardin public et des cours privées qui pourront être partagées.

La densité envisagée est de l’ordre d’une centaine de logements par hectare.