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  • S7-P2 Projet 2 architectural et urbain

DE 1 : Villes européennes - M. Weissmann et J. Mas

Semestre 7

Responsable(s) : Martine Weissmann, Jean Mas

  • Année : 4
  • Semestre : 7
  • Coefficient : 6,00
  • Compensable : non
  • Stage : non
  • Session de rattrapage : non
  • Mode : option
  • Affilié à un groupe : non

Objectifs pédagogiques

ATELIER VILLES EUROPEENNES PARIS BERLIN :

 

PROJET URBAIN ET ARCHITECTURAL HORS CADRE

 

JEAN MAS ET MARTINE WEISSMANN

 

DOMAINE D'ETUDE A-LTO

 

 

M1-S7 PROJET

Grille programme

Temps : 16 semaines Heures encadrées : 120 h – Heures étudiants : 170 h – Total des heures : 290 h.

Effectif : étudiants Heures pondérées :  h –

 

 

 

 

ORIENTATIONS PRINCIPALES : UN ATELIER HORS CADRE

 

Ce semestre est conçu comme un semestre Erasmus, c’est à dire HORS DE VOTRE CADRE habituel, la métropole parisienne, afin de vous faire découvrir un nouveau territoire, Berlin. Après avoir été la grande capitale cosmopolite du XIXème siècle, Berlin a été démantelée et a su, à partir de la chute du mur se réinventer.

 

Le dépaysement n'est pas que géographique, en effet le parcours que nous vous proposons d'élaborer ensemble l'est également. Il s'agit de réaliser un projet « hors cadre », c’est à dire un projet d'édifice(s) qui, dans un site d'une grande hétérogénéité, est capable de fédérer l'ensemble des échelles et des temporalités, à l'instar de la ville baroque.

 

OBJECTIFS PEDAGOGIQUES

 

A l'opposé d'une démarche classique de composition contextuelle, de type analyse urbaine, puis plan de masse et enfin projet architectural, nous proposons une démarche où le projet architectural est l'élément moteur du renouvellement urbain. Il doit alors être à la fois fédérateur pour le site d'accueil et radical dans le rapport enveloppe/ volume, généreux dans les espaces qu’ils offrent et cependant fondée sur une économie de moyens et sur le concept de forme forte.

Nous sommes en effet convaincus qu'il ne s'agit plus aujourd’hui de concevoir de grand master-plan comme au XIX et XXème siècle, mais très modestement de comprendre, par la réalisation d'un édifice, des situations complexes pour les transformer.

 

 

 

 

UN VOYAGE A BERLIN SERA ORGANISE EN OCTOBRE

Contenu

CONTENU ET SUJET

 

Apres avoir travaillé pendant plusieurs années sur la constitution du Grand Paris, qui aujourd’hui est devenu une réalité, puis sur les spécificités d’une métropole méditerranéenne comme Marseille nous souhaitons poursuivre ce cycle par l’étude de Berlin .

 

« La capitale allemande est une métropole qui a vu son développement subir l’histoire et ses aléas comme peu d’autres. Les traces du passé sont encore visibles au sein de son tissu et permettent de la reconnaître. Les destructions causées par la Guerre, par un plan d’urbanisme ou encore par la création de grandes structures de transports ont amplifié les vides ; vides qui deviennent significatifs de la morphologie de la ville et accentuent ses singularités.

Oswald Mathias Ungers théorisa en 1977 avec « Berlin as a green archipelago», le concept de la mise en abîme urbaine - la ville dans la ville.

De plus, Ungers amena l’idée de la ville vue comme un archipel. Ces deux concepts ont mis en avant le caractère hétérogène de la ville, qui est considérée comme une collection de fragments particuliers et parfois même contradictoires qui forment un tout, caractéristique de Berlin. »1

 

Nous questionnerons la problématique de la métropole européenne par le projet architectural. Nous vous proposons de construire, à partir de l’échelle architecturale, des clés de lecture de la mutation territoriale, de tester des hypothèses urbaines et de développer des scénarios prospectifs pour une ville en perpétuel renouvellement.

 

 

Nous vous proposons d’investir la pensée de deux architectes. L’urbaniste allemand Oswald Mathias Ungers et John Hejduk architecte et théoricien américain. Berlin est alors un choix explicite pour travailler dans une ville où le premier a élaboré sa théorie « d’une ville dans la ville » et le second a réalisé un ensemble de bâtiment emblématique, site du projet de cet enseignement.

 

On navigue ainsi entre deux approches : le concept de Ungers et Koolhaas de la « ville archipel » et l’approche de John Hejduk qui s’intéresse au potentiel de la forme architecturale. Ces deux réflexions questionnent ainsi l’enjeu métropolitain.

 

Trois temps jalonnent le semestre :

 

1.NARRATION : CONSTRUCTION DU SUJET

 

> La construction du sujet part d’une approche distanciée du site. Volontairement le site sera découvert un mois après le démarrage du studio. Ainsi, le programme et la forme proposée seront élaborés dans une vision lointaine et prospective du site et de son potentiel.

> Le programme du projet est à proposer par chaque étudiant. Il sera en lien avec l’actualité politique, économique et sociale.

 

2. CONFRONTATION /SCENARIO : CONFRONTATION AVEC LE TERRITOIRE/ELABORER UNE HYPOTHÈSE

 

> Examen approfondi du territoire, à travers tous les moyens de l’architecture : cartographie, dispositif de type atlas, mais aussi arpentage et croquis, photographies et photomontages, vidéo, etc. Ces données sont croisées avec les éléments d’analyse spatiale aux différentes échelles d’investigation, ainsi qu’avec l’approche subjective matérialisée par l’observation et le dessin.

> Ce second temps est dédié au scénario. Il s’agit de questionner les constats et de projeter des scénarios possibles. Les limites précises du site seront définies par chaque étudiant > Dans cette phase, il s’agit de mettre en œuvre une hypothèse argumentée sous-tendant l’émergence et la pertinence de ce qui va se construire.

 

3. PROPOSITION : UN SCENARIO ACTION

 

> La phase projet développe le scénario retenu en insistant sur les qualités et les statuts des espaces, à l’échelle de la ville et de l’architecture. Il s’agit de la confrontation aux données concrètes du territoire et de la production d’un projet à l’échelle de l’établissement humain.

> Le projet doit faire sens et dialoguer avec ce qui a été mis en place dans les phases précédentes mais il ne leur est pas subordonné. Les prises de positions formelles peuvent être en rupture, provocantes, et c’est cette autonomie du langage architectural qui doit être intégrée.

 

Plusieurs questions jalonnent le semestre :

 

Que se passe-t-il quand un bâtiment commence à organiser le contexte qu’il habite ?

 

Est-ce que l’espace collectif aide à négocier les oppositions de la métropole contemporaine ?

 

Quelles sont les positions respectives de l’architecture et du projet urbain : l’architecture est-elle un simple remplissage, ou peut-elle jouer un rôle central comme intervention dans le champ urbain plus large ?

 

Peut-elle redéfinir le collectif ?

Ainsi cet enseignement explore le rôle que peut jouer l’architecture dans la ville, et explicitement la façon dont elle peut contribuer à la formation du collectif.

Travaux

Méthodes de travail : le projet comme lieu d’articulation

 

Renforcer les méthodes de projet, développer la capacité critique et encourager l’autonomie sont les objectifs de ce semestre.

Nous souhaitons réfléchir au projet architectural non pas comme une solution, une résolution formelle, mais comme le lieu d’articulation de nombreuses questions fondées sur une hypothèse.

 

Le semestre s’organise autour d’un projet long qui encourage le travail de recherche et d’analyse critique pour nourrir le projet. Des investigations parallèles seront menées à partir d’exercices courts sur la culture du projet notamment.

 

Le séminaire constituera un lieu de recherche et de débat et permettra d’approfondir les thèmes soulevés par le projet.

Le travail d’analyse, la mise en place de la problématique et les plans de masse « manifeste» se feront par groupe de deux étudiants. Le développement du projet sera réalisé individuellement.

 

 

Evaluation

 

- Présentation de l’avancement du travail hebdomadaire. Prise en compte de l’implication dans chaque séance de débat critique.

 

- Deux rendus intermédiaires avec membres du groupement.

 

- Un rendu final avec membres du groupement et personnalités extérieurs.

Bibliographie

Bibliographie

 

HERTWECK, Florian, Dialogic City. Berlin wird Berlin, Walther König Verlag, Cologne 2015, (avec Arno Brandlhuber et Thomas Mayfried).

 

KOOLHAAS, Rem, Délirious New York, Rotterdam, Ed. 010 Publishers, 1994, 317p. Réédition en Français en 2002 chez Parenthèse.

 

KOOLHAAS, Rem et MAU, Bruce, S, M, L, XL, New York, éd. Monacelli, 1995, 1344p. MAURY, Gilles, Le Masque de Méduse, Narration, programme et utopie dans l’oeuvre de John

 

HEJDUK, Cahiers thématique, n°5 « Fiction théorique », Lille, EAL/JM Place, 2005, 348p. ROWE Colin, Collage City, Paris, Ed. Centre Pompidou, 1993, 255p.

 

 

UNGERS, Oswald Mathias, KOOLHAAS, Rem, La ville dans la ville, Berlin un archipel vert, Lars Muller Publishers, 2013, 175p.

 

MARTIN STEINMANN, FORME FORTE ECRITS/SCHRIFTEN 1972-2002, Birkhauser publishers

 

THOMAS SIEVERTS, ENTRE-VILLE, une lecture de la Zwischentstadt, editions parentheses.

 

 

 

 

 

ET ENCORE:

 

 

 

A. Picon et J.P. Robert : Un atlas parisien ,1999. Paris. Editions Picard.

 

F. Choay. Le règne de l’urbain et la mort de la ville. Editions du Centre Georges Pompidou.

 

B. Fortier : La Métropole Imaginaire. Un atlas de Paris, 1989. IFA. P. Mardaga.

 

C. Lévi-Strauss. La pensée sauvage. 1962 Librairie Plon.

 

O. Mongin. La condition urbaine. Editions du Seuil.

 

E. Hazan. L'invention de Paris. Editions du Seuil.

 

J. Gracq. La forme d'une ville. Editions José Corti.

 

M. Augé. Où est passé l'avenir? Editions du Panama.

 

Villes et civilisations urbaines XVIIIè-XXè siècles, textes essentiels sous la direction de Michel Roncayolo et Thierry Paquot, Larousse 1992

 

Density, A+T édiciones 2004 et suivants

 

La ville franchisée, David Mangin, Editions de la Villette, Paris 2004

 

Formes urbaines, de l’îlot à la barre, P. Panerai, J. Castex, S.C. Depaule, éditions Parenthèses

 

Des villes pour une petite planète, Roger Richard, éditions Paris Le Moniteur

 

A compléter…