Le 07/02/2019

ENSAPVS
3/15, quai Panhard et Levassor
75013 Paris

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  • Exposition

EXPOSITION ARCHITECTURES INTÉRIEURES

#Exposition

L’exposition Architectures intérieures présente œuvres d’art, travaux d’architectes et de charpentiers, pour remonter aux premières strates de cette histoire et éprouver la solidité d’une analogie qui a fait de l’association entre architecture et psychanalyse un lieu commun. Elle cherche ainsi à faire ressortir l’empreinte des archétypes sur lesquels cette association d’idées s’est construite pour mieux envisager sa vitalité.

Trouvant ses fondements dans l’antiquité, la métaphore qui associe structures psychologiques et architecturales conduit par jeu de miroir à décrire les soubassements de la personnalité comme ceux d’un édifice ou d’une ville entière et inversement, à lire la structure d’un bâtiment ou d’une cité à travers les modèles de la psychanalyse.

L'exposition s’intéresse tout particulièrement à la manière dont les désordres urbains et psychiques, souvent assimilés, ont fait l’objet d’un désir de rationalisation, de mise en ordre, produisant des cadres rigides paradoxalement propres à développer les pathologies. Car l’individu n’est pas fait d’une pièce, le sujet même le plus normé est divisé, éclaté en plusieurs instances qui ne communiquent pas. En miroir, la structure de la ville, comme celle du sujet, n’est pas une chose fixe, elle se déploie selon un mouvement vital qui la modifie en permanence et la volonté de la calcifier dans un modèle, quel qu’il soit, conduit à la fragiliser.

Artistes commissaires : Norbert Godon et Sophie Pouille Avec Simon Boudvin, Frédéric Dumond, Katya Ev, Sara Favriau, Frédéric Khodja, Konrad Loder, Matthieu Pilaud, Hugues Retif, Yann Rocher, Antoine Schmitt et Mengzhi Zheng

EXPOSITION ARCHITECTURES INTÉRIEURES
du jeudi 17 janvier au jeudi 7 février 2019
Salle d’exposition

 

Projets de scénographies imaginaires

Le temps d’un semestre, un groupe d’étudiants s’est penché sur le propos de l’exposition Architectures Intérieures, envisageant les rapports entre constructions architecturales et constructions mentales, afin d’inventer une scénographie idéale qui tiendrait compte des enjeux de l’exposition.

Le projet impliquait d’appréhender l’histoire de la métaphore sur laquelle se fonde cette association d’idées en se focalisant plus particulièrement sur les relations entre muséographie et mémoire, déambulation dans l’espace et organisation conceptuelle, classement des connaissances et segmentation de l’espace…

Après avoir étudié le propos d’ensemble et étudié chaque oeuvre dans le détail, ils devaient répondre au défi de donner corps à des architectures d’air. Leurs réponses présentent ici non seulement des projets mis en forme mais, avec eux, les processus qui y ont mené. A la manière d’un laboratoire de pensée, les éléments exposés permettent de retracer le fil des réflexions, des essais, avec tous les possibles qui se sont présentés sans jamais voir le jour. Le travail n’y apparait pas fini, il est en cours d’élaboration.

Ces projets de scénographie proposent ainsi comme une mise en abîme de l’exposition, aidant à développer une vision de l’architecture qui se définirait moins comme une organisation figée de l’espace, qu’en termes de structures relationnelles, érigée par un mouvement vital qui la voue à une modification permanente.