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  • S3- 10 THEORIE ET PRATIQUE DE LA CONCEPTION ARCHITECTURALE ET URBAINE - Découverte expérimentale du projet architectural - L’architecture et l’édifice

Projet 3- Equipement/le parcours

Groupe 05 - Julien Broussart, Jean-Baptiste Guillaume et Sergio Rodriguès (partiellement en anglais)

Responsable(s) : Jean-Baptiste Guillaume, Sergio Rodrigues

Enseignant(s) : Alexandar Sardarev, Julien Broussart

  • Année : 2
  • Semestre : 3
  • Affilié à un groupe : non

Objectifs pédagogiques

Au terme de leur première année d’école, bons nombres d’étudiants ont encore une vision réductrice de l’architecture, se traduisant par une tendance à aborder les projets par l’extérieur, dans une démarche purement formelle voire symboliste.

C’est l’architecture telle que la voit le grand public, réduite à l’aspect extérieur. Ceci est évidemment encouragé par une fausse culture architecturale qui consiste à enregistrer les images des derniers projets des vedettes spectaculairement présentés dans les revues d’architecture, mais en en restant justement à l’image extérieure sans entrer dans les fondements du projet.

 

Ajoutons encore que la manipulation des logiciels 3D de tout poil renforce cette tendance par la trop grande facilité offerte de produire des images « spectaculaires » non construites (dans tous les sens du terme).

 

Les études et les manipulations volumétriques des différentes phases des exercices se feront à l’aide de maquettes d’études.

 

La création d'un environnement confortable et sain pour les utilisateurs d'un bâtiment, la maîtrise de son impact sur l'environnement extérieur sont des objectifs traditionnels de la création architecturale.

Le souci de la préservation des ressources naturelles, en optimisant leur usage, étend et renouvelle ces préoccupations pour inscrire l'acte de construire dans un développement durable, en particulier en tenant compte d’un impératif de réduction des consommations d’énergie et des émissions de gaz à effet de serre.

 

Ces impératifs guideront le développement de chacune des phases des exercices.

 

L’objectif du semestre 3 du cycle licence sera, dans le prolongement des connaissances acquises en première année, d’obtenir des étudiants qu’ils fondent leurs projets sur des arguments portant sur l’usage, la fonctionnalité, la qualité et l’articulation des volumes, la hiérarchisation des espaces, la logique constructive (structure, enveloppe, réseaux des fluides, thermique, acoustique, etc…) et sur une prise en compte intelligente (et exprimée) du site au sens large c'est-à-dire le « milieu ».

 

La méthode de travail :

> Intégrer des informations : l'analyse

Il est souvent posé en principe que la démarche de projet est déductive. On peut l’admettre à condition de rappeler que la première « déduction » doit bien s’appuyer sur des prémisses qu’il faut poser ou posséder et donc capitaliser. Dans « déduction » il y a la notion de déduire au sens de « retrancher », de choisir, de distinguer : tout ceci suppose une matière première qui sera l’aliment initial du raisonnement déductif, la base dont on retranchera ou choisira des éléments.

C’est pourquoi la première étape de l’exercice sera la collecte de cette matière que l’on va constituer à partir du thème de l’exercice : le programme, le site, les références.

• Analyser le programme en faisant émerger une fonction dominante, une hiérarchisation des espaces, des liaisons privilégiées etc…

• Analyser le terrain dans toutes ses composantes, des plus physiques, mesurables et quantifiables (dimensions, topographies, héberges…) aux plus impalpables (histoire, ambiance, caractère…).

• Choisir des références pertinentes qui, sans être nécessairement sur le même programme, présentent avec le sujet des parentés certaines par l’échelle, le contexte, l’économie générale…

« En toute chose, aller du connu à l’inconnu », cet aphorisme exprime bien cette première étape de l’exercice, l’inconnu étant le futur projet.

 

> Explorer des hypothèses : l’esquisse phase 1

On est là au cœur du risque du raisonnement déductif : il peut rapidement être stérile si les prémisses sont fausses, si l’on s’enferme dans une première hypothèse non remise en cause, souvent d’ailleurs, à ce stade de deuxième année d’ études, une hypothèse purement formelle, une vague intuition ou réminiscence. Les étudiants doivent rapidement se persuader qu’il n’y a jamais une seule réponse et apprendre à remettre en cause leurs premiers croquis. L’exercice du doute, la « curiosité analytique » doit précéder la position ferme sur un choix.

 

> Choisir, l'exercice de la distinction : l'esquisse phase 2

A l’exploration des hypothèses doit succéder l’étape du choix. C’est l’aspect « retrancher » du raisonnement déductif. A ce stade, il sera vivement recommandé aux étudiants de tester leur choix à l’épreuve de l’écrit : les fondements du projets sont-ils suffisamment clairs pour être exprimés en quelques lignes ? Dans toute la matière collectée, parmi toutes les hypothèses abordées, ai-je « distingué » les éléments essentiels, retenu la réponse juste ? C’est l’objectif de la phase d’esquisse, de la présentation orale lors de la correction collective qui est l’occasion de faire la démonstration d’un raisonnement cohérent, d’une démarche logiquement nourrie de l’analyse précédente.

 

> Développer, aboutir, l'exercice de la validation : le projet

C’est au terme de cette étape, en général la dernière, que le projet se révèle valide ou non. C’est une phase souvent déstabilisante pour les étudiants de deuxième année, parce qu’ils n’ont pas le bagage nécessaire pour passer d’une esquisse à un projet étudié et représenté (selon des codes convenus) au stade de ce qui serait au mieux un APS dans la vie professionnelle réelle. Il n’est pas rare (et décevant) de voir des esquisses prometteuses non seulement ne pas s’améliorer à ce stade, mais souvent régresser. C’est pourquoi, avec mesure mais détermination, il faut placer dès l’esquisse les étudiants dans un minimum de vérité constructive et de réalité réglementaire (règles urbaines, sécurité, accessibilité, thermique etc…). S’agissant de la construction, il est essentiel de persuader les étudiants dès les premiers exercices qu’elle fait partie de l’élaboration du projet, que le choix d’une trame, de portées, de matériaux n’est pas une ultime étape venant après la « conception » qui se résumerait –au mieux- à « l’art magnifique des volumes »… C’est pourquoi nous ne sommes pas très favorables à la « phase construction » qui semble acter que la construction est …une option ! Plus tôt les étudiants intégreront la multitude des règles (qui, pour une part, sont une mécanique élémentaire) qui régissent la construction, plus vite ils la domineront, plus ils seront à même de développer des projets sans être tétanisés par des contraintes dont la résolution prend le pas sur tout le reste, sur l’essentiel, ce qui explique la dérive des esquisses en phase projet. Il faut apprendre aux étudiants à revenir régulièrement aux fondements des choix initiaux (d’où l’intérêt de les avoir formulés clairement au cours de l’esquisse) et à soumettre les mises au point du projet et les exigences réglementaires aux idées maîtresses initiales, faute de quoi le projet s’affadit voire dégénère.

 

Les exercices de projet réalisés sur une durée inférieure à 4 semaines ne comporteront qu’une seule phase d’esquisse.

 

Dans la mesure du possible, des visites seront organisées lors du lancement des sujets exercices :

• Visite du site,

• Visite d’un bâtiment ou d’un site référent

• Visite d’une exposition

Contenu

Pour permettre les corrections partagées entre groupes, les sujets seront communs au moins à deux ateliers.

 

Si la progression traditionnelle de sujets simples et de taille modeste vers des programmes plus complexes et vastes reste le moyen sûr d’un entraînement progressif, il ne faut pas exclure un séquençage plus tranché permettant de varier les échelles : revenir à des programmes modestes en s’étant frotté à des sujets plus amples peut être une manière d’assouplir le savoir faire, d’appréhender cette composante si fondamentale de l’architecture qu’est l’échelle et de soutenir l’intérêt des étudiants par des programmes plus contrastés dans leur ambition.

 

Le semestre sera rythmé par 6 exercices dont 2 sur le thème de l’habitation.

Contenus et sujets

 

1. Workshop - 1 semaine

Exercice en équipes regroupant des étudiants de L1, L2, L3 et M1 de l’atelier ainsi que des étudiants des universités de Nagoya (Japon) et Tianjin (Chine).

 

2. Archétypes et registres spatiaux - 1 semaine

Analyse d'œuvres architecturales illustrant trois approches conceptuelles : Raumplan, L'espace structure et le plan libre.

3. Un habitat unifamilial sur un terrain clos de petite dimension (2 semaines)

Dans la mesure du possible, l'archétype retenu par l’étudiant lors de l’exercice précédent sera à prendre comme un point de départ, à assimiler, expérimenter, à détourner et à faire évoluer dans une démarche de conception personnelle et originale.

 

4. Un petit immeuble de logements collectifs (4 semaines)

 

5. Un équipement sportif (4 semaines)

 

6. Un petit équipement culturel (3 semaines)

 

 

Le voyage d’étude à Rome du second semestre sera préparé au cours du premier semestre :

• choix du thème général du voyage

• choix des sites et bâtiments à visiter

• organisation des rencontres

• élaboration du programme du voyage

• choix et préparation du mode de restitution du voyage

• documentation sur la ville, le thème et les sites : films, récits, documents graphiques, …..

Travaux

Voir « Contenu »

Bibliographie

Chaque étudiant doit faire état d'une recherche bibliographique et des références architecturales adaptées au sujet traité.