Retour

  • S6- 10 La fabrique du projet

Projet 6

Semestre 6

Groupe 02 - Jean-François Laurent, Jean-Marc Bichat [E0611020]

Responsable(s) : Jean-François Laurent

Enseignant(s) : Léonard Legendre, Jean-Marc Bichat

  • Année : 3
  • Semestre : 6
  • Affilié à un groupe : non

Objectifs pédagogiques

L’objectif du S6 « Projet architectural et urbain » qui clôture la licence est de procurer les savoir-faire fondamentaux du projet urbain entendu comme dessin de l’articulation de l’espace pu-blic et de l’espace privé d’une part, des systèmes qui composent le tissu urbain, d’autre part.

Le tissu urbain est compris comme interactions substantielles entre le bâti, le parcellaire, la voi-rie et l’espace public.

Le tissu urbain, sa forme et ses typologies permet d’appréhender la constitution de la ville, es-paces et temps, et d’introduire à une pensée renouvelée de l’édifice et de son architecture.

 

Le travail proposé entrelace à la fois projet et analyse, échelle de projet et de représentation diversifiées (du 1/25000ème au 1/100ème).

 

La démarche développée dans l'atelier se situe dans une dimension contextuelle et construc-tive pour former des architectes 'bâtisseurs de projets'.

L'exercice consiste à exprimer le rôle social de l'architecte en 2 phases articulées sur le semestre :

- un projet urbain dont les attendus répondent à des exigences réelles et exprimées par une commande, ici motivée par le PNR Oise Pays de FRance

- un projet architectural qui découle du projet urbain et qui en exemplifie les objectifs spatiali-sés dans le cadre ordinaire du logement

L'étudiant devra justifier une démarche visant à mettre en harmonie les questions d'usage et de spatialité.

Contenu

Les sujets seront communs aux groupes 2, 4, et 5. Ils seront jugés en jurys croisés avec ces groupes, dans une logique pédagogique de comparaison des méthodes, des approches et des productions.

La ville de Pont Sainte Maxence sera le territoire large des études avec un site de développement des études priorisé en première analyse sur le secteur de la gare. Le site large conjugue de nombreux avantages pour mettre en œuvre les objectifs et les attendus du S6 :

 

_La possibilité d’y aller par le train, permettant le travail de relevé et de vérification in situ.

_Sa position de « ville centre » du territoire de la Communauté de Communes dont le renforcement est ciblé par la SCOT et légitime un développement résidentiel d’échelle urbaine.

_La petite dimension communale qui facilite la compréhension.

_Sa dimension géographique et paysagère particulière.

 

Cette situation de « ville centre » dans un contexte paysager remarquable de surcroît convenablement reliée au grand territoire confère à Pont Sainte Maxence un potentiel de développement résidentiel dont les formes et la localisation sur le territoire communal peuvent contribuer au développement harmonieux et raisonné tout en constituant une réponse efficace à l'étalement urbain. Cette dynamique reste cependant à avérer sur un territoire communal marqué par des ruptures et des dysfonctionnements que l’analyse devra faire apparaitre et caractériser.

 

Nous proposons ainsi de croiser trois approches :

1 l’édifice comme composante d’un tissu urbain

L’édifice n’est pas appréhendé comme un objet, mais au contraire, comme l’élément d’une division, d’une partition de l’espace. Il s'agit d'étudier les formes (édifice-parcelle, voirie-espace public), et les processus (recomposition foncière, densification, réhabilitation, substitu-tion) en testant et en vérifiant concrètement l'architecture des différents espaces mis en jeu.

2 l’urbanisation par fragments de la « ville territoire »

La ville territoire » évolue par fragments. Nous posons l’hypothèse que cette évolution peut trouver d’une manière ou d’une autre (échelle, forme, etc..…) sa cohérence et une certaine forme d’unité. Cette cohérence et cette unité sont notamment ordonnées par l’espace public et la voirie, mais aussi dans le rapport de la ville à la géographie, à l’histoire, ou encore dans les caractéristiques morphologiques des aires urbaines.

3 Les formes résidentielles de la ville territoire

Nous proposons de tirer les leçons de la « territorialisation des villes » au niveau des formes rési-dentielles à partir d’une double critique :

- critique du « résidentiel pur » et de l’étalement péri-urbain, en présentant des alternatives aux morphologies pavillonnaires de la grande périphérie ;

- critique de la « ville radieuse » et des espaces sans statut ni usage des « grands ensembles », de son incapacité à l’évolution et au renouvellement.

 

Nous rechercherons une expression typologique adéquate au rapport nouveau qui se dessine dans la « ville-territoire » entre résidence, espaces publics, espaces naturels, paysages.

Travaux

Pour les raisons précédemment évoqué l’exercice proposé articule projet urbain et projet architectural sous la forme d’un atelier qui s’organise en deux séquences :

 

Séquence 1

Projet urbain par groupe de 4 étudiants [environ 6 semaines].

Les étudiants devront proposer un projet urbain organisant la mutation du site d’intervention et cela en fondant leurs propositions sur une analyse des lieux et des enjeux spécifiques à la situation proposée.

La dimension raisonnable des sites retenu comme « support », leurs situations suffisamment « constituées » [entre parcelles mitoyennes et rues] permet d’aborder des problématiques propres au projet urbain : organisation et usages des espaces libres, articulation avec le contexte, traversée des échelles, mode de groupement des édifices, distribution et typologie.

Cet exercice a pour objectif la manipulation d’échelles et de problématiques spécifiques au projet urbain. Il vise aussi à l’acquisition d’une méthodologie structurée passant notamment par un temps d’analyse et de diagnostic.

Si le projet architectural a été largement débattu depuis la première année, cet exercice constitue une initiation au projet urbain ainsi qu’aux savoirs et savoir-faire qui lui sont associés.

Nous attendons donc des différentes équipes une démarche argumentée, qui articulera une analyse explorant les lieux et le socle d’études qui sera mis à leur disposition, « un état de la question » portant sur les principales problématiques qui caractérisent le site d’études et que l’analyse aura fait émerger.

À ce titre une attention particulière sera portée sur l’articulation entre analyse, constat et orientation, projet.

Il s’(agira donc :

- Dans un premier temps de concentrer l’effort sur la compréhension du territoire de la ville pour faire émerger les sujets et les questions (les problématiques, les figures) qui constituent les leviers de la transformation et de l'évolution de la ville

 Dans un second temps, il sera mobilisé sur l'identification des 'fragments', ou terrains, ou situations exemplaires voire stratégiques de ces figures et/ou des questions de trans-formations. Le secteur de la gare est le terrain envisagé à ce stade.

 

Séquence 2

Projet architectural, individuel [environ 6 semaines].

À l’issu du premier temps, les groupes constitués développeront le projet urbain validé en étudiant l’architecture des logements ou équipement [20 logements environ par étudiant] et précisant l’aménagement de l’espace public.

Pour ce faire ils s’appuieront sur l’étude déjà engagée. Si à ce stade des ajustements devaient être encore nécessaires, ils seront à réaliser en concertation et de manière à s’assurer de la cohérence d’ensemble.

Bibliographie

- bibliographie fournie avec les sujets.

CHOAY (Françoise), L’urbanisme, utopies et réalités. Une anthologie, (1ère éd., Paris, Seuil, 1965), Paris, Seuil, coll. Points Sciences humaines, 1979.

 

PANERAI (Philippe), CASTEX (Jean), DEPAULE (Jean-Charles), Formes urbaines, de l’îlot à la barre, Marseille, Editions Parenthèses, coll. Eupalinos, (1e édition 1985).

 

PANERAI (Philippe), DEMORGON (Marcelle) et DEPAULE (Jean-Charles), Analyse urbaine, Marseille, Editions Parenthèses, coll. Eupalinos , série Architecture et Urbanisme, 1999,

 

MANGIN (David), PANERAI (Philippe), Projet urbain, Marseille, éditions Parenthèses, 1999.

 

MESTELAN (Patrick), L’ordre et la règle : vers une théorie du projet d’architecture, Lausanne, Presses poly-techniques et universitaires Romandes, 2005.

 

UNWIN (Raymond), L’étude pratique des plans de villes, introduction à l’art de dessiner les plans d’aménagement et d’extension, (trad. et mise au point de Léon Jaussely, 2e éd.), Paris, Librairie centrale des beaux-arts, 1930.

 

Sitte Camilllo, L’art de bâtir les villes, 1889.

 

MANGIN (David), La ville franchisée, formes et structures de la ville contemporaine, Paris, éditions de la Villette, 2004.

 

NORBERG-SCHULTZ (Christian), Genius Loci, paysage ambiance architecture, pierre Mardaga Editeur, 1981.

 

ROSSI (Aldo), L’architecture de la ville, 2001.

 

Koolhaas, (Rem), New York Delire, trad. de l’anglais par Catherine Collet,

Marseille, Parenthèses, 2002.

 

Rowe (Colin) et Fred Koetter, Collage city, MIT 1978 , infolio Colllection archigraph, nvelle edition 2002.

 

Venturi (Robert)Denise Scott Brown et Steven Izenour, Learning from

Las Vegas, Cambridge (Mass.) et Londres, MIT Press, 1972 .

L’Enseignement de Las Vegas, ou le symbolisme oublié de la forme

architecturale, Bruxelles, Mardaga, 1987

 

DEPAULE (Jean-Charles), TOPALOV (Christian) (sous la direction de), Le trésor des mots de la ville, Paris, UNESCO/ Maison des sciences de l’homme, 2007, à paraître

 

Bureau des Paysages, Chemetoff, A. Berthomieu, J.L., L’île de Nantes, le plan guide en projet, Nantes, 1999

Mollie, C., Des arbres dans la ville: l'urbanisme végétal, Arles, Actes sud, 2009

Informations supplémentaires

Théorie, construction, informatique, arts plastiques, sciences sociales