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  • S7-P1 PROJET ARCHITECTURAL ET URBAIN

DE 4: Hyperlieux - T. Lafont, O. Raffaelli, et G. Viellepeau

Semestre 7

Enseignant(s) : Geraldine Viellepeau, Réjane Lhote, Olivier Raffaelli, Thierry Lafont

  • Année : 4
  • Semestre : 7
  • E.C.T.S : 14
  • Coefficient : 6,00
  • Compensable : non
  • Stage : non
  • Session de rattrapage : non
  • Mode : option
  • Affilié à un groupe : non

Objectifs pédagogiques

L’équipe pédagogique est constituée, en vue d’un effectif d’environ 15 étudiants, de :

- Thierry Lafont, architecte DPLG, Ingénieur X-ENPC, enseignant

- Olivier Raffaelli, architecte DPLG, enseignant

- Géraldine Viellepeau, architecte DPLG, enseignante

 

L’objectif principal de cet enseignement est d’aborder les enjeux de la complexité programmatique et environnementale, au sein d’un pôle majeur de la métropole parisienne qui constitue un laboratoire toujours inépuisable de questionnements et de réflexions théoriques sur le fait urbain.

Dans tous les cas, ce semestre sera l'occasion de conduire l'étudiant à faire face à des problématiques d’usage complexes et l'amener à faire des choix architecturaux pertinents et ciblés en fonction des ses ambitions émotionnelles et poétiques, liées à la pratique de l’espace public.

L’objectif pédagogique vise aussi bien la qualité urbaine que la cohérence interne de chaque proposition. Une attention particulière sera apportée à la formalisation d’un processus narratif du projet dans un esprit de cohérence éditoriale en vue de réaliser une publication.

 

Ce premier semestre (S7) du cycle de master 1 s’inscrit dans une progression cohérente de la première année de Master centrée sur l’apprentissage et l’expérience de la multi dimensionnalité de la fabrique du projet.

 

Plus particulièrement, ce premier semestre (S7) du cycle de master entend mettre l'étudiant face au contexte d’un programme de grande envergure et des questions d’éthique constructive qui s’invitent, de façon quasi systématique, dans sa dimension environnementale, sociétale, et patrimoniale. Les polémiques du triangle de Gonesse et plus récemment encore de la restructuration de la gare du Nord sont autant de signes contemporains qui révèlent la responsabilité particulière de l’architecte face à l’émergence de l’hyper-lieu telle que défini par Michel Lussault.

Contenu

La réflexion qui est ici engagée consiste, ici, à décaler ce type de débat sur un contexte parisien majeur mais différent de ceux évoqués plus haut.

L’opéra de la Bastille dont la réalisation avait aussi suscité, en son temps, quelques polémiques, est ici proposé comme terrain de jeu. Il s’agit, dans ce semestre, d’imaginer une vision prospective de l’opéra dans la cité contemporaine, en y greffant d’autres usages que la satisfaction culturelle d’une élite, dans une symbiose urbaine innovante et efficace, avec son cortège de poésies urbaines retrouvées.

Le travail de conception vise donc la redéfinition d’un projet d'édifice de grande ampleur mais contextualisé dans son rapport à la place de la Bastille.

Cette expérience pédagogique porte essentiellement sur les questions eudémonique de l’architecture tout en intégrant des dimensions historiques et symboliques du lieu.

 

Ce studio semestriel vise, dans un premier temps, à questionner cet existant tout à fait singulier du contexte parisien, de comprendre les pathologies actuelles en termes d’usage mais aussi les potentialités immenses en terme d’intensité urbaine que ce site peut générer, au regard des flux de mobilités existants et futurs.

Puis dans un second temps, la réflexion poursuivra les interrogations de Marc Augé sur les « non lieux », celles de Rem Koolhaas et sa notion de « Bigness » et, plus récemment celles de Michel Lussault sur les Hyper-Lieux, mais en les confrontant aussi avec la réalité de la pratique du spectacle musical vivant, comme événement urbain mais nécessairement intériorisé. L’édifice comme lieu possible de la totalité urbaine est l’une des thématiques majeure de ce studio.

Enfin, nourri par cette réflexion, le projet se construira en transcendant la seule exigence programmatique: L'édifice par sa géométrie spatiale, son rapport à la lumière, sa matière, ses textures, sa plastique, sa structure et ses performances énergétiques deva être en adéquation avec la signification urbaine attendue.

Les thématiques abordées ci-après sont autant de questionnements incessants et non exhaustifs :

 

• Ambiance, lumière, confort

• L’espace public en contexte dénivelé

• Les espaces à grands flux : circulations, passerelles, translatique

• Structures atypiques

• Densité / intensité

• La référence piranésienne

• Le végétal et la biodiversité

• La logistique

 

L’enseignement encadré prendra place les mardi après-midi et les vendredi matin pour accompagner l’étudiant dans son itinéraire de projet. Le semestre comprendra les étapes suivantes :

Phase 1 : Analyse critique du contexte, des enjeux, diagnostic avec prise de position

Phase 2 : choix de programmes connexes, Problématisation et Définition de stratégie

Phase 3 : Approfondissement et publication

 

Le travail collectif sera privilégiée pour la phase analyse et diagnostic après lesquelles des équipes de 2 à 3 étudiants seront créés pour définir une stratégie globale. Celle-ci sera sélectionnée parmi les propositions en fin de phase 1.

Puis à partir de la phase 2, chaque étudiant ou groupe d’étudiants prendra en charge une stratégie globale et développera une proposition spécifique.

 

Une attention particulière sera apportée à la formalisation d’un processus narratif du projet dans un esprit de cohérence éditoriale en vue de réaliser une publication.

Travaux

Les étudiants sont amenés à privilégier différents modes de représentation et de restitution :

-Story board, expression graphique architecturales aux échelles appropriées. Visuels 3D, Maquette physique, rédaction de textes explicatifs du projet. Élaboration d'une plaquette finale collective en vue d'une publication.

Une attention particulière sera portée sur la présentation orale.

Bibliographie

- M. Augé, Non-lieux. Introduction à une anthropologie de la surmodernité - Le Seuil 1992

- Th. Pacquot, L’espace public, La découverte. Seuil, Paris 2009

R.Koolhaas, Junkspace – Payot 2011

- M. Lussault, Hyper-lieux. Les nouvelles géographies de la mondialisation, Seuil, 2017

- P.Sonrel, Traité de scénographie, Librairie théatrale, 1984.