Nabil Beyhum

Sociologue

Formation / Diplômes

Licence de Psychologie, Université Louis Pasteur, Starsbourg, 1973

Graduate studies en Anthropologie urbaine à l’American University of Beirut, 1980-1984

Doctorat en sociologie urbaine «(1990) à l’Université Lyon II : « Espaces éclatés, espaces dominés, la recomposition des espaces publics centraux de Beyrouth, 1975-1990 »

HDR en cours

Statut à l’école : maître-assistant

Travaux de Recherche

Dans le cadre du GREMMO, CNRS, Lyon II

> « Recomposition des espaces publics du Moyen-Orient » Pilotage avec JC David et J. Métral, GREMMO, financé par le Plan Urbain, 1989-1993, 1994-1998

Dans le cadre de l’URI, Urban Research Institute,

> Questions et alternatives aux plans de reconstruction du Centre-ville de Beyrouth, 1992-96, 1997-2001, 2002-2006

Dans le cadre de l’EVCAU, ENSAPVS, 2011

> Ville et cinéma, la signification de l’urbain du vingtième au vingt-et-unième siècle (direction N. Beyhum, B. Proth)
Il s’agit de façon primordiale de repérer les nouvelles approches que le cinéma porte dans sa perception de la ville. Ce projet se veut à la fois producteur d’un outil numérique pédagogique en constituant une base de données archivables qu’une interrogation sur le statut de l’image cinématographique de la ville.

> La réparation de la ville, pensées techniques et interventions thérapeutiques (direction N. Beyhum, A. Picard, X. Malverti )
Comment inscrire les projets d’intervention sur l’urbain dans la ville réelle ? De nos jours, l’intervention ne se fait plus simplement à travers l’expansion urbaine vers des périphéries à coloniser, elle est surtout ré-appropriation d’espaces qui sont devenus dysfonctionnels. Or ce type même d’intervention ne peut se mettre en place sans ré-invention des outils techniques, dont entre autre la simulation, l’intervention ne se fait pas à travers une table rase ou vers des périphéries rurbaines mais dans les tissus malades de la ville. Cette inscription vise à participer à la transformation de la ville tout autant qu’elle modifie nécessairement les règles régissant l’intervention architecturale et urbaine. Nous invitons donc à considérer la forme urbaine non comme le simple réceptacle des activités humaines, mais comme une forme matérielle d’un ensemble humain imposant dans une approche anthropologique la modification de l’espace autant que les pratiques des intervenants et en rapport et prise directe avec les transformations sociales. La ville nous façonne autant que nous la façonnons.

> La re-génération des centre-villes méditerranéens, entre modernité architecturale et modernité sociale (N. Beyhum avec G. el Kadi, IRD, directeur de recherche)
Le projet de recherche sera mis en place courant 2011. Le terrain de recherche porte sur quatre villes méditerranéennes pour une période quadriennale. L’approche est comparative entre des villes du Nord et du Sud de la Méditerranée (Le Caire, Beyrouth, Naples et Barcelone. Un des axes de la problématique est de mettre en relief la capacité à conserver des formes traditionnelles du bâti dans ces centres-villes tout en assurant les conditions techniques pour qu’ils soient susceptibles d’être « branchés » sur les réseaux modernes d’échange, de marchandises, de flux d’information, ou d’éléments culturels. La question est de repérer dans des politiques qualifiées généralement de muséifiantes des stratégies alternatives de re-génération des dynamiques économiques, culturelles et sociales des centres traditionnels ?

> L’évolution des villes globales à travers l’étude des flux numériques (N. Beyhum, avec X. Malverti, D. Wurtz, A. Del et G. Charcosset )
La question qui se pose est celle d’une accélération des échanges à travers leur numérisation et de la signification de cette accélération dans le fonctionnement des 75 villes les plus globalisées. Echanges financiers certes, mais aussi échanges d’informations et de données, échanges d’expertises, la question de l’instantanéité et de la pérennité de la mise à disposition des informations est directement posée, d’autres formes commençant à apparaître (transparence, etc.). Or ces échanges proposent une image implicite constitutive de trois axes : la hauteur des bâtiments-emblèmes, la ségrégation de quartiers d’affaires centraux à dynamique expansionniste, des systèmes de circulation rapides (par terre, air ou mer) et standardisées qui font disparaître un certain types d’espaces publics. La tour-totem en vient à résumer fantasmagoriquement l’inscription des villes dans la globalisation. Comment cette inscription peut-elle être questionnée ?

Principales réalisations / publications / expositions

Besoins prioritaires et domaines de coopération régionale dans le domaine de la jeunesse, Rapport à l’UNESCO, 132pp, 1988, (versions française et anglaise)

Reconstruire Beyrouth, Les paris sur le possible, EMA, Maison de l’Orient, Lyon, 400pp, 1992

La reconstruction, une opportunité perdue, Ar, ouvrage collectif (Beyhum et alli), éditions Khal, Beyrouth, 92 pp, Beyrouth, 1993

En collaboration avec JC David, Les espaces publics des villes arabes contemporaines, Cahiers de l’IRMAC N°2, 1993, 92pp

Reconstruire le passé, construire le futur, ouvrage collectif trilingue ss la direction de Beyhum, Salam, Tabet, URI-Fondation Ford, 322pp, 1993, Beyrouth

Le sens de la ville est sa population, Ar, URI-Fondation Ford, Dar al jadid, 220pp, 1997, Beyrouth

Patrimoine, identité, enjeux politiques de l’aménagement urbain, Cahiers de recherche du Monde arabe contemporain n°6, 1998 (N. Beyhum, JC David, P. Lombard, E. Longuenesse), 92 pp, Lyon

Conquérir et reconquérir la ville : l’aménagement urbain comme positionnement des pouvoirs et contre-pouvoirs, ss la direction de Z. Akl et N. Beyhum, 2009, ALBA, Beyrouth, 218pp,

Autres domaines de compétence / activités

Photographe occasionnel

Amateur de films historiques et de science-fiction

Intérêt affirmé pour la conjonction de la Cuisine et de la Géopolitque