Retour

  • S5- 10 La fabrique du projet

Projet 5

Semestre 5

Groupe 14 - Sylvie Chirat et Emmanuel Choupis [E0511140]

Responsable(s) : Emmanuel Choupis, Sylvie Chirat

Enseignant(s) : Konrad Cichon

  • Année : 3
  • Semestre : 5
  • Affilié à un groupe : non

Objectifs pédagogiques

A l’issue de cet enseignement, et pour le cycle de licence, l’étudiant, en élaborant un projet d’architecture, doit prouver qu’il est capable :

- d’effectuer une analyse urbaine

- de pratiquer les processus de conception dans leurs rapports à un contexte réel, en référence à une échelle, à des usages, des temporalités, des équipements

- de connaître les réglementations et de transformer les existants

- d’intégrer les savoirs et techniques acquis au cours de ces trois années

Contenu

TRANSFORMATION URBAINE D'UN EXISTANT

PROJET MIXTE LOGEMENTS / BUREAUX FEDERE AUTOUR D’ESPACE(S) PUBLIC(S) SUR UN SITE EN CREUX AUX OLYMPIADES

 

 

TRANSFORMATION DES EXISTANTS

 

L’exercice de projet du 1er semestre de la 3ème année de Licence s’intéresse à la transformation urbaine par l’architecture.

La situation est expressément choisie à l’interface d’un contexte emblématique d’un urbanisme de grand ensemble sur dalle et d'une partie de tissu urbain constitué, traditionnel et continu. La problématique peut se formuler par comment « mettre ensemble » deux tissus urbains de caractéristiques différentes, voire opposées : urbanisme libre et urbanisme continu, échelle des grands ensembles et échelle faubourienne, zones uni-fonctionnelles et zones mixtes. Ce choix vise à familiariser les étudiant.e.s avec un type de situation très répandu dans les contextes actuels de transformation des existants.

Le site, choisi dans le périmètre de l’Ecole, se situe au bord Sud-Est du quartier des Olympiades dans le 13ème arrondissement de Paris, au croisement des rues Nationale et Regnault. La parcelle, d’une superficie de 7 500m², est un délaissé urbain occupé par une boucle d’accès automobile aux fonctions logistiques situées sous la dalle et par la voie de desserte ferroviaire de l’ancienne Gare des Gobelins, aujourd’hui désaffectée. Il présente la caractéristique particulière de révéler l’épaisseur artificielle d’une topographie urbaine associant le niveau haut du sol de la dalle à celui de la rue et d’un niveau bas semi-enterré, thématique de densification de la ville particulièrement d’actualité.

L’organisation pédagogique du semestre se compose de deux parties : une première phase d'apprentissage des outils d'analyse et proposition urbaine et une seconde de réalisation d'un projet architectural.

La première phase comprend visites et analyses des enjeux du site et de la situation urbaine. Plusieurs outils méthodologiques sont utilisés : mise en perspective historique, analyse typo morphologique, analyse sociologique par des entretiens avec les habitants, observation des usages et des pratiques urbaines, cartographie des fonctions. Réalisée collectivement par groupes de 3 à 5 étudiant.e.s, cette étape a comme objectif la réalisation de propositions urbaines avec une multi-programmation comprenant une déclinaison des espaces publics aux espaces privés et l’intégration d’un programme d’habitations collectives. Les étudiant.e.s sont assisté.e.s dans le choix et la définition du programme car ce dernier sera leur support pour la formalisation architecturale de la seconde partie du semestre.

La seconde phase du semestre permet alors à chaque étudiant.e de développer le projet architectural d'un des programmes de la proposition urbaine. Il s'agit pour l'étudiant.e de développer, en cohérence avec le plan directeur de la proposition urbaine précédemment définie de son groupe, une conception et une formalisation architecturale d'un bâtiment à construire, de sa structure à son enveloppe en passant par son fonctionnement programmatique.

Cet aller-retour entre ville et architecture dans une unité de temps et d’espace vise à initier les étudiant.e.s aux composantes qui fondent la relation d'interdépendance entre tissu urbain et objet bâti, et la base de leur habilité architecturale.

 

Côté enseignants, la transversalité de l'approche se fonde sur les liens tissés par une collaboration TPCAU/STA où le rapport structure-architecture est approfondi par l’intervention du champ STA dès la phase initiale de conception du projet. Au travers de l'exercice du S5 à la jonction d'un tissu urbain continu mixte et d'une dalle des années 80, la réflexion structurelle est étendue de l'objet architectural à son sol support pré-existant, élément incontournable de cet exercice.

Dans la première partie du semstre, la collaboration de Marilena KOURNIATI (champ HCA) est orientée sur les questions de transformations urbaines nécessitant la compétence et les aides d'une historienne afin d'enrichir les connaissances et de renforcer les apprentissages des étudiants..

Dans la deuxième partie, Mathieu CHAZELLE interviendra sur les rapports architecture-structure-enveloppe et/ou sur les mégastructures possiblement proposées par les étudiant.e.s, notamment en ce qui concerne les interventions structurelles sur un existant (potentialités et contraintes). L’analyse constructive et la réflexion structurelle et ses outils sont facteurs de cohérence de la démarche projectuelle de l'étudiant et de son projet.

Il est entendu que le collège enseignant ainsi formé pourra participer à l’encadrement et évaluations sur l’ensemble du semestre.

 

 

LE PROJET DES OLYMPIADES

 

Au sud du 13ème arrondissement, le projet d’aménagement des Olympiades (12,5 ha) est délimité par la rue de Tolbiac au Nord, la rue Nationale à l’Est, la rue Regnault au Sud, l’avenue d’Ivry et la rue Baudricourt à l’Ouest.

Le quartier, conçu selon les principes de l’urbanisme de dalle et mis en service au début des années 70, se développe sur et sous différents niveaux de sol artificiels, aménagés principalement au droit des emprises de l’ancienne gare des Gobelins.

Une trentaine d’années après sa construction, le site souffrait de dysfonctionnements urbains (usages des habitants et utilisateurs du quartier (secteur déqualifié du Stadium, espaces délaissés, cheminements piétons complexes et peu lisibles, rupture avec le tissu environnant, inadaptation aux normes de sécurité et d’accessibilité actuelles, ...) qu’il convenait de réparer. Inscrit dans le Grand projet de renouvellement urbain (G.P.R.U.) de la couronne de Paris depuis 2002, le projet d’aménagement concerne à la fois la rénovation des équipements publics, l’amélioration et la remise en état des espaces ouverts au public et l’amélioration de la qualité résidentielle au travers d’une intervention sur l’habitat.

L'ensemble s’inscrit dans un nouveau positionnement urbain des Olympiades qui bénéficie désormais des connexions directes des lignes 14 du métro et T3 du tramway et d’une ouverture vers la ZAC Paris Rive Gauche.

 

 

UNE PROBLEMATIQUE URBAINE

 

- un lieu entre le nouveau (Les Olympiades) et l’ancien Treizième arrondissement

- un croisement de voies en devenir à l’échelle du quartier comme de la ville

- des échelles à comprendre

 

 

UNE PROBLEMATIQUE ARCHITECTURALE

 

- de multiples accès

- un espace public à architecturer

- une intervention sur l'existant au travers d'un programme mixte

- des vis à vis d’époques et de caractères différents

 

 

LE PROGRAMME

 

1) un/des espace(s) public(s)

- qui doi(ven)t permettre la liaison entre les différents niveaux

- qui doi(ven)t fédérer le projet et relier les existants

 

2) des accès

- piéton

- voiture/camion

 

3) des bureaux

- une volumétrie à déterminer en fonction du contexte urbain hauteur entre plancher de 3,70m minimum

- un niveau d'entrée à préciser

- une architecture à proposer

 

4) des logements

- une volumétrie à déterminer en fonction du contexte urbain hauteur entre plancher de 2,50m minimum

- un niveau d'entrée à préciser

- une architecture à proposer

 

5) un ou des équipements

- une volumétrie à déterminer en fonction de son public (local ou national)

- un niveau d'entrée à préciser

- une architecture à proposer