Actualités à l'école


Concours « Construire en pierre structurelle »

Organisé par Alphapierre et l’ENSAPVS, le concours « Construire en pierre structurelle » est destiné aux étudiants en architecture (inscrits en Licence 3, Master 1&2) et les incite à découvrir l’histoire de la pierre, à identifier ses particularités, ses utilisations, ses aspects, son entretien, sa pérennité, son recyclage. Ainsi, il encourage à en concevoir l’usage de la pierre dans les domaines contemporains de la construction, de l’aménagement urbain et du mobilier. Le but : Faire (re)découvrir les grandes qualités du matériau pierre pour le valoriser dans l’architecture moderne.
Ainsi, les participants doivent présenter au choix un logement, un équipement tertiaire, culturel, sportif, ou commercial où la pierre dispose d’un rôle majeur. Cette année, 27 projets ont été reçus.
Exposition des projets « Construire en pierre structurelle » du 14 au 20 juin 2016 à l’ENSAPVS.
 

 

Les lauréats :

1er prix : 1250€
Cerise Sansonetti – École Nationale Supérieure d’Architecture de Lille
« Les murs oubliés, le donjon comme matière grise »
 
2ème prix : 1000€,
Laura Jeanne Barrau, Léo Bourillet, Gabrielle Ledron – École Nationale Supérieure d’Architecture Paris-Val de Seine
« Un nouveau centre pour Mortefontaine »
 
3ème prix : 750€
Charlotte Debever – École Nationale Supérieure d’Architecture de Lyon
« Entre les murs 47 logements en pierres massives à Saint-Fons »
 
Mention spéciale :
Adélie Thollot, Quentin Lherbette – École nationale supérieure d’architecture de Paris-Belleville
« RE ACT »
 
Remarqué :
Sébastien Actry, Théo Gruss-Koskas – École Nationale Supérieure d’Architecture Paris-Val de Seine 
« tour mixte en pierre et béton »
 
Remarqué :
Marwan Hamama – École Nationale Supérieure d’Architecture Paris-Val de Seine

Télécharger le règlement du concours.

 

Polygonale Retour

Le séminaire Constellations propose une restitution publique des travaux de la 10ème Polygonale à laquelle l’Ecole a pris part les 27/28/29 mai derniers à Marseille.
Sera diffusée pendant toute la journée (8h30/17h30) dans l’amphi 310 une captation vidéo intégrale des échanges, et donnée entre 17h et 17h45 une courte synthèse orale, matérielle et visuelle par l’équipe du séminaire.
Polygonale est un collectif de recherche informel et souple mettant annuellement aux prises des enseignants/chercheurs/praticiens/étudiants. Polygonale est un moment et unlieu, une table/des tables, où sont, à parts égales de tous les acteurs, exposés des travaux de recherche ou des pratiques du projet, discutées des hypothèses et échangés des points de vue.
Cette année Polygonale s’est penchée sur la question du commun associée à celle du comment (soient le comment des structures et pratiques de travail adaptées à la politique du commun).

Le jeudi 16 juin dans et devant l’amphi 310

 

Colloque « Des images, des objets pour voir la ville »

Organisé autour de la collection particulière de Roxane Debuisson et à partir de témoignages d’historiens, de collectionneurs, de conservateurs et d’amis qui ont régulièrement fréquenté ce fonds documentaire pour étayer leurs travaux de recherche, ce colloque se propose de montrer comment des objets ou des images souvent rangés dans des cabinets de curiosité, peuvent jouer un rôle clef pour écrire l’histoire de l’architecture et de la ville. Au croisement d’une histoire économique, sociale et culturelle, ces sources originales permettent en effet de comprendre la subtilité des ressorts qui animent le quotidien.
Tout en évoquant les rencontres, les découvertes, les collaborations, les études qui se sont cristallisées pendant plusieurs décennies autour de cette collection patiemment rassemblée par Roxane Debuisson, cette journée sera l’occasion de célébrer l’acuité du regard de toutes celles et ceux qui fondent leurs recherches sur l’observation fine et attentive de traces ténues mais essentielles pour comprendre la transformation des villes.

Colloque « Des images, des objets pour voir la ville », jeudi 16 juin 2016, de 9h30 à 17h30 en amphi 120

 

Exposition « Réinventer Paris »

Proposé par la Mairie de Paris, le concours « Réinventer Paris » a été lancé en 2015. Son objectif : la sélection de projets urbains ou de constructions innovantes en vue de leur réalisation concrète à court terme sur le territoire parisien. Ces projets ont vocation à se développer sur 23 sites identifiés.
Durant un semestre, cinq groupes de projet de l’ENSAPVS ont participé à ce concours. Les projets se sont développés sur le site M5A2 de Paris rive gauche, immédiatement voisin de l’Ecole. Le programme de cet appel à projets se compose d’environ 150 logements collectifs, avec une partie de logements dits en « accession », une partie de logements sociaux et enfin une résidence étudiante avec de nombreux services qu’il appartiendra d’ouvrir à la ville.

Très concernés par la proximité de cette friche et par la bonne connaissance de son environnement, les étudiants de l’ENSAPVS se sont investis dans ce projet. Ils y ont pensé l’innovation ancrée dans le contexte urbain de la métropole du Grand Paris, le franchissement de Paris intra-muros et Ivry.
Ils ont tenté une expérimentation dans le réel, en équilibre entre la réalité des règles programmatiques et urbaines posées par la Mairie et une abstraction conceptuelle capable de fonder in fine le projet dans un contexte existant, en évolution permanente.
Plusieurs prototypes de logements répondant aux mutations actuelles des modes de vie domestiques, des conditions sociales urbaines et des rapports à l’environnement ont été constitués. La mixité d’usages, et l’innovation ont été explorées à un haut niveau d’exigence et de projet.

Le déroulement s’est fait en deux temps: Un premier temps de recherche conceptuelle sur les questions de l’innovation de l’habitat avec une réponse architecturale sommaire. Ces propositions ont été présentées aux promoteurs qui ont tranché sur un nombre limité de projets destinés à concourir.
Un second temps de développement des projets, plus approfondi en travaillant le détail et des questions d’ordre concret, en réunissant les étudiants sélectionnés avec les non sélectionnés.
Il s’agissait de démontrer des alternatives aux façons d’habiter la ville, portées par des projets parfois utopiques mais qui marquent des visions jeunes et évidentes.

L’exposition « Réinventer Paris » qui se tient à l’ENSAPVS du 13 au 20 juin 2016 expose les projets réalisés par les étudiants.

 

Mastère Spécialisé BIM

« À l’heure où de nouvelles directives européennes sont adoptées pour encourager, voire rendre obligatoire l’utilisation du BIM pour les marchés publics de BTP, il apparaît que le développement de l’usage de la maquette numérique nécessite une profonde transformation des compétences et des modes de coopération des acteurs de la construction. »
L'ENSAPVS accueille les 7 et 8 juin le Mastère Spécialisé BIM dont elle est partenaire pour un module sur la représentation et la visualisation coordonné par Nader Boutros, enseignant chercheur EVCAU à l' ENSAPVS. Les objectifs du Mastère Spécialisé BIM sont :
• Former des professionnels à manager un projet dans un contexte de maquette numérique et à utiliser le BIM pour concevoir de façon intégrée des projets de construction et d’exploitation de bâtiments et infrastructures neufs, existants, ou de rénovation, en prenant en compte, dans une approche « constructibilité », les contraintes et modèles des différents acteurs.
• Aider les différents acteurs à « travailler ensemble » grâce à un système d’information interopérable, permettant de répondre à l’ensemble des exigences techniques, réglementaires et environnementales, avec des coûts maîtrisés.
Les étudiants de l' ENSAPVS sont autorisés à participer à certains conférences et ateliers. Un espace exposants dans le hall de l'école permettra de prendre contact avec les éditeurs de logiciels BIM.

Télécharger le programme.

 

Conférence-débat, Marc Barani- Bruno Paradis 

Dans le cadre du cycle de conférences Secrets de fabriques 3 «architectures /transversalités » se tient mardi 31 mai à 18h30 la conférence « alentir ».
C’est un dialogue entre un architecte, Marc Barani, Grand prix National d’Architecture 2013, Équerre d’Argent 2008, et un philosophe, Bruno Paradis, professeur de chaire supérieure en khâgne au lycée Jules Ferry, Paris 18è (après avoir été prof. de lettres-philo en math.spé. au lycée Louis-le-Grand, Paris 5è et prof. Au Collège International de Philosophie, Paris), spécialiste de Bergson et de cinéma, qui a dirigé une série d’émissions sur France Culture sur Bergson, qui  intervient souvent dans un séminaire de notre école (« Espace et Tectonique »), et qui a donné une conférence à la SFA en mai 2014, « Clapotements, Marcel Proust et la création ».
Ce dialogue portera sur les différentes temporalités auxquelles notre monde contemporain confronte les  domaines culturels et artistiques, notamment l’architecture. Avec leurs corollaires, les questions de la vitesse, de l’accélération et de la lenteur nécessaire à toute pensée élaborée, construite.
Il sera question d’alentir, c’est-à-dire aller vers la lenteur, dans des vitesses différentielles.
Quatre acceptions du temps seront abordées, confrontées à ce croisement de deux activités relativement autonomes, la pensée et la fabrication, qui caractérise à la fois l’architecture, le cinéma et la philosophie. Ce sont la chronologie (mesure du temps), la durée (mémoire), l’actualité (événement) et le devenir (processus).
Chronologie, par exemple du rapport entre commande, conception et exécution, dans l’activité projectuelle de l’architecte. Avec les échéances, les plannings, les calendriers, les « rendus », les « charrettes », les délais et retards… Trop tôt, trop tard, le projet comme avant-après. Passé, présent, futur.
Durée de la maturation d’une idée, du passage de la sensation à l’émotion, à la réflexion et à l’élaboration conceptuelle. La pensée projectuelle. Mémoire de ce qui a disparu, de ce qui reste, persiste, détermine et qui ressurgit. Géographie de lignes temporelles, souvenirs du futur, histoires conflictuelles plutôt que simplement la grande Histoire. Nécessité de l’oubli pour que le temps fasse son travail.
Actualité de l’instant, puissance de l’événement, contrainte de la vitesse, accélérations bio-technologiques, informatiques et communicationnelles. Résistance de l’inactuel, de l’intemporel et de l’intempestif (Nietzsche).
Devenir de ce qui change continuellement, élan créatif, habitude persistante. Temps linéaire vs. cyclique, répétition et différence. Le projet  comme processus de ce qui est toujours déjà là et pas encore disparu.
Avec ces questions abordées, un dialogue sera introduit, lancé et articulé par Cyrille Faivre-Aublin, architecte et enseignant à l’EnsaPvs, pour croiser les questionnements et les affirmations de nos deux invités, et leurs outils respectifs.
Les rapports entre technique et topique (le lieu, le site), entre tellurique (le sol, la Terre) et technologique, seront au centre de la discussion. Des extraits de films seront projetés.

Conférence « alentir », Marc Barani- Bruno Paradis, mardi 31 mai 2016 à 18h30 (amphi 310).

 

Conférence « Conception paramétrique, de l’idée à la fabrication » 

Mardi 31 mai, de 16h30 à 18h (amphi 120), l’Ecole propose une conférence intitulée « Conception paramétrique, de l’idée à la fabrication » par Jorge Hidalgo (ingénieur) et Victor Racodon (architecte).
La présentation s’appuiera sur trois projets sur lesquels ont travaillé les intervenants :
- structure des verrières fondation Louis Vuitton (F O Gehry): génération de nœud d'assemblage paramétrique acier/bois sur digital project (Catia)
- pavillons de luxe à Monaco: génération de calepinage sur grasshopper sur une architecture blobulaire
- conservatoire de musique et de danse de Noisy-le-Sec (jacob macfarlane): génération de 3D d'ossature et de vêture automatisé et paramétrique sur Catia et export en langage machine via grasshopper.
L’objectif est de présenter une utilisation de l'outil informatique de pointe appliqué à la réalité de l'architecture construite. Cela étant appuyé sur ces 3 exemples d’expériences vécues et réalisées : "conception paramétrique: de l'idée à la fabrication".

 

Exposition « Ré­sistances ordinaires de quartiers populaires »

L’exposition « Ré­sistances ordinaires de quartiers populaires », de Vienne à Lisbonne, de Bruxelles à Paris se compose de 40 photographies de Sylvaine Conord accompagnées d’un extrait d’entretien. Cette exposition est le fruit d’une étude menée par une équipe mixte de sociologues et géographes pilotée par le CRH-LAVUE. L’exposition porte sur quatre quartiers européens : Mouraria (Lisbonne), Volkertvier­tel (Vienne), Heyvaert (Bruxelles), La Goutte d’Or (Paris). Grâce à un procédé d’enquête vivante in situ, la photographie sociologique permet d’esquisser le système de lieux et de liens de la personne enquêtée. Ce travail d’inter­prétation visuelle des récits offre une lecture singulière, créative et représentative à la fois, traçant des convergences entre les quartiers par-delà les frontières.

L’exposition « Résistances ordinaires de quartiers populaires » est présentée du 27 mai au 3 juin à l’ENSAPVS, en salle d’exposition, du lundi au vendredi de 9 h à 20h. Entrée libre

 

« Bâtir des mondes » :
conférence de Sébastien Marot et Robert Grace

Dans le cadre du cycle de conférences Secrets de Fabriques Architectures/Transversalités se tient la conférence intitulée « Bâtir des mondes », avec Sébastien Marot, philosophe, et Robert Grace, architecte.
En partant de la situation d’un architecte australo-parisien confronté à la difficulté de bâtir une maison, de ses propres mains, dans un village des Cévennes qui n’est plus habité à l’année que par quatre ou cinq foyers, il s’agira d’engager une conversation  plus générale sur la situation des territoires et des campagnes, et sur l’ambition que l’on pourrait avoir, aujourd’hui, d’y construire ou d’y ménager des mondes. La conférence s’interrogera sur : qu’est-ce qu’un monde ? Ou encore, plus précisément, : que faut-il pour faire un monde ?
Sébastien Marot est philosophe de formation. Il enseigne l’histoire de l’architecture et de l’environnement à l’École d’Architecture de Paris-Est (Marne-La-Vallée) et à l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne. Par ailleurs, il donne actuellement un séminaire pour la GSD de Harvard dans le cadre d’un studio de recherche mené à Rotterdam par Rem Koolhaas / AMO sur les mutations de la “countryside”.
Robert Grace, Architecte, Franco-Australien, est diplômé de l’Université de Melbourne et d’Université de Columbia. Basé à Paris, il travaille sur des projets en Australie, l'Europe et en Barbade. Son atelier robert grace architecture fondé à Melbourne en 1984, est établi en France depuis 1991. Ses projets ont remporté des prix en Australie, aux Etats Unis et en Angleterre, et ils ont été sujet de nombreuses publications, de la même façon que ses commentaires critiques. Il a été membre de jurys internationaux. Il a aussi enseigné et donné les conférences dans des universités Australiennes, Américaines et Européennes. En 2016 il a établi « state of grace » en tant que laboratoire de recherche de robert grace architecture.

Conférence « Bâtir des mondes », avec Sébastien Marot et Robert Grace, le 24 mai à 18h30 (amphi 310).

 

Conférence « Passing through walls » d’Angelo Bucci

Le jeudi 19 mai à 17h30, l’architecte brésilien Angelo Bucci (atelier SPBR) propose la conférence « Passing through walls » en amphi 310. La conférence est présentée par Cyrille Faivre-Aublin, architecte-enseignant.
SPBR est un bureau d'architecture établi à São Paulo au Brésil. Il a été fondé en 2003 par Angelo Bucci. Pendant plus de 25 ans, Angelo Bucci s’est consacré à la conception et à la réalisation d’édifices, partageant son temps entre ses engagements professionnels et universitaires. Ces activités parallèles définissent une approche spécifique aux projets SPBR, dans lesquels les demandes professionnelles sont comprises comme une opportunité efficace pour approfondir des recherches expérimentales et spéculer sur de nouvelles idées.
Ses projets développent une vue critique sur certains aspects de l'architecture moderne et exaltent l'importance d'exactitude structurelle et la netteté, la viabilité de construction, la transparence et de façon prépondérante, une compréhension de l'espace urbain comme lieu de dialogue entre les œuvres architecturales.
Les projets de SPBR ont acquis une reconnaissance croissante par des prix, des conférences, des publications et des expositions au Brésil et dans le monde entier.
Le bureau est surtout stimulé par l'exploration du domaine du possible non réalisé, aspirant au sens fort du dessin, tout en étant alimenté par les expériences précédentes et par l'utilisation appropriée des potentialités.
Les inventions structurelles et spatiales de cet architecte, qui s’inscrivent dans la continuité des travaux de Paulo Mendes da Rocha et de João Artigas, motivent notre vif intérêt pour cet architecte.

Le jeudi 19 mai à 17h30 - Amphi 310

 

Colloque « architecture et psychiatrie »

L’Ecole nationale supérieure d'architecture Paris-Val de Seine (ENSAPVS) et l’Association pour la Promotion de l’Assurance Qualité en Santé Mentale (APAQESM) organisent un colloque « Architecture et Psychiatrie » pour permettre à des architectes, des urbanistes, des soignants, des gestionnaires, des personnes vivant avec un trouble psychiatrique et leurs proches de réfléchir au meilleur lieu de soin et de vie possible, dans ce contexte, quel que soit leur lieu de vie au cœur de la cité, dans des petites villes ou en milieu rural.
Le colloque du 20 mai 2016 fera le point sur les nouvelles réalisations en élargissant le champ au domaine social et médico social et plus largement à l’intégration des personnes et usagers de la psychiatrie dans la cité. Il propose aussi de prendre en compte des projets dans différents contextes nationaux et internationaux, en faisant un appel à communication.
Programme en pdf

Vendredi 20 mai 2016 - 9h-18h - Inscription payante et obligatoire sur www.apaqesm.org

 

Conférence autour du logement coopératif


« Habiter autrement, du logement coopératif à l’intergénérationnel », tel est le thème de la conférence proposée par l’association AMO (Architecture et Maîtres d’Ouvrage) et SIA (Société suisse des Ingénieurs et des Architectes) à l’Ecole.
Les intervenants seront à la fois suisses avec les architectes Andreas GALLI, Mischa SPOERRI, Barbara STETTLER et français avec l’architecte Philippe AMELLER et le Maître d’Ouvrage, Gérant de Cpa-Cps pour les logements coopératifs de Montreuil, Xavier POINT.
L’occasion de confronter les points de vue suisses et français sur le logement coopératif et de partager des témoignages au travers de cette conférence qui aura lieu le mardi 10 mai à 18h30 à l’Ecole (amphi 310).
Entrée libre, inscription obligatoire : lautie@amo.asso.fr

Mardi 10 mai à 18h30 - amphi 310

 

Exposition
Villes et voyages

Les étudiants en Licence 2 ont effectué leur voyage d’étude dans une ville européenne durant la première semaine d’avril. Au total ce sont 274 étudiants répartis en 14 groupes menés chacun par deux enseignants de l’Ecole qui sont partis à la découverte de Lisbonne, Copenhague, Rotterdam, Rome, Berlin, Amsterdam, Vienne et Valence.

Une rencontre urbaine et architecturale qu’ils vont restituer au travers d’une exposition présentée dans le hall de l’Ecole du 18 au 22 avril.

Chaque étudiant dispose ainsi d’un espace d’expression libre pour retranscrire le fruit de ce voyage d’étude. Ces travaux d’étudiants préparés et menés sur place sont encadrés par les enseignants sur des thèmes variés liés à la ville visitée à ses quartiers, ses architectures. C’est l’occasion pour les étudiants et les enseignants d’échanger et de débattre sur les villes visitées et d’inciter à la pratique du voyage, moment majeur pour acquérir une culture urbaine et architecturale.

Du 18 au 22 avril 2016 - Hall de l'Ecole

 

Cycle de conférences Secrets de Fabriques 2015-2016
« architectures // transversalités »
Coordination : Nathalie Régnier-Kagan et Christian Pottgiesser

L’ENSAPVS, en pleine refondation de ses domaines d’études, propose, à travers son cycle de conférences d’offrir, aux étudiants comme aux enseignants, des sujets de réflexion ouverts sous forme de dialogues horizontaux entre architectes et intervenants venus d’« ailleurs », de façon non hiérarchisée, non centralisée.
L’architecture est au cœur d’évolutions importantes : il importe aujourd’hui d’établir des relations entre les disciplines, en interrogeant les conditions limites de notre propre champ disciplinaire en perpétuelle transformation/mutation.

La complexité est un constat de notre présent : comment rendre simplement compte d’une réalité complexe, sans la réduire ?
Le terme de complexité est pris dans son sens étymologique, (lat. : « cum plexus » : ce qui est tissé ensemble). Selon Edgar Morin, la complexité n’est pas une solution, mais une problématique. Franck Lloyd Wright par ailleurs, disait aussi : « la simplicité est théorique »…

Le thème de la transversalité, (lat. : « trans  versalitis », trans mobilité), implique une notion de mouvement. Il a pour objet de favoriser le développement de nouvelles réflexions à la frontière entre les disciplines en associant les savoirs. Il s’agit de mettre en place un protocole dynamique pour créer des situations non programmables, desquelles pourraient émerger des surprises… selon la notion de sérendipité !

Ce cycle devrait permettre de constituer une « boîte à idées » (brainbox), venue d’échanges entre différentes personnalités, dans et hors de l’architecture.
Pour favoriser et enrichir cette expérience, un autre aspect du protocole mis en place, est l’interactivité avec les étudiants, dans un mode participatif.
Ce qui fait sens en architecture, ce n’est pas de créer des objets isolés ; c’est de construire un système de relations avec notre milieu, qu’il soit physique ou immatériel, du plus proche au plus lointain.

Nous remercions Elisabeth Essaïan, pour l’initiation du cycle « Secrets de Fabriques », et Marc Dilet, pour sa coordination des conférences de l’année 2014-2015 sur le thème « Global-Local ».

 

 

 


 

 

Conférence « In Vivo, XTU de Vive voix »


Dans le cadre du cycle de conférences Secrets de Fabriques « Architectures et Transversalités », l’Ecole nationale d’architecture Paris-Val de Seine propose le mardi 19 avril à 19h une conférence intitulée « In Vivo, XTU de Vive voix ». Anouk Legendre et Nicolas Desmazières de l’agence XTU architects dialogueront avec Emmanuel Rubio, maître de conférences en littérature française. Un véritable regard croisé autour du projet In Vivo. « Le projet In Vivo vise à créer un environnement architectural et programmatique en favorisant la porosité, la mixité sociale et fonctionnelle, les rencontres, le partage entre habitants, usagers, voisins… et parisiens du Grand Paris », expliquent les architectes de l’agence XTU.

Anouk Legendre et Nicolas Desmazières sont les lauréats de Réinventer.Paris avec le projet In Vivo, un manifeste de l’intégration du vivant en ville qui se compose de trois bâtiments pour les humains et un pour les lombrics. La Tree house verra le jour sur un terrain voisin de l’Ecole. Il développe en grands balcons-jardinières sur toutes ses façades des arbustes et arbres propices à accueillir la biodiversité en ville. La Plant House est quant à elle dédiée à toutes les formes de potagers et de petite agriculture urbaine en loggias sous serres ou à l’air libre en toiture. L’Algo House affichera une biofaçade active, cultivant des microalgues pour la recherche médicale. Enfin, la Lombric House, une construction où l’on élève des lombrics pour le lombricompostage des déchets organiques des habitants et de l’amendement des cultures.
www.xtu.com

Mardi 19 avril 2016 - 19h - Amphi 310
Entrée libre dans la limite des places disponibles.

 

Exposition
Michel Virlogeux - Structures et architectures des ponts

L’École nationale supérieure d’architecture Paris-Val de Seine présente la première rétrospective de l’oeuvre de Michel Virlogeux, du 22 mars au 16 avril 2016.

Dédiée à l'incomparable travail et à la carrière de Michel Virlogeux l'exposition révèle l'importance de cet ingénieur-constructeur structurel français, qui a travaillé avec les plus grands architectes, dans l'histoire de la construction des ponts et viaducs. L’exposition Michel Virlogeux - Structures et Architecture des Ponts donne à découvrir des ouvrages d’exception tels que : le Pont de Normandie, le Viaduc de Millau, le Pont Jacques Chaban-Delmas, le Pont de Térénez et le Pont Yavuz Sultan Selim, sur le Bosphore.

Mardi 29 mars, avait lieu, dans le cadre de l'exposition "Michel Virlogeux - Structures et architectures des ponts", la conférence Structure et architecture dans les grands ouvrages d’art, dialogue entre Michel Virlogeux et Jean-François Klein.
S’appuyant en particulier sur leur expérience du 3ème pont sur le Bosphore, ils ont débattu du rapport entre structure et architecture dans les grands ouvrages d’art.
La conférence est à revoir ici
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La gare d’Austerlitz, au départ...
Workshop européen 2016

L'Ecole a organisé à l'intention de l'ensemble des étudiants de M1 un workshop de 8 jours consécutifs.
Cette troisième édition est coordonnée par Dominique Pinon et Nathalie Regnier-Kagan.

Elle a eu pour thème « La Gare d'Austerlitz, au départ...»
Du 19 au 26 février 2016 cinq architectes européens ont encadré le travail des 250 étudiants. Cette semaine s'est conclu avec une restitution animée par les cinq architectes invités.
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Projection-débat
The Competition
Mardi 12 janvier - 19h - Amphi 310 - entrée libre

Projection-débat avec Angel Borrego Cubero, architecte madrilène, réalisateur du documentaire.
Introduction Sandra Parvu

Avec :
Norman Foster
Frank Gehry
Zaha Hadid
Jean Nouvel
Dominique Perrault

Le film est projeté pour la 1ère fois en France.

Découvrir les bandes annonces : Vimeo    Youtube

The Competition est un film documentaire construit comme un compte rendu, étonnant et aussi presque dérangeant. Il illustre comment certains des meilleurs architectes au monde, des "géants" comme Jean Nouvel ou Frank Gehry, "s’investissent dans un travail acharné, luttent et développent des stratégies pour battre la concurrence".
Presque aussi anciens que la profession elle-même, les concours d’architecture sont devenus un phénomène social, politique et culturel caractéristique de la période post Bilbao-Guggenheim et des bulles immobilières du passé récent. Se déroulant à un  moment dramatique où la bulle s’est muée en crise, c’est le premier concours à être documenté jusque dans des détails extrêmement prosaïques.
Jean Nouvel, Frank Gehry, Dominique Perrault, Zaha Hadid et le Norman Foster ont été sélectionnés pour participer à la conception du futur musée national d'Art d’Andorre, une première dans ce petit pays des Pyrénées.
Norman Foster abandonne la compétition après l'annonce du changement des règles autorisant le tournage du documentaire.
Alors que le travail d’élaboration des différentes propositions se poursuit trois mois durant, derrière les portes, une lutte de pouvoir entre les architectes et le client a un impact profond sur le niveau de transparence accordée par chaque agence à l'équipe documentaire et influence très fortement la matière du film.
Les présentations au jury ont lieu à l'approche d'élections en Andorre. Elles sont un événement dans ce pays minuscule, avec des médias autour de ces stars internationales qui peuvent aider à son avenir.
Des quatre architectes restants trois se déplacent pour faire une présentation. Chacune d’elles devient "une étude fascinante sur la personnalité, la stratégie, le caractère, le don de la mise en scène … et se révèle un moment dramatique où un détail devient à la fois important et hors de propos, où la ligne entre l'échec et le succès devient imperceptible. Mais le jury a-t-il le dernier mot ?"

The Competition est le premier film restituant les développements tendus qui caractérisent des concours d’architecture.

Le 10 octobre 2013, The Competition a ouvert le Festival du cinéma d'Architecture de Rotterdam (AFFR). C’était aussi sa première projection. Depuis lors il a été diffusé dans nombre de pays et a reçu un très bon accueil.

Production team
A production by Office for Strategic Spaces (OSS)
Director and Producer: Angel Borrego Cubero
Technical Director and Editor: Simon Lund
Assistants to edition: Gaël Urzáiz, Cristina Hortigüela
Music: popular song: “When Johnny comes marching home”
Musical arrangements and production: César Bartolomé
Solo voice: Saira Mir; Flute and piccolo: Nayra Adrian ; Clarinet: Javier Llopis Boquer
Funding and collaborations: Fundación Arte y Derecho, Govern d’Andorra, Lord Culture, Universidad Politécnica de Madrid, Ateliers Jean Nouvel, Dominique Perrault Architecture, Zaha Hadid Architects, Gehry Partners
Cameras: Gaël Urzáiz, Loreto García, Sara Verd, Simon Lund, Angel Borrego Cubero
Trailer: Angel Borrego Cubero, Simon Lund
Press & Marketing: Simona Rota (info@thecompetitionmovie.com)

Reviews

"For anyone with the slightest suspicion of the insidious, futile processes at work behind the glossy facades of the world's so-called 'starchitects', a new documentary by Spanish architect Angel Borrego Cubero makes for compulsive viewing
The Guardian, Oliver Wainwright

Angel Borrego Cubero’s wonderfully gossipy film The Competition (…) offers a revealing glimpse of life at a big - name practice.
ICON, Owen Pritchard

[The Competition] offers a rare and comical look at the inner workings of some of the most prestigious firms in the business and sheds light on the ways stararchitects carefully curate their public images.
Architectural Record, Laura Mirviss

“A real ethnographic piece that reveals the intricacies and processes behind the international architectural competitions"
edgargonzalez.com

 “El encuentro entre el cine y la realidad de la profesión no había incluido hasta el momento una visión tan precisa sobre el proceso de redacción de un proyecto, y su singularidad mereció el privilegio de ser exhibido en la sesión de apertura del Architecture Film Festival de Róterdam (…) (“The encounter between cinema and the reality of the profession had not included so far such an accurate vision on the process of designing, and its uniqueness earned the privilege to be screened at the opening session of the Architecture Film Festival Rotterdam (…)”
El Mundo, Enrique Dominguez Uceta

“La película es una lección de historia. Y una posibilidad de plantearse quién y qué decide cómo serán los edificios y qué inmuebles se necesitan y para qué” (“The film is a history lesson. And a chance to think about who and what decides how the buildings will be and what and for what buildings are needed"
El Pais, Anatxu Zabalbeascoa

Mardi 12 janvier - 19h - Amphi 310 - entrée libre

 

Foolproof normativity?
Conférence – débat avec Jean-Philippe VASSAL, membre fondateur de Lacaton & Vassal architectes, Arno BRANDLHUBER, de l’agence Berlinoise Brandlhuber + et Florian HERTWECK, architecte.

lacatonL’idéal d’une société plus sure et plus égalitaire, d’une société qui cherche à exclure au maximum l’ensemble de risques, a mené conséquemment à une inflation de normes. Ce surenchérissement normatif, qui fait partie de l’enjeu d’un « monde administré » dont nous a averti Theodor W. Adorno, a engendré dans le domaine de l’architecture et de l’urbanisme des processus de conception et de réalisation de plus en plus complexes, contradictoires, couteux, et a surchargé l’architecte d’une responsabilité quasi immaîtrisable. Dans une perspective commune mais qui génère des résultats parfois très divers, les trois conférenciers traitent, à travers leur œuvre, leur recherche et leur enseignement, cette problématique des normes dont la somme peut être lue comme une critique de ce que Ulrich Beck a appelé « société de risque ».

Le modus operandi d’une conférence habituelle ? Qu'elle se termine par une séance de Questions / Réponses. « D’autres questions ? Non ? » …Applaudissements…
Cette année le cycle de conférences « architectures / transversalités » de l’ENSA-PVS s’appuiera sur un objectif triple. 1. Plusieurs semaines avant l'événement, une page Internet sera mise en ligne pour informer en profondeur le futur public potentiel du travail des conférenciers. 2. La discussion sera animée par les étudiants, les enseignants et les conférenciers eux-mêmes 3. Il sera ainsi possible de découvrir « tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l'architecture, sans jamais oser le demander ». Les questions qui émergeront de la préparation constitueront le parcours proposé, de telle sorte que la séquence conventionnelle de la conférence traditionnelle se retrouvera inversée : les Questions / Réponses seront programmées en début de séance.  Tout participant aura la possibilité de faire partie de l’interaction dont émergera la principale orientation des conférences à venir.

Les questions et commentaires peuvent être adressées aux conférenciers au :
https://www.facebook.com/groups/508357159343017/

Mardi 8 décembre - 19h - Amphi 310 - entrée libre

 

Présentation publique de travaux
Regards croisés sur les métabolismes urbains

L’équipe enseignante : Sonia Cortesse, architecte ; Xavier Lagurgue, architecte ; Bruno Proth, sociologue

L’université Paris Ouest Nanterre La Défense et l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture Paris-Val de Seine (ENSAPVS) cohabilitent le master « Urbanisme, aménagement et études urbaines». Au premier semestre de deuxième année de master, les étudiants urbanistes interviennent en phase d’analyse et de programmation sur les sites d’études choisis par les étudiants architectes du studio « métabolismes urbains ».
Dans un moment clef, celui de la COP 21 à Paris, alors que les grandes initiatives de gouvernances internationales allant du global au local semblent montrer leurs limites, l’action localisée est appelée à prendre le relais. Il s’agit ici, pour améliorer les situations écologiques des villes, d’intervenir sur des zones urbaines critiques qui caractérisent de façon générique de multiples territoires transformés par la croissance contemporaine. Le Grand Paris, comme d’autres métropoles, en propose de multiples exemples.
Les regards croisés des étudiants en architecture et en urbanisme se posent sur neuf zones urbaines critiques à métabolisme remarquable, localisées à Bagneux, Chartres, Gennevilliers, Moscou, Rosny-sous-Bois, San Diego, Saint-Nazaire, Shangai et Toulouse.
Une présentation publique de leurs travaux en cours se tiendra le vendredi 4 décembre 2015 dans le cadre de la manifestation « Grand Paris # climat », organisée par l’Atelier du Grand Paris, en partenariat avec le Pavillon de l’Arsenal.

Vendredi 4 décembre 2015, de 14h30 à 18h30
Pavillon de l’Arsenal, salle du jury
21, boulevard Morland, 75004 Paris.

Jury de l’exercice :

Pour l’École Nationale Supérieure d’Architecture Paris-Val de Seine
Sonia Cortesse, Architecte, enseignante
Laurence Feiveile, Architecte DPLG, docteur en urbanisme et aménagement IUP, HDR, maîtreassistant
et chercheur au laboratoire Mosaïques-LAVUE
Xavier Lagurgue, Architecte, maître assistant, chercheur associé au CRH- LAVUE
Bruno Proth, Sociologue, docteur en sociologie, HDR, maître assistant

Pour l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense
Claire Carriou, Urbaniste, maître de conférences en aménagement et urbanisme et chercheur
au laboratoire Mosaïques
Lise Debout, Urbaniste, maître de conférences et chercheur au laboratoire Mosaïques
Hélène Nessi, Architecte-urbaniste, maître de conférence et chercheuse au LAVUE
Pascale Philifert, Professeur au département de Géographie et d’Aménagement

Inscription obligatoire : regards-croises@paris-valdeseine.archi.fr

 

Journée d'étude
Pensée, lumière, architecture

Dans le cadre de l'Année internationale de la lumière, l'université Paris Diderot et l'École nationale supérieure d'architecture de Paris-Val de Seine organisent le jeudi 3 décembre 2015 une journée d'étude sur le thème Pensée, lumière, architecture.

Cette journée sera l’occasion de montrer comment du Moyen-Age à la période contemporaine, la lumière s’est faite à la fois l’instrument et la matière d’une pensée capable de modeler la pierre et de former des œuvres bien au-delà des limites statiques dictées par les lois de la construction.

Naturelle ou artificielle, des vitraux de la basilique de Saint-Denis jusqu’aux faisceaux mesuré des lampes LED, la lumière s’installe alors au centre d’un projet dont elle cisèle les contours pour profiler des ambiances ou donner vie à une multitude d’idées parfois très contrastées.

En rassemblant des spécialistes issus du monde de la philosophie, de l’archéologie, de l’histoire de l’art et de l’architecture, des professionnels de l’éclairage et des artistes, cette manifestation propose d’interroger la trilogie pensée, lumière, architecture dans une série d’interventions où se croiseront des études de cas et des expériences d’une grande variété.

Jeudi 3 décembre 2015 - de 9h à 18h - Université Paris Diderot / Amphi Buffon
Programme et inscription en ligne

 

Colloque « La résilience métropolitaine peut-elle se concevoir par l’aménagement ? »
Co-organisé par l'Atelier International du Grand Paris (AIGP), le LABEX futurs-urbains et le Département Génie Urbain de l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée (UPEM) et le GIS Climat-Environnement-Société.

Alors qu'arrive le concept de résilience dans le champ de l'aménagement et de l'urbanisme, sa diversité engendre des traductions et des mises en œuvre qui font débat. Ce colloque international réunit des chercheurs et des urbanistes et interroge la résilience urbaine à travers les questions de lien, de flux et de connexions. Si des situations urbaines expriment la résilience par l'adaptation des formes, des tailles, des usages, et des structures à un risque, parallèlement de nombreux chercheurs caractérisent la résilience par des approches fonctionnelles liées aux flux. Dès lors, interroger les dimensions spatiales et temporelles de la résilience urbaine nécessite d'interroger - au-delà des formes - interfaces, connexions, interconnexions, déconnexions et non-connexions des milieux urbains.
Si les connexions fonctionnelles peuvent être explorées par les infrastructures critiques, les écocycles, l'autarcie..., qu'en est-il des connexions sociales, de la notion de proximité des acteurs et de proximité spatiale? Quelle place la (les) connexion(s) porte(nt) t-elle(s) dans la gestion de la crise et de l'après-crise ?
Au-delà des approches fonctionnelles et systémiques, les participants de ce colloque auront l'occasion d'approfondir la question des connecteurs et de leur conception. Sont-ils physiques, sociaux, temporaires, permanents, multifonctionnels ... ?
La première journée questionnera dans un premier temps le concept de résilience afin de définir ses caractéristiques et ses limites puis elle se penchera sur la résilience des flux, c'est-à-dire comment la résilience prend place dans l'aménagement urbain. La seconde journée se concentrera sur l'articulation entre résilience et innovation sociale puis sur la relation entre résilience et formes urbaines, comment la résilience peut modifier durablement les comportements et pratiques des acteurs de l'aménagement.

Jeudi 26 novembre de 9h30 à 17h00
A l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée
Bâtiment Copernic
5 boulevard Descartes
Marne-la-Vallée

Vendredi 27 novembre de 9h30 à 17h00
A l’École Nationale Supérieure d’Architecture Paris-Val de Seine
3 quai Panhard et Levassor
75013 Paris

Un débat, associé au colloque et intitulé "Gestion de crise et urbanisme" est organisé le jeudi 26 novembre de 19h00 à 21h00 à la Bibliothèque nationale de France - Site François Mitterrand - Petit auditorium.

Programme en pdf
S'inscrire

 

Vis et l’anatomie des îles
du 17 au 27 novembre 2015 - hall

visVis est devenue une île, il y a 12 000 ans, lors de la montée du niveau de la mer. Les premières traces de peuplement humain remontent au début de 6e siècle avant Jésus-Christ. La ville-état d’Issa est fondée par les Grecs au 4e siècle av. J. C., c’est-à-dire 500 ans avant Paris et quelques 700 ans avant la construction du Palais de Dioclétien à Split. L'île de Vis est la cible de nombreux conquérants. Quand les Grecs accostent, les Liburniens habitent l'île et des conflits éclatent avec la reine illyrienne Teuta. Il existe des vestiges de l’époque romaine et de la période byzantine. Avec l'installation des Croates, Vis accapare l'intérêt des Vénitiens. L’île est attaquée par les Ottomans, occupée par les Français, puis par les Anglais. Par la suite, elle connaît les régimes de l'Autriche, de l'Italie, du Royaume de Yougoslavie et de la République Fédérale Socialiste de Yougoslavie. Aujourd'hui, Vis est enfin libre.

Le projet "Anatomie des Îles" a été lancé à la fin 2011. Avec ce programme « symposiums-workshops » de cinq ans, colloques et ateliers, recherche et projet (2012-2016), Vis est l'une des rares îles croates qui tente de réfléchir sur son avenir. En associant des communications d’ordre scientifique et des applications pratiques sur le terrain, l’objectif est de mener une réflexion sur les principaux secteurs amenés à se développer. Plus de 50 conférences ont été données au cours des trois derniers colloques et 16 propositions émanent d'ateliers d'étudiants sur les questions auxquelles est confrontée l'île.

Les panneaux présentent une sélection des clichés les plus typiques de Vis, un bref résumé sur le passé et le présent, les événements caractéristiques qui se déroulent sur l'île, et quelques photos de la vie quotidienne.

Inaugurée à la galerie Modulor de Zagreb, l’exposition itinérante est accueillie à Vis, Split, Ljubljana, Graz, Paris et Tokyo, dans les villes, écoles ou universités qui se sont engagées dans ce programme.

La participation de l’ENSA Paris-Val de Seine

En prolongement du séminaire de Master « Villes et territoires entre mémoire et actualité », l’Ecole est inscrite dès sa création dans le programme international et interdisciplinaire de recherche et de projet « Anatomie des îles »
Basé dans l'île de Vis en Croatie, ce réseau regroupe tant des facultés locales -Split, Zagreb, Ljubljana-  que des universités internationales -University of Tokyo, Keio Université à Tokyo, Deakin University à Melbourne, Graz University of Technology en Autriche- concernées par les territoires méditerranéens et la thématique de l’île.
Chaque année, sont développées, autour d'une question, une approche théorique et une réponse opérationnelle. Elles sont alimentées par des conférences bénéficient de l’encadrement de personnalités, enseignants ou spécialistes, parmi lesquels :
Kazuyo Sejima, Japon, Prix Pritzker 2010 / Kengo Kuma, Japon / Darko Radovic, Japon / Davisi Boontharm, Australie puis Japon / Tadej Glazar, Slovénie / Neno Kezic, Croatie / Nenad Starc, Croatie / Laurence Feveile, France / David Sim, Danemark / Nicolas Petrovitch Njegosh, France et Monténégro / Kuang-yu Wang, Taiwan

Les thèmes abordés :

2012 - Symposium « Introduction à l'anatomie des îles »
Workshop « New Issa – mutation de la cité grecque d'Issa en pôle culturel et touristique »

2013 - Symposium « Villes insulaires, passé et futur »
Workshop « Restauration et revitalisation des centres urbains de Vis et Komiza »

2014 - Symposium « Avenir des villages insulaires et des cultures vivrières locales »
Workshop « Autosuffisance des villages de l’île et gestion des ressources locales »

2015 - Symposium « Synergies entre temporalités touristiques et vie locale »
Workshop « Reconversion des bâtiments anciens et nouvelles formes de tourisme »

2016 - Symposium « Avenir de l'île, production, éducation, environnement »
Workshop « Nouvelle Issa, la centralité retrouvée de l’île, de sa vie et de sa culture »

Consulter l’intégralité des conférences
Coordination ENSA PVS : Laurence Feveile

 

Conférence
Philippe Rahm
 « Jade Eco Park  et l’architecture météorologique »  (Taichun,Taiwan)
mardi 10 novembre 2015 à 16h30 - Salle d'expérimentation

Conférence proposée pour le colloque d’ouverture du séminaire doctoral 2015-2016
« Territoires esthétiques :  Milieux-art-architecture-culture»

http://territoiresthetiques.com

La séance inaugurale du 10 novembre 2015 a pour thème "Comment faire ?"
Les conditions de l'engagement dans la création de situations artistiques motivent cette première journée du séminaire Territoires Esthétiques.  Si le "que faire" de Mario Merz (che fare, 1969) marque l'incertitude du destin de l'art et de l'artiste, le "comment" pourrait indiquer que les conditions de la création de l'art s'inscrivent dans une politique du sensible élargie à tous les domaines de la vie en société. Les modalités du "comment faire" semblent tout aussi prégnante que le "pourquoi". L'injonction du comment faire art dans un périmètre diffus du sensible au regard de l'esthétisation du monde pourrait être notre question. Le pendant de cette question serait d'envisager la nécessité de s'affranchir de l'idée de l'art pour "faire" l'art.
Programme du colloque d’ouverture, 10 novembre 2015, de 9h30 à 18h00

Territoires esthétiques est un domaine de recherches explorant les nouvelles formes d’une esthétique contemporaine qui émerge dans l’espace public à travers l’art, les environnements paysagers, le design environnemental, les événements culturels. Il aborde l’art et l’architecture comme des faits culturels impliqués dans les processus d’esthétisation des territoires.
Ce séminaire doctoral de 3e cycle existe depuis 3 ans à l’ENSAPVS.
Il est ouvert à tous doctorants intéressés par les thématiques abordées en particulier par ceux inscrits à l’ED 395-Paris Ouest Nanterre.
Le programme 2015-2016

« Jade Eco Park  et l’architecture météorologique »  (Taichun,Taiwan)
En 2011, Ph. Rahm fut lauréat avec Catherine Mosbach & Ricky Liu du concours international pour le Taichung Jade Eco Park, un parc urbain de 70 hectares et ses bâtiments situés sur l’ile de Taiwan.
Philippe Rahm s’est intéressé au climat chaud et humide du site ainsi qu’à l’air pollué de la ville. Il commença le projet en analysant les conditions météorologiques existantes à l’aide d’un modèle informatique dynamique pour déterminer quelles zones devaient être rafraichies, lesquelles devaient être dépolluées, lesquelles devaient être moins humides.
La construction de dispositifs techniques comme « l’Anticyclone », soufflant de l’air refroidi afin de changer les conditions climatiques de certains lieux est accompagnée par un projet de paysagement utilisant des plantes au feuillage lourd pour favoriser l'évaporation et refroidir l'air, des racines flottant pour absorber l'humidité et sécher l'air ou pour absorber les polluants. C’est donc par une action sur le climat pour offrir un maximum de confort aux usagers qu’il est entré dans ce projet.

Bio Philippe Rahm
Né en en 1967, Philippe Rahm est architecte et diplômé de l’école Polytechnique de Lausanne, en 1993. Son agence d'architecture est établie depuis 2008 à Paris. Il est aujourd'hui professeur invité à l'Université de Harvard, USA, et enseignant titulaire à l'Ecole Nationale d'Architecture de Versailles.
Son travail qui étend le champ de l'architecture entre le physiologique et le météorologique, a acquis une audience internationale dans le contexte du développement durable.

  • En 2008, il est l’un des vingt architectes internationaux sélectionnés par Aaron Betsky pour la 11ème Biennale d’Architecture de Venise.
  • En 2002, il représentait la Suisse à la 8ème Biennale d’architecture de Venise. En 2007, une exposition personnelle lui était consacrée au Centre Canadien d’Architecture de Montréal. En 2009, il est nominé au prix Ordos en Chine et était en 2008 l’un des architectes classé dans le « top ten » du prix international Chernikov.
  • Il a participé à un grand nombre d’expositions (Archilab 2000, SF-MoMA 2001, Musée d’art moderne de la ville de Paris 2001, CCA Kitakyushu, Japon 2004, Mori art museum, Japon 2005, Frac centre, Orléans 2005, Centre Pompidou, Beaubourg 2003, 2005, 2007, 2013, Kunsthaus Graz Autriche 2006, Manifesta 7, 2008, Louisiana museum, Danemark, Guggenheim New-York 2010) et a donné des conférences sur son travail dans de nombreuses universités dont Yale, Cooper Union, ETH Zurich et UCLA.
  • Philippe Rahm a été résident de la Villa Medicis à Rome en 2000.
  •  Il a réalisé en 2009 la scénographie de «la Force de l’art 02» au Grand-Palais à Paris.
  •  Il a été professeur invité à la AA School de Londres en 2005-2006, à l’Académie d’Architecture de Mendrisio en Suisse en 2004-2005, à l’EPFL (Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne) en 2006-2007, à l’école d’architecture de la Royal Danish Academy of Fine-Arts à Copenhague en 2009-2010, à la AHO école d’architecture d’Oslo en Norvège en 2010, à l’Université de Princeton aux USA en 2010 - 2012.

 Il est l’auteur du livre «architecture météorologique», paru en 2009 en France et en 2014 de «Constructed atmospheres» en Italie.

 

 


Infrastructure-Architecture / Eduardo Souto de Moura

Eduardo Souto de Moura questionne l’acte de construire en se confrontant au difficile problème des infrastructures. Ce domaine, délaissé par les architectes, est pour lui un sujet de travail intense, central dans son œuvre d’architecte.
De la tour de Burgo à Porto, au stade de Braga, du centre de recherche de Portalegre, aux tours de Santa Colonna de Gramenet, du métro de Porto, à la centrale hydroélectrique de Foz Tua, les projets d’infrastructures se succèdent avec, comme caractéristiques, la justesse dans la maitrise de l’échelle et le soin apporté au dessin de tous les éléments techniques.
La taille de ce type de programme donne à ces œuvres une dimension géographique, à laquelle il est rare de pouvoir se confronter.
La maîtrise de la grande échelle est un des points abordés dans cette conférence. Entre les études de maisons individuelles, qui sont traités avec une extrême finesse et ces travaux de grande ampleur, il y a un saut dangereux, qui pourrait faire perdre son élégance et sa finesse au dessin de l’architecte.
Pour surmonter cette difficulté, Eduardo Souto de Moura fait face à la question constructive dans son ensemble, en la considérant non pas comme un résultat subi, mais au contraire, comme faisant partie de la pensée du projet et souvent de son identité. Là, où la plupart des architectes dépensent une grande énergie à absorber et à effacer la visibilité du domaine technique, souvent sans y parvenir complètement, Eduardo Souto de Moura oppose une attitude frontale, faisant face à cette contrainte, sans l’esquiver.
La transversalité entre les territoires de l’ingénierie et de l’architecture sera au centre de cette soirée du 20 octobre 2015 à l’ENSA Paris-Val de Seine.
La question de la maitrise formelle de la technique et de la confrontation à la grande échelle sera le sujet d’un dialogue avec Laurent Beaudouin, qui précèdera la conférence d’Eduardo Souto de Moura.

En savoir plus
Souto de Moura
Laurent Beaudouin

Mardi 20 octobre 2015 - 19h - Amphi 310 - Entrée libre - ouverture des portes à 18h45



Togliatti, une ville neuve en URSS

L’Union soviétique a construit plus de mille villes nouvelles. Au centre de la Russie, sur les rives de la Volga, Togliatti est l’une de ces cités nées d’ambitions démiurgiques, réalisant des équipements industriels gigantesques, repensant totalement la conception de l’habitat.

Lorsque Staline ordonna en 1950 l’érection du barrage hydroélectrique, le bourg existant sur place fut éliminé, le fleuve détourné, des milliers de prisonniers du Goulag affectés à ce chantier pharaonique… Un nouveau site urbain fut alors dessiné, dans une sobre veine classicisante typique de la fin de l’ère stalinienne.
Bien que restant d’une échelle modeste, déjà la majorité des édifices résultèrent d’une standardisation poussée. Or, en 1964 la décision de Khrouchtchev d’édifier à Togliatti l’usine automobile AvtoVAZ permit à la ville de se transformer en grande agglomération régionale.
Conçue en coopération avec la firme italienne Fiat, AvtoVAZ amplifia enfin la production de voitures soviétiques, au point même de concurrencer les firmes américaines en Asie et Amérique latine. Afin d’accueillir 400 000 habitants supplémentaires, un second district neuf fut planifié et bâti en trois ans, de 1967 à 1970. Cette extension fut dirigée par Boris Roubanenko (1910-1985), un urbaniste formé avec les méthodes modernes constructivistes, et qui avait su s’adapter avec talent au néo-académisme stalinien – avant de trouver un souffle contemporain renouvelé en tant que directeur de l’Institut scientifique du Logement.
L’œuvre de Roubanenko fut la réponse de l’URSS aux méthodes de la modernité internationale, méditant notamment le projet de Le Corbusier pour Saint-Dié et les réalisations de Niemeyer à Brasilia.
Quant aux grands ensembles français, l’équipe soviétique en apprécia certains dispositifs spatiaux (tels ceux de Toulouse Le Mirail), tout en voulant en éviter les fréquentes limites fonctionnelles. Car malgré une préfabrication à 80 % de la ville, Roubanenko veilla à faire de Togliatti un site urbain d’un confort exceptionnel en URSS. Séparation des circulations motorisées et piétonnes, soin apporté aux espaces verts, développement du réseau des équipements collectifs, augmentation des normes de surface par personne : tout fut entrepris pour que la ville soit une réalisation exemplaire de l’idéologie soviétique.
Aussi Togliatti révèle les dessous de l’urbanisme russe au XX° siècle, le parcours de ses créateurs face au pouvoir, l’invention ex nihilo d’infrastructures certes titanesques mais voulant rester au service de l’homme, entre zones d’ombre et accomplissements.
Présentation en pdf
Commissariat : Fabien Bellat // Scénographie : Léa Pons

du 2 au 24 octobre 2015 - Entrée libre - du lundi au samedi • 12h-20h

Autour de l'exposition

Edition
Fabien Bellat, Une ville neuve en URSS, Togliatti, éditions Parenthèses, 176 p., 29 €

Table ronde
2 octobre 2015 • 16h
Cité de l’Architecture et du Patrimoine
Togliatti et l’urbanisme en Russie : mémoire et enjeux contemporains
En savoir plus

Conférence - Construire des villes en URSS, le dossier Togliatti
13 octobre 2015 • 18h30
ENSA Paris-Val de Seine

L’URSS a construit plus de mille villes nouvelles. Togliatti est l’une de ces cités nées d’ambitions démiurgiques, réalisant entre 1950 et 1970 des équipements industriels gigantesques, repensant totalement la conception de l’habitat. Héritant des idéaux constructivistes, célébrant le régime stalinien, puis redémarrant sur de nouvelles énergies modernes, cette cité résume l’urbanisme soviétique. De fait Togliatti offre donc d’utiles clés de lecture sur l’architecture du pays hors-normes qu’est la Russie.

 

Architecture et polychromie
L’intégration des arts au XXe siècle - Autour de la restauration de la façade principale
du musée national Fernand Léger, Biot

Journée d’étude à l’ENSA Paris - Val de Seine / Evcau et visite au musée national Fernand Léger, Biot
Programme coordonné par
Diana Gay, conservatrice au musée national Fernand Léger
et Donato Severo, architecte et historien, ENSA Paris-Val de Seine

Convaincu par la nécessité de la synthèse des arts, Fernand Léger incarne l’utopie sociale du Mouvement moderne. Il revendique le rôle stratégique des formes et des couleurs dans le cadre de vie au service de l’épanouissement de l’homme. Par l’insertion de décorations monumentales en vitrail, mosaïque et céramique, le musée qui lui est dédié depuis 1960 dans les Alpes-Maritimes constitue un écrin exceptionnel à cet idéal humaniste d’un art pour tous, associant l’ensemble de la chaîne de production technique et artistique : artistes, artisans et architectes.
A l’occasion de la restauration de la façade principale du musée national Fernand Léger achevée en juin 2015, l’exposition Fernand Léger, Au-delà du décor. Le roman d’une façade (30 mai -12 octobre 2015) relate l’histoire de cette oeuvre monumentale de 400 m². Pensée par Fernand Léger en 1955 pour le décor du stade de Basse-Saxe à Hanovre, l’oeuvre est finalement créée à Biot au musée Fernand Léger. Interactive et ludique, l’exposition présente la prouesse technique de sa construction en 1960 et de sa restauration par l’architecte en chef Pierre-Antoine Gatier.

Dans le cadre d’un programme conventionné de recherche, le Musée national Fernand Léger et l’Ecole nationale supérieure d’architecture Paris-Val de Seine / Evcau (Espace Virtuel de Conception en Architecture et Urbanisme) proposent deux rendez-vous :
- Vendredi 2 octobre 2015 (14h-19h) • Journée d’étude / ENSA  Paris-Val de Seine
- Samedi 3 octobre 2015 (14h30-18h)•  Visite au musée national Fernand Léger

Programme en pdf

 

Cycle de conférences Secrets de Fabriques
Global / Local - La question des limites

Coordination du Cycle Secrets de Fabrique 2014-15 : Marc Dilet, enseignant
Conseils : P. Ceccarini, C. Deschamps, P. Guérin, N. Régnier-Kagan, S. Salles

secret2A l’heure actuelle, envisager les relations entre l’ici et l’ailleurs est au cœur de nombreuses réflexions qui interrogent les différentes formes de création. Au cours de ce cycle, nous souhaitons questionner comment l’architecture et les domaines qui lui sont attachés se nourrissent de ces distances et des rapprochements possibles entre les savoirs, les cultures et les productions.

De nouvelles revendications culturelles locales sont apparues de toutes parts et en contrepoint de grandes transformations des modes de communication. La question de l’identité réapparait autrement telle que peuvent la poser des penseurs comme Edgar Morin enrichissant ou détournant les réflexions du XXème. Quelles positions prendre aujourd’hui au regard des nouveaux enjeux qui ont émergé au cours de ces dernières décennies ?

Différentes réalités se font face quant aux nouvelles conditions de résistance pour la survie de certains lieux et certains groupements sociaux. Mais aujourd’hui la singularité est étroitement liée à l’interdépendance de grandes notions, à  la définition des aires de transition, à la compréhension des marges, des entre deux.

Cette forme d’interrogation avait été envisagée par Ken Frampton dans ses écrits sur le régionalisme critique quand il analysait à travers plusieurs productions architecturales  des formes de réaction au mouvement international tout en préservant certains de ses acquis très différemment suivant les lieux.

Nous avons tous quelque chose à dire de l’endroit physique ou mental où nous sommes. C’était la position d’Aldo Rossi. C’est encore un territoire d’exploration entre parole et silence, la position d’auteur ou d’interprète d’un monde en devenir, voire une position plus discrète d’une production anonyme.

Comment s’affirme la présence des formes spatiales suivant les lieux et les contextes ? Comment le moment présent comme somme de données se caractérise-t-il avec la dimension plus large du temps entre globalités temporelles  et particularités locales? Comment notre environnement et son architecture au sens large se voient-t-ils, par ce truchement, transformés ?

 

 

Tokyo, regards d'un architecte enseignant, du macro au micro
Yoshio Sakuraï, architecte enseignant

Yoshio Sakuraï est architecte diplômé au Japon et en Europe, universités de Tokyo et de Venise.
Praticien dans sa ville d’origine, il est actuellement professeur à l’université de Toyo à Saitama, ville aux confins de la métropole.
Yoshio Sakuraï voyage intensément dans le monde pour la réalisation des nombreux ouvrages auxquels il participe.
Il s'emploie à développer de nouveaux dialogues entre les fondements de la culture locale et les nouvelles émergences internationales mais aussi à mettre en regard et perspectives les histoires de l’architecture nippone et mondiale .
Y. Sakuraï observe notamment l’identité particulière du port de Tokyo, lieu de créations uniques. Le site est celui d’une économie intense basée sur l’artisanat générant des formes spatiales et esthétiques remarquables. De ce raffinement populaire est né un goût du façonnage des lieux, du clair au sombre et ses multiples noirs. Cette architecture propre dans ses obsessions des détails s’affirme en contrepoint des grandes infrastructures dignes des meilleurs mangas.
Yoshio Sakuraï, nourri de ses expériences professionnelles avec Kenzo Tange, Christian de Portzamparc et Mario Botta, interrogera au cours de cette conférence l’enseignement, la production architecturale et les articulations nouvelles entre les cultures du monde.
Yoshio Sakuraï est un nouvel edokko (le « poulbot » tokyoïte) qui s’est donné pour vocation de se confronter aux facettes du monde entier.

Pour en savoir plus : www.design-studio.org

Mardi 2 juin - 18h30 - Amphi 310

 

Trophée Béton les finalistes de l'ENSA Paris Val de Seine

Le Trophée Béton a pour but de révéler les futurs professionnels de l'architecture en leur offrant un parrainage et une visibilité à l'orée de leur entrée dans la vie professionnelle. Créé en 2012, il récompense chaque année les projets de fin d'études des étudiants en école d'architecture.
Placé sous le haut patronage du Ministère de la culture et de la communication, le Trophée Béton récompense les projets dont l'architecture et les performances constructives mettent en valeur l'utilisation de ce matériau. Le concours invite les étudiants à mettre en avant les qualités esthétiques, techniques et environnementales inhérentes à ce matériau.
L'exposition ''Trophée Béton, les finalistes de l'ENSA Paris-Val de Seine'' présente le travail des 5 équipes sélectionnées aux sessions 2012, 2013 et 2014 du concours :

  • Pôle de développement des Olympiades / Chloé Thomazo et Jérémy Germe / 1er prix 2014 / Directeurs d'étude Marco Tabet et Emmanuel Vicarini

  • Une piscine pour le rocher des Doms / Diane Roman / Finaliste 2014 / Directeurs d'étude Remy Butler et Bernard Desmoulin

  • L'église du Père Lachaise / David Mader / Finaliste 2013 / Directeurs d'étude Remy Butler et Bernard Desmoulin

  • Unité de régénération urbaine, porte de Bercy / Xavier Travert / 3ème prix 2012 / Directeurs d'étude Xavier Lagurgue et Martine Bouchier

  • Lieu de culte et de culture à Lima / Paul Fraillon et Thibault Guillaneau / Finaliste 2012 / Directeur d'étude Marco Tabet

L'objectif de cette exposition est de sensibiliser les étudiants diplômables de l'école afin qu'ils puissent présenter leurs projets de fin d'études à la session 2015 du Trophée Béton. La première phase de rendu est fixée à la date du 1er Octobre 2015.

Du 27 mai au 10 juin 2015 - Hall de l'ENSA Paris-Val de Seine

 

 

 

Etre soi-même ou comme un autre. Retour d’enquêtes menées au Japon.
Sophie Houdart, anthropologue

S houdartOù est le Japon dans un laboratoire de génétique japonais ? Qu’y-a-t-il de japonais dans une agence d’architecture tokyoïte ? Quelle que soit la nature des phénomènes qu’elles se donnent pour objet, les recherches en anthropologie s’inscrivent dans des systèmes cosmologiques dans lesquels l’homme apparaît entretenir des relations singulières avec son environnement naturel et social. Nombre de ces systèmes cosmologiques ont pour caractéristique d’être clos : enracinés dans le local, ils se chargent de mettre en ordre l’environnement immédiat. D’autres, non moins enracinés dans le local, se distinguent néanmoins des premiers par leur portée ou leurs velléités universalisantes. Prenant part à la dynamique du monde moderne, engagés dans un réseau international de production et de communication, ils proposent un ordre qui vaut pour le monde. Ainsi en est-il des laboratoires scientifiques, par exemple, ou bien encore des studios d’architecture qui, ici et là, composent avec le local tout en usant de techniques globales. L’ethnographie de ces espaces d’innovation et de création au Japon offre une entrée particulièrement intéressante pour saisir, entre local et global, les jeux de tension ou les frottements.

Sophie Houdart est anthropologue au CNRS. Membre du Laboratoire d’Ethnologie et de Sociologie Comparative, elle a réalisé plusieurs enquêtes sur le thème de la création et de l’innovation, notamment au Japon. Elle a publié entre autres La cour des miracles. Ethnologie d’un laboratoire japonais (CNRS Editions, 2008), et Kuma Kengo. Une monographie décalée (Ed. Donner Lieu, 2009), et de nombreux articles consacrés aux pratiques scientifiques et architecturales (http://www.mae.u-paris10.fr/lesc/spip.php?article41; http://www.artmap-research.com/). Elle a entamé, à l’automne 2012, une nouvelle recherche sur la vie après la catastrophe de Fukushima.

Vendredi 22 mai - 13h - Amphi 310

 

 

 

Assumer ce que l'on est, chez soi
Alexandre Gauthier, cuisinier

gauthierAlexandre Gauthier est né cuisinier.
Après un parcours dans quelques maisons françaises renommées, il reprend le restaurant familial « La Grenouillère », situé près de Montreuil-sur-Mer dans le Pas de Calais.
Son talent naissant est révélé par le guide Omnivore en 2006. Il obtient une étoile Michelin en 2008. Très vite, il marque de son empreinte la cuisine française contemporaine.
Son style et sa personnalité l’entrainent en mai 2011 à confier à Patrick Bouchain la rénovation de la Grenouillère. Il imprime sa marque et s’exprime par une cuisine personnelle, d’auteur, bestiale, délicate, végétale et débridée.
Alexandre Gauthier est invité à présenter sa cuisine hors de ses frontières : de la Chine au Japon en passant par Singapour, de la Californie au Canada, en passant par NYC, sans parler des pays européens (Italie, Lituanie, Autriche, Belgique…) autant de pays parcourus et de repas partagés. Alexandre Gauthier fait notamment partie du collectif international Cook It Raw. En mai 2013, il a cuisiné à Venise lors de l'inauguration du Pavillon Français de la 55ème Biennale d’art contemporain.
En avril 2012, il est fait « Chevalier des arts et des lettres » par le ministre de la culture
En octobre 2014, il obtient 5 toques au guide Gault et Millau
En mai 2014 il publie son 1er livre « Alexandre Gauthier, Cuisinier » qui remporte le prix du "livre gourmand" par le Figaro ainsi que le prix « de l’image » Eugénie Brazier.
Parallèlement à la Grenouillère, le chef a créé deux restaurants à Montreuil-sur-Mer: En 2007 "Froggy's Tavern", rôtisserie contemporaine et en Février 2015 « Anecdote », cuisine de mémoire. C'est également avec la complicité de Patrick Bouchain que la mise en scène d'Anecdote s'est dessinée au fil d'une seule conversation, à laquelle le savoir faire de Marie Blanckaert a donné suite
Liens
La Grenouillère
Anecdote
Froggy’s Tavern
Patrick Bouchain, Construire
2 rien Merci
Georges Rousse
Annette Messager
Zingaro, Bartabas
Johann le Guillerm
Mardi 5 mai 18h30 - Amphi 310

 

Jean-Marie Gustave Le Clézio
écrivain, Prix Nobel de Littérature,
à l'invitation de Pierre Vincent et Marc Dilet,
nous fait l'honneur de sa présence dans le cadre du cycle « Secrets de fabrique »
Vendredi 24 avril 2015 à 12h30 - Amphi 310
Entrée libre dans la limite des places diponibles

 

L'Ecriture de l'ici à l'ailleurs
Laurent Mauvignier, écrivain

Biographie
Laurent Mauvignier est né en 1967 à Tours. Diplômé des Beaux-Arts en Arts plastiques (1991), il se consacre exclusivement à l’écriture à partir de 1997. Son premier roman, Loin d'eux est publié en 1999 aux éditions de Minuit. Suivront, chez le même éditeur, Apprendre à finir (2000), Ceux d’à côté (2002), Seuls (2004), Le lien (2005), dans une écriture qui fait émerger les monologues intérieurs des personnages perdus dans leurs solitudes. Dans la foule (2006) donne à entendre la manière dont les différents protagonistes vivent la catastrophe du stade du Heysel, Des Hommes (2009) traduit le traumatisme des jeunes appelés de la guerre d'Algérie. Ce que j'appelle oubli (2011), inspiré d'un fait divers - la mort en 2009 à Lyon d'un jeune homme tué par des vigiles après le vol d'une canette de bière – est mis en scène en 2012 par Denis Podalydès à la Comédie-Française, puis par le chorégraphe Angelin Preljocaj à la Biennale de la danse de Lyon. En 2012, Laurent Mauvignier transforme un projet de ce qui devait à l’origine être un scénario d’un film en une pièce, Tout mon amour, créée la même année par le collectif Les Possédés, puis en fait un objet filmique avec Othello Vilgard, aventure de transformations qu’il raconte dans Visages d’un récit (2014, Capricci). La même année il publie son dernier roman, Autour du monde, suite de trajectoires individuelles inachevées, réunies par un seul lien, le tsunami qui ravage le Japon en 2011, une manière d’interroger le voyage, le tourisme, la globalisation. Pensionnaire à la Villa Médicis à Rome en 2008-2009, Laurent Mauvignier a reçu de nombreux prix pour ses romans.
www.laurent-mauvignier.net
Extraits de textes
 « Pour lui la seule chose qui compte vraiment c’est de partir et de découvrir le monde, les pays pour lesquels il a toujours eu de l’intérêt, les Etats-Unis, l’Inde, le Japon. A sa façon, il veut vérifier si le réel est à la hauteur de ses rêves, de ses désirs. Il y a des lieux dans son esprit, et il voudrait avoir la certitude qu’ils ont un peu de cet esprit qu’il leur prête. Des fantasmes, des images – les USA ont tracé leur route 66 en plein milieu de son cerveau et l’Inde, une route vers le Népal ».
Autour du mode, Paris, les éditions de Minuit, 2014, p.14.
« Embellir la fiction dans le quotidien qui est le nôtre, ce serait comme donner à penser un monde non conforme à cette brutalité qui est celle du milieu dans lequel nous vivons. Les contes de notre enfance étaient merveilleux et cruels, et c’est précisément par cette cruauté qu’ils touchaient au merveilleux. La fiction ne sert pas à cacher ou amoindrir notre rapport à la vie, mais au contraire à nous y préparer, à nous faire penser notre relation avec ce monde difficile, à nous rendre plus vigilants et plus souples aussi, plus capables de faire face. […] Se confronter à des récits imaginaires et pourtant vraisemblables, ce serait comme des vols de simulation, une sorte de crash-test, un kit de survie dans le monde réel. »
Visages d’un récit (avec Othello Vilgard), Paris, les éditions Capricci, 2014, p.16
Mardi 21 avril 18h30 - Amphi 310

 

La représentation en orient et en occident : et le monde bascule
Pascal Monteil, artiste-plasticien

« En 1970, personne n’a écrit ce qui crève les yeux des voyageurs : toutes les civilisations à l’exception de la nôtre, ont rejeté l’illusionnisme parce qu’elles l’ont reprouvé. Tous les arts que nous ignorions nous contraignent à découvrir que la recherche de l’imitation, loin d’être naturelle aux peintres, ne s’est développée que dans l’occident»  A. Malraux
monteilPourquoi, dans l’Histoire de l’art, les perses, les japonais et les occidentaux ne représentent-ils pas le monde de la même façon ?
Chaque civilisation a fait des choix et donc des refus pour représenter le paysage, l’architecture, le monde. Ces choix de points de vue sont toujours relatifs à leurs philosophies (le soufisme, le bouddhisme etc.)
La Perse et l'Inde avec les miniatures et la représentation plane et sans perspective : le refus de la perception rétinienne et le "Monde vus avec les yeux de Dieu" pour atteindre l’essence des choses.
Le Japon avec la vue "des toits enlevés" et le monde vu d'en haut : combinaisons de perspectives multiples et simultanéité des événements.
L'occident et la conquête de la perspective :  l'Occident croit que ce que ses yeux voient est réel.
C’est à partir de ces recherches sur l’Histoire de l’art, perse, japonais et occidental que j’ai créé les séries Fûdo, Sharare Ravân, l’Eden et l’Enfer.
www.pascalmonteil.net
Biographie
Pascal Monteil est né en 1968 à Nîmes
Il est artiste plasticien, vît et travaille à Paris et en Asie.
« Formé et confronté aux problématiques de l’art post-moderne en occident, je me suis expatrié en Orient et en Extrême-Orient pendant plusieurs années. Pour  voir le monde d’ailleurs, j’ai sillonné les routes de la Turquie, de l’Iran, de l’Inde, du Bangladesh, de la Thaïlande, du Japon…  Je me suis installé à Calcutta, Bombay, Chittagong, Kyoto et Téhéran pour créer.
Cette « expatriation » a été un formidable catalyseur dans mon travail artistique ainsi que dans ma manière de penser l’histoire de l’art.
Je me suis alors plongé dans les modes de représentation tels que peinture chinoise, estampe japonaise, miniature perse et indienne. J’ai très vite compris que le monde qui se déroulait sous les yeux d’un peintre japonais ou d’un miniaturiste indien n’était pas le même que celui que voyait un peintre de Venise à la même époque.
Parallèlement je menais une recherche depuis le milieu des années 90 sur les nouvelles technologies.
Chaque tableau est construit pièce par pièce à partir de milliers d’éléments photographiques  dessinés ou peints (5000, 6000, 10000 pour l’Eden) ajustés, superposés, remaniés, éclairés sur l’ordinateur. Grâce à l'outil numérique, en utilisant ces fragments comme un peintre le ferait de tubes de couleurs et de pinceaux, je souhaite réaliser des images totalement photographiques avec l’irréalité toute spéciale de la peinture, dans sa précision émotionnelle ».
Expositions
Lumières : carte blanche à Christian Lacroix, Musée Cognacq-Jay, 2014-2015
Anywhere out of the world, National Museum of India, Delhi, 2013
Enfer / Eden Propriété Caillebotte, Yerres, 2013
Amor, oro y demonios Carthagène, Colombie, 2010  
D-day Centre Pompidou, Paris, 2005
Plusieurs expositions en Inde, en Thaïlande,  au Cambodge, en Israël…
Pascal Monteil est diplômé de la Villa Arson à Nice, des beaux-arts de Nantes et de Cergy Pontoise.
Il a été chargé de cours à Paris 8 (2000-2007), a enseigné à l’Ensa de Normandie (2008-2009) Il enseigne aujourd’hui l’art et l’architecture aux ateliers des beaux-arts de la ville de Paris.
Il a également enseigné en Asie (Calcutta, Bangalore, Chittagong, Dhaka…).
Vendredi 17 avril - 13h - Amphi 310

 

Exposition - Conférence
Imaginez votre futur... Bâtissez vos rêves

L'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture Paris-Val de Seine accueille en avril 2015 une exposition de et sur la Fondation Jacques Rougerie.

Développée sur 2 salles, l'exposition, dans sa première section, présente les recherches et réalisations de Jacques Rougerie, architecte et membre de l'Institut. La seconde section est consacrée aux projets des lauréats du concours international d'architecture de la Fondation Jacques Rougerie.

En savoir plus

 

Danse
Doing While Doing + A No Can Make Space

Dans le cadre d’un Catalogue de Daniel Linehan

linehanL’américain Daniel Linehan compte parmi les nouveaux grands noms de la scène chorégraphique mondiale. Brouillant la frontière entre danse et non-danse, son œuvre témoigne d’une créativité et d’un plaisir sans limites. Il présentera à l'Ecole deux de ses créations: Doing while doing (20 min) et " A No Can Make Space" (40 min).

Daniel Linehan présente ce spectacle hybride afin de réduire la distance qui le sépare du public et vice-versa. Il y parle de son processus de travail et de la réflexion qui l'accompagne. Ce faisant, il interprète des passages de ses chorégraphies tout en les commentant. Dans cette performance aux dimensions multiples, le spectateur ne fait plus qu'un avec l'artiste. Presque comme s’il pouvait sentir le sol sous ses pieds, penser ses pensées et percevoir l'image floue qu'il a devant les yeux. Au milieu de tout cela, Linehan tente de se voir à travers les yeux du public. Une expérience sans pareille pour tous ceux qui s'intéressent aux réflexions et processus expérimentaux enfouis dans la tête et le corps d'un artiste scénique. Site de Daniel Linehan
En partenariat avec le Théâtre de la Cité Internationale
Mardi 31 mars 2015 - 19h - Salle d’expérimentation
Entrée libre dans la limite des places disponibles - réservation obligatoire

 

Exposition - Conférence
Pierre Prunet - Héritage et création

prunetL’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris Val-de Seine accueille du 17 au 31 mars 2015 à l’initiative de Donato Severo, responsable du séminaire Patrimoine ancien moderne et contemporain l’exposition et l’ouvrage produit par le CAUE de Maine-et-Loire : Pierre Prunet. Héritage et création.
Un architecte - Pierre Prunet
Architecte en chef des Monuments historiques en Maine-et-Loire de 1974 à 1992, intervient sur les édifices majeurs du département tout en créant des œuvres architecturales contemporaines. Le château du Plessis-Macé, le musée Jean Lurçat ou encore l’abbaye de Fontevraud illustrent sa capacité à faire dialoguer patrimoine et architecture contemporaine dans des registres différents.Récompensée dès sa livraison, la galerie David d’Angers à Angers constitue l’une de ses principales réalisations.Parallèlement à sa mission d’architecte en chef des Monuments historiques, Pierre Prunet a répondu à des commandes privées ou participé à des concours publics. Il a ainsi livré des équipements publics, des édifices cultuels ou des maisons dans des contextes patrimoniaux ou paysagers sensibles.
Une publication
Edité par le CAUE de Maine-et-Loire dans la collection Imago, l’ouvrage Pierre Prunet. Héritage et création propose un éclairage sur sa production architectu-rale contemporaine dans un contexte patrimonial. Sont ainsi présentées neuf monographies d’édifices ou d’ensembles urbains en Maine-et-Loire, et dans l’Ouest de la France.
Une exposition
L’exposition se décline autour de cinq thèmes pour faire découvrir l’homme et ses réalisations : la biographie, les édifices cultuels, les maisons, les équipements publics, les monuments historiques dont la Galerie David d’Angers à Angers. Des témoignages filmés complètent les documents d’archives et photographiques.
Du 17 au 31 mars 2015 - Salle d’exposition
Une conférence-débat
Présentation Donato Severo, architecte historien
Une conférence-débat avec la participation de Dominique Amouroux, critique d’architecture, Bruno Letellier, ex-directeur du CAUE de Maine-et-Loire et Pascal Prunet, architecte en chef des monuments historiques, et précédera l’inauguration de l’exposition.
Le mardi 17 mars à 18h00 - Amphi 120
Télécharger le dossier de presse en pdf

 

Poésie locale, poésie globale. La prose du monde comme poème
Conférence de Philippe BECK, poète, maître de conférences en philosophie à l’Université de Nantes

« L’ensemble des poèmes est une chambre. Il y a des pièces. Un lieu caché est retraite ou alcôve. Il ne s’agit pas de cela. Banal secret n’est pas secret banal. Il s’agit du banal demeuré banal et spécialement secret au dehors et au dedans : on cherche le normal. Un trouveur est aussi écrivain, et scribe de sa trouvaille. A l’extérieur, des pièces, d’autres chambres qui interdisent le rapport. Chaque poème est une chambre mondaine, qui contient la mémoire de chambres sans secret (où a fondu le banal secret). Il y a chambre et chambre. Une chambre aimée est un rythme.
(…)

Est-ce que Planète erre comme erre une chambre ?
La collection de chambres s’appelle Cité ? Grande Chambre Cité.
Et Planète est collection de cadres à quatre murs, en deux ou trois dimensions.
La concordance des temps dans la chambre ressemble à concordance d’apparition avec apparition.
»
Citation de Déductions, éditions Al Dante, 2005
Pour en savoir plus
mardi 24 Mars 2015 - 18h30 - Amphi 310

 

Fiction/Imaginaire: les limites de l’espace scénique
Conference de Gloria Paris et Laurent P. Berger
Conférence présentée par Marc Dilet, organisateur du cycle "Secrets de Fabriques 2014/2015"
Vendredi 20 mars 2015 - 13h - Amphi 310

Cette conference sera l'occasion de réfléchir autour de la thématique de l'imaginaire et de la fiction lorsqu'ils rencontrent la mise en scène dans l'espace de la représentation...
Nous allons creuser la difficulté pour le metteur en scène, architecte de l'imaginaire, et le scénographe, architecte du réel, de produire une scénographie qui ouvre vers des perspectives au service de la narration.
L'espace réel pour celui de la fiction est une sorte de "principe de réalité". Il est à la fois un obstacle à surmonter, contourner ou sublimer et à la fois un socle sur lequel se fonde l'acte artistique.
L'originalité d'un geste artistique réside exactement dans la manière dont on se positionne par rapport aux paramètres imposés par le réel et aux réponse concrètes qu'on y apporte.
Gloria Paris
Gloria Paris fait sa première mise en scène en 1994 au Jeune Théâtre National Les femmes savantes de Molière et crée la compagnie Chant V.
Depuis elle a mis en scène La fausse suivante de Marivaux et Hedda Gabler d’Ibsen avec La Comédie de Picardie. Entre 2002 et 2006 en partenariat avec le Théâtre de l’Athénée - Louis Jouvet à Paris et l’Arc-en-Ciel Théâtre de Rungis elle met en scène La machine infernale de Cocteau, Eva Peròn de Copi et Filumena Marturano d’Eduardo De Filippo. Entre 2008 et 2010 elle est artiste associé au Théâtre du Nord Centre Dramatique National de Lille-Tourcoing et y crée Les amoureux de Goldoni et C’est par pour me vanter (La grammaire et 29° dégrée à l’ombre) de Labiche. Pendant la saison 2013-2014 elle met en scène Les insatiables de Hanokh Levin au Théâtre de Saint Quentin en Yvelines, au Théatre des Arts de Cergy Pontoise, Scènes Nationales et joue dans Année Zéro mis en scène par Judith Depaule.
Très intéressée par la danse et la musique depuis sa formation initiale elle se rapproche du danseur/chorégraphe Daniel Larrieu et en janvier 2012 elle le met en scène au Théâtre de l’Athénée à Paris dans Divine d’après Notre-Dame-des-Fleurs de Jean Genet. Pour poursuivre cette recherche du croisement entre les disciplines en 2014 elle accompagne Cristiana Morganti (danseuse historique de Pina Bausch) dans la création d’un solo joué/dansé Jessica and me au Funaro a Pistoia et au Teatro la Cavallerizza de Reggio Emilia.
www.gloriaparis.fr

Laurent P. Berger
Laurent P. Berger (Berger&Berger), artiste plasticien, diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs (Paris) vit et travaille à Paris.
Il a obtenu la bourse de l’Académie de France à Rome et a été pensionnaire de la Villa Médicis en 2000. Il a participé à de nombreuses expositions en France et à l'étranger, notamment à la Biennale du Whitney Museum à New York en 2006, au MACBA (Barcelone) en 2007, au Museu Berardo (Lisbonne) en 2008, à la Biennale Internationale de Marrakech en 2009, au Pastificio Cerrere à Rome et au Centre international d’art et du paysage en 2012, aux Jardins des Tuileries dans le cadre de la Fiac Hors les murs en 2013 et au MUDAM (Luxembourg) en 2014.
Parallèlement, il intervient dans le champ de la représentation, au théâtre, à l’opéra et à la danse en réalisant des scénographies et les lumières pour des projets présentés en Europe, en Amérique et en Asie, entre autres au Théâtre de la Ville, Théâtre du Châtelet, Théâtre National de la Colline, Théâtre du Vieux-Colombier – Comédie Française, Théâtre du Rond Point, Odéon Théâtre de l’Europe, à Paris, à la Cour d’honneur du Palais des Papes au Festival d’Avignon. En Allemagne à la Deutsches Nationaltheater (Weimar), au Ruhr Festspiele (Recklinghausen), au Festspielhaus (Baden-Baden), au Deutsche Staatsoper à Berlin, en Autriche au Weiner Festworchen, aux Etats-Unis au Walker Art Center de Minneapolis et au Perseverance Theater de Juneau en Alaska. Au Portugal au Almada Festival, en Belgique au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles, en Angleterre au Royal Opera House Covent Garden de Londres, en Italie au Teatro dell’Opera de Rome, au Japon au Setagaya Public Theater de Tokyo et au Shizuoka Performing Arts Center.
En 1998, il est membre de l’Académie européenne de musique au Festival International d’Art Lyrique d’Aix-en-Provence. En 1999, il est lauréat de la Bourse Lavoisier du ministère des Affaires Étrangères pour travailler aux côtés de Robert Wilson au Watermill Center à New York avec qui il a réalisé divers projets d’opéra en Europe. En 2010 il est résident au Tokyo Wonder Site. Institute for Contemporary Art, Tokyo.
En 2009 il rencontre la metteur en scène Gloria Paris avec laquelle il poursuit son travail, Ce n’est pas pour me vanter au Théâtre du Nord à Lille en 2009, Divine au Théâtre de l’Athénée à Paris en 2012 et Les insatiables au Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines en 2014.
Depuis 2006 il développe des architectures sous l’identité Berger&Berger avec son frère Cyrille Berger, architecte. Ils sont lauréats des Nouveaux Albums des Jeunes Architectes et Paysagistes (NAJAP 2007-2008), prix décerné par le Ministère de la Culture.De 2008 à 2009 Berger&Berger sont en résidence au CentQuatre (Paris). En 2010, Berger&Berger est l’une des équipes internationales sélectionnées par Kazuyo Sejima (SANAA) pour la 12e Biennale d’architecture de Venise. Ils particpent à de nombreux concours internationaux et livrent en France en 2012 Notus Loci, l’extension du Centre International d’Art et du Paysage de Vassivière.
Ils sont lauréats du concours pour l’extension du Musée de la Collection Lambert en Avignon, qu’ils livreront en 2015.
Ils sont représentés par la Galerie Torri à Paris. Leur travail est présent dans diverses collections dont celle du Centre National des Arts Plastiques, et celle du Musée National d’Art Moderne - Centre Pompidou.
www.berger-berger.com

Conférences
Workshop européen
du 27 février au 6 mars 2015

L’école nationale supérieure d’architecture Paris Val de Seine renouvelle cette année le workshop européen destiné à l’ensemble de ses étudiants de Master I, du vendredi matin 27 février 2015 au vendredi 6 mars 2015. Le thème est « Changer l’échangeur ».

Le site, proche de notre école mais sur la rive droite de la Seine, est situé à la Porte de Bercy, entre le boulevard des Maréchaux et le périphérique, bordé par l’autoroute A4 et les quais de la Seine, au sein d’un territoire intercommunal en développement à Paris et Charenton-le-Pont. Sur ce lieu qui reste « non résolu » dans l’état actuel des études urbaines conduites par la Ville de Paris, et face à cette difficulté interrogative, les étudiants de 4ème année doivent élaborer - dans le temps court de l’exercice - des réponses urbaines et architecturales à l’échelle de la métropole, riches et libres de diversités, comme leur permet le cadre universitaire.

Cinq groupes de travail d’une cinquantaine d’étudiants, par équipes de 3 ou 4, seront encadrés durant une semaine par des architectes européens invités par l’école, offrant l’opportunité aux étudiants de découvrir des pédagogies alternatives, de connaître différentes approches spécifiques à chaque culture, favorisant les échanges et un regard distancié sur nos propres pratiques :

  • Jean-Patrice CALORI et Bita AZIMI, architectes - Cab architectes (Nice)
  • Andreas HOFER, architecte - Archipel (Zürich)
  • Sol MADRIDEJOS et Juan Carlo SANCHO, architectes - SMAO (Madrid)
  • Bas SMETS, architecte paysagiste - BBS (Bruxelles)
  • Andreas VASS, architecte - Hubmann - Vass (Vienne)

La semaine de workshop s’accompagne d’un programme de conférences données par les invités, ouvertes à tous les étudiants et enseignants de l’école et au-delà, à tous les publics :

Lundi 2 mars :
- 18h - Andreas Hofer : « Stratégies urbaines pour une société postmoderne et durable »
- 19h30 - Bas Smets : « Paysage infrastructurel & Infrastructure paysagère »

Mardi 3 mars :
- 18h - Andreas Vass : « L'Espace des infrastructures »
- 19h30 - Sol Madridejos et Juan Carlos Sancho : « Tren de pensamiento »

Mercredi 4 mars :
- 18h - Jean-Patrice Calori & Bita Azimi : « Sols et lumière »

Le workshop s’achèvera le vendredi après-midi 6 mars par une restitution commune des travaux par les 5 architectes invités, dans le grand amphi de l’école à partir de 15H.

Les travaux seront exposés jusqu’au mercredi 11 mars au soir, au rez-de-chaussée - salle d’exposition.

Coordination : Nathalie Régnier-Kagan et Dominique Pinon

 

 

Alter mondialisation : une préoccupation d’architectes ? - Réflexion en territoire Aquitain
Conférence de Véronique TASTET, architecte, flint ARCHITECTES

tastetLes architectes sont-ils réellement impliqués, et décideurs, dans la recherche d’une alternative à la production architecturale acculturée, issue de la diffusion universelle d’un modèle occidental prépondérant ? L’agence d’architecture Flint, basée à Bordeaux, au travers de sa propre production et d’une observation sur les tendances architecturales et urbanistiques qui accompagnent le développement actuel de la métropole bordelaise, présente une réflexion sur cette question.

www.flint.fr

Vendredi 16 janvier 2015 13h - amphi 310

 

Paysage, intervalle et métamorphose
Conférence de Florence Mercier

Conférence introduite par Philippe Guérin

Du plus petit des jardins au projet de territoire, les paysages sont en constante métamorphose, et le travail du paysagiste nécessite un regard sur les échelles croisées au travers desquelles se tissent les lieux. Qu’il s’agisse de réaliser un plan de paysage, l’aménagement d’un espace public, de révéler une ligne structurante, de définir la gestion d’un espace, ou encore de préserver un site, il importe de comprendre et de se positionner dans leurs processus de transformation pour en infléchir le devenir. Les exemples qui seront présentés illustrent la façon dont des projets de paysage et des commandes spécifiques, interrogent plus largement le territoire et deviennent des vecteurs de sa transformation.

Biographie
Après des études en sciences de la nature et de la vie, puis à l’École nationale supérieure du paysage de Versailles, Florence Mercier fonde son agence en 1988, à Paris.
Elle travaille à des projets de paysage de différentes échelles, du jardin au territoire, en France comme à l’étranger. Parmi ses références on compte de nombreux projets d’éco-quartiers, d’aménagement d’espaces publics, de berges ou d’espaces naturels, et aussi des jardins d’équipements prestigieux comme celui de l’Ambassade de France à Pékin.
Plusieurs voyages et échanges avec la Chine et le Japon ont enrichi sa démarche, notamment dans la façon de concevoir les jardins. Sa réflexion porte en particulier sur l’espace, la forme qu’il prend et sa relation dynamique avec l’usager.
Les problématiques environnementales sont au cœur de sa réflexion.
Elle enseigne à l’École nationale supérieure du paysage, et intervient régulièrement dans le cadre de conférences et de manifestations (Sao-Paulo en 2010, Bangalore en 2011, Shanghai en 2013). Nourrissant parallèlement un dialogue fructueux avec des architectes et des urbanistes, Florence Mercier collabore également à des projets qui associent des disciplines multiples.
Pour en savoir plus

Vendredi 12 décembre 2014 - 13h - Amphi 310

 

La proximité dans une grande métropole : les Bassins de vie du Grand Paris
Conférence de Christian Devillers et Marie Evo

Conférence introduite par Nathalie Régnier-Kagan

devillers"On considère habituellement la métropole comme un grand bassin d’emploi et de main d’œuvre desservi par un grand réseau de transport. « L’avantage métropolitain » qui en résulte explique que l’Ile de France produit une part importante du PIB national et que ses habitants ont un revenu plus élevé. A côté de ces avantages, les métropoles ont quelques inconvénients, temps de transport trop longs, spécialisation territoriale et exclusion sociale, prix élevé des logements, etc. Surtout, un Francilien ne vit pas dans « toute la Métropole » mais le plus souvent dans un bassin de vie où il habite, travaille, fait ses achats, sort le soir etc. et aussi dans un autre territoire (qui est très souvent Paris). Par une méthode statistique rigoureuse nous montrons que le « local » existe beaucoup plus qu’on ne le croit dans la Métropole et que sa connaissance est indispensable à la démocratie, à la construction de centralité et proximité et à un aménagement qui articule logement-transport-emploi à l’échelle des pratiques réelles des habitants."
Christian et Marie

Pour en savoir plus :
Biographie Christian Devillers
Biographie Marie Evo

Mardi 9 décembre 2014 - 18h30 - Amphi 310

 

Expostion BORDeMER

Une sélection de la collection photographique du Conservatoire du littoral. L'exposition est proposée dans le cadre du mois de la photo à Paris.
Du 8 novembre au 6 décembre 2014 - Pour en savoir plus

 

Les banlieues japonaises, « laboratoires » de la décroissance urbaine
Conférence de Natacha Aveline

avelineLe Japon est soumis depuis deux décennies à une modification en profondeur des dynamiques urbaines, sous l’effet conjugué de l’éclatement de la ‘bulle foncière’ (1985-1990) et du vieillissement démographique. A la croissance périurbaine continue de Tokyo et d’Osaka succède un phénomène de déclin des banlieues, domaines d’intervention de puissants groupes ferroviaires privés. Fournissant une diversité de services bien
au-delà du transport, les groupes ferroviaires privés sont placés face au défi majeur de poursuivre leur multi-activités dans un contexte de rétraction de leur assiette territoriale. Ils cherchent alors à limiter l’érosion de leurs revenus par des stratégies d’aménagement bien ciblées, et à répondre au problème du vieillissement par le développement de nouveaux services en direction des deux extrémités du cycle de vie (jeunes enfants et seniors).
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Mardi 18 novembre 2014 à 18h30 - Amphi 310

 

S'intéresser au visible - Conférence de Bertrand Warnier

warnierLes grandes villes se sont développées vite et sur de très grandes surfaces au point que le seul fait de les traverser est une souffrance. Et comment l’éviter si ce n’est en redécouvrant la géographie, en sculptant un vrai paysage urbain et rural, dense et décontracté, un monde de signes et de symboles qui pourraient être ceux de la modernité et des valeurs de l’époque.
Est-ce qu’on a perdu la recette ? les compétences ? on a oublié qu’il fallait des volontés ?
C’est ce qui semble évident en regardant les Plans directeurs d’urbanisme qui sont muets en terme de grand paysage laissant celui-ci se constituer au gré du laisser faire et de l’accumulation.
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Vendredi 21 novembre 2014 à 13h - Amphi 310

 

 

Exposition « Toujours la vie invente » Carte blanche à Gilles Clément

L'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture Paris-Val de Seine accueille en octobre 2014 une exposition du paysagiste Gilles Clément. Ce sera sa première exposition à Paris depuis 15 ans, après celle du Jardin planétaire en 1999 à la Grande Halle de la Villette.

Gilles Clément est particulièrement apprécié des parisiens pour son intervention au Parc André Citroën, Paris 15ème, inauguré en 1992, pour les jardins de l'Arche de la Défense, ouverts en 1994, et pour la conception du jardin du musée du Quai Branly, inauguré en 2006.

Avec « Toujours la vie invente » le visiteur est invité à partager un temps de réflexion sur le jardin et sur la transformation de l'espace sous l’action du vivant, lequel agit en toute liberté et inventivité. Il pourra découvrir les réalisations et concepts de Gilles Clément au travers de films, de nombreux dessins et plans, de photos mais aussi d'objets parfois insolites.
Du 30 septembre au 25 octobre 2014 - Pour en savoir plus

 

Du Globule au Bocale - Conférence de Benjamin Avignon

avignonLes projets de l'agence Avignon-Clouet témoignent d'un intérêt particulier pour le contexte et sa révélation. Leur architecture recourt volontiers à la manipulation des conventions, au détournement des techniques, à la recherche et à l'expérimentation de matériaux nouveaux fabriqués à partir de l'hybridation de matériaux traditionnels. Architecture couturée, faite de mosaïques et de copier-coller, manipulations ludiques, assemblage de références désordonnées, déformations, enflures, constituent les éléments épars d'une démarche qui veut échapper à toute idée de système. Dans la plupart de leurs réalisations ou de leurs projets, ils jouent du contexte et se jouent du contexte, sensibles surtout à l'hétérogénéité des milieux et à la coexistence de multiplicités qu'ils tendent à agglomérer dans leur architecture.

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Vendredi 24 octobre 2014 - 13h - Amphi 310

 

 

Cycle de conférences 2013/2014 - Secrets de Fabriques

L'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture Paris-Val de Seine inaugure à l'automne 2013 « Secrets de Fabriques », un cycle de grandes conférences publiques. Qu'y a t-il à l'origine de la création d'une oeuvre ? Un besoin, un désir, une idée, une métaphore, une commande... Chaque univers a ses pratiques et chaque concepteur ses mots pour désigner ce moment originel. Les conférenciers, de diverses disciplines et différents horizons géographiques, revisiteront la notion de fabrique et de projet. Les savoirs et les modes de faire, qu'ils soient qualifiés de "fabrique" ou de "création", aux processus restant volontairement mystérieux ou faisant l'objet d'un désir d'explicitation, se distinguent-ils fondamentalement d'un concepteur à l'autre ? « Secrets de Fabriques » invite les intervenants, artistes, praticiens ou théoriciens de l'architecture, de l'urbanisme, de la philosophie, de la musique, de la danse et de la photographie, à déplier leurs "boîtes à outils" et à entrouvrir leurs "tiroirs secrets".
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Pratiques vidéographiques et ambiances urbaines
Par Guillaume Meigneux, architecte-videaste, doctorant Cresson

meigneuxNous allons parler ici de vidéo. C’est à dire d’images en mouvement, de perception et d’expérience sensible. Images en mouvement, c’est le propre de la vidéo qui est le seul support capable de retranscrire le mouvement comme entité qualitative. Il n’y a que la vidéo qui soit capable de rejouer le plaisir de regarder le paysage depuis la fenêtre d’un train. De perception car c’est bien de cela qu’il s’agit avec la vidéo. Percevoir en mouvement notre environnement immédiat c’est aussi être capable d’y porter un regard spécifique, de compléter nos outils de visualisations traditionnels (carte, photo, maquette, statistique, SIG) par une approche dynamique, par une compréhension de phénomènes qui ne peuvent se saisir que dans le temps de leur actualisation. Ce qui nous mène à la troisième dimension de cette présentation, l’expérience sensible : voir une vidéo, c’est prendre le temps de s’imprégner d’une durée spécifique (celle du film) et donc vivre une expérience spécifique. Jusque là rien de nouveau. Mais que se passe-t-il si ces vidéos s’intègrent au processus d’élaboration du projet urbain ? Que se passe-t-il si elles délaissent la portée narrative du film au profit d’une approche analytique de l’existant ? Si le montage n’est plus une succession d’images mais la superposition et la mise en comparaison simultanée de différentes situations observées sur un territoire précis ? C’est ce que nous avons voulu expérimenter en introduisant la technique du compositing numérique à la pratique en agence du projet urbain. Pendant prés de deux ans nous avons réalisé une série de vidéos dans le cadre des études urbaines menées par une agence de paysagisme et d’urbanisme (Interland). Ces vidéos, qui se détournent volontairement de toute velléité pédagogique, ont été envisagées comme autant de miniatures urbaines capables de partager et de mettre en débat des phénomènes d’ambiances dans les étapes d’élaboration du projet urbain. Il ne s’agit plus de raconter une histoire ou d’expliciter une situation mais d’offrir un regard synoptique sur un ensemble de temporalités et d’expériences liés à un territoire. A travers la description intrinsèque de trois de ces formes vidéographiques (l’image polyptyque, l’image mosaïque et l’image plurielle) nous verrons ainsi comment il est possible d’adapter des dispositifs artistiques en protocoles scientifiques et comment ces derniers s’intègrent à la pratique du projet urbain pour ouvrir vers une nouvelle forme d’expertise : la vidéographie descriptive.

Biographie
Architecte DPLG diplômé de la Cambre (Bruxelles), Guillaume Meigneux s’intéresse très vite à la vidéo pour mieux saisir la place de l’habitant et de l’usager dans la conception architecturale. Apres trois années de collaboration avec l’architecte sévillan Santiago Cirugeda, il effectue un post-diplôme en arts visuels au Fresnoy, studio national des arts contemporains (Tourcoing). Aujourd'hui il développe en parallèle une pratique artistique, comme en témoigne la récente réalisation du long métrage documentaire Habitations Légèrement Modifiées qui porte un regard inédit et intimiste sur un des projets d'architecture les plus emblématiques de ce début de siècle ; et une pratique scientifique avec une thèse en cours sur l'implication de la vidéo dans la conception du projet urbain au sein du laboratoire du CRESSON et en partenariat CIFRE avec l'agence d'urbanisme INterland.

Liens
vidéos : https://vimeo.com/pokapoc
articles : https://ambiances.academia.edu/guillaumemeigneux
facebook : https://www.facebook.com/HLM.ledoc

Vendredi 13 juin 2014 - 13h > 14h - Amphi 310

 

Séminaire Territoires esthétiques

Le principe est d’inviter à communiquer des jeunes chercheurs et doctorants pouvant contribuer par leurs travaux à donner de la matière théorique et factuelle à la notion de « Territoires esthétiques » élaborée sur les plans opérationnel, théorique et spatial dans le cadre du séminaire annuel.
Sont invités à communiquer : Pauline Jurado, Juan Camelo, Leila Khaldi, Alexandre Blein, Nazime Messaoudene, Clotilde Kullmann

Conférence d’ouverture - "L’homme hors du commun"
Par Christian LECLERC
, philosophe et architecte

Conférence de clôture - "L’architecture à l’heure « modaine ». Comment enchanter encore et durablement"
Par Paul ARDENNE, critique d’art, écrivain

Mercredi 18 juin 9h30 > 19h - amphi 120 - Programme en pdf

 

Exposition IMaChiNaRium

concrete
Concrete Balloons est un collectif de jeunes architectes actuellement composé d'Adrien Daniel (ENSAPVS) Pascale Montet (DESA), Estelle Cadre (DESA), inscrits actuellement en HMONP à l'ENSAPVS, et Hugo Reichmann (DESA)

 

imachinarium« L'expostion iMaChiNaRiuM présente différentes productions sur le thème des friches industrielles abandonnées et revisitées par notre imaginaire d'architecte sous la forme de peintures/photomontages/sculptures/photographies. Une scénographie imaginée et construite par nos soins présentera nos travaux.
L’architecture est ici abordée comme un laboratoire de curiosité cherchant à élargir nos recherches à d’autres domaines d’activité artistique, sans discrimination d’échelles d’intervention ou d’outils de production. Nous ne voyons pas ce collectif comme un groupe figé mais comme une entité évolutive qui sera vouée à l’association avec d’autres architectes, designers, artistes autour d’idées communes.
L’exposition iMaChiNaRiuM est la première manifestation plastique et spatiale imaginée par ces jeunes architectes pour la  salle d’exposition de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris Val de Seine. iMaChiNaRiuM relate leur fascination pour les constructions industrielles souvent délaissées voire détruites en Europe au nom d’une urbanisation exponentielle, ainsi que d’une politique accrue de désindustrialisation. Concrete Balloons cherche, à travers cette exposition, à témoigner de la richesse de ces lieux considérés comme des monuments au passé révolu, et amener à considérer le potentiel de réhabilitation de ces espaces.

iMaChiNaRiuM
Aujourd’hui de nombreux pays se désindustrialisent, laissant place à des territoires délaissés, souvenirs encombrants d’une riche activité passée. Lieux abandonnés, où la présence de l’Homme est encore fortement ressentie ; les friches industrielles sont condamnées au silence et à l’immobilité. L’atmosphère de ces sites est à l’image de la production en série issue des matières premières qu’ils transformaient. Altérés par la patine du temps et l’oxydation de leur propre exploitation, ces monstres d’aciers fossilisés sont les témoins du passé industriel. Pensés selon une géométrie nécessaire, ils se dévoilent sans couverture, mais avec leur ossature et leur matérialité brute. Sans ornements ni fioritures, l’architecture de la machine est un mélange entre complexité et légèreté.
Nous avons voulu aborder ces territoires où le béton et la rouille façonnent le décor, comme des tératologues à la recherche d’une esthétique du squelette métallique. La lumière, les coloris des oxydes et les boursouflures des matériaux donnent vie à ces créatures d’acier au sein de ce macrocosme irréel.

L’ iMaChiNaRiuM relate cette histoire. »

https://www.facebook.com/balloonsconcrete
https://www.facebook.com/events/1429827820604787/?ref_dashboard_filter=upcoming

Du 21 au 6 juin 2014 - du lundi au vendredi 10h-18h30, samedi et dimanche 11h-19h - Salle d'exposition

 

 

La Cité BioNumérique : mobiliser des références, choisir sa lignée ?
Regard ethnographique sur un processus de conception
par Nancy Ottaviano, architecte doctorante - LAA / LAVUE

ottavianoÀ partir d’un terrain ethnographique mené lors d’un workshop pour jeunes professionnels et étudiants à l’Atelier International du Grand Paris en juillet 2012 ; cette intervention questionnera le rôle des références dans le parcours de conception que les personnes observées ont suivi. Quelles références certains participants avaient-ils apportés avec eux alors qu’ils s’apprêtaient à projeter une Cité BioNumérique ? De la demande initiale à la référence choisie, de la méthode proposée à l’expression d’une formulation spatiale singulière, la page ou l’écran sur lesquels les équipes de concepteurs se penchent est-elle jamais blanche ? Cette présentation tentera de caractériser les modes selon lesquels s’opère la mobilisation d’une référence. D’une part pour comprendre comment celles-ci peuvent se trouver activées dans un processus de conception et d’autre part indiquer leurs persistances dans les rendus de ces projets et qui, parmi d’autres facteurs, les inscrivent dans une lignée à l’intérieur de leur discipline.

Biographie
Architecte et doctorante en aménagement et urbanisme Nancy Ottaviano est rattachée à l’ENSA Paris La-Villette et à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense où elle travaille la notion d’innovation numérique dans les processus de conceptions architecturaux et urbains. Au Laboratoire Architecture Anthropologie (LAA-LAVUE UMR 7218 – CNRS), son travail s’inscrit dans le chantier Hériter le Futur, elle y a collaboré à des recherches sur la ville en transformation commandités par la Ville de Paris et l’Europe (FederII). À Speap (Sciences Po Paris) elle a enquêté pour la Mission Démocratie Locale de Paris sur l’outil numérique et l’implication citoyenne dans les processus démocratiques. Enseignante à l’ENSAPB en analyse urbaine et séminaire, elle est membre du collectif Quatorze.

Liens
laa.archi.fr \\\ blogs.sciences-po.fr/speap \\\ quatorze14.org

Vendredi 23 mai 2014 - 13h > 14h - Amphi 310

Chorégraphier, utopie d'une construction ou comment faire vivre le vide sans le remplir…
Conférence de Daniel Larrieu, chorégraphe

 

« Dans la conférence exemplaire du compositeur, appelée "La Conférence sur rien", John Cage envisageait que l’espace libre laissé par une in-définition de sa pratique permettait non seulement de laisser une nouvelle place à l’espace, mais aussi à la pensée.

Il ne s’agirait ici pas tant de définir, de poser des frontières, que de vider et de laisser de la place.

Je n’établirai aucun pont entre la danse et l’architecture sans me rapprocher du monde des sensations, pour ne pas dire des émotions, tant il me semble que l’ensemble des disciplines artistiques, l’architecture, mais aussi le politique cherche à tout remplir, à tout combler, mais il nous faut quelquefois vider, faire de la place pour du neuf à tout imaginer pour l’autre. Il nous faut commencer par danser. »

 


Biographie de Daniel Larrieu


Daniel Larrieu a fait ses débuts de danseur professionnel dans les années 1980 auprès de Wes Howard, Anne-Marie Reynaud et Odile Azagury (au sein de la compagnie Le Four solaire) puis de Régine Chopinot.
En 1982, un prix au Concours de Bagnolet révèle l'originalité de son langage chorégraphique et il créé cette même année la compagnie Astrakan.
Il multiplie les expériences, passant des jardins du Palais-Royal où il répète, à la piscine d’Angers où il crée un surprenant Waterproof, tentant de renouveler l’expérience de la danse dans des rencontres chorégraphiques, plastiques, scénographiques et musicales variées. Figure marquante de la chorégraphie contemporaine française, il traverse l'aventure de la danse des années 80, ses expérimentations, ses audaces, ses lieux atypiques.
En 1994, il reçoit du ministre de la Culture le Grand Prix national de la Danse et prend la direction du centre chorégraphique national de Tours. Pendant ces neuf années à la tête du CCN, il créé : Mobile ou le miroir du château (1995), Delta (1996), On était si tranquille (1998), Feutre (1999), + Qu’hier (2000), Cenizas (2001).
Il quitte le CCN en 2002 et retrouve sa compagnie à Paris.
De 2010 à 2013, il a été artiste associé au Manège – Scène nationale de Reims, en partenariat avec l’Echangeur de Fère-en-Tardenois – CDC de Picardie. Dans ce cadre, il produit LUX, un travail sur l’expérience du paysage, une installation et un film, Ice Dream, avec le cinéaste Christian Merlhiot. Puis il créé Divine, une variation chorégraphique et théâtrale autour de Notre-Dame-Des-fleurs de Jean Genet. Puis L’Âme au Diable, un cabaret dansant et chantant de et avec Jérôme Marin et Marianne Baillot.
Daniel Larrieu est administrateur pour la danse à la SACD, Société des auteurs et compositeurs dramatiques, de 2006 à 2009 puis de 2012 à 2015.
Il est Chevalier des arts et des lettres. Il enseigne la composition chorégraphique à Science-Po Paris. 
Portrait Daniel Larrieu © Frank Boulanger

http://www.daniellarrieu.com/site/

Vendredi 16 mai 2014 - 13h > 14h - Amphi 310

 

Exposition  « Lauréats et finalistes 2013 du Concours International d'Architecture de la Fondation Jacques Rougerie»

rougeriePremière exposition publique des 26 projets d’architecture du concours international 2013 de la Fondation Jacques Rougerie sur les thèmes « Innovation et Architecture pour la Mer », « Innovation et Architecture pour l’Espace », «Architecture et Problématique de la montée du niveau des Océans ».

Cette initiative a pour but d’inspirer, d’encourager, les jeunes architectes à proposer des projets innovants et audacieux répondant aux grands enjeux actuels pour une plus grande responsabilité environnementale, industrielle, et technique prenant en compte les préceptes du développement durable et ainsi inventer les modes de vie de demain.

Chaque année, la Fondation Jacques Rougerie organise une nouvelle édition du Concours International d’Architecture de la Fondation Jacques Rougerie. Il propose trois prix, dotés chacun de 10 000 € :
- Prix « Innovation et Architecture pour la Mer »
- Prix « Innovation et Architecture pour l'Espace »
- Prix « Architecture & Problématique de la Montée du Niveau des Océans »

Des coups de cœur et mentions spéciales sont aussi attribués selon l’appréciation des jurys.
Lors de l’édition 2013 du Concours, 163 dossiers de participants de 76 nationalités différentes ont été sélectionnés et analysés par un pré-jury constitué de membres de « Babel Collectif ».
Ces derniers ont effectué dans chacune des 3 catégories une pré-sélection de 9 projets à présenter aux jurys.
Ce sont ces projets, représentant la promo 2013 « Jean-Luc Allavena », qui sont aujourd’hui présentés.

Le jury est composé chaque année de hautes personnalités du monde de la Mer et de l’Espace et d’architectes prospectifs :

  • Président du Jury Mer : Robert CALCAGNO, directeur général du musée Océanographique de Monaco et de l’Institut océanographique de Paris
  • Président du Jury Espace : Michel TOGNINI, astronaute
  • Présidente du Jury Montée du Niveau des Océans : Wendy WATSON-WRIGHT, Secrétaire exécutive de la Commission Océanographique Intergouvernementale-UNESCO

La Fondation Jacques Rougerie

La Fondation Jacques Rougerie, Génération Espace Mer – Institut de France, a pour vocation :

  • de faire naître des vocations sur le plan international et de manière pérenne, mais aussi d’encourager le rêve.
  • de favoriser l’innovation architecturale, technique et du design liée aux mondes de la mer et de l’espace selon les préceptes du développement durable
  • d’offrir aux jeunes générations les moyens d’agir afin qu’elles puissent, demain, bâtir un cadre de vie qui prenne en compte et valorise les richesses de la planète.
  • de favoriser l’éveil, la sensibilisation et l’action de tous pour la création d’un nouveau rapport entre l’homme et son environnement naturel.

www.rougerie.com
www.jacquesrougeriecompetition.com

Du 6 mai au 13 mai 2014 - Salle d’exposition, du lundi au vendredi de 10h à 20h (sauf jeudi 8 mai).
Entrée libre

 

 

Conférence « Habiter la mer » de Jacques Rougerie, architecte , membre de l'Institut

Conférence donnée dans le cadre du concours international d'architecture de la Fondation Jacques Rougerie.

« Depuis plus de trente ans, je réalise et expérimente des maisons sous-marines et des vaisseaux futuristes. Et je rêve que l’humanité renoue avec ses origines. Architecte du monde sous-marin, je me considère plus comme un poète de l’océan qui, en ce début du XXIe siècle, n’a renoncé à aucun de ses rêves. On me dit Jules Verne des temps modernes, mais je m’attache à  prouver, à l'image de mon héros, que je me nourris aux mêmes sources de l’aventure humaine et que c’est bien l’océan qui guide mon souffle créatif.

Et si je suis un voyageur impénitent de l’imaginaire du grand écrivain visionnaire français c’est que je puise auprès de lui ma ferveur et ma foi en l’avenir à tel point que j’en ai adopté la maxime : "Tout ce qu’un homme peut imaginer, d’autres hommes sont capables de la réaliser".

Je conçois et réalise ainsi depuis plus de trente ans des projets d’architecture marine originaux. Je suis passionné par la bionique marine – la transformation des formes vivantes en formes construites, et je m’en suis inspiré pour construire des vaisseaux et des habitats qui apprennent à mieux vivre la mer et à mieux la comprendre. « Habiter la mer correspond à un désir profond chez l’homme, désir qui se place au niveau des grandes pulsions qui l’ont toujours guidé au cours de son évolution. »

Sensibilisé à la préservation de l’espace naturel, je suis guidé par l’idée d’une nouvelle civilisation d’hommes intégrés au milieu subaquatique, les mériens, qui créeront leur propre mode de vie pour permettre de préserver les équilibres biologiques océaniques. Ainsi, il devient primordial pour l’architecte de conserver une osmose parfaite entre le milieu, la structure et l’homme qui devra y séjourner. Car le développement des maisons sous-marines ne passe pas uniquement par la résolution technologique du défi imposé par le milieu subaquatique. Il s’agit de créer un espace de qualité de vie où le comportement humain puisse s’épanouir. En ce qui concerne les lignes de force de mon architecture, elles s’appuient la plupart du temps sur la parfaite image d’adaptation au milieu qu’offrent la flore et la faune sous-marines.

Entre le premier projet du « Village sous la mer » aux Iles Vierges (USA, 1973), conçu pour vivre et travailler sous la mer, et « Galathée », ma première maison sous-marine réalisée en 1977, j’ai souhaité développer avec force et conviction ma philosophie « d’habiter la mer » à travers de nombreux projets ayant par la suite vu le jour : « Hippocampe » (habitat subaquatique), « Aquabulles » (stations d’air immergées), « Aquascopes » (semi-submersibles d’observation sous-marine), « Aqualab » (habitat-laboratoire sous-marin) et « Aquaspace » (trimaran à voile à coque centrale transparente). J’ai de plus souhaité à chaque fois, aller au bout de ma démarche en séjournant dans mes propres réalisations : traversée en 1985 de l’Atlantique dans la nacelle transparente et sous-marine de l’Aquaspace, premier Noël sous la mer, en 1981, à bord d’Hippocampe avec des enfants... En outre, j’ai effectué de nombreux séjours dans d’autres habitats sous-marins et notamment participé, en 1992, au record du monde de 70 jours sous la mer à bord de « Chaloupa » en compagnie de Rick Presley et Yann Koblic. J’ai enfin participé en 2003 et 2004, au programme Neemo de la Nasa, une expérimentation d’un habitat sous-marin simulant un module spatial et dans lequel des astronautes s’entraînent sous la mer. Toutes ces multiples expériences sont venir enrichir ma culture de l’habitat sous-marin et étayer de nombreux projets mon parcours créatif. Elles sont bien entendu à l’origine de tous mes projets actuels.

C’est enfin tout cela que j’ai voulu perpétuer en créant la Fondation Jacques Rougerie Génération Espace Mer au sein de l’Institut de France où j’ai eu l’honneur d’être élu à l’Académie des Beaux Arts. Cette fondation veut encourager, sur le plan international et de manière pérenne, l’éveil, la sensibilisation et l’action de tous, et notamment des jeunes générations, à la nécessaire préservation de l’environnement naturel. La Fondation souhaite ainsi les aider à créer et bâtir un futur plus respectueux de cet environnement qu’ils se doivent aujourd’hui d’intégrer à leur cadre de vie pour mieux le sauvegarder. »

« C’est de l’océan que naîtra le destin des civilisations à venir »
Jacques Rougerie

Mardi 6 mai 2014, à 18h, amphi 310

 

Explorer le territoire - Fabrique d'un atlas
Conférence de Laurent Hodebert - Architecte, enseignant à l'ENSA-Marseille

L’expérience pédagogique engagée depuis 2010 par le Département Architecture Ville et Territoire de l’ENSA-Marseille dans la réalisation de l’Atlas Métropolitain se propose d’appréhender et d’explorer l’ensemble métropolitain que constitue le territoire de Aix-Marseille Provence. Ainsi, quatre thématiques de travail sont articulées dans l’enseignement en Master et proposent des outils d’analyse et de connaissance du territoire afin de comprendre les enjeux de ces espaces et paysages en mutation. Les séminaires de 4ème année préparent et installent une conaissance de la métropole qui sera le support de l’inscription territoriale du travail de projet développé en 5 ème année pour le PFE. Notre postulat est que l’expérience cartographique est l’acte premier de la fabrique d’une connaissance partagée du territoire observé, avant de pouvoir s’y confronter pour le traverser, le parcourir, ou bien projeter sa transformation. Le projet urbain et territorial est outil de connaissance et de prise de position à l’échelle métropolitaine. Il est exploratoire d’une pensée multiscalaire et durable du territoire organisée autour des questions de densité, de mobilité et de paysage.

www.atlas-metropolitain.fr

Laurent Hodebert
Architecte urbaniste et maître assistant en Ville et Territoires dans le département Architecture Ville et Territoire à l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Marseille. Enseignant chercheur au laboratoire INAMA à l’ENSA Marseille, axes de recherche : histoire de l’urbanisme au début du XXème siècle en France et en Europe, structures et représentation du territoire de Aix-Marseille Provence. Doctorant à l’ENSA de Grenoble depuis novembre 2011 sous la direction de Catherine Maumi, avec un sujet de thèse Henri Prost, Architecture du sol urbain et Urbanisme, 1910 – 1959

Vendredi 11 avril 2014 - 13h - Amphi 310

 

Paysage désassemblé - deuxième partie
Conférence-performance de Sandra Ancelot - Plasticienne, enseignante ENSAPVS


Lors de la première partie du "Paysage désassemblé" nous commencions à observer divers états des lieux de la création en évoquant le « poïein » ou «la faisance de l’art» en traitant les origines de l’œuvre. Nous parcourions des matières mystérieuses évoquant l’intuition, le voyant, l’innocent, l’ignorant, avec les dimensions du miracle, de la grâce ou de l’indicible. Nous abordions le secret comme une fascination et un pouvoir, la rumeur comme un phénomène de préservation du secret. Nous parlions du mythe comme un vaste territoire de genèse avec la tension qui existe entre imaginaire et réalité.
Nous évoquions « le bricolage » comme principe de la construction, avec ses processus de déplacements, transformations, détournements en intégrant les spécificités du contexte proche et élargi dans lequel s’établissent les actions.
Nous citions l’état du "passage à l’acte", avec faire "le grand saut", touchant à la notion de « panique » souvent concomitante à l’action du passage l’acte.
Nous avions en fond d’écran une course effrénée, en forme de ligne de fuite, de Buster Keaton dans « Seven chances », quand l’alarme d’incendie se déclencha. L’évacuation de l’amphi libéra le public en une "échappé belle" qui laissa en suspens notre expérience.
Pour notre prochain rendez-vous, nous reprendrons cette ligne de fuite comme fil conducteur aux états des lieux à venir.
Nous explorerons une dimension plus concrète, mais non moins sensible, de la fabrication qui marque la défaite du secret au profit des partages du savoir et de la désacralisation de l’œuvre. Nous déterminerons des mécaniques, de la propulsion à l’entraînement, à l’assemblage, à la production sérielle. Nous verrons que l’objet fait œuvre. Nous traverserons la question du temps, celui indéfini à celui très fugace d'un présent immédiat. Nous observerons la fabrication par le phénomène d’hybridation.
J’ouvrirai, pour ne jamais terminer, l’état de l’émerveillement comme un concept universel possible à tout lieu précédemment parcouru.
Un nouveau dispositif performatif sera installé sur la table de conférence, la « table de dissection », où je donnerai à voir de petits gestes artistiques. Sur le grand écran, sous l’impulse du fameux « switch », vous plongerez dans les images des actions sur table ou dans celles des références.
La conférence-performance est un format qui cherche à activer des "senseurs" et des capteurs. Il naît du désir d’élargir les phénomènes de perception du regardeur et de l’écouteur en le convoquant pendant la fabrique. Partager « l’avant œuvre », c’est poser la question du moment à partir duquel l’œuvre se perçoit en tant que telle.
Serait-elle en constante émergence et contenue dans le moment de la rencontre entre le regardeur
et l’œuvre ? Ou serait-elle contenue en elle-même ?
Continuons ensemble l'expérience de la conférence-performance en explorant librement la question des "Secrets de Fabriques".

* Poïein, (faire)
*Faisance de l’art », renvoie à trois notions, actions de faire de créer : celle de la potentialité active ou passive et celle de l’imitation
*La pensée Sauvage, Claude Levy Strauss, Editions Agora pocket
*Buster Keaton dans « Seven chances », 1959
*Et ce que j’appelle ligne de fuite, c’est ce processus en tant que ligne de création vitale.
Mille Plateaux, Gilles Deleuze. Paris, Éditions de Minuit, 1980
*« Il est beau [...] comme la rencontre fortuite sur une table de dissection d'une machine à coudre et d'un parapluie !
Isidore Ducasse, Les chants de Maldoror (Chant VI-§1)

Biographie de Sandra Ancelot
L’artiste propose des installations intéractives, où le regardeur est sollicité dans l’oeuvre et se voit déplacé. C’est aussi une façon de se fondre dans l’œuvre, « être avec », dans une dynamique parfois non dénuée d’humour.
Elle considère l’art comme une expérience, une matière vivante qui comme tout écosystème est en constante transformation. Sandra cherche à explorer de nouvelles formes d’entendement et de perceptions en générant des projets qui conjuguent plusieurs formes d’expressions et de réflexions comme avec la proposition d’une « conférence Illustrée », une traduction immédiate de la parole en un geste, dans le cadre "d’Ulysses, Itinéraire d’art contemporain conçu par le FRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur, Marseille 2013, capital culture".
Sa pratique la conduit à intégrer toujours plus amplement la notion du mouvement, qui pour elle est porteuse d’un geste dessiné. Elle développe le dessin aérien.
Sandra Ancelot est maître assistant associé à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture Paris Val de Seine, enseigne à l’Ecole Nationale des Arts du Cirque de Rosny, E.S.A.V, Marrakech, conduit de nombreux workshops en Ecoles Nationales Supérieures d’Art, avec comme spécialités la « Spatialité de la couleur » et « le Dessin en mouvement »).
En 2014, elle a cofondé Maha Editions avec Michèle Desmottes, éditions basées à Casablanca bilingues Arabe/Français.

Liens :
www.sandraancelot.eu
http://sandraancelotsfabrique.blogspot.fr

Exceptionnellement Jeudi 11 avril 2014 - de 13h à 14h - Amphi 310

 

Gomme Together - 1,5 tonnes de dessins
Exposition de dessins réalisés lors d'une performance interactive en ligne.

gomme« Gomme Together » a rassemblé, du 7 au 8 mars 2013, durant 35 heures consécutives, plus de 70 participants, étudiants d'écoles d'art et d'architecture et professionnels de 11 pays.

Au partir d'une vidéo, chaque participant produit un dessin qu'il adresse par internet aux différents groupes de travail. De là, les participants interprètent, dessinent, complètent, recouvrent, découpent, recollent les dessins reçus et les renvoient sur la plateforme en ligne à destination de tous les autres participants qui à leur tour choisissent, poursuivent et readressent les dessins.

Pour cette 2éme édition, l'expérience a été ouverte à des étudiants et des artistes de tous horizons pourvu qu'ils aient des questionnements sur le dessin. La réunion de ces diverses personnalités a permis de créer une communauté virtuelle, où l'auteur disparaît au profit du groupe, où le dessin, à la fois image et écriture, est devenu un langage, un moyen d'échange et de communication à part entière.


Projet initié par des étudiants de l'EESAB (École européenne supérieure d’art de Bretagne), La Criée, centre d'art contemporain Rennes et l'ENSA Paris-Val de Seine.

20 mars - 9 avril 2014 - Salle d'expérimentation
Vernissage le 24 mars à 19h, présentation de l’édition ainsi que de la nouvelle performance entre l’ENSAPVS et la Rietveld Academie (Amsterdam).

 

 

Plongée au coeur des gestes primitifs
Conférence de François Lazaro - Metteur en scène, interprète, auteur, directeur artistique du Clastic Théâtre

lazaroCes gestes primitifs sont les miens, à l’origine de chaque nouveau spectacle, gestes simples : désigner, prendre, brandir, présenter, poser, éloigner, ramener à soi, montrer, cacher. Ces gestes sont aussi, si l’on parle du théâtre de marionnettes et d’effigies, ceux de l’humanité au cours de son histoire d’avant le théâtre avec des acteurs. Gestes essayant  de s’approprier la bienveillance des esprits et des présences qu’elle invoque par mille dispositifs dramatiques et rituels. Ces gestes simples sont liés à nos vies quotidiennes et à l’expression de toute angoisse ou joie humaine. Ils parlent de la fabrique de notre humanité.
En partant d’images de plusieurs spectacles réalisés sur une période de 30 ans, j’essaierai d’expliciter ces gestes qui ont présidé à l’émergence de ces créations et à leur fabrication, de les extraire, de les rendre visibles.
Du Horla, de Guy de Maupassant, aux textes de Samuel Beckett en passant par ceux d’Eugène Ionesco ou ceux d’auteurs vivants, Daniel Lemahieu, Rémi Checchetto ou par la prise en charge d’univers plastiques comme celui de l’artiste proche de l’art brut Francis Marshall, je dessinerai un parcours d’interrogations et de tentatives. Traversée d’un théâtre par les objets, les matériaux et les effigies.

Biographie de François Lazaro
Metteur en scène, interprète, auteur, François Lazaro multiplie les expériences théâtrales depuis les années 70. Il développe une forme personnelle de théâtre avec des comédiens, des pantins, des objets, des marionnettes. Dans son approche il privilégie le service des textes dramatiques contemporains en même temps qu’il recherche une écriture populaire par les objets, les corps délégués, les univers plastiques. Parallèlement à ses créations, la transmission et l'enseignement occupent une place importante dans sa démarche. Il dirige un atelier de pratique théâtrale d’interprétation par la marionnette à l'Institut d'Etudes Théâtrales de l’Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle. Il a été Responsable pédagogique de l'Ecole Nationale Supérieure des Arts de la Marionnette de Charleville-Mézières de 2001 à 2003. Il collabore avec l'INECAT (Art-thérapie) et plusieurs organismes de formation théâtrale et universités. Il enseigne en France et à l'étranger. Il a créé dans sa compagnie, le Clastic Théâtre, un "Laboratoire" ouvert qui fait aujourd'hui référence.
Clastic / Clastique : du grec klastos (brisé).

Pour en savoir plus
www.clastictheatre.com
www.facebook.com/terra.incognita.100
http://vallee-culture.hauts-de-seine.net/theatre/clastic-theatre-azzaro/

Vendredi 28 mars - 13h - Amphi 310

 

Conférence "Paysage désassemblé"
Sandra Ancelot
Plasticienne, enseignante ENSAPVS


ancelot

Pour le cycle de conférences « Secrets de Fabriques » il s'agira de faire un état des lieux des observations des processus de créations. Reprenant les sens apparentés à «fabrique», "fabrica" sens latin, signifie "oeuvre", "fabricare", signifie construire, plus précisément construire un édifice, j'aimerais déplacer le format conférence vers une proposition qui serait une performance/conférence.

C'est sur la table de conférence que se construira un « petit monde », sous la forme d'une maquette, organisée en une cartographie céleste.
Cette action ne sera pas une illustration de la parole, mais une action indépendante qui posera, entre autre, la question de la mise dans le regard, l'émergence d'une création.

Chercher à quel moment l'œuvre apparaît-elle, si œuvre il y a ? Serait-elle contenue dans le regard comme une renaissance constante, comme une apparition ? Ou bien l'œuvre est-elle contenue en elle-même?

Nous tenterons, à partir de ces deux actions (la parole et l'expérience de fabrication) d'explorer les diverses mécaniques du processus de création. Nous partirons des principes les plus mystérieux "l'intuition, la notion du voyant, la vision, la perception, le sensible".
Nous traiterons du territoire imprévisible "le hasard, l'accident, l'échappement". Puis nous aborderons les dimensions plus concrètes ou visibles de la connaissance, du contexte, de l'expérience, des savoirs faire.

En support de la parole, j'ai rassemblé diverses matières collectées au fil des années de ma pratique artistique, fruits de recherches, sources, collaborations issues de différents domaines d'expressions ou de réflexions philosophiques, sociologiques, artistiques élargies à toutes ses formes.

Voyons si l'expérience d'une performance conjuguée à une conférence apporte de l'entendement et du sens à la question des "Secrets de Fabriques ».

Biographie de Sandra Ancelot
L’artiste propose des installations intéractives, où le regardeur est sollicité dans l’oevre et se voit déplacé. C’est aussi une façon de se fondre dans l’œuvre, « être avec », dans une dynamique parfois non dénuée d’humour.
Elle considère l’art comme une expérience, une matière vivante qui comme tout écosystème est en constante transformation. Sandra cherche à explorer de nouvelles formes d’entendement et de perceptions en générant des projets qui conjuguent plusieurs formes d’expressions et de réflexions comme avec la proposition d’une « conférence Illustrée », une traduction immédiate de la parole en un geste, dans le cadre "d’Ulysses, Itinéraire d’art contemporain conçu par le FRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur, Marseille 2013, capital culture".
Sa pratique la conduit à intégrer toujours plus amplement la notion du mouvement, qui pour elle est porteuse d’un geste dessiné. Elle développe le dessin aérien.
Sandra Ancelot est maître assistant associé à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture Paris Val de Seine, enseigne à l’Ecole Nationale des Arts du Cirque de Rosny, E.S.A.V, Marrakech, conduit de nombreux workshops en Ecoles Nationales Supérieures d’Art, avec comme spécialités la « Spatialité de la couleur » et « le Dessin en mouvement »).
En 2014, elle a cofondé Maha Editions avec Michèle Desmottes, éditions basées à Casablanca bilingues Arabe/Français.

Liens :
www.sandraancelot.eu
http://sandraancelotsfabrique.blogspot.fr

Vendredi 14 mars 2014 - de 13h à 14h - Amphi 310

 

 

Conférence « La signification du vide chez Mies van der Rohe »
Benjamin Loiseau
Architecte



Claude Parent écrit en préface de l’essai Less is too much :
« [A propos du]  livre de Benjamin Loiseau et de John Gelder, à chaque chapitre, à chaque page, on voit se débattre Mies avec ses confrères, avec les groupes modernes, avec le Bauhaus, avec tous les philosophes, et même avec les traces indélébiles de sa naissance, pour évoluer, pour aller au-delà de sa propre rigueur, pour changer de registre sur ce qu’on attend de lui.
Je suis fou de joie de l’éclat de son testament, de cette repentance vis-à-vis des gestes qui l’ont emprisonné et je me félicite d’avoir par deux fois avec André Bloc soulevé la pierre tombale et donné à Mies un tout petit peu de l’oxygène qu’il mérite.
Pourquoi écrire « Less is more » alors que les auteurs, avec un culot et un respect total, affirment qu’il faut pour contenter le Maitre, plutôt écrire : « Less is too much ! » ?
 »

Biographie de Benjamin Loiseau
Né en 1983 à Chartres, Benjamin Loiseau obtient le Diplôme d'Etat d’architecte à l’ENSA Paris-Val de Seine en 2008 et co-crée MANO ARCHITECTURE en 2011.
L’enseignement théorique de Didier Laroque suivi durant son cursus le conduità s’intéresser à la philosophie de l’architecture. Ce travail a abouti en 2012 à la publication de Less is too much ? Vertige du vide chez Mies van der Rohe et prolégomènes insurrectionnels urbain (éditions L’échappée belle) , co-écrit avec John Gelder, et magnifiquement préfacé par Claude Parent. De 2010 à 2014, Benjamin Loiseau a travaillé au sein de l'agence Handel Architects à New-York où il a collaboré au développement de trois tours à Jersey City (200 000 m2). Précédemment il a été chef de projet chez Architecture-Studio, à Shanghai, où il a participé en 2008 et 2009 à de nombreux concours et commandes directes dont : la « ZhangJiang  River » à Shanghai (36 000 m2 de commerces et équipements), en cours de réalisation, ou le concours international de la « Tour China Mobile »à Shenzhen (80 000 m2 de bureaux), projet finaliste. Il a également collaboré à des phases d'études et de concours au sein de l’Agence Nicolas Michelin et Associés en 2008 et 2010, notamment pour la « Maison Euro-méditerranéenne » à Toulon (Université) et le nouveau Ministère de la Défense à Paris.

Liens
L'Echappée Belle Edition
Mano architecture
Le Courrier de l'Architecte
Cyberarchi

Vendredi 28 février 2014 - de 13h à 14h - Amphi 310


Workshop européen – Terminer l'avenue de france ?

workshopL'Ecole nationale supérieure d'architecture Paris-Val de Seine a organisé à l'intention de l'ensemble de ses étudiants de 4ème année un workshop de 10 jours ayant pour thème « Terminer l'Avenue de France ? (Paris 13e)».

Du 14 au 21 février 2014 cinq grands architectes et urbanistes européens ont encadré le travail des 250 étudiants.

L'intervention, en contre-point, de l'architecte new-yorkais Tod Williams est venu conclure cette semaine.

Architectes invités :

Clément Blanchet, OMA France (Paris-Rotterdam),
Joao Carrilho da Graça, (Lisbonne),
Mauro Galantino (Milan),
Sara de Giles, Morales-Giles-Mariscal (Séville)
François Leclercq (Paris).
&
Tod Williams, Tod Williams & Billie Tsien architects (New-York)

Exposition des travaux du 24 au 28 février 2014 en salle d'exposition et d'expérimentation.

Comité de pilotage à l'ENSA Paris-Val de Seine :
Architectes-enseignants : Nathalie Régnier-Kagan, responsable ; Philippe Gazeau, Bernard Desmoulin, Philippe Rivoirard.
A l’initiative de Jean Mas.

Avec la participation de Ludovic Vion, architecte-enseignant, directeur de la programmation et de l’urbanisme à la SEMAPA

 

 

Conférence "Machines-à-voir  &  Slow-Technologie"
Jean-Michel Hequet.Viduci
plasticien-photographe-architecte


hequet


« Une démarche artistique pour articuler la notion de point de vue avec les outils que nous utilisons pour regarder-voir !
Souvent analytique, parfois phénoménologique, cette approche fragmente pour recomposer les fondamentaux de la photographie.
Le concept de "slow-technologie" envisagé dans ma présentation aboutirait à ralentir la lecture des images… Ainsi, j’élabore des dispositifs didactiques de vision, des appareils optiques, des machines à voir… Ces « trompe-l'œil » photographiques aiment jouer avec notre esprit. Ils combinent et font dialoguer les principes photographiques avec ceux de la "perception".
Mes propositions favorisent un univers dont les "icônes" (cartes IGN déchirées et recollées, lentilles optiques gravées, moules et moulages, boites, citrons, coquillages, etc.) sont autant de prétextes à digresser, à jouer l’aller retour entre tridimensionnalité et bidimensionnalité.
Les questions du paysage et de la mémoire sont présentes à travers des installations qui brouillent les limites habituelles entre réel et représentation.  »

A vous de voir!
jean-michel Hequet.Vudici

Bio :
Architecte de formation, jean-michel Hequet.Vudici enseigne la photographie. Au quotidien il aime questionner la représentation de l'espace, le trompe l'œil et la pédagogie de l’image.
D'abord photographe d'architecture et de paysage, il développe aujourd'hui un projet plasticien. Une cinquantaine d'expositions en font trace.
Son approche explore la perception, en travaille les outils et questionne une certaine approche du souvenir.
Des "machines-à-voir" tout comme un jardin photographique sont l'autre versant d'une pratique photographique singulière.

Lien :
Mail - Hequet .Vudici@yahoo.fr
Site - http://vudici-vudici.blogspot.fr

 

 

Conférence "De l’artisanat à l’industrie et vice-versa"
Pascal Gautrand
Designer de mode

gautrand

Au fil de l'histoire du vêtement, les notions de fabrication et d'image – complémentaires au sein du système de la mode – occupent des statuts et une importance variables.
L'intégration graduelle de logiques industrielles et de production sérielle à une culture initialement purement artisanale et unitaire, offre aujourd'hui de nouvelles perspectives aux notions de mondialisation, de délocalisation, de démocratisation ou d'expression individuelle.
Pour le système de la mode, la question du territoire et de ses particularités, longtemps laissée de côté, est désormais un moyen crucial de se réinventer et d'enrichir son champ d'exploration.

Bio
Designer de mode, consultant et enseignant, Pascal Gautrand est diplômé de l’Institut Français de la Mode et ancien pensionnaire de la section Design de mode de la Villa Médicis à Rome.
Fondateur de Made in Town, plateforme dédiée à la valorisation des savoir-faire et des cultures locales, il développe – principalement dans le champ de la mode, du textile et du design – une réflexion et une programmation d'événements autour de la culture de la fabrication.
En tant que consultant il collabore notamment avec Première Vision à l’organisation de "Maison d’Exceptions" : espace dédié aux savoir-faire textiles au sein du salon parisien et magazine en ligne éponyme dont il est rédacteur-en-chef.

Lien :
www.pascalgautrand.com
www.made-in-town.com
www.maisondexceptions.com

Vendredi 20 décembre 2013 - de 13h à 14h - Amphi 310

 

Conférence "Vers une architecture de robotique ?"
Thomas Bock
Architecte

Les robots industriels et flexibles permettent la préfabrication d'éléments de construction. Ils occupent aujourd’hui une place significative dans le domaine de la recherche architecturale.
La construction automatisée, particulièrement développée au Japon et dans d'autres pays asiatiques, répond aujourd‘hui tant aux conditions intrinsèques de l’architecture qu’aux besoins de personnalisation d’une société plus individualisée.
Les tâches effectuées par des robots dans les processus de construction actuels sont des tâches simples. On en compte environ 150 aujourd’hui.
L’histoire de l'industrie du bâtiment montre que toute innovation (recherche) dans la technologie de construction nécessite au moins une génération pour s'imposer (développement).
La réorientation conceptuelle et technologique des tâches dans les processus de construction, a été initiée dans les années 1970 par des chercheurs de grandes entreprises de construction et d'équipement japonais.
Environ 30 chantiers de construction intégrés avec automatisation complète ont été développés au Japon. Si certains d'entre eux furent expérimentaux, les autres sont opérationnels.
Depuis 2008, les six principaux entrepreneurs japonais mettent en œuvre des systèmes de construction partiellement mécanisés et automatisés. Ces systèmes sont directement issus des expériences d’automatisation complète.
Les applications robotiques sont particulièrement intéressantes dans le domaine de la déconstruction des bâtiments car elles permettent de réduire le bruit et la poussière, limitant ainsi les nuisances sur l’environnement. Leur essor participe à la crédibilité de l’automatisation et favorise son développement.
Un autre champ en pleine évolution est celui de l’habitation pour les personnes âgées avec les robots de service de type humanoïde.
Lors de la conférence Thomas Bock fera la démonstration des potentiels et des mutations prévisibles pour les années futures.

Bio
Les activités de recherche de Thomas Bock (né en 1957) sont centrées sur l'automatisation et la robotique dans l'architecture et la construction. Elles concernent toutes les étapes, planification, construction mais aussi rénovation et démolition.
Après des études d'architecture à l'Université de Stuttgart et de premières expériences auprès de Jean Prouvé, Thomas Bock rejoint l'IIT de Chicago (Institut de Technologies de l’Illinois) puis l'Université de Tokyo où il obtient son Doctorat.
Il est le directeur de l « 'Association internationale pour l'automatisation et la robotique en construction», à Eindhoven, de la Société habitat asiatique, à Pékin, et de l'Institut international de l'Information Construction, à Tokyo. Conseiller en France auprès du ministère du Travail de l'Emploi, de la Cohésion Sociale et du Logement, il est aussi membre de l'Académie russe de l'architecture et des sciences de la construction, de l'Académie russe des sciences et l'Académie nationale des sciences du Belarus. 
Thomas Bock est également impliqué dans l'édition "Robotica", "Automatisation en construction", la "Revue internationale de gestion de la construction" et dans le journal "ACADEMIE".
Actuellement, à l’Université Technique de Munich, Thomas Bock dirige le laboratoire de recherche « Advanced Construction and Building Technology - Automation, Robotics, Services “ et y occupe depuis 1997 la chaire « Construction, Réalisation, Robotique » à la faculté d’architecture.

Lien :
http://www.br2.ar.tum.de/index.php?option=com_content&view=article&id=67&Itemid=105
www.br2.ar.tum.de
www.iaarc.org

Vendredi 6 décembre 2013 - de 13h à 14h - Amphi 310

 

Conférence "Vaux-le-Vicomte, génése d'un chef d'oeuvre"
Cyril Bordier
Architecte DPLG et du patrimoine, enseignant à l’ENSAPVS

vaux le viconte

Le château de Vaux-le-Vicomte témoigne de manière éclatante de l’extraordinaire fécondité artistique du XVIIe siècle, le siècle de Louis XIV, auquel ce chef-d’œuvre aurait pu à lui seul valoir le nom de Grand Siècle. Né de la rencontre de trois génies : Louis Le Vau, architecte, André Le Nostre, jardinier paysagiste et Charles Le Brun, peintre décorateur, ce trésor de l’architecture classique a révolutionné l’art de la construction et défini les canons d’un nouveau style qui allait inspirer Versailles et toutes les cours d'Europe.
Mais la créativité de ces trois maîtres n’aurait pu s’exprimer sans le soutien d’un mécène aussi éclairé qu’influent : Nicolas Foucquet, Surintendant des finances du Louis XIV qui, pendant près de vingt ans, mit son nom et ses richesses au service de cette fantastique entreprise créative. Quelles étaient les motivations de cet audacieux maître d’ouvrage ? À quoi ressemblait le site avant les premiers coups de pioche ? Quelles étaient les sources d’inspiration et les ambitions de ses maîtres d’œuvre ? Comment menait-on à l’époque un aussi formidable chantier ? Quelles furent les grandes étapes de l’édification du château ? Comment sont nés ses fameux jardins à la française ?
C’est à ces questions et à bien d’autres que répond Cyril Bordier. Il nous convie à une (re-)découverte captivante et érudite, mais toujours accessible de Vaux et de ses jardins. Enfin, s’appuyant sur sa connaissance unique du site et de son histoire.

Architecte DPLG et du Patrimoine, diplômé du Centre d’études supérieures d’histoire et de conservation des monuments anciens, lauréat en 1988 du prix Françoise Abella de l’Institut pour son projet de nouvel aéroport d’Athènes, enseignant à l’École Nationale Supérieure d’Architecture  Paris-Val de Seine, Cyril Bordier a participé à de nombreux concours internationaux. Il porte un intérêt tout particulier à l’architecture des XVIIe et XVIIIe siècles. Il a consacré de nombreux articles et un premier livre, aujourd’hui épuisé, aux Immeubles et hôtels particuliers parisiens de Louis Le Vau, architecte de Vaux-le-Vicomte.

Autres actualités
Novembre 2013 : Présentation chez Artcurial du livre « Vaux le Vicomte, genèse d’un chef d’œuvre » aux éditions Italiques
Décembre 2013 : Présentation conférence chez Gallimard

Vendredi 22 novembre 2013 - de 13h à 14h - Amphi 310

 

Conférence  La maison japonaise
Frank Salama
Architecte, enseignant à l’ENSAPL

salama

"La maison japonaise est faite pour observer la nature, c’est posé dans la nature comme un filet, c’est un attrape-nature, ça sert à tenir prisonnier de petits jardins, on vit dans l’espace, dans l’immatériel, on s’épure puis on s’amincit. Les japonais sont esthètes et rêveurs." - Nicolas Bouvier

La maison japonaise reste aujourd’hui l’expression profonde d’une culture spécifique, c’est un lieu de sensations : saisir le temps qui passe, sentir le veinage du bois, l’odeur du tatami, voir le vent souffler sur le feuillage d’un arbre, marcher pieds nus ou s’enfoncer dans la pénombre d’une pièce permet de rester en contact avec les éléments et de réfléchir à son rapport au monde.
La présentation soulignera les lignes de fuites, les continuités entre les notions propres à l’architecture traditionnelle et les dispositifs spatiaux de la maison contemporaine japonaise. Ceci peut se faire d’abord en faisant émerger les conditions dans lesquelles cette architecture s’est développée en soulignant entre autres, le rapport particulier de cette culture au temps et au vide.

Repères biographiques
Frank Salama a une agence d’architecture depuis 1994, il est spécialisé dans la réalisation de maisons individuelles et de logements collectifs. Après 5 ans d’enseignement à l’Ecole Spéciale d’Architecture Il est depuis 3 ans enseignant à l’Ecole d’Architecture et de Paysage de Lille où il enseigne le projet et fait également une série de cours sur l’architecture japonaise.  Il a organisé de nombreux workshops au Japon dans différentes universités. Il a publié des articles sur le sujet (Techniques et Architecture, Beaux-Arts, Casa Bella, Architecture à Vivre…)

Site web : www.frank-salama.fr

Vendredi 8 novembre 2013 - de 13h à 14h - Amphi 310

 

Conférence "La renaissance du Louxor - Palais du cinéma"
Philippe Pumain
Architecte

Le 7 novembre 2007, lorsque l'équipe que j'avais réunie pour répondre à l'appel d'offres en vue de la rénovation du Louxor pénétrait pour la première fois à l'intérieur de l'ancien cinéma du carrefour Barbès, elle y découvrait des espaces encore revêtus d'une partie du décor de la boîte de nuit Mégatown, dernière utilisation d'un lieu fermé depuis plus de vingt ans. Le 17 Avril 2013, à l'issue de cinq années très denses, d'études et de chantier, c'est un Louxor ayant retrouvé son lustre passé, mais également modernisé et agrandi grâce à deux salles complémentaires créées en sous-sol et au bar avec terrasse, qui a été rendu aux habitants du quartier et à l'ensemble des Parisiens, cinéphiles et amateurs d'architecture et de patrimoine, trente ans après la fin de son exploitation comme salle de cinéma, en 1983.
J'essaierai de montrer comment ce projet de renouveau "cinématographique" voulu par la Ville de Paris a dû intégrer la forte attente sociale et culturelle portée par les habitants au travers des associations locales, la dimension patrimoniale incontournable, s'agissant d'un bâtiment inscrit à l'Inventaire des Monuments Historiques depuis 1981, les exigences environnementales exprimées dans le "Plan climat" de la Ville de Paris ainsi que l'ensemble des contraintes techniques et réglementaires. En souhaitant qu'au-delà de sa complexité de mise en œuvre, ce projet permette au public de retrouver le plaisir de fréquenter les salles dites obscures pour leurs qualités spatiales et architecturales...

Repères biographiques :

Né en 1962, Philippe Pumain vit et travaille à Paris.
Il enseigne dans les écoles d'architecture de Paris-la Villette et Paris-Malaquais ainsi qu'à SciencesPo Paris.
Architecte et scénographe, il intervient en particulier dans le domaine des bâtiments publics à vocation culturelle et éducative, et conçoit également des scénographies d'expositions. En dehors de la rénovation du Louxor, il a aussi réalisé, seul ou en association, le nouveau centre culturel de Villeneuve-le-Roi, la restructuration et l'extension de l’école maternelle Ménilmontant et du collège Colette Besson à Paris, la nouvelle salle de concert symphonique du théâtre Mariinsky à Saint-Pétersbourg, la restructuration du Théâtre de la Cité Universitaire à Paris, la salle de spectacle Maria Casarès à Montreuil, l'école Léman-Belleville à Paris…

Dans le domaine de la scénographie-muséographie, il a, entre autres, conçu les scénographies des expositions Les couleurs du Ciel, Jules Hardouin-Mansart et Paris au temps des Merveilleuses au Musée Carnavalet, L'or des Amazones et Pagodes et Dragons au Musée Cernuschi, L'hôtel particulier, une ambition parisienne et Geoffroy-Dechaume, dans l'intimité de l'atelier à la Cité de l'Architecture, La Cité Interdite au Petit Palais, Fastueuse Égypte au Musée Calvet à Avignon, et réalisé l'aménagement du musée de la Cavalerie à Saumur.

http://pumain.fr/

Vendredi 25 octobre 2013 - de 13h à 14h - Amphi 310

 

Conférence "Paysages, frontière et appartenance"
Anne-Marie Filaire
Photographe, artiste

Chargée d’enseignement (photographie) à l’Institut d'études politiques  - Paris.

filaire

Anne-Marie Filaire, travaille depuis 25 ans sur  le paysage et sa représentation.

«Comme le souligne Christophe Pichon, mon travail photographique « ne tient pas du reportage mais s’apparente à une attitude de documentariste.» Je m’intéresse à l’évolution des espaces et mes photographies « sont majoritairement consacrées à des entre-deux, des zones tampons, des zones frontières, dans lesquelles, même si aucun habitant n’est présent, les traces de l’activité humaine saturent l’espace. Sous la forme d’un constat, [mes] images montrent avant tout la structure mouvante d’un territoire en évoquant le paysage dans sa dimension politique».

Dans son intervention « Paysages, frontière et appartenance » et avec la projection du film photographique « Enfermement » Anne-Marie Filaire reviendra sur son expérience de la limite dans le paysage, sur la formation des images et sur l’acte photographique même.

« Enfermement », réalisé entre 2004 et 2007, est un témoignage sur la nouvelle frontière que dessine le mur édifié entre les territoires palestiniens et l'État d'Israël

Repères biographiques :

Née en 1961, Anne-Marie Filaire vit et travaille à Paris.

Elle collabore depuis de nombreuses années à « l’observatoire photographique du paysage » initié par le ministère de l’environnement. Cet observatoire vise à constituer depuis 1997 un fond de séries photographiques sur le paysage par la succession à l’identique de vues d’un même lieu, d’un même cadre à différentes époques. Ces photos montrent les mécanismes de transformation des espaces ainsi que les rôles des différents acteurs qui en sont à l’origine.
En 2006, elle a  produit « Sanaa 20 juillet 2005, une journée sans image », un  essai radiophonique de 47 mn, pour France Culture/Atelier de Création radiophonique.

Son travail photographique se situe particulièrement dans les zones dites frontières, au Moyen Orient et en Extrême Orient mais aussi en Europe.

Face A >>> 20 juillet 2005, Sanaa : une journée sans images / Un essai radiophonique d'Anne-Marie Filaire
lien vers le podcast - France Culture

Vendredi 11 octobre2013 - de 13h à 14h - Amphi 310

 

Exposition "Workshop Japon 2013"

japonComme chaque année, dans le cadre d'échanges pédagogiques, techniques et scientifiques avec le bureau d'urbanisme de la mairie de Sendai et les facultés d'architecture, d'urbanisme et d'ingénierie civile du département des sciences environnementales de l'université de Nagoya, 12 étudiants de M1 et M2 de l'Ecole ont participé, du 19 avril au 5 mai dernier, à un workshop intensif sur le sol japonais. Le voyage a permis de découvrir de 6 villes de l'archipel, d'effectuer des rencontres, visites, initiations et découvertes, ainsi que des travaux autour de projets urbains en milieux à risques en collaboration avec leurs homologues japonais. L'exposition "Workshop Japon 2013" propose une rétrospective du voyage et la présentation des travaux effectués.

Groupe de projet S9-S10 "Société, Prospective et Architecture", séminaire S7 "Projet constructif, Innovation, Risques majeurs", enseignant responsable : Boris Weliachew.

 

Du lundi 3 au mardi 24 juin 2013 - hall de l'Ecole

 

Rencontre interdisciplinaire « Jazz, Acoustique, Architecture, Ville »

acoustiqueConférences, tables rondes thématiques, exposition, concerts et jam sessions à l'ENSA Paris-Val de Seine.
Rencontre proposée par l'association Aarchimuse, en partenariat avec l'institut d'Alembert de l'UPMC (Université Pierre et Marie Curie) et avec l'ENSA Paris-Val de Seine, avec le le soutien du CIDB (Centre de Documentation et d' Information sur le Bruit).

Le jazz a-t-il développé depuis ses origines, par sa pratique, une relation particulière à la ville et aux lieux architecturaux de référence ? Comment s'est construite cette relation à l'espace ? Techniques acoustiques et pratiques émergentes remettent-elles en question la spatialité du jazz ? Trois axes thématiques seront développés :

  • les liens du Jazz avec la ville, son architecture et son histoire,
  • les pratiques et les cultures urbaines,
  • les lieux de la pratique du Jazz, -l'incidence de amplification sur l'évolution du Jazz.

Architectes, acousticiens, musiciens, enseignants, chercheurs, étudiants, philosophes, anthropologues, sociologues, régisseurs, ingénieurs du son, décideurs…et tous publics intéressés sont invités.

Aarchimuse qui propose ce colloque est une association d'enseignants, de chercheurs et de praticiens du monde de l'architecture, de l'acoustique et de la musique pour la promotion et la valorisation de la rencontre de l'architecture, de l'acoustique et de la musique. A l'Ecole nationale Supérieure d'Architecture Paris-Val de Seine elle est portée par deux enseignants , Michel Retbi et Christian Nidriche.

Inscriptions sur aarchimuse.org - programme en pdf

Mercredi 15, jeudi 16 et vendredi 17 mai 2013 - Les conférences auront lieu amphi 310

 

Exposition - Stefano Moor, architetto

Né à Lugano en 1968, Stefano Moor obtient son diplôme de l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne en 1993 dirigé par le professeur Luigi Snozzi. Il entamera avec lui une longue collaboration didactique pour la même institution de Lausanne et pour les séminaires internationaux de Monte Carasso. Parallèlement, Moor débute une pratique indépendante, riche de réalisations significatives, sans pour autant négliger de nouvelles et prestigieuses collaborations académiques, notamment avec Vincent Mangeat et Patrick Berger. Le fil conducteur de l’exposition réside dans un concept que Francis Rambert a résumé comme suit: “En architecture, les critères esthétiques ne suffisent plus”. Le chef-d’oeuvre renvoie à l’excellence: il est unique, essentiel et non reproductible. Jusqu’au XXe siècle, l’excellence du chef-d’oeuvre s’imposait en termes esthétiques où importait le respect des canons de la beauté. Ce dernier siècle a enseigné que le chef-d’oeuvre doit aussi répondre à des critères éthiques et urbains. L’intérêt premier de Stefano Moor, entre autre auteur d’architectures au lexique raffiné et d’une syntaxe irréprochable, se trouve dans la valeur urbaine et la relecture d’un territoire repensé, un véritable “projet de l’espace”. Ses édifices sont en interaction.

Quatre constructions en quatre lieux spécifiques sont présentées; présentation des projets, mais surtout une occasion de réfléchir sur la pensée architectonique qui les accompagne.

L’exposition propose un rapport de comparaison entre les quatre réalisations avec comme objectif d’en lire la dimension publique - intrinsèque à ces lieux particuliers - que chaque édifice exposé entend assumer.

Conférence - Espace I Structure I Géométrie I Territoire

Introduction par Cyrille Faivre-Aublin, enseignant à l'ENSA Paris-Val de Seine

Avec la présentation de six édifices en six lieux spécifiques - 3 maisons réalisées, 3 concours pour des équipements publics - Stefano Moor invite à réfléchir sur la pensée architectonique qui accompagne les projets, quels que soient leur programme ou leur échelle.
L' enjeu est celui de l'interrelation étroite entre la structure, le sol d'implantation et les qualités spatiales de chaque édifice, cela par le biais de la géométrie comme outil de mesure, de connaissance et de transformation du territoire.
Dans le travail de l'architecte la question du sol (geo) est en effet essentielle. La géométrie répond à la géographie, dessin du sol, et s'ancre dans une la géologie, science du sol.
Le fil conducteur de la conférence est de proposer un rapport de comparaison entre les six projets, avec l'objectif d'en lire la dimension publique - intrinsèque à ces lieux particuliers - que chaque édifice projeté entend assumer.
Il sera en outre question, dans l'acte architectural et la culture tessinoise, de la confrontation que Stefano Moor engage entre les héritages complémentaires et contradictoires de Luigi Snozzi et de Livio Vacchini.
C'est la question même de la responsabilité territoriale de l'architecte qui sera ici abordée.

Conférence - Mercredi 17 avril 2013 - 19h00 - amphi 180

Expostion du 10 au 23 avril 2013 - Salle d'exposition - du lundi au vendredi, 10h > 20h

 

Deux villes, deux scènes : New York - No Wave, 1976 / Chicago - Post Rock, 1990

Dans le cadre d'un partenariat avec the University of Chicago et the New-York University à Paris, l'ENSA Paris-Val de Seine accueille "New York/Chicago, un voyage dans la ville et sa musique".

Documentaires et concerts illustrent deux villes et deux genres musicaux qui ont marqué plusieurs générations.

Projections de documentaires

New York : Blank City

Réalisé par Céline Danhier, rassemble des témoignages sur la « No Wave » et le « cinema of Transgression » avec comme toile de fond la ville de New-York en état de délabrement avancé et de faillite économique bien avant la renaissance financière et les abus des années 80.

Le documentaire rassemble des interviews et des images de Lydia Lunch, Thurston Moore de Sonic Youth, Jim Jarmusch, Steve Buscemi, Debbie Harry, Rhys Chatham parmi tant d’autres.

Participation aux Festivals : Berlin International Film Festival, Edinburgh Film Festival, Melbourne International Film Festival, Milano Film Festival, Helsinki International Film Festival, Denver International Film Festival, Viennale.

Chicago : Parallax Sounds

Réalisé par Augusto Contento. Des sons bruts de la métropole du mid-west à la réinterprétation qu’en font les groupes de postrock ; de l’exploration des signes qui nous aident à déchiffrer la cité – les lumières, la signalétique, la ligne des gratte-ciels, le labyrinthe des rues – à une déambulation dans les lieux affectifs et sources d’inspiration des musiciens, en passant par les aspects de Chicago sublimés par le cinéma : voilà le parcours de ce documentaire. Ces différentes façons d’appréhender la ville se superposent pour mettre en évidence le caractère inextricable de la relation entre paysage urbain et musique. Avec Ken Vandermark, David Grubbs, Steve Albini, Damon Locks, Ian Williams.

Participation aux Festivals : Reykjavik International Film Festival, Claudia Cassidy Theatre, Chicago Cultural Center, Festival SoundTrack_Cologne 9.0, Gene Siskel Theater, Chicago, Turin Film Festival, IdieLisboa, Portugal.

Concerts

Lydia Lunch & Weasel Walter play Teenage Jesus & the Jerk
Lydia Lunch joue des extraits de Teenage Jesus and the Jerks, un guitariste, une basse, une batterie, un micro voix ( Lydia Lunch, Weasel Walter)
http://www.lydia-lunch.org/

Rhys Chatham
Guitar Trio de Rhys Chatham, morceau instrumental avec trois guitares et un batteur (Rhys Chatham, Nina Canal, David Grubbs)
http://www.rhyschatham.net/biography

Ut
Ut est un groupe de no wave new-yorkais formé en décembre 1978 par Nina Canal, Jacqui Ham et Sally Young. Originaire de la scène No Wave new-yorkaise downtown et héritier de la rencontre entre rock, free jazz et avant-garde, Ut a pour objectif d'exploser la rigidité conventionnelle des groupes rock. Les chansons sont créées dans des improvisations collectives, chaque membre joue de tous les instruments devenant à tour de rôle chanteur-leader.
"La puissance brute et l'énergie pure d'Ut sont directs et indubitables. C'est un vrai groupe de guitare menaçant." (N.Y. Rocker)
www.utmusic.net

David Grubbs
David Grubbs solo guitare, extrait de la bande son du film Parallax Sounds
David Grubbs, né en septembre 1967, guitariste, pianiste et chanteur, fut membre fondateur du Squirrel Bait, du Bastro, du Gastr Del Sol. Grubbs joua aussi avec les Red Krayola et les Wingdale Community Singers.
Il a réalisé de nombreux albums solo ou en collaboration, principalement sous le label Drag City. En 2000 "The Spectrum Between" fut nommé "album de l'année " par le Sunday Times.

La soirée se cloturera par une rencontre avec David Grubbs, Lydia Lunch, Nina Canal, Rhys Chatham, Weasel Walter, Giancarlo Grand.

Mardi 2 Avril 2013 de 19h00 à 23h30 - amphi 310 / salle d'expérimentation

Entrée libre dans la limite des places disponibles - inscription obligatoire sur http://goo.gl/g1lyl

 

Journée d'information sur les études d'architecture

L'ENSA Paris-Val de Seine participe mercredi 13 février 2013 à la quatrième édition de l'après midi d'information sur le métier et les études de l'architecte, organisée par l'Ordre des Architectes d'Ile-de-France.
L'équipe de l'Ecole accueillera sur son stand les lycéens et répondra à leurs questions.

Au programme de l'après-midi :
Informations sur les études
Témoignages d'architectes
Stand des 7 écoles d'architecture franciliennes

Maison de l'architecture,148 rue du Faubourg Saint-Martin 75010 Paris (M° / Parking : Gare de l'Est)
mercredi 13 février 2013 de 14h à 18h.
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Cycle de conférences

ouvert à tous, chaque mardi du 20 novembre au 11 décembre 2012, à 18h, amphi 310 ou 180.

L'ENSA Paris-Val de Seine a choisi de structurer les enseignements de 2ème cycle autour de quatre domaines d'études.
Pour accompagner cette évolution du programme, et aider les étudiants et les enseignants à mieux discerner les objectifs de chacun d'eux, un cycle de quatre conférences est organisé.
Un intervenant différent viendra illustrer les thématiques de chaque domaine d’études

 

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Bruno REICHLIN
architecte, professeur à l'Accademia d’Architettura  - Università della Svizzera Italiana. 

« Quelle formation pour la sauvegarde du patrimoine architectural moderne et contemporain ? »

Bruno Reichlin, architecte diplômé de l’Ecole Fédérale Polytechnique de Zürich, enseigne l’architecture et l’histoire de l’architecture depuis 1972, d’abord à Zürich puis à Nancy et à l’Institut d’Architecture de l’Université de Genève et, depuis 1998, à l'Accademia di Architettura de l’Université de la Suisse Italienne à Mendrisio.

L’intérêt spécifique pour l’architecture moderne et contemporaine, son caractère patrimonial et les problématiques particulières nécessaires à sa restauration, sont les sujets au centre de ses activités scientifiques.

mardi 20 novembre 2012, à 18h – amphi 180

Elias TORRES
Docteur Architecte, Professeur à l’Escola Tècnica d'Arquitectura Superior de Barcelona depuis 1969

« Lieu et Architecture, le process dans l’œuvre de Martinez Lapeña-Torres architectes »


Centre Cultural del Carme, Badalona, 2012
Martínez Lapeña – Torres Arquitectos
Photo : Lourdes Jansana

Elias Torres est un architecte catalan qui a une longue carrière derrière lui. Celle-ci a ceci de marquant qu’elle aura abordé à peu près tous les domaines d’expression possibles de l’architecture : de la maison individuelle au musée ou à l’hôpital, de la réhabilitation d’édifices classés aux aménagements extérieurs, et ce principalement en Espagne mais aussi au Japon, en Chine ou aux Etats-Unis.
Le choix de cet architecte et de cette conférence résulte des préoccupations essentielles de notre domaine d’études : montrer comment s’articulent, dans la conception architecturale même, les préoccupations constructives, les usages et la logique plastique de l’édifice. L’architecture en tant que telle, sans doute.
Elias Torres, qui est également enseignant depuis une quarantaine d’années, et qui fut professeur invité dans de nombreuses universités américaines (UCLA, Harvard University, U. of Virginia…) et auteur de 8 ouvrages sur le patrimoine architectural, sur son travail et sur la pédagogie du projet, mène, dans son travail d’architecte, une réflexion continue sur la fabrication des lieux par l’architecture. Il nous montre par son travail la capacité d’une architecture à fonder un lieu, à s’inscrire durablement dans une topographie pour la révéler et à jouer avec les morceaux de ville qui l’environnent pour s’y intégrer de façon critique. Les éléments de structure comme les éléments d’enveloppe y sont à cet égard décisifs, aussi bien pour les qualités d’habitabilité des lieux, leur rythme intérieur, leur lumière, que pour la valeur paysagère des édifices réalisés.
‘L’architecte doit avoir la sensibilité indispensable à la compréhension des lieux -de leur culture-, interpréter les options qui se présentent à lui et maitriser les disciplines de l’architecture. Aller à la recherche de l’inspiration pour provoquer ces instants essentiels et imprévisibles d’émotion, de lumière et de compréhension, sans toutefois oublier d’y instiller un brin d’ironie pour éviter de se prendre trop au sérieux et ainsi faire un clin d’œil au sens tragique de la vie’ E.T. 

mardi 27 novembre 2012, à 18h

Manuelle GAUTRAND
 Architecte, fondatrice de l’agence Manuelle Gautrand Architecture

"Une certaine manière de faire (de l'Architecture)" 


Façade de l'immeuble de bureaux « Origami », avenue de Friedland Paris 8ème.
© Photo Vincent Fillon.a

« L’innovation dérive toujours de la désobéissance, d’un refus des modèles établis » dit Manuelle Gautrand.

Où commence le plaisir du style ? Quand advient le travail de l’imagination qui s’appuie sur le contexte, le programme et la volonté d’efficacité ? et encore la question ô combien troublante du décor ? et la citation ?

Les réalisations de Manuelle Gautrand, très différentes, interrogent tant dans leur rupture avec les modèles  "standards" que dans leur accord avec une ambiance sous tendue par le désir de partager.

« Une certaine manière de faire de l’architecture qui passe par une prise de risques et une désobéissance au contexte et au programme mais qui, toujours, garde le concept fondateur au cœur du processus de conception. Un travail qui mêle sensibilité et force à la fois, et qui recherche l’ inaccoutumance »

mardi 4 décembre 2012, à 18h

David MANGIN
Architecte urbaniste, Grand Prix de l'Urbanisme 2008, Professeur à l'ENSA de la Ville et des Territoires, à Marne-la-Vallée

« Villages urbains dans la mégapole : Shenzen, Singapour et Hong Kong »


"La ville franchisée, formes et structures de la ville contemporaine" (Éditions de la Villette, Paris, 2004). Page 277

Grand Prix de l’Urbanisme 2008, David MANGIN est en charge actuellement du nouveau quartier des Halles, dont il est l’architecte-en-chef. Il mène de nombreux projets urbains et des projets d’édifices au sein de son agence (Seura, architectes urbanistes, avec deux autres associés : Florence BOUGNOUX et Jean-Marc FRITZ).

Aménagement, urbanisme, architecture sont les disciplines croisées au cours de projets et de réalisations, comme l’éco-quartier du Raquet à Douai, sur une surface de 200 hectares, et de nombreux autres projets dans plusieurs villes françaises et étrangères. Toutes sortes de situations urbaines, anciennes et nouvelles, sont analysées et aboutissent à des propositions d’aménagement d’autoroutes, de bords de rivières, de centres anciens à requalifier.

Professeur en Théorie et Pratique de la Conception Urbaine et Architecturale à l’École Nationale Supérieure d’Architecture de la Ville et des Territoires à Marne-la-Vallée, il enseigne également à l’École Nationale des Ponts et Chaussées et à l’Université de Singapour.

  Il est l’auteur d’ouvrages de référence où il étudie les diverses formes de l’urbanisation actuelle. Dans La ville franchisée, formes et structures de la ville contemporaine (publié en 2004 aux Éditions de la Villette), il observe les diverses manifestations de la ville (la ville sectorisée et l’automobile ; la ville franchisée, le commerce et les loisirs ; la ville de l’entre-soi et les lotissements résidentiels). Outre l’analyse minutieuse des espaces et de leur constitution par les mobilités et par les activités, il aborde les questions de méthode en accordant une large place à la critique. Il élabore des propositions d’avenir, comme la ville passante, où le projet urbain s’étend au projet territorial. David MANGIN préconise des solutions, comme le boulevard urbain, dont il se fait le défenseur

mardi 11 décembre 2012, à 18h

 

Peter Bialobrzeski - Mégatropolis / Urban Changing
Gérard Rondeau - La Géographie des apparences

L'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture Paris-Val de Seine participe à l'édition 2012 du Mois de la Photo en présentant des expositions de Peter Bialobrezksi et Gérard Rondeau.
Les expositions mettent en lumière deux approches différentes de l'espace, de la ville et du paysage pour un dialogue entre des interprétations subjectives du réel.
Le monde en devenir des mégalopoles asiatiques et celui habité par les traces de l'histoire et de la culture occidentales donnent vie ici à deux univers imaginaires diversement poétiques.
Une rencontre avec les photographes et les acteurs du projet complète la manifestation.

26 octobre - 5 décembre 2012
du lundi au samedi, de 11h00 à 19h00 (fermeture le dimanche) - entrée libre

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La Nuit Blanche 2012 à l'ENSA Paris-Val de Seine
samedi 6 octobre 2012 - de 19h00 à 05h00

nbL'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture Paris-Val de Seine accueille la Nuit Blanche 2012 avec trois manifestations.
L'installation d'Emma Dusong met en scène une classe, dont l'un des pupitres chante, dans la bibliothèque de l'École d'architecture Paris Val-de-Seine. La pièce s'ouvre à 20 h 30 par une performance vocale puis le pupitre en mouvement poursuit le chant toute la nuit. Dans le cadre de la Nuit des Savoirs, Antoine Poncet présente « l'Anthologie du charabia », où il recense les langues délirantes ou hermétiques en s'intéressant plus particulièrement aux nocturnales ou langues de la nuit. Il expose le relevé de la pierre tombale de Bouvard et Pécuchet. Par ailleurs quatre oeuvres de la collection du Fonds municipal d'art contemporain de la Ville de Paris sont exposées.

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Compagnie Les Passagers et 8gg - Walldance 4/5ème

Spectacles gratuits
du mardi 29 mai au samedi 2 juin 2012 , chaque soir à 19h30

passagersLa compagnie de danse aérienne Les Passagers explore les formes chorégraphiques spécifiques à la danse verticale sur mur. Les vidéastes du duo 8gg de Pékin confrontent leurs images aux corps suspendus des danseurs.
Pour la deuxième année consécutive l'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture Paris-Val de Seine accueille la compagnie Les Passagers pour une résidence donnant lieu à une création originale proposée à tous : habitants d'Ivry ou du 13ème arrondissement mais aussi à tous les parisiens et franciliens.
Sous la direction artistique de Philippe Riou, quatre danseurs aériens et deux artistes plasticiens vidéastes, déclinent cette année le thème «Architecture et Nature».
Danse verticale sur les parois du site, projections et interactions vidéos, danse libre en suspension au cœur du volume de l'air, lumières animées sur les corps en mouvements, propagation des ondes et des sons se mêlent en un tourbillon où les corps s'éveillent et se propulsent.

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La semaine NQL 13

nql13Du 21 mai au 3 juin 2012, 7 institutions installées dans ce « nouveau quartier latin du 13e » vous ouvrent leurs portes : spectacles, animations, conférences, performances artistiques, lieux insolites, fanfares et visites guidées….

 

Programme général

du lundi 21 au jeudi 31 mai [Université Paris Diderot]
exposition BD chinoise Comix – entrée libre

du vendredi 25 au lundi 28 mai [BnF]
« Evènements spectaculaires » sur l’esplanade par les élèves de l’École nationale supérieure des Arts  Décoratifs – ENSAD

mardi 29 mai 2012 à 17h [Université Paris Diderot]
Conférence-débat autour de l’exposition BD chinoise Comix – entrée libre

du mardi 29 mai au samedi 2 juin chaque soir à 19h30 [ENSA Paris - Val de Seine]
Cie Les Passagers et 8gg, spectacle de danse de la à la verticale sur mur et vidéo, gratuit, billet à retirer sur place

mercredi 30 mai à 18h30 [Université Paris Diderot]
Les Entretiens des Grands Moulins :  Le tressage et son modèle, avec Didier Sicard et François Rouan – entrée libre sur réservation

jeudi 31 mai jusqu’à 20 heures [BnF]
Journée portes ouvertes avec accès libre aux expositions, à la bibliothèque d’étude, au belvédère et visites de la BnF par petits groupes

jeudi 31 mai de 14h à 19h [Ehess/Fmsh]
Le printemps des sciences humaines et sociales :
- des livres, du numérique, des cartes dans l’atrium
- visites chuchotées par petits groupes, bibliothèque de la FMSH
- bouquet de dix conférences de 15 minutes

vendredi 1er juin à partir de 18h30 [Bulac /Inalco]
Portes ouvertes et apéro festif
Projection du film La laque en Asie, de la technique à l’art, dans l’auditorium
à partir de 20h
Ambiance zen dans la bibliothèque pour une visite chuchotée, ambiance musicale et danses du monde

samedi 2 et dimanche 3 juin de 13h à 18h [BnF]
« Les Rendez-vous aux jardins », visite exceptionnelle du jardin forêt

? NQL13 ?

NQL13 réunit les responsables de la communication de sept établissements publics de la culture et de la connaissance. Son objectif est de faire découvrir et de valoriser chacun de ces établissements ainsi que ce "nouveau quartier latin" de Paris situé dans le 13e arrondissement.
NQL13 regroupe la Bibliothèque nationale de France (BnF), la Bibliothèque universitaire des langues et civilisations (BULAC), l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), l’École Nationale Supérieure d’Architecture Paris-Val de Seine (ENSAPVS), la Fondation Maison des sciences de l’homme (FMSH), l’Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO) et l’Université Paris Diderot.
L’atout majeur de ce quartier est de combiner à travers ces sept établissements : pluridisciplinarité, pédagogies innovantes, recherche de pointe et pôle culturel de qualité accessible aux Parisiens et Franciliens. Il est riche d’une offre culturelle variée ouverte à tous les publics : avec un ensemble de programmes annuels de rencontres et de conférences réparties dans une douzaine d’auditoriums ; d’expositions patrimoniales, artistiques et scientifiques ; de résidences d’artistes. C’est un paysage marqué par une architecture résolument contemporaine, imaginé et conçu par des architectes et urbanistes de renom : Frédéric Borel, Philippe Chaix, Norman Foster, Jean Guervilly, Yves Lion, Françoise Mauffret, Nicolas Michelin, Jean-Paul Morel, Dominique Perrault, Christian de Portzamparc, Rudy Riciotti, Jean-Marie Wilmotte…
Ce nouveau quartier sera demain un des hauts lieux de la culture et de la connaissance d’Île-de-France. NQL13 ambitionne de le faire savoir.
Les sept établissements de NQL13 totalisent :
- près de 40 000 étudiants,
- 7 500 places de lecture en bibliothèque,
- plus de 20 millions de documents ou ouvrages consultables,
- près de 8 000 enseignants et chercheurs.

Télécharger le programme et le plan en pdf
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Luis Barragán, ou l'architecture émotionnelle

barraganL'oeuvre de Luis Barragán (1905-1988), de portée internationale et reconnue par les architectes contemporains comme une oeuvre majeure du XXème siècle, a été peu présentée en France. L'exposition (primitivement prévue dans le cadre de l'année du Mexique en France en 2011) est l'occasion de donner à voir à un public élargi la dimension artistique et poétique de cette production, de montrer ce qui lui a servi de sédiments et ce qu'elle doit tant à ses racines mexicaines qu'aux sources méditerranéennes ou encore à la modernité européenne. A la fois 'locale' et universelle, l'architecture de Barragán en appelle à des valeurs émotionnelles et à une esthétique où la couleur, la lumière et l'ombre viennent qualier et particulariser l'espace.

L'exposition a pour l conducteur la mise en valeur des sources qui ont alimenté le travail architectural de Luis Barragán et elle propose une lecture thématique de l'oeuvre. Elle a l'ambition de donner à déceler des éléments du processus de création et de montrer que l'architecte puise ses références et son inspiration aux sources les plus diverses : peinture, art populaire (objets trouvés dans les pulquerias, objets d'artisanat…), arts du spectacle, photographie, arts décoratifs (mobilier traditionnel), voyages (Alhambra de Grenade, jardin des Colombières à Menton, Afrique du Nord), rencontres et lectures (avant-gardes architecturales
européennes), expositions (Paris 1925, New York 1932)…

Elle évoque les caractéristiques de cette architecture en l'abordant selon trois thèmes majeurs : le rapport à la nature (avec l'importance de l'eau, de la pierre et de l'arbre) ; le traitement de la lumière (avec le rôle des sources lumineuses dans la dénition de l'espace et de sa'théâtralisation'); les fonctions de la couleur (tant dans l'espace urbain que dans les intérieurs). Elle vise à montrer que l'oeuvre architecturale émane chez Luis Barragán d'une vision artistique globale, qu'elle est 'en soi un processus créatif' et qu'elle se veut 'provocatrice d'émotion'.

Outre les documents propres à une exposition d'architecture (reproductions de croquis et de dessins de l'architecte –rares-, maquettes, photographies, diaporamas) sont aussi présentés : des reproductions d'oeuvres picturales (J. 'Chucho' Reyes, 'Dr Atl', J.C. Orozco, M. Goeritz, D.Rivera, F. Kahlo, M. Izquierdo, F. Revueltas, M. Covarrubias), et et de photographies d'époque pour illustrer le contexte historique et culturel.

Sources des documents : FATLB/Casa Museo L.Barragán, Mexico, Barragán Foundation, Birsfelden (DE), collections particulières.

Commissaire scientifique : Danièle Pauly (historienne de l'architecture, professeur ENSA Paris-Val de Seine, chercheur LHAC/ENSA Nancy).
Avec la participation de : Laurent Beaudouin (architecte, ENSA Nancy), Gauthier Bolle (architecte, ENSA Strasbourg), Jérôme Habersetzer (architecte, ENSA Bretagne), Louise Noelle Gras (historienne de l'architecture, professeur, UNAM, México).

Présentation en pdf

Exposition du 15 mars au 6 avril 2012
salle d'exposition
du lundi au vendredi de 11h à 19h

 

La conception des megastructures urbaines : un risque pour la ville de demain ?
Conférence-débat de Jacques Lucan Professeur à l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne et à l'Ecole d'architecture de la ville et des territoires à Marne-la-Vallée

lucanDepuis une dizaine d'années, et notamment suite à l'opération de l'Ile Seguin – Rive de Seine à Boulogne-Billancourt, les promoteurs, les aménageurs et les architectes-urbanistes ont adopté des modèles de fabrication de la ville combinant une conception qui rappelle celle des mégastructures (les macrolots) et une forme de maîtrise d'ouvrage (la Vefa – vente en l'état futur d'achèvement) pour lesquelles les promoteurs privés sont devenus prépondérants.
Plus rapide à mettre en œuvre, cette forme d'urbanisme transforme l'image de la ville dans les opérations de renouvellement urbain. Mais, en dépit d'un objectif recherché de mixité sociale et programmatique, ces morceaux de ville pourraient se révéler très difficile à gérer. Verra-t-on se former des quartiers qui risquent de poser des problèmes analogues à ceux des ensembles conçus, dans les années 1960 et 1970, selon des principes d'«urbanisme sur dalle» ?
Jacques Lucan est architecte et historien des idées en architecture et en urbanisme. Il vient d'achever une étude importante pour la Ville de Paris concernant les mutations urbaines contemporaines.

A lire et à voir :
> Composition, non-composition. Architecture et théories, XIXe - XXe siècles, Presses polytechniques et universitaires romandes, Lausanne, 2009.
> Architecture en France (1940-2000). Histoire et théories, Le Moniteur, Paris, 2001.
> Matière d'art - A Matter of Art. Architecture contemporaine en suisse, Birkhäuser, Bâle, 2001.
Paris des faubourgs - formation, transformation, Editions du Pavillon de l'Arsenal - Picard, Paris, 1996

Mardi 31 janvier - 17h30 - Amphi 310

 

Michele Arnaboldi – Architectures

Michele Arnaboldi, architecte et urbaniste, est né en 1953 à Ascona en Suisse. Il est diplômé en 1979 à l’école polytechnique fédérale de Zurich où il sera assistant de projet du professeur Dolf Schnebli de 1982 à 1985. A partir de 1979, il travaille avec l’architecte Tessinois Luigi Snozzi avant de monter son propre studio en 1985. En 1986, il est nommé professeur invité de la Washington University de St Louis aux Etats Unis. Il est depuis 2002 professeur de projet à l’Académie d’Architecture de Mendrisio (Université de la Suisse Italienne).
Appartenant à la seconde génération de la dite « Ecole tessinoise », Arnaboldi a commencé sa carrière en travaillant sur le thème de la maison individuelle. Il a ensuite participé à d’importants concours qui l’ont fait connaître au niveau international.
L’exposition présente huit œuvres et quatre concours internationaux.
Elle s'ouvre par huit maisons construites dans le canton du Tessin.
De résultats formels différents, ces réalisations témoignent toutes de l'attention portée au site, réinterprété à travers la topographie et la morphologie du lieu. Elles mettent aussi en évidence la dimension domestique, entendue comme laboratoire permettant l’étude et l’expérimentation des différentes problématiques architecturales. Ainsi l’emploi d’éléments du répertoire architectural contemporain -grandes ouvertures portant la lumière au sein de l’édifice, matériaux et techniques constructives innovants, couleurs chaudes capables d’apporter un bien être psychophysique- est basé sur une étude attentive du lieu et de la mise en relation du projet par le biais des tracés orographiques et des parcours propres au site.
Les maisons présentées redessinent une petite portion du territoire, récupérant des éléments de la mémoire du lieu au travers de valeurs spatiales contemporaines.
Si les volumes modifient le territoire, dans le même temps, l’espace intérieur entre en dialogue avec le paysage, le sélectionnant et le filtrant grâce à des ouvertures calibrées avec attention.
Les références à la tradition du « savoir construire » tessinois et à la matrice culturelle néo-rationaliste sont évidentes mais elles sont utilisées sans tomber dans un langage répétitif ou dans un mimétisme facile.
L’étude de chaque projet permet une compréhension facile de l’attention portée à l’échelle territoriale, où l’édifice devient, consciemment, une pièce de la totalité de l’ensemble urbain.
Les projets exposés sont abordés par l’intermédiaire de planches descriptives (planimétrie, plans et coupes) accompagnées de textes et de maquettes d’étude.
Afin d’immerger au mieux le visiteur dans le lieu, chaque projet est illustré par de grandes photographies en couleur, « fenêtres » virtuelles ouvertes d’une part sur le paysage environnant et d’autre part sur les espaces de vie intérieurs.

présentation en pdf

Exposition « Michele Arnaboldi – Architectures »
17 novembre > 6 décembre 2011
du lundi au samedi de 11h à 19h

Conférence « Habiter le paysage »
par Michele Arnaboldi
vendredi 18 novembre 2011 à 20h
à la Société Française des Architectes
247, rue Saint Jacques 75005 Paris
www.sfarchi.org

 

Conférence "Figuig et son patrimoine - Perceptions individuelles et institutionnelles"

par Abderrahmane Benkerroum, président de la Fédération des Associations de Figuig en France, Jean-Pierre Vallat, Professeur à l'Université Paris Diderot et André Del, directeur du laboratoire EVCAU.

En juin 2011 l'oasis de Figuig (Maroc) a été inscrite sur la liste indicative du Patrimoine de l'Humanité par l'Unesco, première étape vers un classement définitif. Cette inscription est le résultat des travaux de recherche menés durant 7 ans grâce à un partenariat entre la Municipalité de Figuig (Maroc), l'Université Paris Diderot et notre Ecole. La conférence permettra de retracer les étapes de cette démarche mais aussi de mettre en regard initiative de protection institutionnelle et points de vue individuels portés par les habitants de Figuig sur leur patrimoine.

Vendredi 18 novembre à 17h, amphi 180

 

Boom Room - Nouvelle architecture estonienne

boomroomPrésentée à l'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture Paris-Val de Seine à la faveur de la manifestation « Estonie tonique », l'exposition Boom Room révèle l'architecture estonienne contemporaine. Plus de 100 panneaux et 500 photographies couleurs illustrent une centaine de bâtiments.
« Les années 2000 à 2008 se sont déroulées en Estonie sous le signe d'une vigoureuse croissance économique. La vague de construction immobilière qui avait démarré dans la deuxième moitié des années 1990 a atteint sa pleine puissance au début du XXIème siècle, transformant rapidement et profondément la silhouette et l'atmosphère des villes estoniennes. Une économie stable, l'élévation du niveau de vie et la possibilité d'emprunter à des taux avantageux ont créé, dans ce petit état post socialiste, un contexte dans lequel les tours de verre ont pu s'élever au milieu de forêts de grues, tandis qu'autour des villes les lotissements s'étendaient sur les terres agricoles reconverties. (...) Le rêve de nombre d'estoniens –travailler dans une grande ville d'aspect occidental et vivre dans une maison individuelle entourée d'un jardin– devenait réalité. Toutefois le prix de cette société orientée vers le succès et la prospérité s'est révélé être un espace urbain fragmenté, marchandisé et socialement uniforme, où reste peu de place aux relations spontanées, aux activités personnelles et à la simple existence (...). La planication parcellaire des villes conduit à un chaos dans lequel la responsabilité de l'humanisation de l'environnement repose en grande partie sur l'architecte, dont la création –les bâtiments qui sortent de terre– modie et recrée les qualités spatiales, culturelles et sociales. L'exposition se concentre sur les meilleures réalisations architecturales nées de ce contexte chaotique, celles qui interagissent pleinement tant avec l'utilisateur qu'avec l'environnement, proposant de nouveaux modes de déplacement, de socialisation et de vie.»
Pille Epner - Historienne d´art, commissaire de l'exposition

Une conférence de M. Mait Väljas, historien de l´architecture, intitulée «Représentation et réalité dans l'architecture estonienne contemporaine» complètera l'exposition.
Après des études à l´Académie des Beaux-Arts d´Estonie et à l´Institut des Sciences Humaines de Tallinn, Mait Väljas a assuré le commissariat de nombreuses expositions et la publication de catalogues sur l´architecture estonienne des années 1920-1930 et de la période soviétique. Il est aussi l'auteur d'articles sur l´architecture du XXème siècle, de critiques d'expositions et d'ouvrages spécialisés. Depuis 2006, il travaille au Musée de l´Architecture d'Estonie. Il est membre des Historiens de l´art de l´Estonie et du groupe de travail DoCoMoMo.

L'exposition est conçue par l´Union des Architectes d'Estonie. Elle est présentée dans le cadre d'« Estonie tonique », Festival estonien à Paris et en Ile-de-France, organisé et mis en oeuvre :
- pour l'Estonie : par le ministère de la Culture, le ministère des Affaires étrangères et l'Ambassade d'Estonie en France
- pour la France : par le ministère de la Culture et de la Communication, le ministère des Affaires étrangères et européennes, l'Ambassade de France en Estonie et l'Institut français.

présentation en pdf

Exposition
du 17 octobre au 10 novembre 2011
Salle d'expérimentation
Du lundi au samedi - 10h > 18h

Conférence - Représentation et réalité dans l'architecture estonienne contemporaine
mercredi 19 octobre 2011 à 18h30
Amphi 180

 

La pierre dans toutes ses formes

Exposition présentée avec la collaboration d'Alpha-pierre conseil.
Avec la participation de :
SETP (voirie et gabions)
Carrières de Noyant (Construire en pierre massive)
DB-PM (paroi translucide)
Benoît LUYCKX, sculpteur
Uni-Marbres (bardage pierre)
Laurent LEHMANN et Denis ELIET, architectes
(Réalisation en pierre massive, photographies Pierre-Yves BRUNAUD)
Atelier Choiseul - Denis LENGLART, architecte (Aménagements Urbains à Nuits Saint Georges)
3 D PIERRE (taille de pierre)

du 10 octobre au 14 octobre 2011

 

Savannah - Fragments de ville, fragments de mémoire

savannahDepuis plusieurs années le master recherche spécialité « Ville, Architecture et Patrimoine » associe l’École Nationale Supérieure d’Architecture Paris-Val de Seine et l’Université Denis Diderot-Paris 7. Il propose chaque année un déplacement pédagogique.

Pour l’année universitaire 2009-2010, le choix du voyage d'étude s’est porté sur Savannah, une des plus vieilles villes de l’État de Géorgie (États-Unis), engagée depuis la fin des années 1950 dans un ambitieux programme de réhabilitation de son important patrimoine bâti. Il répondait à une invitation lancée par le Historic Preservation Department du Savannah College of Art and Design (SCAD).

L'exposition a été proposée par Paola Gomez Caicedo, étudiante, jeune architecte colombienne et photographe.
Sa présentation s’organise en carré, répondant symboliquement à l'organisation en damier de la ville de Savannah.

Le plan de la ville, dessiné en 1733 par son fondateur James Oglethorpe, se caractérise par la répétition d'une « unité de base » et par la répartition régulière de lots résidentiels « tythings lots » au Nord et au Sud, de lots plus importants dédiés aux bâtiments publics « trust lots » à l'Est et à l'Ouest et de 24 squares, lieux de loisirs mais aussi points d'appui militaires pour tirer en enfilade dans l'axe des rues.
A la fin du XVIIIe siècle Savannah est l'un des ports les plus prospères des colonies anglaises du Sud et devient un des enjeux de la guerre d'indépendance.
Au XIXe siècle la ville connaît une remarquable expansion économique, notamment avec le développement rapide de la production du coton dans les plantations esclavagistes de la région. Elle assure l'enrichissement des grandes familles, la croissance du tissu urbanisé et l'embellissement de la ville par de grandes demeures et d'importants bâtiments publics.
Si les années 1950 sont marquées, ici comme ailleurs aux Etats Unis, par la migration des populations aisées vers les suburbs et une paupérisation du centre ville, elles voient émerger à Savannah une remarquable prise de conscience patrimoniale. Initiatives citoyennes et actions publiques favorisent la mise en place d'une véritable politique de protection et de réhabilitation du centre historique.

L'exposition regroupe plus de cent photographies en couleurs des quartiers et bâtiments de la ville.
Elle offre à découvrir le Riverfront formé de quais pavés d’où partaient les bâtiments lourdement chargés de balles de coton, les squares éléments constitutifs de Savannah, le district historique et certains de ses bâtiments remarquables.
Des panneaux complémentaires illustrent le fort Pulaski, édifié entre 1829 et 1847 sur Cockspur Island pour protéger l’embouchure de la Savannah River, les maisons coloniales de la ville de Charleston à 100 miles de Savannah mais aussi Drayton Hall, remarquable propriété de riches planteurs de l'époque georgienne.

Commissariat et photographies : Paola Gómez Caicedo
« La photographie offre l'opportunité de partager une expérience, de susciter la curiosité mais je la considère également comme un support favorisant ma propre réflexion. Plus évocatrice que le texte elle me marque durablement. A chaque nouveau regard une photographie révèle des détails qui aliment et enrichissent la perception du lieu représenté. Elle est ainsi, je le pense, un outil de compréhension de la ville et de son évolution, au même titre que des archives documentaires, plans ou conférences. »

Master recherche spécialité « Ville Architecture et Patrimoine » : Olivier Bouet et Judicaël Petrowiste, enseignants ; Pr Jean-Pierre Vallat, responsable.
Voyage d’étude réalisé du 5 mai au 12 mai 2010 avec 16 étudiant(e)s, encadré par Olivier Bouet et Judicaël Petrowiste.

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Exposition
du mardi 20 au vendredi 30 septembre 2011
salle d'exposition
du lundi au vendredi de 10h à 19h

 

Compagnie« Les Passagers »

passagersArt'R, laboratoire urbain pour les compagnies d'arts de la rue à Paris, propose pour sa 3ème édition à la compagnie « Les Passagers » d’investir les façades des bâtiments de l’ENSA Paris-Val de Seine lors de deux spectacles, créés in situ, les 17 et 18 mai 2011, de jour et de nuit.

Le spectacle est celui d'une chorégraphie à la verticale. Avec cette nouvelle création Les passagers , exploreront de nouvelles formes chorégraphiques spécifiques à la danse sur mur.La gestuelle des danseurs répondra à l’élégante cheminée, à l’ossature métallique de la halle de l’ancienne usine d’air comprimé SUDAC et aux formes élancées des façades de l’école, oeuvre de l’architecte Frédéric Borel, Grand Prix National de l'Architecture 2010. Les artistes, suspendus, évolueront de bas en haut et tout au long des murs .
C’est une création originale, conçue durant une résidence de la compagnie à l’Ecole, que Les Passagers offriront au public.

Présentation en pdf

La Compagnie Les Passagers
www.compagnielespassagers.com
En 1988, le metteur en scène Philippe Riou et la comédienne Christine Bernard créent la compagnie Les Passagers. Leur but : explorer les lieux urbains, investir les espaces publics, parcs, places, monuments historiques, friches industrielles en y faisant naître diverses formes de spectacles. Philippe Riou oriente peu à peu la compagnie vers la création d'un univers théâtral, chorégraphique et pictural sur scènes verticales.
Echafaudages, pyramides, câbles, cordes, filets constituent la structure scénographique de ce travail original, l'architecture urbaine se prêtant à son évolution.
Les artistes qui rejoignent la compagnie sont issus de différentes disciplines : le théâtre, la danse, l'acrobatie, la musique et les arts plastiques. Ensemble, ils entraînent le regard du public, faisant se lever les têtes et écarquiller les yeux sur une nouvelle dimension spectaculaire, dans un monde à la verticale.
En raison de la monumentalité de ses créations la compagnie largement diffusée à l'étranger a très peu travaillé sur l'espace public francilien ou parisien. Les Passagers se produisent principalement lors de tournées vers les villes et capitales européennes dont la Russie mais aussi vers la Chine, le Japon, la Thaïlande, la Corée du Sud, le Quatar, les Emirats Arabes Unis, le Brésil, les Etats-Unis....

Le spectacle
« Walldance – Part 3 Les voies du mur »« Face au mur, il y a toujours autant de voies que notre imagination peut en concevoir. Car un mur, comme un homme, a un but. Et ce but rencontre fatalement un autre homme, qui peut ou non poursuivre le même but … ou bien prendre d’autres voies. Ce projet est basé sur un travail chorégraphique dont l’objet est la recherche de nouvelles formes spécifiques à la danse sur mur. En effet, la contrainte qu’imposent le baudrier et la corde fait que chaque mouvement doit être requalifié et analysé pour permettre un développement chorégraphique. »

La collaboration avec l'ENSA et les étudiants en architecture
Dans le cadre de cette résidence, Art’R permet à la compagnie Les Passagers d’investir l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture Paris-Val de Seine et de tisser des liens étroits avec les étudiants en les intégrant au processus de création.
Cette résidence doit permettre un temps de rencontres et de confrontation entre de futurs architectes et des artistes, tous acteurs de la ville et de l’espace public.

Art'R
www.Artr.fr
Le projet est proposé et porté par Art'R. Cette structure soutient les compagnies d'arts de la rue qui souhaitent confronter leur créativité à l'espace public parisien, son architecture, ses habitants, ses quartiers...
Art’R accompagne les compagnies désireuses de s’essayer à l’espace public parisien, espace public dense et compliqué où le travail in situ nécessite une connaissance et une interaction avec de nombreux intervenants : préfecture, habitants, acteurs locaux des arrondissements.
L'une des spécificités des arts de la rue est d'opérer une « fracture » dans le quotidien de la ville en intégrant son environnement à l'écriture du spectacle.
Art’R propose des résidences dans un quartier.
Les projets artistiques soutenus ont un lien fort avec un ou plusieurs quartiers de la Capitale ; Il pourra prendre différentes formes : un travail avec les habitants,ou le tissu associatif ; la mise en lumière d’un lieu ou d’une recherche historique.
Toujours dans un questionnement sur l'art dans la cité, Art'R se positionne comme un laboratoire urbain.

3ème édition d’Art’R à l'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture Paris-Val de Seine
mardi 17 mai 2011 à 19h30 - mercredi 18 mai 2011 à 21h

 

Etre et transmettre - hommage à Michel W. Kagan

kaganL'exposition «Etre et transmettre» a été réalisée en hommage à l'architecte Michel Kagan.
Elle bénéficie du patronage d'Ann José Arlot, conseillère en charge de l'architecture, du Grand Paris, des Grands projets, de l'Inspection générale des affaires culturelles et des études. Elle a été successivement présentée dans les écoles d'architecture de Paris-Belleville, Lille, Rennes, Marseille et Toulouse.

Michel Kagan, architecte et professeur, est décédé prématurément le 27 décembre 2009. Auteur d'une architecture lumineuse et enseignant au parcours international passionnant, il est une figure majeure d'un courant issu du mouvement moderne, en quête d'une harmonie entre invention et permanence. Enseigner signifie, pour Michel Kagan, non adhérer à telle ou telle doctrine mais maintenir un constant dialogue avec soi-même, être «deux en un».  
A travers la présentation des projets de l'agence, réalisés en association avec Nathalie Régnier-Kagan, et du travail de pédagogue, l'exposition «être et transmettre» donne à (re)découvrir l'oeuvre de cet architecte exceptionnel.

Dans son architecture, Michel Kagan développe à la fois le plaisir de la forme et une rigueur conceptuelle empreinte de rationalité. Pour lui, le projet d'architecture sert à révéler et à analyser une problématique de la ville. Plutôt qu'une culture de la congestion, Michel Kagan préfère les « immeubles qui respirent, les bâtiments qui portent leur lumière, pour que les gens habitent l'architecture ».
L'exposition développe les relations entre l'oeuvre construite, la pensée théorique et l'activité pédagogique de l'architecte, mettant en parallèle son travail de pédagogue et sa production architecturale.
Les trois temps pédagogiques se définissent selon trois grands thèmes : «Formes élémentaires», «Se nourrir de l'histoire» et «Pratique théorique» correspondant à trois temps de son enseignement dispensé durant 20 années dans les écoles d'architecture de Genève, de Lille et de Paris-Belleville.

L'exposition compte une trentaine de panneaux accompagnés de photos en noir et blanc de réalisations et croquis, 5 maquettes de projets de l'agence Kagan, une dizaine de maquettes d'étudiants et un film. Des publications dirigées par Michel Kagan ou relatives à son œuvre (monographie, catalogues d'exposition…) sont consultables sur place également.

Une conférence, introduite par Frédéric Borel, Grand Prix National de l'Architecture 2010, sera donnée le vendredi 20 mai à 17h30 par Jean Mas, architecte associé atelier 234, et Nathalie Régnier-Kagan, architecte associée de Michel Kagan Architecte & Associés ; enseignants à l'ENSA de Paris-Val de Seine.

Présentation en pdf

Exposition
du 12 mai au 1er juin 2011 - Hall d'accueil
Du lundi au vendredi - 9h > 20h
Samedi 11h > 17h

Conférence
le vendredi 20 mai 2011 à 17h30 - Amphi 180

 

Retransmission en direct - Colloque international « Quand les architectes n’ont pas peur du vide »

Comment définir le vide ? « Le vide n’est pas rien », affirme Dominique Perrault qui proposait, à la Biennale d’architecture de Venise 2010, d’explorer « la perception des vides comme le lieu de tous les possibles ». Il s’agit aujourd’hui de poursuivre et d’enrichir le débat métropolitain autour de cette question prospective, avec les architectes : F.Geipel, N. Seraji, C. de Portzamparc, F. Borel, M. Gausa, B. Tschumi, D. Perrault, l’enjeu étant de redéfinir une pensée sur les territoires urbains.
(dans le cadre des R.V. « Metropolis » organisés par le M.C.C. et produits par la Cité de l’architecture du patrimoine/Institut français d’architecture).

Vendredi 29 avril 2011 de 10h à 19h30 – Amphi 310

 

 

Villes africaines – Mali - Relevés architecturaux

maliL’Ecole dispense un enseignement sur les villes du Mali. Les étudiants effectuent un travail de relevés architecturaux et urbains dans divers en collaboration avec l’École Nationale d’Ingénieurs Abderhamane Baba Touré de Bamako. Ces travaux sont le fruit de la coopération avec le Ministère de la Culture du Mali, au travers de sa Direction du Patrimoine, de sa Mission Culturelle à Djenné, ainsi qu’avec la Direction de l’UNESCO de Bamako. Les relevés se font sur trois sites géographiques :

Bamako 
À la demande de la Direction du Patrimoine, relevé de grands bâtiments laissés par la colonisation française, souvent construits par l’architecte Cornillon. Cette année, le travail a porté sur la Poste centrale.
Nous avons déjà relevé : la Mairie du District de Bamako, l’Ecole Nationale d’Ingénieurs Abderhamane Baba Touré, le Ministère des Affaires foncières et des Biens de l’État, le Lycée de jeunes filles Ba Aminata Diallo,
la gare du terminus du chemin de fer Bamako - Dakar, l’Hôtel des Cèdres (ancien Hôtel colonial).

Djenné 
En coopération avec la Mission culturelle et l’UNESCO qui nous ont indiqué leurs priorités, les travaux ont porté sur le relevé de la structure urbaine en vue d’un archivage. Ces travaux se font soit sur l’habitat populaire constitué essentiellement par les maisons de type « Soudanaises » (en opposition avec celles dites de prestige, de type « Marocaines » ou « Toucouleurs », étudiées par des missions hollandaises), soit sur l’état des berges du Bani et des ports historiques autour de la ville.

Troungoumbé
 Dans ce village de brousse de la Région de Kayes, Cercle de Nioro du Sahel, les travaux de relevés sont liés à l’étude de la structure familiale de la population sakhakolée, en relation avec le mode d’habiter à partir duquel les étudiants construiront un schéma de parenté et de l’implantation topographique des familles dans la concession.

Du 15 mars au 25 mars 2011 - 11h > 19h - Salle d'exposition

 

Conférence Handicap et accessibilité par André AUGST, ingénieur-conseil en accessibilité

gipAndré Augst, est ingénieur-conseil en accessibilité au sein du CICAT, Centre d'information et de conseil en aides techniques. Il est également Vice-président du CEP (Conseil Evaluation Prévention) qui intervient en terme d'ingénierie d'idées dans le cadre d'accompagnement de programmes (logements, domotique intelligente, développement durable…).

Vendredi 18 mars 2011 à 10h – Amphi 180

 

 

 

Frictions / modifications urbaines

frictionExposition de projets, promenade urbaine, rencontres, spectacle
Frictions entre deux projets d’urbanisme – que se passe-t-il à la frontière de deux grands projets ? Modifications urbaines aux bords de la Seine.
Les étudiants des Ecoles Nationales Supérieures d’Architecture de Paris-la-Villette et de Paris-Val de Seine ont réciproquement travaillé sur le site de Vitry-sur-Seine et d'Ivry-sur-Seine, notamment sur celui des Ardoines à Vitry-sur-Seine.
La restitution de leurs recherches -analyse du contexte et des enjeux- et la présentation de leurs propositions - projets urbains et architecturaux - pour cette zone stratégique du Grand Paris donnent lieu à différentes manifestations publiques.

Programme en pdf

 Gare au Théâtre - 3, rue Pierre Sémard, 94400 Vitry-sur-Seine - 21 - 28 janvier 2011

 

Exposition «2ème concours d’Architecture Pierre Naturelle »

pierreExposition des réalisations et projets récents (utilisant majoritairement des pierres naturelles françaises) concourant au 2ème concours d’architecture en pierre naturelle organisé conjointement par le Syndicat National des Industries de Roches Ornementales et de Construction et la revue professionnelle « Pierre Actual ».

 

Du 10 au 17 janvier 2011 du lundi au vendredi - 11h > 19h - salle d’exposition

 

 

 

Colloque L’espace pliable

Colloque organisé conjointement par le Centre d’Etudes et de Recherches en  Arts Plastiques, l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture Paris-Val de Seine.
A la croisée de l’architecture et des arts plastiques, ces 2 journées d’études permettront de discuter la notion du pli et son rapport à l’espace. Ces rencontres ont aussi pour objectif de lier à la fois des approches théoriques de l’architecture, philosophiques et plastiques.

Programme en pdf

Mardi 18 janvier de 10h à 18h et mercredi 19 janvier 2011 de 9h à 12h - Amphi 180

 

Jeunes architectes espagnols - Une fenêtre sur l’inconnu

jaeL'exposition "Jeunes architectes espagnols" dresse un panorama de la création architecturale contemporaine espagnole.
Elle est l'aboutissement d'une ambitieuse initiative lancée en 2008 par le Ministère du Logement et portée par le Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération espagnols.
L'exposition donne à découvrir 62 projets de jeunes architectes ou équipes d'architectes espagnols à partir de 65 panneaux lumineux rétro-éclairés et de 15 écrans.
Les réalisations présentées répondent à la fois à une préoccupation commune pour une qualité environnementale et à une profonde sensibilité au développement durable dans la recherche et la conception architecturale.
L'exposition résulte d'un appel lancé aux jeunes architectes espagnols travaillant dans ou hors leurs frontières. Sur 700 projets reçus 62 furent sélectionnés par un jury international, composé d'architectes et de critiques de l'architecture. Les réalisations couvrent l'ensemble du territoire, tant sur la péninsule qu'aux îles Baléares et Canaries.
De ces projets divers émergent des traits communs : rigueur dans la construction et sensibilité à l'environnement, naturel et culturel.
L'étude des biographies révèle aussi des intérêts et des pratiques partagées : goût marqué pour l'enseignement et la transmission, caractère international des parcours et travaux, pluridisciplinarité toujours croissante des équipes ou agences.Révélateurs tant de la synergie effective entre recherche, développement et innovation, que de l'intérêt porté au développement durable, les travaux de cette nouvelle génération d'architectes espagnols permettent d'évoquer une « nouvelle culture urbaine pour un meilleur habitat. »
Présentée en 2008 à l'Arqueria de los nuevos Ministerios à Madrid, l'exposition a été accueillie en 2009 à la Graduate school of Architecture -Columbia University - New-York puis début 2010 à la Maison des Asturies à Bruxelles.

Commissaire de l'exposition : D. Jesús María Aparicio Guisado, architecte
Commissaire associé et designer : Jesús Donaire García de la Mora, architecte

Exposition
du 10 novembre au 10 décembre 2010
Salle d’exposition - du lundi au vendredi - 11h > 19h
Fermeture les samedis et dimanches ainsi que le 11 novembre

 

Programme de lutte contre la déforestation et la désertification, à l'initiative de la Fondation Chirac

Sensibilisation des architectes à l'utilisation du bois légal et certifié, par Emmanuelle Grundmann, primatologue et journaliste scientifiqueAujourd'hui, lutter contre l'exploitation débridée des forêts est un enjeu majeur.
La disparition des forêts entraîne non seulement une grave érosion de la biodiversité mais contribue également au réchauffement climatique entraînant de graves injustices auprès des peuples qui vivent dans la forêt.
Parmi les nombreuses utilisations de bois issues des forêts tropicales – mais aussi boréales ou tempérées - se trouvent les constructions, bâtiments, infrastructures, aménagements. Or, si les forêts peuvent être gérées durablement, peu de professionnels sont informés du fonctionnement de ces exploitations forestières, des certifications qui existent sur le marché et de ce qu'elles recouvrent.
A travers cette conférence la Fondation Chirac souhaite non seulement apporter des éléments précis de réponse à des questions techniques relatives à la gestion durable des forêts et à la certification mais aussi et surtout sensibiliser les étudiants en architecture à ce qu'est une forêt, comme elle fonctionne et quelle est son importance localement et globalement tant pour le climat, que pour la biodiversité et les hommes. A travers son parcours - débuté par une thèse sur la conservation des orangs-outans de Bornéo dans un contexte de déforestation et poursuivi par un travail d'auteur/reporter -, Emmanuelle Grundmann a pu parcourir différentes forêts du globe, rencontrer de nombreux acteurs de terrain et recueillir des témoignages. Sa conférence reposera donc sur une expérience de terrain et des données précises sur les différents aspects de la déforestation et de la gestion durable des forêts. Elle s'appuiera sur les photographies de Cyril Ruoso avec qui elle a collaboré lors de différents travaux et reportages, notamment sur les pygmées

Partenaires :
Ministère de la Culture et de la Communication
Caisse des Dépôts et Consignations
Fonds français pour l!environnement mondial
ATIBT (Association Technique Internationale des Bois Tropicaux)

Conférence
Mercredi 1er décembre 2010, de 15h à 17h, amphi 310.
Ouverte à tous, cette conférence est accueillie dans le cadre du cours CM L 5.32 « Structures en bois », responsable Jean-François Coignoux.

 

Échanges internationaux 2009 - 2010

Présentation de travaux réalisés par des étudiants de master 1 et master 2 partis en mobilité européenne et internationale durant l'année 2009/2010.

du lundi 20 au vendredi 24 septembre - Salle d'expérimentation

 

 

 

 

 

Jardin mange-tête

Le "Jardin mange-tête" est une création de 3 étudiants de l'école, présentée au Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire en 2009. Steven Fuhrman, Samson Lacoste, Luc Pinsard (diplômés en 2008 et 2009), ont élaboré ce projet avec l'aide d’un sculpteur métal, d’un paysagiste et d’un technicien végétal (Ulysse Lacoste, Noël Pinsard et Corentin Belliard) mais aussi avec le soutien d'autres étudiants de l'école.
"C’est un jardin blanc dont certaines plantes géantes, métalliques et carnivores, lui restituent ses couleurs en mangeant la tête des visiteurs imprudents. Cet été le jardin viendra envahir la cour de l’école, sous une forme moins végétale et plus urbaine, comme un salon en plein air."
du mercredi 23 juin au vendredi 27 août

 

Workshop Brésil/Japon 2010

Studios intensifs sur la thématique "projet à l'échelle urbaine en milieux à risques"
24 étudiants de Master du studio 13 de projet urbain (enseignants : Christian Nidriche, Boris Weliachew, Elnilde Cardoso, Alain Elleboode) et 6 étudiants des ateliers présentent, à leur retour de Rio de Janeiro et de plusieurs villes du Japon, les travaux effectués conjointement avec 15 étudiants de l'Ecole d'architecture et d'urbanisme de l'Université Fédérale Fluminense et avec 40 étudiants de la Faculté d'Architecture -Département des sciences environnementales- Université de Nagoya. Cette collaboration, fructueuse et enrichissante, se poursuit depuis 4 années. C'est ainsi que deux étudiants, après voir effectué leur stage à Rio, développent leur PFE sur l'aménagement de deux favelas. Les recherches d'une doctorante autour de la mise en place d'outils pédagogiques de prévention des risques destinés aux enfants (sous la direction de thèse de Boris Weliachew) complètent aussi l'exposition.
Hall d'accueil - du 7 au 18 juin

 

Juan O' Gorman : modernité/mexicanité

Cette exposition s'inscrit dans la continuité d'une première exposition consacrée aux rapports entre le Mexique et l'Europe et réalisée dans le cadre des manifestations de "Lille, capitale européenne de la culture" en 2004 (et coproduite par les ENSA de Lille et de Strasbourg). Destinée aux écoles d'architecture françaises et francophones ainsi qu'à diverses institutions culturelles (Conseil de l'Europe, Maisons de l'architecture...), celle-ci a fait itinérance dans une quinzaine de villes et rencontré une audience certaine. Cette exposition nourrit l'ambition de faire découvrir en Europe l'oeuvre de l'une des figures les plus marquantes de l'histoire de l'architecture mexicaine du XXème siècle, Juan O' Gorman.

 

Présentation
Le nom de Juan O' Gorman est associé aux célèbres maisons ateliers des peintres Diego Rivera et Frida Kahlo, ou encore au bâtiment le plus emblématique du campus de l'Université Nationale autonome de Mexico, la bibliothèque centrale. Mais O' Gorman est aussi, dès la fin des années 20, le transfuge des idées de Le Corbusier au Mexique et il est l'auteur de plusieurs maisons “puristes” dans la lignée du maitre, ainsi que d'un nombre considérable de bâtiments scolaires, relevant d'un "fonctionnalisme engagé".
Il est, sur la scène culturelle, dès le début des années 20 et pendant plusieurs décennies, l'un des intellectuels, fidèles aux idéaux d'une gauche progressiste qui trouve dans son activité architecturale puis artistique, un médium vers les cultures populaires. Son activité de muraliste, aux côtés de Diego Rivera ou de José Clemente Orozco, l'inscrit dans un mouvement artistique qui se dédie à diffuser auprès du plus grand nombre des pans entiers de l'histoire et de la culture mexicaines. Au milieu des années 30, abandonnant l'architecture au profit d'une carrière de peintre, il se fait créateur d'un
univers fantastique ayant pour cadre d'étranges villes imaginaires. Un seul projet d'architecture rejoint ce monde de formes oniriques : la maison destinée à son propre usage, qu'il construit en 1953, au Pedregal de San Angel, à Mexico. Enfin, les mosaïques de pierre qu'il imagine pour recouvrir les quatre parois aveugles de la bibliothèque universitaire constituent une sorte d'apothéose du muralisme mexicain et sont symboliques d'une interaction créative entre mexicanité et modernité.

Commissaires

Danièle Pauly (historienne de l’architecture, professeur à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris-Val de Seine, chercheur au LHAC/ ENSAN).
Laurent Beaudouin (architecte/enseignant à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Nancy)
avec la collaboration de
Jérôme Habersetzer (architecte/enseignant à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Bretagne)
Jean Marc Gaspari (architecte, Nancy)
Conseiller scientifique au Mexique
Victor Jimenez (Archives O' Gorman, Université Autonome de Mexico).
Production
ENSA Nancy, avec la participation de l’ENSA Bretagne et de l’ENSA Paris-Val de Seine

Exposition
Du 20 mai au 10 juin 2010
Salle exposition - du lundi au vendredi, 11h > 19h

 

Rendez-vous d'auteurs - édition 2010

" Rendez-vous " : rencontre convenue entre deux ou plusieurs personnes " , nous précise " Le Petit Larousse ". De cette formule, un peu sèche, nous avons imaginé un parcours initiatique où le livre met en scène les auteurs. L'édition 2010 s'inscrit sous le signe de la famille Cassini. Impossible dès lors d'ignorer que tout un pan de l'histoire scientifique vient vers nous. Par là même, l'accent est mis sur la fabrique de la connaissance, sur ses acteurs et sur les réseaux qu'ils composent, sur les gestes du métier, au ras des routines de la vie scientifique, et aussi sur les différentes échelles de représentation, les différents types de territoire...

La définition de la carte : " représentation géométrique plane, simplifiée et conventionnelle, de tout ou partie de la surface terrestre dans un rapport de similitude qu'on appelle l'échelle ", témoigne de la complexité des choix qu'elle sous-tend, qu'ils soient techniques comme celui de la projection, nécessaire pour réduire les distorsions nées de la transcription de la surface d'une sphère sur un plan, ou liés à la finalité même de la représentation cartographique. La carte n'est pas en effet un reflet passif des connaissances à un moment donné, elle n'est pas neutre. Elle correspond à une certaine vision du monde pour le philosophe, et de plus, elle est directement utile, comme instrument de pouvoir et de puissance pour le politique et le militaire, de contrôle pour l'administrateur, de stratégie pour le marchand et plus encore de sécurité pour le marin. Jacques-Dominique Cassini, à qui l'on doit la réorganisation de 1785 des observations météorologiques à l'Observatoire de Paris, écrit dans ses Mémoires : " Ce n'est qu'en faisant les observations avec suite, avec assiduité, et avec un détail presque minutieux, que l'on pourra peut-être enfin découvrir quelque jour certaines lois, certaines périodes, dont la connaissance sera du plus grand intérêt pour l'agriculture, la médecine...". L'évolution de la cartographie exprime toute cette diversité en même temps qu'elle constitue un très fidèle reflet matériel du passage d'un monde largement inconnu et ouvert à un monde délimité.

Dans l'esprit de cette journée d'auteurs, le comité d'organisation a prévu un débat rencontre autour du thème : " représentations, perceptions des territoires et rapport au patrimoine " Débat rencontre à 15 heures (amphi 120). Navigant entre l'histoire, l'architecture, la géographie, l'urbanisme,... les mises en perspectives proposées permettront de souligner les liens entre les représentations cartographiques, les vues aériennes, les gravures, et les perceptions véhiculées par le patrimoine reconnu ou en passe de l'être. Un intervenant de choix, M. Bernard Bèzes, chef de la Cartothèque de l'IGN, présentera la carte du royaume de France dressée au XVIIIème siècle, chef d'œuvre de la famille Cassini qui a posé des règles

Bien évidemment, le thè scientifiques pour la mesure et la description du territoire.

" Représentations, perceptions des territoires et rapport au patrimoine " revêt un grand degré de généralité par l'hétérogénéité des espaces reçus dont il faut bien dire quelques mots. Les paysages, les espaces ne sont pas uniquement des réalités présentes, mais aussi largement des survivances du passé. A travers les spectacles offerts, la terre conserve la trace de réalités variées, entassées les unes sur les autres et qui nous enseignent, chemin faisant, les multiples facettes d'une identité cachée.

Le plus simple est de présenter les choses telles qu'on les voit, telles qu'elles se dessinent au premier abord, au premier coup d'œil. A cette observation liminaire, nous reconnaissons sans tarder que le patrimoine a conservé les traces du passé, dessine des ensembles plus ou moins étendus, localisés et cohérents à travers le paysage rural et urbain. La carte Cassini confirme cette constante dans les liaisons des villages, bourgs et villes, lieux de communication, de confrontation, de repère. Pour saisir ces valeurs, dans toutes les finesses de la perception entre le sujet et l'objet, le patrimoine, qu'il soit linguistique ou une certaine manière de vivre, semble un intermédiaire d'une exceptionnelle richesse. Les étudiants en architecture perçoivent notamment que si l'histoire des civilisations s'exprime à travers l'architecture, la ville et le paysage, la littérature et les voyages parfont et nourrissent leur formation. Ils comprennent que l'enjeu de l'architecture se situe au carrefour de multiples disciplines, au croisement de multiples connaissances, au centre de multiples expériences, toutes plus ou moins liées à la richesse des cultures et des productions scientifiques. A ce niveau, la patrimonialisation joue un rôle d'importance. Le paysage est une mise en relation de la nature et de la sensibilité par un ensemble d'artifices culturels et techniques, la littérature, le tracé architectural de la route, du pont, et de tous les ouvrages d'art.

Chaque génération humaine reçoit un espace occupé, on pourrait dire " encombré ", hétérogène. Les caractères de cet " espace reçu " sont le résultat vivant de ce que l'interminable passé a déposé patiemment par couches successives. Œuvre des générations antérieures dont il garde les traces, ce patrimoine est destiné à se perpétuer. L'humanité progresse à retrouver les mêmes processus autrement abordés.

Le rapport au patrimoine, de par sa singularité, nous invite à une manière de lire, d'étudier, d'interpréter la terre, le milieu, l'environnement, l'éco-système, regroupant les préoccupations de géographes, sociologues, d'ethnologues, d'architectes, d'historiens dans le sens de préoccupations actuelles : écologiques, développement durable… par là même, nous sommes conviés à analyser plus précisément ressentis, représentations, conceptions et pratiques patrimoniales comme " opérateurs " des cadres de vie.

Pierre Stiegelmann
membre du comité d'organisation

Débat public - Représentations, perceptions des territoires et rapport au patrimoine
avec Jean-Pierre Lévy, Thierry Paquot, Monique Pelletier, Claude Motte et Marie-Christine Vouloir, Manolita Fréret Filippi, Emmanuel Amougou, Albert Levy.
à 15 h

Journée
Jeudi 3 juin 2010 - 11h > 18h

 

La promesse de l'image à l'aune du numérique

Conférence de Alain Moatti et/ou Henri Rivière

En savoir plus

Mardi 18 mai à 18h45 - Amphi 180

 

Cycle de conférences - Séminaire "Projeter 2010"

"Projeter". Comment nous faisons?... Chaque architecte met en œuvre des habitus incorporés, un ensemble de préceptes voire de tactiques ou d'engagements qui lui sont nécessaires pour faire et parfois énoncer ce qu’il fait. Chaque projet est devenu dès lors une interrogation sur la manière de le produire. Le projet contemporain se construit ainsi comme distance critique en action. Huit architectes analyseront sous le regard et les questions des étudiants, leur manière de faire, établissant ainsi une théorie de leur pratique.

03 mars > Dominique Lyon
10 mars > Raphaelle Hondelatte
17 mars > Bernard Tschumi
24 mars > Alain Guiheux
31 mars > Anne Lacaton
14 avril > Matthieu Poitevin
28 avril > Finn Geipel.

Tous les mercredis à 18h30 - Amphi 120

 

Permanence et invention - Oscar Niemeyer architecte

Par Nicoletta Trasi, Facoltà di Architettura di Roma « L. Quaroni ».

Dans le cadre de l'enseignement :
L.6.23 Cours de l'architecture du XXème siècle (2éme moitié)
Topos, typos et tectonique
Responsable : Donato SEVERO

Jeudi 8 avril à 13h30 - Amphi 310

 

 

Des Jardins Filtrants ® à la ville renaturée

Conférence de Thierry Jacquet, architecte-paysagiste

 


jeudi 1er avril 2010 à 18h30 Amphi 180

 

Architectures en Chine… créations ou constructions ?

Conférence de Diana Chan Chieng , architecte chinoise, fondatrice de A3 (Association Art Architecture) et présidente de l'ACOMDE (association destinée à promouvoir l'éducation en Chine).
Née au VIIème siècle, l'architecture traditionnelle chinoise, celle de la Cité Interdite et du Temple du Ciel, s'est perpétuée sans grands changements jusqu'au XXème siècle. Comment s'est produite la rupture qui amène la Chine à attirer tous les plus grands architectes mondiaux et les architectes chinois à rivaliser avec eux ? L'architecture traditionnelle peut-elle revivre en se combinant avec la modernité ? Telles sont quelques-unes des réflexions que Diana Chan Chieng vous invite à partager avec elle dans ce voyage architectural à travers l'espace et le temps.
Jeudi 10 décembre 2009 de 18h à 20h - Amphi 180

 

Colloque “La villa E1027 de Eileen Gray-Jean Badovici - Le cabanon Le Corbusier" - Roquebrune –Cap-Martin (Var)

Un site au bord de la Méditerranée, deux œuvres architecturales exceptionnelles, une histoire émouvante et romanesque qui s’est jouée pendant presque un siècle constituent la toile de fond de ce colloque.
- La villa E1027 encore mal connue aujourd’hui du public professionnel est un cas d’architecture très original qui a été étudié par Eileen Gray et Jean Badovici «du bâtiment à la poignée de porte » avec un souci de qualité de vie et une esthétique d’une modernité toujours vivante.
- Le cabanon Le Corbusier emblématique d’une œuvre minimaliste par sa recherche d’économie d’espace, de matériaux et d’équipements se situe en pleine actualité des préoccupations environnementales d’aujourd’hui.
A l’occasion de la restauration de la villa E1027, de son mobilier et d’un projet de réaménagement du site plusieurs personnalités vont témoigner de leur connaissance du site, des bâtiments, des méthodes de restauration et du vécu de leurs habitants.
Programme en pdf
Vendredi 6 novembre 2009 - 15h30 > 20h00 - Amphi 310

 

Conférence "Qu'est ce que l'architecture ? »

Le cycle « Carte blanche aux Écoles d’Architecture en Île-de-France » organisé par la Maison de l’architecture en île-de-France s’exporte exceptionnellement en nos murs.
avec Jean Mas, Alain Pelissier, Simon Rodriguez-Pages.
modérateur : Olivier Celnik
Mercredi 28 octobre de 13h30 à 15h, amphi 310

 

Artistes pluriels, Ecole singulière.

Ce sont quelque quarante peintures, dessins, sculptures, installations ou photographies qu'exposent vingt artistes enseignant à l'Ecole : Marc Aïra, Sandra Ancelot, Jacques-Victor André, Renaud Archambault de Beaune, André Avril, Emmanuelle Bouyer, Dominique Dehais, Jean-Pierre Formica, Florence Gillet, Jean-François Grand, Denis Jourdin, Kosta Kulundzic, Sylvia Lacaisse, Jean-François Leclerc, Nathalie Luyer, Dominique Pallier, Egide Viloux, Valérie Rauchbach, Bernard Roué et Yolenta Yolski.
Temps fort de l'enseignement de l'architecture et de la pédagogie, émancipé d'un utilitarisme à court terme, le moment de prise de conscience esthétique favorise et nourrit la maîtrise progressive du discours architectural que sont appelés à acquérir peu à peu les étudiants.
En une époque où le débat sur l'importance des Arts plastiques pour une formation humaniste des architectes n'est pas encore clos, cette manifestation confirme l'orientation de l'ENSA Paris-Val de Seine vers une pluralité des styles et une ouverture sur le monde.
Enseignant mais tout autant ou avant tout artiste chacun témoigne d'un parcours singulier.

Pour en savoir plus

Catalogue exposition "Ecole singulière, artistes pluriels"
Professeurs d'arts plastiques de l'ENSA Paris-Val de Seine
Format : 20X25 avec couverture pelliculée à rabat et 28 pages quadri
© Coéditions VISAVIS/ENSA Paris-Val de Seine. 200

Exposition
Du 7 au 28 octobre 2009 de 12h à 19h - mardi > dimanche - Salle d'exposition

 

ENSA Paris-Val de Seine
3/15, quai Panhard et Levassor
75013 Paris