Retour

  • S6- 10 La fabrique du projet

Projet 6

Semestre 6

Groupe 14 - Philippe Simon, Mathieu-Ho Simonpoli [E0611140]

Responsable(s) : Mathieu-Ho Simonpoli, Philippe Simon

  • Année : 3
  • Semestre : 6
  • Affilié à un groupe : non

Objectifs pédagogiques

S6 ZAN ESSONNE – pour un projet de sol

Limiter l’artificialisation des sols et renouveler les processus et les formes urbaines

ZAN(s) ? : Zones d’Architectures Nouvelles ou Zéro Artificialisation Nette ?

 

Comment faire la ville aujourd’hui ? Comment aménager le territoire ? Quelle place pour les architectes ?

La crise environnementale pousse à réfléchir et agir différemment dans de nombreux domaines, dont celui de l’architecture. Il en va de même pour l’urbanisme et l’aménagement du territoire. En 50 ans plus de terres naturelles, forestières ou agricoles auraient été artificialisés que durant les 500 années précédentes. Ce qui entraine une perte de la biodiversité et a des conséquences sur les modes de vie de nos concitoyens, entre autres, en accentuant l’augmentation des températures. Comment alors inventer la ville de demain qui intègrerait un meilleur respect des conditions environnementales et sociales ?

Depuis 2018, l’Etat s’est engagé pour aider à atténuer l’artificialisation des sols, avec l’objectif Zone d’artificialisation nette (ZAN), qui a été intégré à la loi Climat et Résilience en 2021. Cette loi fait débat actuellement, tous les milieux de la politique et de l’aménagement du territoire s’en sont emparés, dont de nombreux élus locaux qui craignent de ne plus pouvoir bâtir et agir sur leur territoire.

Cet enjeu de limitation de l’artificialisation des sols est un renversement de la fabrication de la ville. Elle se sont développés, notamment depuis le XIXe siècle à travers de processus d’extension urbaine et d’artificialisation des sols. Cette situation à laquelle nous devons faire face est nouvelle, comme architectes nous avons cette responsabilité de repenser les agencements ville, territoire et paysage. Cela engage une nouvelle compréhension des interrelations des humains avec les non-humains et de manière plus prosaïque, l’attention que nous portons au territoire, dans un sens élargi.

 

L’objectif de cet enseignement sera de rentrer concrètement dans les logiques d’application de cette loi, en lien avec des élus et avec leurs craintes. Comment à partir de la compréhension des modes habituels d’urbanisation, arriver à trouver des pistes pour faire autrement dans le respect de ces directives ? Comment trouver des formes architecturales et urbaines qui répondent à une évolution, plus respectueuse de l’environnement, des modes d’habiter, de circuler, de travailler, de commercer ?

Contenu

Le travail se fera en partenariat avec le CAUE (conseil en architecture, urbanisme et environnement) de l’Essonne, avec le Conseil départemental du même département et avec les élus de l’agglomération de Grand Paris Sud, dont des membres interviendront durant le semestre et lors des évaluations.

Cet enseignement veut faire la démonstration qu’il sera toujours possible de bâtir, d’aménager tout en préservant les qualités des lieux et celle des sols. C’est donc un enseignement dont la vocation sera d’expérimenter. Mais il sera également nécessaire de réfléchir aux modalités de pédagogie et de diffusion des projets produits. Comment expliquer l’intérêt des projets à des élus et aux services techniques et administratifs qui n’ont pas une culture partagée avec les architectes ?

 

L’enseignement articule un apprentissage :

-des savoirs faire de représentation de la ville et des territoires, dans une perspective analytique et de projet

- un corpus théorique autour des enjeux de l’artificialisation des terres, du projet de sol et du projet urbain

- une compréhension des discours sur la fabrication de la ville des politiques, des architectes et d’autres acteurs de la fabrication de la ville (en lien avec le TD transversal SHS/VT)

- du projet à plusieurs échelles du territoire à la forme urbaine.