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  • S7-C2 ENSEIGNEMENTS OPTIONNELS

DE 1 : Poétique de l'écriture et dans le langage

Semestre 7

Responsable(s) : Philippe Beck

Enseignant(s) : Cyrille Faivre-Aublin

  • Année : 4
  • Semestre : 7
  • E.C.T.S : 3
  • Coefficient : 1,00
  • Compensable : oui
  • Stage : non
  • Session de rattrapage : oui
  • Mode : option
  • Affilié à un groupe : non

Objectifs pédagogiques

Poétique du langage.

 

Le cours a pour objet la description des raisons non seulement de trouver dans le langage une poétique en puissance (une force de former les expressions exactes), mais d’y ajouter, en augmentant la puissance de formulation des phrases et régimes de phrases disponibles.

Contenu

Cela nécessite une attention particulière de chaque étudiant appelé à élaborer, donc à énoncer un projet.

De quelle attention s’agit-il ? Il s’agit d’une prise de conscience de la réalité du bain de phrases dans lequel les pensées tendent à se tremper inconsciemment, quitte à croire ce bain limpide. L’eau claire du langage déforme pourtant les objets qui y sont plongés, et il faut, par une espèce d’anamnèse linguistique, réfléchir à nouveau au réel passé et présent de l’ensemble de mots (de formules) auquel nous puisons chaque jour. L’exactitude de la pensée suppose toujours un geste à la fois archéologique et prospectif. Ce geste interdit par exemple de poser en fait la synonymie : les termes ne peuvent valoir les uns pour les autres, quelle qu’en soit la proximité.

Il s’agira donc, théorico-pratiquement, de revenir à la force mouvante des combinaisons de mots qui dictent les pensées.

Théoriquement, par exemple en lisant le texte de Genette, « Langage poétique, poétique du langage ».

Pratiquement, en élaborant des textes dans la visée des mots qui en soutiennent les pensées.

Le cours prendra alors l’aspect d’un « atelier d’écriture », où seront essayés poèmes et proses exactes, contre un Boileau. Est-il vrai et comment que « ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement » ?

La pensée ne peut précéder le langage qu’elle prétend déterminer. La pensée est l’expérience de l’exactitude à la faveur des forces qui la favorisent ou la diminuent.