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  • S3- 10 THEORIE ET PRATIQUE DE LA CONCEPTION ARCHITECTURALE ET URBAINE - Découverte expérimentale du projet architectural - L’architecture et l’édifice

Projet 3 ou Projet 4 - Equipement/le parcours

Groupe 05 - Jean-Baptiste Guillaume et Sergio Rodriguès

Responsable(s) : Jean-Baptiste Guillaume

Enseignant(s) : Igor Kozic, Sergio Rodrigues

  • Année : 2
  • Semestre : 3
  • Affilié à un groupe : non

Objectifs pédagogiques

Au terme de leur première année d’école, bons nombres d’étudiants ont encore une vision réductrice

de l’architecture, se traduisant par une tendance à aborder les projets par l’extérieur, dans une

démarche purement formelle voire symboliste.

 

C’est l’architecture telle que la voit le grand public, réduite à l’aspect extérieur. Ceci est

évidemment encouragé par une fausse culture architecturale qui consiste à enregistrer les images des

derniers projets des vedettes spectaculairement présentés dans les revues d’architecture, mais en en

restant justement à l’image extérieure sans entrer dans les fondements du projet.

 

Ajoutons encore que la manipulation des logiciels 3D de tout poil renforce cette tendance par la

trop grande facilité offerte de produire des images « spectaculaires » non construites (dans tous

les sens du terme).

 

L’objectif du semestre 4 du cycle licence sera d’obtenir des étudiants qu’ils fondent les projets

sur des arguments portant sur l’usage, la fonctionnalité, la qualité et l’articulation des volumes,

la hiérarchisation des espaces, la logique constructive (structure, enveloppe, réseaux des fluides,

thermique, acoustique, etc…) et sur une prise en compte intelligente (et exprimée) du site au sens

large c'est-à-dire le « milieu ».

 

La méthode de travail :

> Intégrer des informations : l'analyse

Il est souvent posé en principe que la démarche de projet est déductive. On peut l’admettre à

condition de rappeler que la première « déduction » doit bien s’appuyer sur des prémisses qu’il faut

poser ou posséder et donc capitaliser. Dans « déduction » il y a la notion de déduire au sens de «

retrancher », de choisir, de distinguer : tout ceci suppose une matière première qui sera l’aliment

initial du raisonnement déductif, la base dont on retranchera ou choisira des éléments.

C’est pourquoi la première étape de l’exercice sera la collecte de cette matière que l’on va

constituer à partir du thème de l’exercice : le programme, le site, les références.

- Analyser le programme en faisant émerger une fonction dominante, une hiérarchisation des espaces,

des liaisons privilégiées etc…

 

- Analyser le terrain dans toutes ses composantes, des plus physiques, mesurables et quantifiables

(dimensions, topographies, héberges…) aux plus impalpables (histoire, ambiance, caractère…).

 

- Choisir des références pertinentes qui, sans être nécessairement sur le même programme, présentent

avec le sujet des parentés certaines par l’échelle, le contexte, l’économie générale…

 

« En toute chose, aller du connu à l’inconnu », cet aphorisme exprime bien cette première étape de

l’exercice, l’inconnu étant le futur projet.

 

Explorer des hypothèses : L’esquisse phase 1

On est là au cœur du risque du raisonnement déductif : il peut rapidement être stérile si les

prémisses sont fausses, si l’on s’enferme dans une première hypothèse non remise en cause, souvent

d’ailleurs, à ce stade de deuxième année d’ études, une hypothèse purement formelle, une vague

intuition ou réminiscence. Les étudiants doivent rapidement se persuader qu’il n’y a jamais une

seule réponse et apprendre à remettre en cause leurs premiers croquis. L’exercice du doute, la «

curiosité analytique » doit précéder la position ferme sur un choix.

 

Choisir, l'exercice de la distinction : l'esquisse phase 2

A l’exploration des hypothèses doit succéder l’étape du choix. C’est l’aspect « retrancher » du

raisonnement déductif. A ce stade, il sera vivement recommandé aux étudiants de tester leur choix à

l’épreuve de l’écrit : les fondements du projets sont-ils suffisamment clairs pour être exprimés en

quelques lignes ? Dans toute la matière collectée, parmi toutes les hypothèses abordées, ai-je «

distingué » les éléments essentiels, retenu la réponse juste ? C’est l’objectif de la phase

d’esquisse, de la présentation orale lors de la correction collective qui est l’occasion de faire la

démonstration d’un raisonnement cohérent, d’une démarche logiquement nourrie de l’analyse

précédente.

 

Développer, aboutir, l'exercice de la validation : le projet

C’est au terme de cette étape, en général la dernière, que le projet se révèle valide ou non. C’est

une phase souvent déstabilisante pour les étudiants de deuxième année, parce qu’ils n’ont pas le

bagage nécessaire pour passer d’une esquisse à un projet étudié et représenté (selon des codes

convenus) au stade de ce qui serait au mieux un APS dans la vie professionnelle réelle. Il n’est pas

rare (et décevant) de voir des esquisses prometteuses non seulement ne pas s’améliorer à ce stade,

mais souvent régresser. C’est pourquoi, avec mesure mais détermination, il faut placer dès

l’esquisse les étudiants dans un minimum de vérité constructive et de réalité réglementaire (règles

urbaines, sécurité, accessibilité, thermique etc…). S’agissant de la construction, il est essentiel

de persuader les étudiants dès les premiers exercices qu’elle fait partie de l’élaboration du

projet, que le choix d’une trame, de portées, de matériaux n’est pas une ultime étape venant après

la « conception » qui se résumerait –au mieux- à « l’art magnifique des volumes »… C’est pourquoi

nous ne sommes pas très favorables à la « phase construction » qui semble acter que la construction

est …une option ! Plus tôt les étudiants intégreront la multitude des règles (qui, pour une part,

sont une mécanique élémentaire) qui régissent la construction, plus vite ils la domineront, plus ils

seront à même de développer des projets sans être tétanisés par des contraintes dont la résolution

prend le pas sur tout le reste, sur l’essentiel, ce qui explique la dérive des esquisses en phase

projet. Il faut apprendre aux étudiants à revenir régulièrement aux fondements des choix initiaux

(d’où l’intérêt de les avoir formulés clairement au cours de l’esquisse) et à soumettre les mises au

point du projet et les exigences réglementaires aux idées maîtresses initiales, faute de quoi le

projet s’affadit voire dégénère.

Contenu

Pour permettre les corrections partagées entre groupes, les sujets devront être communs au moins à

deux ateliers.

 

Si la progression traditionnelle de sujets simples et de taille modeste vers des programmes plus

complexes et vastes reste le moyen sûr d’un entraînement progressif, il ne faut pas exclure un

séquençage plus tranché permettant de varier les échelles : revenir à des programmes modestes en

s’étant frotté à des sujets plus amples peut être une manière d’assouplir le savoir faire,

d’appréhender cette composante si fondamentale de l’architecture qu’est l’échelle et de soutenir

l’intérêt des étudiants par des programmes plus contrastés dans leur ambition.

 

Le semestre sera rythmé par 4 exercices de projets dont 2 sur le thème de l’habitation.

Parmi les propositions de sujets :

Equipements : un show-room, une fondation d’art contemporain, un dojo, un studio de cinéma, une

guinguette, …

Hébergements : une maison de plage « à la manière de », un logement collectif, un « boutique-hôtel

», une maison familiale sur un terrain clos de petite dimension, ….

 

Le voyage d’étude à Rome du second semestre sera préparé au cours du premier semestre :

• choix du thème général du voyage

• choix des sites et bâtiments à visiter

• organisation des rencontres

• élaboration du programme du voyage

• choix et préparation du mode de restitution du voyage

• documentation sur la ville, le thème et les sites : films, récits, documents graphiques, …..

Travaux

Voir « Contenu »

Bibliographie

Chaque étudiant doit faire état d'une recherche bibliographique et des références

architecturales adaptées au sujet traité.