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  • S4- 40 CULTURE ARTISTIQUE ET EXPRESSION PLASTIQUE

TD Matières, matériaux, lumière et couleur, Théorie de la couleur et de la lumière

Semestre 4

Groupe - Philippe Guérin

Enseignant(s) : Philippe Guerin

  • Année : 2
  • Semestre : 4
  • Affilié à un groupe : non

Objectifs pédagogiques

Cet enseignement propose d'étudier et de développer des relations entre images fixes et images dynamiques, entre représentations bidimensionnelles et tridimensionnelles. Il sera l'occasion d'observer, et si possible d'expérimenter, projection et immersion, rupture et continuum, réalité et imaginaire quand à différentes possibilité de vivre un espace.

Contenu

Cet enseignement est en continuité avec le précédent dans son état d'esprit. Le protocole du point de départ sera rigoureux et assez strict, ensuite, progressivement, il y aura certainement des improvisations et de nouvelles propositions. Pour ce semestre, la particularité de cet exercice sera de favoriser des initiatives personnelles tout en les maintenant dans une cohérence de projet de groupe.

 

Concrètement, cet enseignement commencera par une visite de musée du Louvre pendant la quelle il sera demandé aux étudiants de dessiner à partir d’œuvres de leur choix. Puis, dans un deuxième temps, ils produiront des maquettes, des propositions en volume ou autres objets tridimensionnels qui seront aussi sensibles etrigoureux que possible pour rendre compte de leurs interprétations de l'espace fictionnel du tableau.

 

Quelques rappels historiques interrogeant des dispositifs liés aux arts visuels accompagneront cet exercice pédagogique. Par exemple, on pourra étudier quelques retables (Gothique International, Renaissance, Art Contemporain…) en réinterrogeant l'invention de la perspective et la notion de point de vue unique. Simultanément, on observera comment parfois des tableaux anciens ou actuels peuvent devenir lieu de fabrication de sujets, qui seront repris et développés dans d'autres disciplines et (ou) médiums. L’œuvre d’un artiste comme Bill Viola, qui fut exposée au Grand Palais à Paris, illustre bien cette tendance et gère une très grande connaissance de l’histoire de la Peinture. Il y a bien sûr beaucoup d'autres possibilités et c'est ainsi que des cinéastes, des scénographes ou même des architectes dévoilent parfois dans leur travail une grande culture picturale et s'y réfèrent très directement, quand en parallèle, les arts vivants en général, depuis plusieurs décennies, se sont ouverts à de nombreuses autres disciplines artistiques (installation, performance, vidéo, art numérique etc.) et se développent, par ailleurs, en externalisant les recherches de certains chorégraphes ou metteurs en scène dans des lieux nouveaux et non dédiés.

 

On réfléchira à cette proposition de Thierry de Duve, in 'Faire école', Éd. Les presses du réel, 1992, p. 226.

' On parle de postmodernisme et de postmodernité, et ce 'post', pour beaucoup, signifie que nous ne sommes plus, que nous ne voulons plus être modernes. Il devrait signifier tout le contraire, puisque la tradition dont nous sommes les héritiers directs est celle de l’art moderne, et avec elle, celle de tout l’art du passé que les modernes nous ont transmis sur le mode paradoxal du pacte brisé. C’est elle que nous aurons à transmettre à notre tour. Avec cet impératif est donné le vrai sens du 'post' comme du moderne : celui auquel pensait Bernard de Chartres, mort en1126, quand il parlait des modernes comme de nains juchés sur les épaules de géants. '

 

A mis parcours, en fonction des premiers résultats, nous procéderont à des mises en relation entre différents projets lors d'un rendu intermédiaire. Il y aura plusieurs options possibles pour la suite, elles seront débattues avec les participants du groupe. Au départ les démarches sont individuelles et aboutissent souvent à des projets personnels. Toutefois, par cooptation mutuelle, nous pourrons procéder à des assemblages de différents projets dans une sorte de continuum. Cela entraînera la production de nouvelles propositions qui, pour prendre en compte le projet suivant, devra se redéfinir par une confrontation directe et un dialogue fructueux pour en assurer le relai...

 

Après la première phase de l'exercice, les étudiants peuvent aussi choisir librement un thème, en cohérence avec le projet de groupe, et développer des données plus personnelles qui réapparaissent dans l'ensemble de leurs propositions. Il leur est alors demandé de problématiser progressivement une recherche qui les intéresse plus particulièrement, de l'enrichir par des références convoquées au fil des semaines et de se confronter à l'adéquation entre leurs idées et le choix d'une mise en œuvre spécifique

Travaux

Comme au semestre 3, les corrections collectives et corrections individuelles sont souvent menées en alternance. Il y aura un rendu intermédiaire à mi-parcours. Le rendu final du second semestre fait l'objet d'une présentation soignée en mettant en valeur et de manière cohérente l'ensemble des travaux.Il est également demandé aux étudiants d'accompagner ce rendu par un dossier complet sur leur démarche.

 

Les rendus sont libres et tout médium est possible ( photographie, sculpture, film, installation, performance, projet scénographique etc) mais dans tout les cas il est demandé un soin approprié au choix d'une mise en oeuvre disciplinaire et technique en exigeant une adéquation pertinente, et si possible poétique, entre l'idée et le médium retenu.

Bibliographie

Elle est adaptée à chaque approche théorique mais aussi en fonction de chaque étudiant qui va aller chercher lui-même des références en fonction de sa problématique personnelle.

Informations supplémentaires

Lors d'un cours théorique, l'ensemble des références utilisées est ensuite mis à disposition des étudiants. Les travaux dirigés sont corrigés collectivement dans un premier temps pour permettre cette réactivité avec les approches théoriques et partager la diversité des premières propositions. Puis, au fur et à mesure, les corrections sont de plus en plus individualisées pour permettre aux étudiants un meilleur accompagnement. Le temps gagné compense alors le temps le travail demandé en dehors des heures de cours.